Abdelaziz Bouteflika a déserté le palais d’El Mouradia depuis plusieurs mois, laissant une partie du personnel dans l’expectative.
Les décisions ne se prennent plus au palais de la présidence. Bouteflika y est absent depuis avril 2013. De même qu’il a déserté sa villa cossue d’El Biar et sa résidence présidentielle de Zéralda. Les grandes décisions qui touchent au pays, les décrets, la communication, les grandes manœuvres, les conclaves ou rendez-vous officiels ont lieu désormais dans sa résidence de Sidi Fredj toujours entouré de sa fraterie. Pendant ce temps à El Mouradia, les différents services, d’habitude en effervescence, sont coupés de tout, ignorés. « Nous sommes entrés en hibernation », glisse malicieusement notre source.
Depuis son retour de son long séjour au Val-de-Grâce, « le président n’est venu que deux fois pour signer la loi de finances, c’est tout », nous a confié une source de la présidence. Même Saïd Bouteflika ne se rend plus à El Mouradia. La famille décide et régente à partir de Sidi Fredj. « En fait, depuis son accident vasculaire cérébral d’avril 2013, rien ne se décide à la présidence, et on n’est plus consulté ni associé aux décisions qui se prennent », ajoute cette source.
Il y a un mois, le directeur des résidences officielles, a été limogé par le président. Si aucune raison n’a été avancée quant à ce limogeage, certaines sources l’attribuent à cette guerre que le clan du président a décidé de mener contre les officiers supérieurs du DRS depuis le retour de Bouteflika de son séjour au Val-de-Grâce. « Il a été remplacé par Boulemzaïr, chargé de mission », a précisé notre source.
Yacine K.




Bientôt l'Algérie sera désertée aussi , inch Allah .
voila un peuple qui s'est liberé du joug d'une puissance coloniale et qui est pris en otage par une fratrie ! curieux !!!
Cela ressemble à un abandon de poste ! quelque soit le poste qu'on occupe on est dans l'obligation de justifier toute absence à son employeur, n'est ce pas le peuple son employeur, à lui, ce "haut cadre" ? Le devoir d'informer que son état nécessite un repos et qu'il ne peut malheureusement rejoindre son bureau ? Non, il ne se sent aucune nécessité de le faire, le peuple comprendra probablement ou aura la liberté d'interpréter comme il le voudra cette longue absence, il n'en a cure des sens qu'il aurait à donner.
C'est la pire des situations que l'Algérie ait connue ! Espérons que nous n'aurons pas finalement notre fameux "printemps arabe" couleur rouge sang.