Débat : A propos de la citation de Ben M’hidi

Dans une Lettre ouverte à Ould Kablia, président du « MALG », parue dans l’édition Le Matin d’Algérie (in www.lematindz.net), du 23 juillet 2008, signée Abdelkader Dehbi, la mémoire algérienne est pris en otage une nouvelle fois! Hier Abane, aujourd’hui Ben M’Hidi. Mémoire en otage des intrigues claniques!

L’auteur fait un diagnostic sur la situation en Algérie et c’est son droit le plus absolu. Lui contester ce droit revient à nier le combat de l’Algérie pour l’indépendance, la liberté et la démocratie. Mais ce droit ne lui confère pas le droit de se servir de la Mémoire avec légèreté, pour justifier son argumentaire qui est probablement fondé ou partagé par de nombreux citoyens d’Algérie, mais il n’est pas l’objet de cette réplique.

Le présent ne porte ni sur le diagnostic ni sur les conclusions de l’auteur mais, sur le texte de citation mis en guise de préambule à sa lettre ouverte à Ould Kablia. L’auteur affirme qu’il est détenteur d’un « document inédit » de Larbi Ben M’Hidi (février 1957), confié par un « Grand Moujahid » dont le contenu est le suivant :

« Je voudrais être soumis à ces tortures, pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas. J’ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir car, lorsque nous serons libres, il se passera des choses terribles. On oubliera toutes les souffrances de notre peuple pour se disputer des places; ce sera la lutte pour le pouvoir. Nous sommes en pleine guerre et certains y pensent déjà, des clans se forment. A Tunis, tout ne va pas pour le mieux; oui, j’aimerais mourir au combat avant la fin »(fin de citation).

Le débat porte donc sur cette citation suspecte pour ne pas dire fabriquée, une tentative qui participe à l’effritement de la mémoire d’Algérie dans une logique d’intrigues claniques.

Sur le plan historique, le texte de citation ne peut pas être attribué à Larbi Ben M’Hidi. La « guerre des clans ou la lutte pour le pouvoir » est postérieure à 1957. La citation est contraire à sa pensée, à ses valeurs tant sur le plan moral que politique et même culturel : Il est connu pour ses valeurs de vie et de combat pour la liberté, l’indépendance et le devenir de l’Algérie.

Sur le plan épistémologique, le recours à des citations en guise de référence est un procédé académique de validation ultime pour ceux qui sont dépourvus d’autorité scientifique et d’argumentaire validé depuis que la parole est bible ou citation.

Le procédé participe d’une stratégie de mise en otage de la mémoire. Introduire un texte par une « référence » confère à son auteur érudition et couronne. Surtout quand la référence supposée est attribuée à un des pères fondateurs. La référence donne plus de crédit à l’argumentaire qu’il véhicule et le lecteur est supposé éphémère ou insouciant parce qu’il ne ferait pas l’effort d’authentifier la référence et, l’allégation devient projet ou référence historique. Voilà comment un texte apocryphe devient apologie depuis que la parole est bible et le prince est souverain.

Sur la forme, L’auteur attribue la citation à Larbi Ben M’Hidi qui lui « a été confié récemment par un grand moudjahid digne de foi » et qui « l’a autorisé à en faire état ». La source étant non-identifiée, la Mémoire prend en coup un nouvelle fois! Sinon, pourquoi ce recours à une tierce-référence ? Si le document qualifié « inédit » était authentique, l’auteur n’aurait pas besoin de superlatifs comme « grand », « digne de foi », pour le valider ! L’auteur est assujetti à autorisation ! L’auteur est sous tutelle, et peut-être, il ne sait pas que toute référence à la Mémoire, celle de Ben M’Hidi par exemple, est un droit pour tout combat de liberté. L’auteur a eu recours à ce type de procédé pour valider son diagnostic sur l’Algérie. Ceci exige réplique et clarification.

Larbi Ben M’Hidi n’est pas suicidaire, il aime la vie ! Son dernier chant était « Tahia El Djazaïr !», c’est-à-dire, qu’il était toujours pour la vie, la vie pour l’Algérie! Tahia, Hayat, Vive, la vie !

Sur le fond, l’auteur ou la « tierce-référence » porte de la haine pour les valeurs de liberté et d’indépendance auxquelles Ben M’Hidi a consacré toute sa vie. La mémoire est travestie par la haine de soi et le déficit identitaire. Comment peut-on imaginer un seul instant que Ben M’Hidi l’homme des beaux-arts, l’illustre dirigeant, le modeste combattant, le martyr des martyrs, pouvait prononcer de tels propos, insensés et méprisant pour sa mémoire et celle de tous les martyrs.

1. « Je voudrais être soumis à ces tortures, pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas ». Ces propos ne reflètent que la pensée de l’auteur ou de sa tierce-référence, sa tutelle. Ben M’Hidi aime la vie et il a toujours combattu l’oppression coloniale et la haine de l’autre. La torture et la haine étant le propre de tout système totalitaire. Ben M’Hidi n’a jamais accepté une quelconque soumission ! Même dans sa captivité, il était combattant en refusant les ordres de ses tortionnaires. A la même époque, le « Grand Moujahid digne de foi », la tierce référence, vivait sûrement à Tunis, aux frais de la générosité arabe et internationale ! Celui qui hait la vie, n’aime pas le combat. Ben M’Hidi aime la vie et le combat pour l’Algérie. Son sacrifice permet à l’auteur et sa tutelle d’investir en Algérie et peut-être, à l’étranger!

2. « J’ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir car, lorsque nous serons libres, il se passera des choses terribles. » Quelle négation ? Quelle hantise pour la Mémoire d’Algérie? L’auteur ose parler d’un « grand moujahid digne de foi » ! « La chose la plus terrible pour le peuple algérien est l’oppression coloniale » disait Ben M’Hidi, qui n’aurait jamais pris l’initiative du combat pour des conjectures infantiles : Qui va gouverner l’Algérie après ? Il a pris l’initiative pour la libération, pour l’Algérie algérienne ! La question de la gouvernance démocratique post-coloniale est un autre combat. Un combat déjà inscrit dans la déclaration de Novembre et dans celle de la Soummam. Laissez la Mémoire en dehors des querelles pour la rente pétrolière. Prenez-la et laissez la Mémoire d’Algérie, la rente de notre algérianité, une rente mémorielle pour nos enfants !

3. « On oubliera toutes les souffrances de notre peuple pour se disputer des places; ce sera la lutte pour le pouvoir. Nous sommes en pleine guerre et certains y pensent déjà, des clans se forment. A Tunis, tout ne va pas pour le mieux; oui, j’aimerais mourir au combat avant la fin ». Des propos fabriqués pour un dessin machiavélique d’un auteur qui respire le mépris. Ben M’Hidi n’est pas un simple soldat qui doit obéir un ordre de combat mais, un illustre dirigeant qui avait en charge, avec ses compagnons, la direction de la Révolution, le devenir d’Algérie, le projet de l’Etat démocratique et social. Il n’est ni résigné, ni suicidaire, ni rentier. Il est l’artisan de la déclaration de Novembre. Son seul désir est de libérer le pays, peuple et terre d’Algérie, du joug colonial! Les clans se forment et se déforment comme toujours ! La lutte pour le pouvoir n’est pas uniquement une obsession algérienne. Un peu de pudeur tout de même ! Quelle haine de soi ! Quel déficit identitaire !

Laissons Larbi Ben M’Hidi loin des polémiques et des intrigues des pouvoirs ! Laissons les Martyrs d’Algérie en paix ! Les martyrs ne reviendront pas pour en témoigner, ni maintenant, ni les siècles prochains. Qu’ils reposent en paix ! Qu’ils reposent surtout loin des polémiques politiciennes et des intrigues claniques! Ils n’ont pas besoin de monuments, ni d’idéologie, ni d’incarnation et encore d’un messie pour honorer leur mémoire. Ils sont la Mémoire d’un peuple, d’une patrie, d’une histoire : l’algérianité en partage et l’Algérie en devenir ! Elle est honorée dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie, la liberté de son peuple et la gouvernance démocratique du pays. Le peuple en étant l’artisan comme le disait avec art et modestie le martyr des martyrs Si Larbi : «Mettez la révolution dans la rue et vous la verrez reprise par tout un peuple ! ». « Eternelle Algérie algérienne ! »

Par Dr Chegrouche, Chercheur

71 commentaires

  1. Bonjour Mr Chegrouche. Je suis de votre avis concernant la citation attribuée à Larbi Ben M’hidi. En effet, on a du mal à imaginer que Ben M’hidi ait tenu de tels propos. En revanche le reste de votre analyse, notamment lorsque vous dites que la guerre des clans est posterieure à la mort de Ben M’hidi est discutable. Pour de nombreux acteurs de novembre 1954, la guerre des clans est anterieure au declenchement de la revolution. Outre les tiraillements CRUA-CC-MNA qui ont precedé le 1er novembre, les decisions prises par Abane Ramdane au congres de la soummam à savoir la primauté de l’interieur sur l’exterieur et la primauté du politique sur le militaire, ont éveillé des soupçons parmi les dirigeants de la revolution. Hormis Hocine Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et Benbella tous artificiers du 1er novembre, qui se trouvaient au Caire, aucun dirigeant algérien ne se trouvait à l’etranger à cette date. Puis pourquoi Abane a-t-il depêché Lamine Debaghine des l’été 1955 pour coiffer les quatre du Caire que tout le monde considerait comme les veritables strateges de la revolution? Est ce que Ait Ahmed, Khider, Boudiaf et Benbella n’etaient pas à la hauteur de la mission qui leur a été assignée? Auraient-ils manifesté des signes d’incompetence ou d’hégémonie ? Primauté du politique sur le militaire. Sur quelle base a-t-on decidé que Zighout Youcef, Abbas Laghrour, Chihani, Ali Mellah, Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Si Salah, Ben Boulaid, Ben M’hidi etaient des militaires et que Ahmed Francis, Ben Khedda, Lahouel, Ferhat Abbas, Fernane El Hanafi, Abane, M’hammed Yazid etaient des politiques? Pourquoi Abane a-t-il decidé de faire associer les Oulemas, le CC et l’UDMA de Ferhat Abbas à la direction de la revolution mais pas le parti commubistes et les berbero- communistes auxquels il a posé des conditions à leur ralliement à la revolution? Donc autant de questions qui laissent supposer que la guerre des clans etait anterieures à la mort de BenM’hidi.

  2. Cher Dr Chergouche,
    « la guerre des clans ou la lutte pour le pouvoir est postérieure à 1957.».NON.
    Je vous invite à bien relire "le courrier Alger-Le Caire" de Mabrouk Belhocine.
    Abane a été assassiné le 27 décembre 1957, ce qui prouve que la guerre pour le pouvoir a commencé bien avant cette date. Amirouche avait échafaudé un plan pour l’assassiner au congrés de la Soummam (voir témoignage Ferhat Abbas non démenti par Krim).
    Historiquement vôtre.

  3. Je voulais dire un mot sur la vraie fausse citation attribuée à ben m’hidi.
    Lorsqu’il s’agit de regler des comptes personnels, laissons reposer en paix ben m’hidi, abane, et tous ce qui se sont sacrifiés pour le bien de la patrie. On n’a le droit d’evoquer leur memoire que pour les honorer, et rappeler qu’on est loin de respecter les ideaux pour lesquels ils se sont sacrifiés. Gardons-nous de les meler aux choses malsaines dont nos petites personnes raffolent.

  4. Elle est où la vérité dans tout ça? Il revient à Mr A.Dehbi de fournir des preuves tangibles sur l’authenticité du document.La vérité ne peut se contenter d’un rejet et d’un réquisitoire.

  5. Voila l’exemple type de l’intellectuel imbu de sa "personnalité" et à qui on a intimé l’ordre de "descendre" Mr Dehbi. Il se présente d’abord comme Dr et chercheur, pour impressionner le "ghachi" que nous sommes puis use et abuse de son pédantisme qui fait rire ce même ghachi. Parlez français monsieur, descendez de votre piédestal et ôtez ce regard hautain et méprisant que vous avez de votre peuple qui vous méprise.
    Par des phrases simples, monsieur Dehbi a pénétré les coeurs et les esprits de ses concitoyens. Par votre langage méprisant et votre pédantisme, vous ne pénétrerez jamais nos coeurs et nos esprits. Vous êtes de ceux qui se sont trompé de société. Et vous êtes de ceux qui répondez à des injonctions d’ignares, faute d’agir en votre âme et conscience. Puisque vous y êtes démentez aussi la citation du colonel Lotfi produite par Ferhat Abbas dans ses mémoires et qui ressemble étrangement à celle de Ben M’hidi. Si bien sûr vos Maîtres vous autorisent ya DOUKTOUR skoli.

  6. Je pense au contraire que les propos attribués à Larbi BEN MHIDI sont des propos d’une haute portée symbolique qui honorent sa mémoire et celle de tous ses compagnons chouhadas tombés au champ d’honneur. Pourquoi vous mettez en doute ce qui appartient à la nature même et à la grandeur d’âme de ce grand héros de notre révolution qu’était le chahid Larbi BEN MHIDI, C’est de la recherche un peu trop selective et tendancieuse, Monsieur Le Chercheur .

  7. J’ai tapé "Chergouche" sur Google, j’ai trouvé …une entrée…une seule…celle qui refere à cet article au Matin.
    C’est tout ce que j’ai à dire. Merci de votre comprehension.

    Omar Abrouk

  8. Cher lecteur,

    Oh combien vous avez raison! Mais le texte proposé au débat traite essentiellement de la question de la Mémoire et ses implications sur l’algérianité en partage et le devenir d’Algérie !

    La « guerre des clans ou la lutte pour le pouvoir » est quasi-permanente en Algérie depuis toujours! Dans ce texte soumis au débat, j’ai bien dis « Les clans se forment et se déforment comme toujours ! La lutte pour le pouvoir n’est pas uniquement une obsession algérienne ». Cependant, nous pouvons distinguer sereinement, sans polémique, trois étapes qui font le consensus de nombreux spécialistes : Chercheurs, Historiens, Témoins dignes de foi du Mouvement de Libération Nationale, Si Hadj Dehbi en est un !Le reste est une affaire de débat !

    1 – Avant 1954 : rivalité politique qui traversait tous les partis politique de l’époque. Rivalité, oui. Lutte pour le pouvoir, non. Rivalité sur les moyens et la stratégie de libération ! Comment libérer le pays ? Pour l’action armée ou non ? Indépendance ou autonomie ? Souveraineté ou assimilation ?

    2 – Entre 1954-1957 (avant et après le congrès de Somamam) : rivalité politique entre Dirigeants de la guerre de libération. Comment conduire la libération à terme et quelle serait la nature de l’Etat algérien, un Etat démocratique et social ? Lisez les textes du Congrès du Sommam, le congrès des pères fondateurs comme Ben M’Hidi ou Abane. Le salut de l’Algérie ou un compris avec la puissance coloniale ? Un Etat démocratique ou non ? Une rivalité politique noble !

    3 – Après Mars 1957 (Assassinat de Ben M’Hidi) : La lutte du peuple algérien a presque triomphé politiquement après la grève générale. Un succès qui a suscité toutes les convoitises, convoitises intra-algériennes, convoitises des puissances (la France, l’Egypte, URSS): Pour les convoitises algériennes, ce sont les clans, les assassinats, la lutte pour le pourvoir. L’assassinat de l’illustre Dirigeant Abanne en décembre 1957 marque le commencement du drame clanique et du cycle des coups d’état et des assassinats : Tripoli, wilayas, coup d’état de 1965, tentatives de coups d’état de Zibiri, de Mellah). La liste est bien longue et le drame est permanent!

  9. Cher radjef said,

    le MNA a été crée par Messali aprés le 1er novembre 1954 en réaction au FLN et aprés la dissolution du MTLD.
    Historiquement vôtre

  10. Yves Courrière-Le temps des léopards, page 496.
    "Il avait dit un jour à Yacef :
    – Je voudrais être soumis à ces tortures pour être sûr que cette chair misérable ne me trahisse pas"
    Il avait ensuite ajouté, faisant allusion à l’opposition sans merci qui dressait-malgré les murs de la Santé- Ben Bella contre Abane :
    "J’ai la hantise de voir se réaliser mon plus cher désir. Car lorsque nous serons libres, il se passera des choses terribles. On oubliera toutes les souffrances de notre peuple pour se disputer des places. Ce sera la lutte pour le pouvoir. Nous sommes en pleine guerre et certains y pensent déjà. Des clans se forment. A Tunis, tout ne va pas pour le mieux…"

    Les historiens se tromperaient-ils à ce point et les vrais moudjahidine seraient-ils des menteurs?

  11. Parmi les denières phrases de Abane et lorsqu’uin paysan lui posait la question s’il croyait réellement que ce colon qui a "mangé" (itchan en kabyle" nos terre puisse partir un jour "; Abane a répondu oui, mais le plus dur sera

  12. Il y’ a une chose dont je suis sûr, c’est que des hommes comme Ben Mhidi et d’autres tels que Krim et Didouche n’avaient pas de haine. Un vieil oncle me disait : te casse pas la tête, tu as beau dire, tu as beau faire, les gens savent ce que tu vaux. Tu as beau enrober tes gestes et tes paroles de bonnes intentions, tes vraies motivations, ta vraie nature finit toujours par transparaître. Lorsqu’ils pensent à toi, les gens savent si tu es un homme de bien, un fils de famille ou un salopard. Il a ajouté : c’est ta vraie personnalité que les gens retiennent et que tu lègues à tes descendants. Cette discussion avec le vieux cousin est restée gravée dans ma tête comme un awchem indélébile. Quand je pense comme tout le monde a la tournure qu’a pris l’indépendance, à la situation du pays et à ces énergumènes innommables qui tiennent notre dignité, je finis par me dire que si la déception avait un visage on serait bien obligés de lui coller pour nom patronymique le nom Algérie. La souffrance est parfois insupportable. C’est comme marcher dans du 38 alors qu’on chausse du 45, ou bien vivre une quotidienneté d’il y’a 50 ans avec un cerveau d’aujourd’hui. Leur vraie nature comme disait mon vieil oncle est partout, elle submerge le pays. Les salopards ont imposé la norme. Mais aussi, dans le désespoir face à toutes les adversités que subit mon cher pays, des figures comme celles de Ben Mhidi ou de Abane réveillent en moi l’affection que j’ai pour cette généreuse terre Algérienne. Cette terre martyre. Tamourth-iw âzizene. Leur évocation me rappelle que l’homme n’est pas la puissance de l’argent et du pouvoir. Ces figures me font voir dans la rue les gens sous une autre facette. L’homme est aussi générosité, fraternité, respect et dignité. Leur vraie nature comme disait mon vieil oncle continue de vivre en nous pour nous rappeler la raison de leur vrai engagement en 54. leur vraie nature va continuer à nous faire voir, derrière les discours des puissants de l’heure des vraies personnalités d’imposteurs. L’engagement de Ben Mhidi n’était pas le résultat de la colère ni de la haine. C’était le combat d’un juste qui croyait dans la bonté de l’homme. Boudiaf, à son retour d’exil a dit : le bien est en nous et le mal est en nous. Le combat d’un homme juste c’est de croire, je pense dans un monde meilleur, c’est l’espoir de changer le monde qui nous entoure par l’action et le travail. Je ne crois pas que Ben Mhidi soit l’auteur de cette citation pessimiste et fataliste. Effectivement, elle dégouline de manque de confiance. L’engagement de 54 c’est avant tout l’espoir et la conviction d’un monde meilleur. C’est pour toutes ces raisons que je tiens à ma devise : Le combat ne paie pas toujours, la résignation coûte cher. Assirem.

  13. La réaction de monsieur Chegrouche a apporté de l’eau à notre moulin collectif! Je rejoints ses propos pleins de bons sens et son optique sur le comportement et l’idéologie saine de feu Ben M’Hidi.
    Sa bravoure et son patriotisme ne lui feront jamais dire de pareilles sottises.
    Qu’il repose en Paix !

  14. Je suis très surpris par l’approche quelque peu véhémente de cette réplique doctorale à l’article introduit par une citation attribuée au chahid Ben M’Hidi. Au moment (et bien après) ou tous les historiens nationaux et étrangers s’accordent pour dire que la lutte pour le pouvoir (avec même son lot d’éliminations physiques)avait débuté bien avant l’an 1957, le chercheur, par cet écrit nous suggère une analyse qui vise à la négation des propos attribués à Ben M’Hidi, propos, certes sujets à caution, mais quand même assez révélateurs d’une situation aussi bien vécue par nos combattants de l’extérieur (Maroc, Tunisie, Egypte et autres pays ayant accueillis nos compatriotes durant la lutte de libération) que par les algériens de l’intérieur (qu’on ne dise pas que la question de la prévalence des maquis intérieurs sur l’ALN basée à l’extérieur n’était pas une lutte pour le pouvoir). Rien que pour cela, je trouve les propos du Dr Chegroune assez prétentieux d’autant plus que par un raisonnement assez enfantin, il essaye de mettre en exergue des théories qui, en définitive ne prouvent rien, mais inscrivant en faux la citation rapportée. Dans ce domaine précis, les lacunes de notre histoire entre 1945 et 1962 (que personne ne connait dans les détails)bénéficient pour le moment aux seuls gouvernants et proches du système, nos "chercheurs", nos "historiens" ne se faisant que les portes-voix des tenants du pouvoir pour nous imposer des faussetés historiques. Par voie de conséquence, et ni sur la forme ni sur la forme, je ne goberai l’analyse (en fait une véritable attaque)ci dessus développée par le Dr Chegroune. Pour rester terre à terre, je dirai simplement "il n’y a ni à boire ni à manger" d’autant plus qu’une certaine forme de conviction doit être présente pour juger entre deux thèses, l’une assez proche (et même révélatrice) de faits historiques, l’autre, surfaite et se voulant scientifique dans sa démonstration. En définitive, il faut que notre histoire nous soit rendue, car à force de surenchères, notre descendance sera quasi orpheline, au moment ou d’autres nations exhibent fièrement la leur (même avec des tâches noires).

  15. Le MNA à été creé le e7 decembre 1953, c’est à dire juste aprés le Congrés d’Hornu. Et le texte du 1er novembre " Appel" au peuple Algérien, n’est qu’un extrait du discours de Messali hadj contre les membres du comité central. En principe, Hocine Ait Ahmed, tres honnête, doit s’expliquer sur cet episode.

  16. inconcevable, que ce docteur remette en cause les dires de ben mhidi .

  17. Bonjour Mr CHEGROUCHE, je vous remercie personnellement de votre apport magistral à ce débat et ce thème et j’aimerais tant que vous participeriez à un autre sujet connexe qui est celui de la mort de Abane Ramdane. Merci.

  18. Non Dr la lutte des clans a bien commencé avant 57.. la preuve vous la trouviez cher Mr Mebrouk Ouled ElHoucine dans son livre: les correspendances entre Alger et le Caire.

  19. A CHAQUE FOIS QUE LES VIVANTS PEINENT A TROUVER LEURS VOIES, ILS CONVOQUENT LES MORTS. TRISTE!
    SALUT LES ANCIENS.

  20. Cher radjef said,
    Le congrés de Hornu a eu en juillet 1954 et non 1953.
    Le MNA a été crée aprés le 1er novembre 1954.

  21. Merci pour votre contribution Mr Chegroune, mais il me semblerait que la dernière citation :«Mettez la révolution dans la rue et vous la verrez reprise par tout un peuple ! »
    appartiennent au père de la révolution algérienne, Mr Abane !

  22. Bonjour, Mr. Chegrouche, Pour le chercheur que vous etes votre argumentaire ne repose sur aucune preuvre scientifique et n’est que pure speculation sur ce que feu Ben M’hidi aurait dit ou a pu dire. Quand a la haine que vous portiez envers l’auteur, je la vois en vous dans la phrase suivante: ‘des propos fabriques pour un dessin machiaveliques d’un auteur qui respire le mepris’. Salutations

  23. Ce qui m’intrigue dans cette réaction d’un chercheur pour le moins "inédit", c’est surtout cette suffisance peu scientifique qui lui fait rejeter "épistémologiquement" le recours à la citation, comme "validation pour ceux qui sont dépourvus d’autorité scientifique (sic)"… Plus de morgue que cela, vous envoie à la morgue. Ce jugement si peu "épistémologique et scientifique" dénote d’une rare mégalomanie, en même temps qu’il nous fait douter de la "lecture scientifique" de l’auteur, qui semble si peu habitué des citations qui jalonnent les plus grands ouvrages, tant de philisophie, que d’histoire ou de sciences humaines, etc. Bizaaarrrrre!

  24. M. A. Dehbi s’est présenté comme "ancien résistant". Sa contribution n’a pas un caractère académique. Elle se présente comme une contribution au débat sur les problèmes fondamentaux de l’Algérie d’aujourd’hui. Je pense qu’il aurait été utile que le Dr Chegrouche nous fournisse une information complète en précisant son domaine de recherche et la localisation de son laboratore de recherche. Le seul débat qui vaille la peine d’etre mené aujourd’hui est celui qui porte sur les possibilites et les moyens d’organisation et de structuration de la société algérienne pour qu’elle puisse résister puis mener des actions qui lui permettent de se défendre et de progresser vers la démocratie, démocratie qui est la base commune sans laquelle rien de durable ni de consitant ne peut etre entrepris, sans laquelle aucun "débat" n’a de sens. Nous pourrons ensuite diverger sur tout le reste.

  25. Ayant vécu la guerre de libération, fils de chahid et de chahida, j’atteste sur mon honneur que dès 1958, les maquis de la zone 4 de la wilaya 4 (arrière pays de Cherchell), étaient sous le contrôle d’élemnts félons infiltrés par les services coloniaux dans les rangs des nationalistes. Aussi, que j’ai personnellement entendu des moudjahidins harcelés par leurs compagnons, souhaiter mourir au combat que de survivre à la guerre qui, selon eux, allait être pire que le colonialisme. J’atteste sur mon honneur que des moudjahidins m’ont chargé de dire, si toutfois je survivais à la guerre, de dire aux génération montantes de ne pas confondre nos glorieux martyrs avec la valetaille qui se préparait à s’emparer du pouvoir en leur nom.Aussi, j’atteste sur mon honneur que plus de la moitié de ceux qui prétendent être des moudjahinis ans cete zone ne sont en réalité que de notoires collabos des services coloniaux.
    Par ailleurs, le colonel Lotfi avait déclaré à Ferhat Abbas qui a écrit :"…les colonels sont des analphabètes politiques, à l’indépendance il y aura autant d’Algérie que de colonels. Il faut prendre les armes et de leur rentrer dedans avant qu’il ne soit trop tard…" Voire Ferhat Abbas, l’Indépendance confisquée. Je ne suis pas d’accord avec A. Debbih. J’ai souvent lu ses textes sur son blog : "Electron libre" sur le nouvel Observateur. Je le trouve trop égoïste. La citation qu’il a attribuée à Ben M’Hidi me semble douteuse. Mais elle n’est pas pour autant criminelle. C’est l’exaltation d’une révolution confisquée par des voyous qui l’est, ncontestablement. Par ailleurs, Ben M’Hidi a été livré par les siens aux parachutistes d’Allard. Les misérables donneurs de notre héros occupent des responsabilités vertigineuses dans la hiérarchie de la pétaudière algérienne.

  26. larbi etait un pur, tout comme ceux qui ont quitté en toute dignité. sans commentaire. un fils de la casbah .

  27. Je pense que cete citation n’a aucune valeur et meme c’est elle est vraie elle n’ajoute rien au patrimoine histoirique et elle ne change rien de ce qui est graver dans la memoire collective de plusieurs generations algeriennes.benmhidi aurait pu lire des livres sur les revolutions qui parlent clairement de la phase post revolutionnaires ou la lutte des clans, la dictature du clan ganant, et l’utilisation abusive de la revolution par le clan au pouvoir est la face melodramique de cette phase post revolutionnaires

  28. A lire l’article signé Dr Chegrouche, suivit directement par le titre Chercheur, je me si ce titre te donne le droit de croire que tu es plus au courant que le reste du monde, même Maatoub a fait de la recherche a force de constater, sa change quoi dans ta vie si Ben M’Hidi a dit quelque chose comme ça, et je me demande pourquoi cette frustration de ta part, on sait tous que Ben M’Hidi et d’autres ont payés cache de leurs vies a cause d’égoïstes vendus, la meilleurs preuve de notre temps c’est notre Boudiaf el watani, alors ton excellence le chercheur si tes prétentions du savant du passé et du présent et peut être du futur, le peuple te conjure de leur dire qui a assassiner Boudiaf, et bien d’autres, un titre ne renseigne personne sur l’excellence d’un individu, le zèle non plus d’abord, cette terre ensanglanté vas un jour nous engloutir, a force de trouver que le crime et normal, avant de demander au colons des contes sur ces crimes il faut peut être commencer a faire justice pour soi même. Take it easy 3azizi!

  29. Bonjour Mr Chegrouche. Aucun esprit libre ne peut contredire les propos de Mr A Dehbi. Il est d’une honnêteté exemplaire et d’un courage politique tres rare chez beaucoup de journalistes universitaires. Il a toujours fait de la rigueur intellectuelle sa priorité. Il a toute ma solidarité et mon soutien même si j’ai encore des doutes sur la citation, authentique ou fabriquée, de Larbi Ben M’hidi. La à mon avis n’est pas le probleme et ce n’est pas tant cela qui vous derange Mr Chegrouche. 46 ans apres, la majorité du peuple algerien ignore son passé, à telle enseigne que chaque jour nous voyons des imposteurs et des falsificateurs prendre l’accoutrement de moudjaheds responsables au sein de la direction de la revolution. Une grande partie des universitaires, même preparant des theses en histoire, en sociologie ou en anhtropologie, ignore ce passé parceque seule la these officielle a circulé dans nos ecoles depuis 1962 à ce jour. Voila à mon avis ce qui est scandaleux, affreux, immoral et dramatique et non le fait si A Dehbi s’est trompé ou pas sur l’authenticité de la citation de Ben M’hidi. Un peuple qui ignore tout de son passé, peut- il en toute sincireté savoir de quoi sera fait son avenir et surtout peut-il retrouver le chemin de l’epanouissement et de la liberté pour s’ouvrir les portes de l’universalité, de la democratie, du savoir, de la laicité pour tracer le destin des générations futures? Anatole France disait: Nous sommes les dignes heritiers des générations passées, les temoins scrupuleux de notre époque et la providence de ceux qui vont naître apres nous. Mr Chegrouche, comment peut-on être la providence des générations futures des lors que parmi nous beaucoup sont des temoins désabusées et complices d’un pouvoir qui retient en otage le devoir de memoire depuis 1962? Depuis 46 ans, ou encore plus, le devoir de memoire qui retablirait l’Algérie dans sa dimension culturelle, identitaire et civilisationalle, qui rendrait au peuple algerien sa grandeur et sa noblesse, constitue le plus grand tabou aux yeux du pouvoir puchiste en place. 46 ans apres la verité, toujours prisonniere, demeure sequestrée et violemment violée, chaque jour, derriére une citadelle ou s’abritent des institutions archaiques, anachroniques et corrompues peuplées de parvenus, d’imposteurs, de falsificateurs es-qualité et de petites âmes de la dimensions Ould Kablia, sorties de nulle part. Des petites âmes qui constituent une offense à Dieu, à la providence et à l’humanité. En lisant – et je le fais avec plaisir- A Dehbi, j’entends à quelques années d’intervales, Kateb Yacine alors dégouté et profondement déçu par la tournure tragique qu’appris le destin de son peuple, murmurer à l’oreille de son ami Ali Zammoum: Nous sommes encores colonisés(…) L’histoire de l’Algérie est comme celle de ce cochon auquel on a donné du miel. Au lieu de le manger, il le traîne dans son fumier pour l’abondonner ensuite.

  30. cela fait plus de trente ans que nous conaissons cette citation de ben mhidi, un des temoins de cette citation est encore vivant je crois, il s’agirait de yacef saadi. je suis sur qu’elle est authentique car beaucoup de VRAIS moudjahid ont eu les mêmes prémonitions et les ont confiées à des parents ou à des amis qui ont survécu à la guerre de libération et qui ont en parlé. quant à la guerre des clans, elle a commencée bien avant 1957 et ça tout le monde le sait SAUF ce chercheur. monsieur @radjef said, le mna a été créé bien après 1954 par messali hadj qui voyant le train de la révolution partir sans lui a aussitot créé un autre train, et ce fait a fait beaucoup de mal aussi bien à la révolution elle même qu’aux moudjahidines dans les maquis qu’au peuple algérienne ( renseignez vous auprès des émigrés des années 50 de ce qui s’est passé en france entre le mna et le fln ).

  31. Cher monsieur Chegrouche, je ne remets pas en cause votre contribution dans ce débat, meme si les enjeux réels aujourd’hui pour notre pays sont ailleurs, je tiens juste à vous apporter quelques anecdotes, bien sur à vérifier s’il y doute, qui puissent nous aider à mieux comprendre : je tiens à vous rappeler que dans le film de "la bataille d’alger" de pontecorvo, où les témoignages étaient tous "frais", le personnage de LARBI BENMHIDI, disait sur le toit de la terrasse d’une maison de la Casbah, en compagnie du personnage d’ALI LA POINTE ou YACEF SAADI, que Dieu fasse qu’il ne soit pas vivant le jour de l’indépendance de son cher pays, parcequ’arrivera le temps des "CHACALS".
    En ce qui concerne un autre aspect du débat, je cite un exemple : mr Ben BELLA, avec tout le respect que nous lui devons, lui l’un des membres importants de l’OS, nous ne remettons pas en cause sa bravoure guérrière, il a été meme récompensé par l’armée Française pour ses actes de bravoure dans la bataille de Monte Cassino lors de la seconde guerre mondiale, mais son profil psychologique a été bien étudié par les services Français, où il présentait de bonnes prédispositions pour étre manipulé, mais finalement ce sont les services Egyptiens qui ont réussi à le faire.Juste se rappeler le détournement de l’avion du roi du Maroc, qui transportait la délégation FLN, , les militaires à Villacoublay, ont menotté LA MALLETTE au bras de mr BENBELLA, pour le faire apparaitre comme le chef de la révolution Algérienne aux yeux des journalistes, et de pouvoir ainsi "jouer" avec lui. LA MALETTE était chez MOHAMMED BOUDIAF.Allah yarham tous les chouhadas et tous les moudjhidines, les vrais moudjahidines décedés jusqu’à aujourd’hui.Un grand salut à monsieur DAHBI.

  32. L’algérie n’a pas eu son Mandéla, peutêtre est-il-mort dans Larbi BenMhidi ou Abbane ou surtout Abbas ? on ne poura jamais le savoir. Il nous ne reste qu’à patauger dans la haine sans fin en sacrifiant l’avenir dans une spéculation sans fin sur le passé.

  33. " La chose la plus terrible pour le peuple algérien est l’oppression coloniale" mais il ya la colonisation exrterne et la mini colonisation de la mafia

  34. Le Mna est né le e7 decembre 1953. Dr Boukhadoum, Dr Lamine Debaghine et benlounes said dont je garde à ce jour les temoignages, ne peuvent pas me tromper. Par ailleurs, une erreur de frappe, m’a fait dire que le congres d’hornu s’est tenu en 1953, j’affirme que ce congres s’est tenu avant le premier novembre 1954. Mr Bougandoura, Mr Harbi peut nous eclairer sur le sujet.

  35. Je ne crois pas qu’il soit intéressant pour nous que ce débat sur l’authenticité de la citation de Ben Mhidi et sur certains épisodes de la guerre de libération devienne un problème de personnes (Mr Dehbi et Mr Chegrouche) qui occulte le vrai sujet de notre débat. Comme par le passé justement, la question de la libération du pays et le souci de le protéger une fois libéré contre les appétits des vautours a tourné à des luttes de personnes. Les qualités intrinsèques et les défauts des uns et des autres ne nous intéresse pas forcément. Mais l’histoire des uns et des autres pendant la révolution, leurs comportements en tant que responsables ou militants a certainement eu une influence et déterminé la marche de notre pays jusqu’à aujourd’hui. Et cela nous intéresse parce qu’il nous faut situer les responsabilités passées de chacun dans les malheurs d’aujourd’hui et espérer stopper la dérive qui a fait tant de mal à notre pays. Quand je dis nous, je veux dire citoyens anonymes que beaucoup considèrent comme une quantité négligeable. Si je devais enseigner l’histoire à mes enfants, je leur expliquerais le mal que Ben Bella en tant que responsable du FLN a fait à notre pays. Lui qui a confondu sa petite personne et l’avenir de tout un peuple. la mégalomanie ne mesure pas un mètre cinquante détrompez vous, elle a sa propre histoire qui continue de nous étouffer. Cinquante ans après la mort de Abane, BenBella continue de nourrir une jalousie à son égard. Il n’arrive toujours pas à admettre que les idées de Abane continue d’être vigoureuses. Les piliers du système politique démocratique que sont la laicité et la primauté du politique sur le militaire continuent de hanter les nuits de Ben Bella. Quand il entend parler du congrés de la Soumam, encore aujourd’hui, il a des sueurs froides. Il voulait faire du FLN l’organisation des anciens de l’OS, Abane en a fait un large rassemblement national. La véritable bataille des clans a d’abord été une lutte idéologique entre le congrés de la Soumam et Ben Bella soutenu par l’Egypte. Algérie Algérienne qui luttait de luttait de l’intérieur contre Algérie Arabo-Islamique dont le but était le pouvoir. La France a vite compris les véritables enjeux puisqu’elle n’a pas tarder avec sa propagande à faire de la pub à Ben Bella et Nasser pour reléguer au second plans les dirigeants de l’intérieur, ceux du congrés. On peut dire que la vraie lutte a opposé les nationalistes Arabo-islamiques et les nationalistes démocrates et laiques qu’on peut dire Algériannistes. Ben Mhidi assassiné, Abane assassiné, les idées défendues par le congrés sont piétinées. C’est à partir de la disparition de Abane que la véritable lutte de clans dans le sens non pas idéologique mais de s’accaparer le pouvoir a commencé. C’est à partir de cette date que les militaires ont effectivement pris le pouvoir. Le reste n’est que intrigues et petites chamailleries. Le pouvoir personnel a moralement triomphé. Ce n’est pas un hasard si son plus fidèle représentant est devenu le premier président de la nouvelle république Algérienne. Une république Arabo-Islamique et totalitaire.

  36. bonjour
    je m’adresse a vous autant que algerie, il faut voir le vrais visage du revolutionaire, l’histoire c pas moi c pas les autres, il faut se debattre avec les gents de la revolutions c pourça que ton article ne retien acune valeurs, il est indispensable de retirer ton article

  37. " La chose la plus terrible pour le peuple algérien est l’oppression coloniale" mais il ya la colonisation exrterne et la mini colonisation de la mafia

  38. "Elle est honorée dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie, la liberté de son peuple et la gouvernance démocratique du pays". Tout votre argumentaire tombe en ruines par cette déclaration car si vous sentiez que le peuple a vraiment reconquis sa liberté et que la gouvernance à l’Algérienne et démocratique, vous avez tout faux. L’Algérie ne se relèvera pas en reniant la réalité de sasituation actuelle ou celle de son histoire.

  39. Cher Dr Chegrouche, vous faites de la diversion! Vous vous cristallisez sur une citation dont la veracite ou pas la veracite ne change en rien le bien fonde de l’argumentation developpee par Mr Dehbi. Un constat sans complaisance. Un doigt vous montre la lune et vous regardez le doigt!.
    Quand a la soit disant citation de
    feu Ben M’Hidi, vous n’avez pas apporte de preuve non plus que Ben M’Hidi ne l’avait pas dite. Tous vos jargons pseudo scientifiques n’y pouvaient rien.Vous defendez la memoire de nos chahids, mais je ne pense pas quev ous soyez a ce point naif pour ne pas savoir qu’elle a ete confisquee avec l’independance au peuple algerien.Nos chahids se seraient retournes dans leurs tombes s’ils savaient ce qui adviendait au pays pour lequel ils ont donne leur vie.

  40. Le MNA est né le 27 decembre 1953. Si c’est faux, dites nous alors la date de sa naissance. Beaucoup de dirigeants de la revolution sont indisposés à l’évocation de la naissance du MNA, parcequ’ils ont repris la plupart de ses slogans au 1er novembre 1954. A la naissance du MNA, Messali à prononcé un veritable requisitoire contre les membres du CC qu’il a accusé de collaboration avec la colonisation. C’est ce requisitoire qui devint une année apres la proclamation du 1er novembre, tirée à la ronéo par Laichaoui Med à Ighil Imoula, journaliste ramené d’Alger par Ouamrane Amar, Abedllah Fadhel dit le lieutenant irakien, Med Zammoum et Ali Mellah. Toujours au cours de la naissance du MNA, Messali a prôné ouvertement l’action armée contre la colonisation. Je ne diminue rien de la valeur des fondateurs du crua, mais les choses se sont passées ainsi.

  41. Si pour faire le constat de la situation.. l’algerien moyen l’as deja fait depuis longtemps .. il n’as pas besoin de vous pour lui reexpliquer ce qu’il sait deja…

    et je tiens, aussi, a vous dire que l’algerien moyen a deja penser a des solutions du genre " vraies elections libres" .. mais a chaque fois il tombe sur un os .. c’est que dans toutes les solutions.. le passage par le pouvoir actuel est inevitable

    On vous attends vos solutions avec impatience …si vous n’en avez pas, et vous pensez que l’agerien moyen
    A les dirigeants qu’il mertie .. dites le nous aussi ….

    Une derniere fois : dans vos articles futurs mettez dans le titre une des deux mention suivantes "Avec solution" ou " Sans solution" .. ca evitera a l’agerien moyen de relire des choses qu’il sait deja.

    ni chercheur, ni exilé politique
    juste un algerien qui en 38 ans a eu 6 mois d’espoir avec boudiaf.. et depuis rien, pire que rien

  42. débat interressant, mais stérile. Je suis sur qu’on ne pourra jamais conclure en definitif. Un autre article de synthese serait le bienvenue, où des argument plausibles et des références claires seraient posées de part et d’autre. Dans l’aval, d’autres question se sont posées, à savoir Massinissa qui croit que «Mettez la révolution dans la rue et vous la verrez reprise par tout un peuple ! » est une citation de Abbane (je crois qu’ilm se trompe car, on m’a toujours appris que c Bennmhidi qui l’a dit, lmais je n’ai pas de preuve, en dehors de l’ancien manuel scolaire de 5 eme année fondamentale, we Lahou aalem), et puis on nous dit que Abbane est le pere de la révolution, ce n’etait pas Messali le pere de la révolution??? ce n’est pas Boudiaf qui dirigeait le CRUA, ce n’est pas Benboulaid qui essayait de ralier les avis sur la nécéssité du travail militaire? ce n’est pas Bitat et Benmhidi qui en etaient la tete pensante? ce n’est pas Krim qui a devencé le 1er novembre 1954 de plusieurs année dans les Maquis? ce n’est pas Didouche qui, et malgrés sa jeunesse, réusssit à mobiliser à Alger un groupe insurréctionnel, le plus determiné à mettre dehors la France et ce depuis le 14 juibn 1830? ou alors, va-t-on nier que Abassi Madani etait engagé pour une Algérie meme la nuit meme du 1er novembre 1954, et qu’il en fut l’un des déclacheurs? la révolution pourrait elle avoir un seul pere? Tout le monde est d’accord pour dire ke Abbane a été assassiné par l’ALN ou le MALG (ou je ne sais pas quel autre espece Algérienne), Pourquoi n’accorde-t-on pas autant d’importance sur le complot qui a visé Lotfi Lah yerahmou? je termine par une réponse à monsieur Khalfi Yacine : "… Le Courrière n’a pas la fiabilité d’un ouvrage académique, à laquelle il ne prétend pas. Mais dans son registre, celui de l’histoire immédiate." Kessel.

    de l’aide, aux secours, je ne comprends plus rien!!! Lah yerham chouhada kamline, et que vive l’Algérie!!

  43. n’importe quoi:on a pas droit de citer, daghine, les phrases des grands?!!!!

  44. Votre legerete de ton a l’article de Dehbi, n’apporte rien de bon monsieur Chegrouche. Je m’explique:
    Sur le plan historique: Vous dites en employant le present " Le texte ne peut pas etre de Ben M’Hidi ".
    L’emploi du conditionnel serait preferable parce que vous ne montrerz pas de documents ou de temoignages la-dessus. Si vous avez des travaux de recherche sur ce point. Nous nous ferons plasir de vous lire.
    Sur le plan scientifique: Le recours a des citations n’est pas que reserve a ceux qui ont l’autorite scientifique. Toutes les recherches, les theses sont truffees de citations ou de references pour verification. Dans ce cas il vous appartient a vous en tant que chercheur de verifier l’authenticite de la lettre. Et de ne pas la refuser d’une maniere si abrupte.
    Sur la forme : Vous dites que Dehbi n’aurait pas employe certains superlatifs. Alors vous voulez dire qu’un document authentique ne peut pas provenir d’un d’un grand Moudjahid digne de foi!! Les temoignages du grand Ben Khedda qui est digne de foi ne pourraient pas etre authentiques par exemple?
    Encore une fois sur la forme, vous dites que la tierce personne porte de la haine… C;est trop de la part d’un chercheur qui n’a pas encore fait des recherches la-dessus.
    Je vous rappelle qu’un article de journal est rehausse par le debart qu’il ouvre et par les recherches qu’il peut induire, toujours dans le souci de la verite et de la memoire de nos Chouhadas.
    A Radjef:
    Abane n’est pas la pour repondre a ta question mon frere mais esquissons une reflexion au sujet des communistes algeriens:
    Durant les massacres du 8 mai 1945, le ministre français de la defence etait du parti communiste. Le parti communiste a vote les credits speaciaux en France pour aneantir la revolution algerienne, sans foi, ni loi.
    L’ideologie du parti communiste etait mitigee. Ils posaient le probleme en termes de lutte des classes. C’est a dire on devait attendre en Algerie que le proletariat francais prenne le pouvoir en France pour demander nos droits. C’est peut etre les tergiversations du PCA qui ont fait naitre cette suspiscion dans la direction du FLN.
    De plus Abane qui parlait du primat du politique sur le militaire, ne voulait pas categoriser les dirigenats de la revolution en politiques et militaires. Il voulait que la decision d’abort soit polique avant qu’elle ne se materialise sur le terrain militaire.
    Vous dites que le 4 du Caire etaient les veritables strateges de la revolution. Mais Ces grands dirigeants etaient une antenne du MTLD au Caire. Sans minimiser leurs actions, je ne pense pas qu’une ambassade puisse depasser le travail d’un gouvernement.
    Vive l"Algerie.
    Nasser.
    Toronto.

  45. Cette guerre que le FLN a pourtant perdu sur le plan militaire, la stratégie du FLN n’etait que militaire et l’indépendance n’a été le resultat que d’un vaste plan de décolonisation qui a vu des dizaines de pays d’Afrique et des iles accéder à l’indépendance. Ces indépendances ont été accordées, non pas pour que ces peuples opprimés deviennent réelement libres mais, pour les empêcher d’accéder à la citoyenneté, avec les mêmes droits et le mêmes devoirs, pour le habitants de ces pays. La France a envoyé des troupes en Algérie car il y avait sur place une communauté "Europeenne" importante et surtout qui a un pouvoir important, donc l’envoi de ces troupe pour faire face aux insurgés musulmans, l’a été par peur d’une guerre civile Franco-Française. Ailleurs dans le monde l’histoire a montré, contraimenet à ce que crient pas mal d’historiens ou plutôt de politiciens au pouvoir, les indépendances ont été obtenue par le combat de la minortié, en général blanche europenne, qui domine les indigènes exemple : les USA, l’indépendance Américaine vis à vis de la couronne britanique a eu lieu après le combat pour la "libération" de l’Amérique contre les britaniques mais, pourquoi ? simplement parceque les blancs Américains voulaient continuer l’occupation massive des terres indigènes indiennes alors que le royaume britanique tenait à respecter les accords signés avec les chefs indiens sur les terres. La même histoire s’est produite en Afrique du sud, les Africaners blancs ont combatu les britaniques mais aussi leur propres patrie les pays bas car, ces deux états ne voulaient pas les laisser réduire les noirs à des êtres inferieurs. Tout les états d’Amériques Latine sont nés après que ces les blancs d’origine Latine espagnole ou potugaise notament, ont eu leur independance par la volonté de la minorité blanche qui voulait continuer à exploiter et réduire les indiens à des êtres inférieurs alors que les royaumes ibériques commençaient à leur accorder des droits. L’affaire algérienne est identique tout le monde, en France s’enfoutaient des territoire Algériens qui commençaient à engloutir une grosse partie du budjet sauf, … les pieds noirds. en effet les Français souhaitaient se débarasser de ces territoires car n’étant plus possible de continuer à les gérer comme dans le passé, il savaient que la citoyenneté conduirait à investir beaucoup dans les routes, les écoles, les hopitaux, … le mieux donc, c’est de leur accorder l’indépendance et le peuple Français a voté massivement cette indépendance le jour "J". la guerre provoquée par le FLN contre l’avis des grands hommes miltants et éclairés, Abbas, Feraoun, Messali, …. Certain à juste titre pensent même que les services secrets Français ont été eux mêmes à l’origine de la création du CRUA qui a muté en FLN puis ALN pour justement se donner une raison valable pour rompre avec ces terres en mettant aissi les pieds noirs dans une position intenable qui les obligerait à accépter qu’on se débarasse de ces terres devenues encombrantes. Lorsqu’on voit l’intimité qui règne entre le régime Algérien et les differents pouvoir en France ( ces derniers soutiennent systématiquement le FLN au pouvoir dès qu’il est réelement en danger face aux forces démocratiques ou islamistes ), force est de constater que cette thèse est fondée. Lorsqu’on regarde ce qu’ a fait le FLN, au pouvoir depuis 50 ans lequel n’a pas hésité à probalement, planifier une guerre terrible qui dure depuis des années pour justifier son maintien au pouvoir, lorsqu’on voit ce qu’est devenue l’algérie et ce malgré la manne pétrolière et bien, on serait très tenté de croire à cette thèse. Biensûr y aura un déchainement terrible de certains qui ont l’habitude d’entendre le même discours habituel de sacralisation de cette guerre, c’est à dire, celui du FLN depuis 50 ans mais nous, la seule choses qu’on attendra ce sont des arguments toutes ces dates, tous ces noms, on s’en balance ! Avant de terminer, je précise que je n’ai jamais dit qu’il n y a pas d’hommes intègres dans le front FLN tel Ben Mhidi, mais je pense que la queltion dépasse largement un homme, une date, … un congrès, ….

  46. Cher Radjef,
    Bien que vous portez le nom d’un illustre militant algérien (BELKACEM RADJEF), le MNA est bien né fin décembre 1954 (Benjamin Stora, Messali Hadj 1898-1974, pionnier du nationalisme algérien, Alger, Editions Rahma, 1991 (306 p.).
    Fraternellement.
    Vous vous trompez d’une année c’est tout.

  47. Hadj Fako! Vous proposez dans votre lettre à votre viel ami Boutef :
    – une constituante
    -un comité de salut national avec un poste de vice-président (pour Si Hadj Fako)
    – le gel des partis politiques
    – les pleins pouvoirs
    Hadj fasco! Le fascisme comme par le contenu de votre lettre. Esprit libre où es-tu? Ah mon ami Boutef! Un Koursi ou je m’ajite sur le net!

  48. c’est cà laissons les martyrs et l’histoire dormir en paix afin de faire la part belle aux survivants d’aujourdui et de raconter l’histoire à leur maniére et d’instruire nos descendants à leurs mensonges.

  49. Basta ya ami El Hadj Dehbi!
    "Deheb raouh ma kenach! Pétrole saha! Koursi lala" Koursi makench.

    voilà les paroles de votre ami de 50 ans, après votre entretien avec Ben Bella sur le cas Chaabani. Minsitre du Sahara lala, Boumidiene ma habech ! Quel honte! Votre haine ne passe plus. Vous faites quoi dans la vie. Signé un Mojahid du sahara. Ah sira el fassida!

  50. J’ajoute aussi un témoignage d’un oncle chahide, reporté par sa nièce qui est ma mère, il a dit une fois, en 58 que l’Algérie aura son indépendance C’est sur, mais je souhaite mourire avant sur le champ d’honneur, je ne veux pas assister à ce qui se passera après l’indépendance, ça sera trop dure pour moi de voir ses enfants s’entretuer.
    Je suis d’accord avec M. Ramli: Le seul débat qui vaille la peine d’etre mené aujourd’hui est celui qui porte sur les possibilites et les moyens d’organisation et de structuration de la société algérienne pour qu’elle puisse résister puis mener des actions qui lui permettent de se défendre et de progresser vers la démocratie, démocratie qui est la base commune sans laquelle rien de durable ni de consitant ne peut etre entrepris, sans laquelle aucun "débat" n’a de sens. Nous pourrons ensuite diverger sur tout le reste.

  51. imaginez un instant que benmhidi n’est pas mort et essayer de lui trouver un semblable parmis les survivants de la guerre de liberation ca serait qui ?vous me dite peut etre qu’il n’ya pas de survivant qui atteignera la cheville de benmhidi, et bien c’est faux s’il est rester vivant il serais forcement comme khaled nezar ait ahmed si ce n’est pas comme ould abbes benmhidi est un humain qui peut sucomber au KOURSI, a l’argent et meme au femmes RAHMATOU ELLAHI ALAYHI il n’a pas echapper a nos commentaires meme mort

  52. A la veille du premier novembre nombre de dirigeants du CC, ont qualiés dans des ecrits journalistiques l’action du CRUA D4ENTREPRISE CRIMINELLE. Rappelez vous la reponse de Boudiaf à Hocine Lahouel rt Saâd Dahleb à Blida: la revolution on l’a fera avec vous ou sans vous(…) On la fera avec les singes de la Chifa. Par les oulemas qui ont été gratifiés de postes de responsabilités au sein de la revolution, ont toujours collaboré avec la colonisation. Lisez donc Mme Dahmani qui a consacré plusieurs articles à l’assimilation des Oulemas. Mais les membres du parti communiste qui ont rejoint l’action du premier novembre avant l’arrivée de Abane Ramdane recruté par Ali Mellah sur ordre de Krim Belkacem, des conditions leurs ont été posées. Voila ce qui choque l’entendement! Hocine Ait Ahmed pour qui j’ai la plus grande estime ainsi que Saddek Hadjeres, nous doivent des explications sur ce sujet.

  53. Ils se sont sacrifié pour rendre le respect et la dignité pour ce peuple et sa liberte pour ce pays. Sur tous ces points, on les a tout simplement trailli..

  54. Dehbi dit qui est en possession d’un document écrit par Ben Mhidi, Chegrouche lui répond faux et usage de faux sans même avoir fait le minimum d’analyse de l’objet de la preuve! A partir d’une analyse contextuelle très subjective, il nie d’un block aussi bien le contenu que le contenant!
    Mes propos ne visent pas à valider ou invalider le document en question, mais ma curiosité a été piquée par le titre de chercheur qui fait plus appel à ses sentiments et sont militantisme qu’a sa cervelle!

  55. Le MNA a bien été crée juste après le congrés d’hornu, en mai 1954 dans le but de déclencher la guerre armée. Quand à Abane Ramdane, réfléchissez bien, comment se fait-il qu’il gravite rapidement les échelons pour devenir le premier responsable du FLN. Ma thèse, partagée par plusieurs anciens moudjahidines, c’est que les autorités françaies ont balayé le chemin devant lui:
    – Trahison, Ben M’hidi arrété dans la planque précédemment utilisée par A.Ramdane,
    – les cinq de la délégation de l’extérieur arrétés lors du rapt de l’avion,
    – le congrés de la soummam s’est déroulé en l’absence de la délégation de l’extérieur non informée qui se trouvait en Italie,
    – le départ vers Tunis par la route sans aucun accros !…

    la décision d’élimination des membres du MNA au cours du congrés qui a l’époque était le seul présent sur le terrain et qui constituait le parti à abattre puisque le mieux organisé et ayant le plus de cadre (on estime à 9000 cadres ainsi tués sur ordre de A.Ramdane).
    – le captage de tous les partis opposés à l’indépendance et partisant de l’assimilation UDMA, PCA, OULEMAS,
    C’est la technique de l’ascenseur employé par la DST et le SDEEC durant la guerre en Algérie. Sachez que Ferhat Abbas a été reçu par Pierre MESMER la veille de son départ en Tunisie et a reçu son passeport de ce dernier. Il a déclaré à P.MESMER qui lui demandait pourquoi il voulait rejoindre le FLN en Tunisie, F.Abbas répond : > (voir les mémoires de P.MESMER) à suivre

  56. bonjour
    ben m ‘hidi ete donne par des algeriens pour que on arrivera a liquide abane ramdane.

  57. puisque c’est abane et l’aide de ben m’hidi qui ont bien organise la plate forme de la soummam alors c’est la vrai citation de ben m’hidi il faut lire la plate forme de la soummam pour faire une petite analyses

  58. Ne dites pas n’importe quoi Mr Baker. Certes Abane avait des defaut, mais il avait plus de qualités. C’est un grand rassembleur et un grand organisateur. C’est egalement un géant qui s’est totalement dévoué à la cause nationale. Son seul défaut, il ne cachait pas du tout ses animosités et il ne supportait pas ceux qu’il deteste.

  59. On voit bien à travers ce débat, la dangerosité de la restriction de l’information. Dire la vérité ne peut finalement servir que la vérité. Et comme disent certains, c’est dans la nuit qu’on peut tricher. Un jour on nous dira que le congrés de la Soummam s’est déroulé à Chlef dans le fief du bachagha Boualem et que ce dernier en a été l’organisateur. Mais tout de même grâce au sacrifice des jeunes du 5 octobre, on peut encore trouver des livres d’histoire qui parlent de la guerre de libération. Je dis  »encore » car au train où vont les choses on aura plus droit qu’à des livres sur le Hedjaz dans quelques temps. On peut se tromper sur la date de naissance du MNA par exemple (Décembre 54), mais les raisons de sa naissance appartiennent à un contexte bien défini. Je veux dire par là qu’un parti, tout comme un mouvement politique, quelques soient les erreurs d’analyses qu’il peut commettre durant sa vie, sa raison d’être va objectivement le poursuivre jusqu’à la fin de ses jours. En prenant pour exemple le RCD que beaucoup de gens accablent aujourd’hui, ou bien le FFS, on voit mal ces partis revendiquer un jour le programme de hamas, du FLN ou du RND ou du FIS. Y’a une limite tout de même. Leur limite c’est leur nature. Certains situent la naissance du MNA avant le FLN. C’est pas innocent. Mais tout de même posons nous la bonne question. Si le MNA avait été le premier à créer une structure politique pour amener sur le terrain de la confrontation violente, l’idée de la destruction de l’état colonial, pourquoi a t-il fini dans la collaboration totale. Le général Bellounis qui voulait faire de l’ombre aux maquis FLN en créant les maquis MNA a finit par collaborer avec l’armée Française. Cette situation de honte dans laquelle a fini le MNA est la preuve que les conditions objectives de sa naissance précipitée n’était pas de libérer le pays mais de contrer le FLN. Même si, il faut le dire que parmi les militants du MNA, l’écrasante majorité des militants était sincères quant à leur sentiments patriotiques. Mais il faut le rappeler aussi pour l’histoire, les conditions de la naissance du MNA étaient l’insupportable idée de voir le FLN le doubler sur le terrain. La jalousie. Thismine. Le FLN a résisté à toutes les adversités car il était tout simplement moralement plus fort. Ce sont les raisons de sa naissance qui lui ont assuré cette puissance. quant à Abane que certains continuent de vouloir salir 50 ans après sa mort, il faut savoir que c’est Krim Belkacem qui lui a fait appel à sa sortie de prison. Abane a rédigé le premier vrai texte politique en direction du peuple Algérien après la déclaration d’Imoula. Le premier tract. C’est Abane qui a créé le journal El Moudjahid, le journal du FLN en lutte. Il a même rédigé un texte pour justifier le terme Moudjahid qui ne voulait pas dire d’après lui un retour dans le passé mais une continuation du combat des générations passées avec des méthodes modernes. Il y’a une chose que je ne comprends toujours pas. Ben Bella était le plus acharné contre Abane, jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs. Pourquoi les ennemis d’Abane d’aujourd’hui ne se suffisent pas de Ben Bella. Si Abane était un agent de la France, la personnalité de Ben Bella ou de Bouteflika devrait les satisafaire.

  60. Notre but n’est pas de tirer sur Abane Ramdane, mais nous cherchons à comprendre ce qui s’est passé, ce qui a engendré la situation que nous connaissons aujourdhui. Comment donc le pouvoir est tombé aujourdhui entre les mains d’hommes et de femmes totalement etrangers aux sacrifices que le peuple à consenti depuis 1830 jusqu’à 1962. Comment donc des hommes qui ont ecrit des lettres à l’administration française en 1945 ( ma famille est la pour defendre la france contre les insurgés), ont-ils presidé aux plux hautes destinées de l’Algérie independante ? Le MNA et le CRUA avaient des contacts bien avant le 1ER novembre 1954. Lors des rencontres entre les dirigeants du CRUA et du MNA, il etait convenu à la demande de Messali de reporter à une date ulterieure le declenchement de la revolution, mais les hommes du CRUA ont en decidé autrement.Plus que cela on a communiqué une fausse date du declenchement de la revolution à Messali dont le requisitoire contre les membres du CC, est redevenu la proclamation de novembre. A partir de janvier 1954, Messali à cherché une reconciliation avec le CRUA en s’adressant directement aux quatre du Caire, notamment Hocine Ait Ahmed et Benbella. Messali n’obtint aucune reponse et les emissaires qu’il envoya en Egypte, furent arretés par la police de Nacer. Messali ne desespere pas et engage d’autres tentatives de reconciliation, mais toutes ont été repoussées par les dirigeants de la revolution. A partir de 1955, Abane fait appel à l’UDMA, aux OULEMAS et aux membres du CC, mais pas au MNA qui a toujours prôné l’action armée et au berbero-communistes. Pourquoi? C’est à partir de ce moment que les hostilités commencerent entre le MNA et le FLN. Cher Amzal, ce n’est pas parceque Benbella est redevenu un pion entre les mains de Nacer et de ses moukhabarat, qu’il y a lieu de ne rien dire et d’occulter la verité.Une fois de plus, je vous l’affirme nous avons le plus grand respect, autant que celui que nous eprouvons pour Krim, Benboulaid, Ait Ahmed, Messali, l’Emir Abedelkader, les Zaatchas et Fathma N’soummer, à Abane Ramdane.

  61. @ Baker, Abane Ramdane est une personnalité tellement forte qu’il ne laisse pas les gents indifferent. C’est lui qui a donné le souffle de vie au fln, avant le congres de la soumam, le fln est à peut pres ce qu’est le fln d’aujourd’hui avec à sa téte un Boulkhadem déconnecté de la réalité politique de l’Algerie. Donc c’est abane ramdane et ben-mhidi qui ont pris la tete de la locomotive, qui a conduit le pays vers l’indépendance. Et ce n"est certainement pas ceux qui l’on enmener a labattoire qui vont nous faire croire que abane est un taitre ou autres. Ceux qui ont trahi le sang des chouhadas sont connu de tous… chercher plutot du coté du clan d’oujda.

  62. l’authenticité de la citation attribuée à ben Mehidi ne change pas grand chose à l’objet du débat, j’ai toujours entendu des gens ordinaires dire que la guerre pour le pouvoir était lancée quelques années avant l’independance, une recherche scientifique de l’historien ne change en rien ce que pense les algeriens sur cet épisode fratricide. J’ai- même cette fois ci de source authentique- entendu Boudiaf en personne parler à l’unique lors d’un reportage sur les accords d’Evian que si le peuple savait ce qui se tramait dans le fln de l’époque il aurait abondonné la partie.

  63. Cher Radjef,
    C’est aux historiens de dire l’Histoire.

  64. Entretien de Jean Moreau a lire(Directeur de la revue : La Révolution Prolétarienne
    avec Jacques Simon, auteur de :
    Novembre 1954. La révolution commence en Algérie. (L’Harmattan,
    2004).
    Jean Moreau. Après plusieurs travaux sur l’immigration algérienne en France, tu as
    consacré quatre livres au mouvement national algérien : l’Etoile Nord-Africaine
    (ENA), le Parti du peuple algérien(PPA), le Mouvement pour le triomphe des libertés
    démocratiques (MTLD) et enfin novembre 1954. Pourquoi tout un livre sur un tel
    évènement ?
    Jacques Simon. Le ler novembre 1954 est incontestablement l’acte initial de la
    révolution algérienne. Mais à partir de là, les analyses divergent. Pour Benyoucef
    Benkhedda, ancien secrétaire général du MTLD puis second président du GPRA (1)
    comme pour Mohammed Harbi (2), novembre, c’est le fait du Comité révolutionnaire
    pour l’unité et l’action (CRUA) qui, après avoir pris acte de la scission du MTLD, a
    lancé l’insurrection et, comme un seul homme, tout le peuple a rejoint le FLN. Il s’agit
    là d’une interprétation mythologique des origines de la révolution algérienne.
    J.M. Peux-tu préciser, car cette version est celle de la grande majorité
    des historiens.
    J.S. Cette version est une pure mystification pour quatre raisons
    principales :
    – Il n’existe aucune continuité politique et programmatique entre le CRUA et
    l’Organisation spéciale (OS). L’OS était une structure clandestine créée par le MTLD
    à son premier Congrès en 1947. Elle n’était pas autonome mais placée sous le
    contrôle du comité central et du président du parti, Messali Hadj. Démantelée en
    1950, elle a été reconstituée, sur la base d’un rapport d’Aït Ahmed, au 2è congrès du
    MTLD en avril 1953. Messali avait insisté pour que Ben Boulaïd en soit le
    responsable. Cette OS n’a pas été dissoute pendant la crise du MTLD, et Ben
    Boulaïd était toujours rattaché statutairement à son chef hiérarchique, le président
    Messali Hadj. Le CRUA était une structure clandestine, créée par Mohamed Boudiaf
    et une fraction du comité central pour combattre le Comité de Salut Public (CSP),
    structure légale du MTLD, chargée par ce même comité central d’organiser un
    congrès extraordinaire du parti.
    – Le MTLD a été refondu en juillet 1954 au Congrès d’Hornu (Belgique) et sa
    nouvelle direction, le Conseil national de la révolution algérienne (CNRA) a été
    chargée, dès la fin juillet, de réorganiser le parti pour l’engager dans la révolution en
    décembre 1954.
    – C’est parce que la crise du MTLD a été réglée positivement sans lui, que Boudiaf
    s’est lié avec le colonel Nasser au Caire. Le champion du nationalisme arabe s’est
    aussitôt saisi de cette opportunité pour pousser Boudiaf à engager dans la
    précipitation une série d’actions avant l’insurrection générale préparée par le CNRA.
    – L’objectif de Nasser n’était pas d’impulser la révolution algérienne, mais d’attirer la
    répression contre le MTLD pour permettre au FLN, le nouveau parti créé au Caire,
    de le remplacer.
    J.M. Mais la déclaration du FLN du ler novembre n’était-elle pas une charte nouvelle
    du mouvement nationaliste, plus radicale que celle du MTLD, déchiré par la scission
    entre centralistes et messalistes ? J.S. En aucune façon. Depuis sa fondation en
    1926, l’Etoile, le PPA et le MTLD ont adopté dans tous leurs congrès un programme
    réclamant l’abrogation du régime colonial, l’expropriation de l’impérialisme, l’élection
    d’une Assemblée Constituante Souveraine par tous les habitants de l’Algérie
    (Musulmans, Européens et Juifs) et l’application de tout le programme démocratique,
    à savoir la laïcité de l’école et de l’Etat, l’exercice de toutes les libertés,
    l’émancipation de la femme, l’indépendance du syndicat, etc. Il préconisait l’unité des
    trois peuples d’Afrique du Nord et la transformation de l’Union française en un
    Commonwealth franco-africain. Ce combat devait se mener en alliance avec la
    classe ouvrière et le peuple ami de France.
    Dans sa déclaration du ler novembre 1954, le FLN offre « la possibilité à tous les
    patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements
    purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans autre considération
    ». Le but : « 1. la restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social
    dans le cadre des principes islamiques. 2. le respect de toutes les libertés
    fondamentales sans distinction de race et de confessions »
    Le regroupement de toutes les couches sociales (la bourgeoisie, la petite
    bourgeoisie, la paysannerie, la classe ouvrière et le lumpenprolétariat) dans le FLN,
    c’est le contraire du programme de l’ENAPPA-MTLD-MNA qui s’est toujours défini
    (cf. tous mes livres) comme « le parti des populations laborieuses », « le parti du
    prolétariat algérien ».
    L’État algérien fondé sur les principes islamiques, c’est la négation de la
    Constituante Souveraine ; les libertés fondamentales pour les islamistes, (la charia),
    c’est le contraire des libertés démocratiques. Quant aux partis « purement algériens
    », ils ne peuvent être que musulmans, les autres étant, y compris le Parti
    communiste (PCA), des partis fondés pendant la période coloniale.
    S’il existe une continuité entre le FLN et le MTLD, elle est dialectique, le FLN
    étant la négation du mouvement national. Dès novembre, le FLN est placé sous la
    tutelle de Nasser. II est soutenu par la Ligue arabe et fortement subventionné par les
    monarchies du Golfe et en particulier par l’Arabie Saoudite wahhabite (cent millions
    versés en novembre). Le MNA n’avait pas sa capitale au Caire, il s’était démarqué
    du nationalisme arabe et il a toujours recherché l’alliance de la classe ouvrière
    française et internationale. Il combattait le colonialisme mais ne voulait pas jeter les
    Européens à la mer. Il ne les considérait pas non plus comme une minorité (des
    dhimmis dans les pays islamiques) mais comme des compatriotes. Il est donc clair
    que dès sa fondation, le FLN, instrumentalisé par Nasser, a mené une guerre de
    classe pour liquider le MNA et imposer à la France de lui transmettre tout le pouvoir
    en Algérie. L’Etat algérien fondé sur les principes islamiques, c’est la négation même
    d’un Etat fondé sur les principes de la démocratie sociale et politique.
    J.M. Tu as placé en couverture de ton livre, l’effigie de Messali que Ben Boulaïd
    aurait donné à tous ses combattants avant novembre. Cela m’étonne car Ben
    Boulaïd était un membre du CRUA.
    J.S. Pendant la crise du MTLD Ben Boulaïd, chef de l’OS et membre du comité
    central avait adopté une position neutraliste. Il avait adhéré au CRUA parce que
    Boudiaf l’avait assuré que Nasser allait ravitailler les maquis en armes dès le premier
    coup de feu. C’était un simple accord tactique. En effet, alors qu’il avait suivi Boudiaf
    au CRUA, il rencontrait en juillet 1954, à Niort, Messali Hadj, son chef hiérarchique
    de l’OS. Il a appris par lui que le parti allait entrer dans la lutte armée. C’est pourquoi
    il a appelé à la révolution au nom de Messali Hadj. Par la suite, n’ayant reçu aucune
    arme du Caire, il comprendra que Boudiaf l’avait manipulé. II rejoindra alors le MNA
    et sera assassiné, comme Chihani Bachir, le chef précédent des Aurès, par Adjoul
    Adjoul et Laghrour Abbés, en liaison étroite avec Krim Belkacem et Abane
    Ramdane, selon les sources du MNA.
    J.M. Dans le dernier chapitre de ton livre, tu soutiens que les messalistes ont joué
    un rôle déterminant pendant « l’an I de la révolution ». C’est contraire de tout ce qui
    est écrit. Peux-tu préciser ?
    J.S. Je me suis moi-même engagé dans la préparation de la révolution après le
    congrès d’Hornu. Fin septembre 1954, à Sidi-Bel-Abbès, j’ai créé un premier groupe
    politique lié au CNRA. En mars, j’ai adhéré au PCI (tendance Lambert) lié au MNA.
    Je peux affirmer et il existe un millier de témoignages et documents pour soutenir
    que, dès le 2 novembre, les messalistes qui avaient échappé à la répression se sont
    engagés dans la lutte pour l’indépendance. Je les ai rencontrés en circulant en
    Oranie et dans l’Algérois et l’insurrection du 20 août 1955 a été pour l’essentiel le fait
    des messalistes, agissant dans le cadre de l’ALN. Ali Kafi, chef de la Wilaya II (Nord-
    Constantinois) a confirmé ce fait dans ses Mémoires, Casbah, 2002.

  65. C’est d’autant plus vraie ce que vous dites Mr Chegrouche que ce Dehbi est un islamiste notoire qui veut se faire passer par un démocrate et maintenant il essaie de faire passer les héros de notre révolution pour ceux qu’ils ne sont pas. Lorsque j’ai lu son mensonge ici sur le matin, j’avais tout de suite compris qu’il y avait anguille sous roche. Merci Mr Chegrouche d’avoir dénoncé cet energumène.

  66. Cher Monsieur Radjef, mes propos vous révolte, je le comprend. Mais, c’est la triste vérité (sources IS (Intelligence Service), lorsque les autorités françaises ont compris qu’ils ne pouvaient arréter le processus de la guerre d’indépendance, ils décidèrent de la controler, c’est ce qui arriva; il y eu Abane Ramdane, Ferhat Abbas, si Salah, bellounis, Bel hadj (Kobus) etc…Plus tard les désertions d’officiers algériens de l’armée franàaise (les DAF..), finalement ils sont arrivés à leurs fins: Qui tiens les rènes en Algérie ?.

  67. Au début des années 70, Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene, ne pouvait aucunement confondre le verbe actif : s’emparer de quelque chose après avoir maîtrisé les gardes, un fait d’arme héroïque, avec un verbe passif : s’être fait embarquer à bord une humble et fort vieille barque que seuls ses fantasmes ont imaginée royale.

    Bien avant le 1ère novembre 1954, plus précisément, en mars 1954, à l’époque du CRUA (comité révolutionnaire pour l’unité et l’action), alors que la révolution algérienne était dans ses balbutiements, la DST avait établi l’organigramme des militants nationalistes algériens avec force détails y compris les noms des principaux meneurs et leur projet de passer à l’action armée. Un rapport avait été adressé, six mois avant le déclenchement de la révolution, au ministère de l’intérieur. Cette dernière institution avait ordonné au patron de la DST :
    « Infiltrez leurs rangs et manipulez leurs chefs».

    Qui était la DST ? Après avoir créé et dirigé les BCRA (services secrets français) durant le second conflit mondial (1939-1945), Roger Weybot avait fondé, en 1946, la DST (Directions de surveillance du territoire) qu’il a dirigée jusqu à 1958. Quelle méthode avait-il employée durant les : « Evènement s d’Algérie ?

    Lisons :

    « …En développant mon système d’infiltration des réseaux du FLN par des agents à nous. Les hommes que nous glissons dans le dispositif adverse, souvent dans des postes subalternes, nous les aidons à conquérir progressivement de l’importance au sein de la rébellion. Nous leur permettons par exemple de passer des armes, de l’argent pour le FLN. Leurs convois clandestins sont protégés par la DST., alors que les transports d’armement d’autres chefs fellaghas sont bloqués, saisis. Avec notre accord et la complicité de l’armée française, nous agents FLN montent également des opérations bidon de manière à se couvrir de gloire aux yeux de l’état major du Caire et de Tunis. Chaque fois nous montons tout nous-mêmes pour rendre le coup de main rebelle totalement crédible.

    Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux. Leurs camarades se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents vont atteindre les plus hauts échelons dans l’état major du FLN. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoint de wilaya…». Philippe Bernert, Roger Weybot et la bataille de la DST, presse de la Cité, 1975, P. 449. Infos ou intox ?

    Entre 1954 et 1962, les services français avaient-ils les moyens de recourir à ce type d’opérations ? Si oui pourquoi s’en seraient-ils privés de l’arme la plus dévastatrice dans un conflit atypique où la ruse et la surprise constituent l’une des armes des plus efficaces ? Les nationalistes algériens étaient-ils totalement imperméables à ce type de manipulations ? Evidemment que non.

    Jusqu’à preuve du contraire, nous tenons l’affaire Dinah comme étant une audacieuse prouesse des services français et Houari Boumediene comme leur agent glissé, conformément aux méthodes relatées plus haut par Roger Weybot, à un rang subalterne avant de le faire grimper d’abord jusqu’au sommet de la hiérarchie militaire pour y devenir le point de ralliement, le protecteurs de convertis au nationalisme algérien de la 25éme heure, le patron d’une 5éme colonne. En 1963, le Général de Gaulle avait ordonné à ses services d’aider les militaires algériens et non pas les civiles. Le coup d’Etat sanglant du 19 juin 1965, qui avait porté Boumediene au pouvoir, était téléguidé par Paris. Boumediene est le fondateur d’un régime politique monstrueux où le guech bekhta (la valetaille), a pris le dessus sur les hommes intègres et le vice a triomphé sur la vertu.

    Pendant la guerre d’Algérie (1954-1962, les services français disposaient de moyens humains et matériels quasiment illimités. Aussi avaient-ils pour alliés indéfectibles, pour le meilleur et pour le pire, les services de l’OTAN, du MOSSAD israélien et des judas arabes. Face à de tels moyens, Fethi Dib, ses Moukhabarate et Ben Bella, ne pouvaient, tout au plus, que jouer le rôle d’un cadavre entre les mains de ses fossoyeurs.

  68. Le seul argument valable de cette réplique est que l'absence de références vérifiables rend la citation sujette à controverse. Pour le reste, soyons sérieux, ce qui s'est passé après indépendance et qui s'annonçait pendant la révolution aurait justifié mille fois les propos de cette cotation. Tout le monde a pu voir à la télévision M. Boudiaf parler de ce "malade" de Benbella qui, en prison, ne pensait qu'à la prise de pouvoir après la guerre. Chacun peut lire dans le livre de B. Abdeslam, Le gaz algérien", ed. Bouchene, 1989, les luttes féroces pour le leadership AVANT, pendant et après la révolution. Pire, on y apprend que les motivations des uns et des autres, à quelques exceptions près, n'étaient même pas idéologiques mais purement vénales. Alors arrêtez d'exhiber les martyrs pour essayer de faire taire ceux qui dénoncent les dérives, ils n'ont pas donné leur vie pour vous mais pour le pays.

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