Cause amazighe : le lourd prix carcéral et post-carcéral à payer

Une condamnation à mort, onze années et demie d’incarcération dans des conditions horribles, inhumaines, en plus des sévices et tortures que j’ai subies, causes et conditions déjà handicapantes, invalidantes et à vie : voilà, déjà, le lourd prix que j’ai payé pour mon militantisme pour la cause amazighe et mon incorruptibilité.

Par Smaïl Medjeber

Le responsable, à juger et à condamner pour ce grave préjudice, c’est bien sûr le pouvoir criminel, dictatorial et illégitime algérien qui sévit encore en Algérie. Mais que sera le prix à payer, post-carcéral aussi ? Difficile à répondre, à exprimer : un calvaire !

Côté famille, ce que je craignais le plus, mon profond pressentiment pour mon après-libération, arriva. Déjà mon mariage, en 1988, a failli être bâclé malgré toutes les promesses qui m’ont été faites. Ce fut mon premier grand choc, même si je m’y attendais.

La présence à mon mariage de Me Abdenour Ali-Yahia, le grand défenseur des droits de l’homme que j’ai côtoyé en prison, ainsi que de mon grand maître, feu Mouloud Mammeri, accompagné de son honorable épouse et de sa très sympathique fille, fut, pour moi, un baume au cœur. Sans oublier la présence de Me Hocine Zehouane, co-fondateur de la première Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme, qui me servira gentiment de conducteur de mon cortège nuptial.

Voici, entre autres, les textes de messages que j’ai, récemment, adressés à l’un des membres de ma famille, sans le nommer : « Si, toi, les frères et sœurs et notre mère, avec les moyens que vous avez, m’aidiez, depuis ma sortie de prison jusqu’à aujourd’hui, je ne serais pas dans la situation de vie ou plutôt de survie où je souffre ». « Est-ce qu’il te reste quelques sous à me donner après ton voyage ? » Sans suite, d’où mon dernier message : « Afus deg fus (la main dans la main) a disparu ? ». Cette non-solidarité familiale pressentie, perdure jusqu’à aujourd’hui. 

Je comprends pourquoi c’est dur d’être seul (e), abandonné (e) ou, pire, orphelin (e)!

Côté pouvoir algérien, une semaine après ma libération qui eut lieu le 5 juillet 1987, suite aux interventions d’organisations internationales de défense des droits de l’homme (la FIDH, Amnesty International, la Commission des droits de l’homme de l’ONU…) et Sa Sainteté, le défunt Pape Jean-Paul II, après avoir échappé à une opération de kidnapping et de disparition programmées avant même ma libération, ce pouvoir dictatorial et corrupteur me proposa argent et logement, en contrepartie de ma soumission et de ma collaboration. Refus catégorique de ma part. J’avais eu la même proposition de la part de l’ancien dictateur Houari Boumediene. Ce que j’avais refusée bien sûr, préférant y être exécuté plutôt que d’accepter ladite proposition.

Afin de me permettre de vivre, je voulais retrouver mon emploi, comme responsable d’un service administratif, au sein de la Pharmacie Centrale Algérienne, société sous tutelle du ministère algérien de la Santé, lequel ministère était occupé, à l’époque, par Kasdi Merbah, mon ancien tortionnaire. Demande, évidemment, restée sans suite. D’autres demandes d’emplois à d’autres organismes, pareillement. D’où la situation de précarité dont laquelle je tombais.

Côté militants, j’ai cru avoir leur adhésion et soutien en fondant une maison d’édition consacrée à la connaissance et à la promotion de la langue et culture amazighe : Tizrigin Yuba Wissin. Certes, c’était aussi une revanche vis-à-vis du pouvoir dictatorial. Mais un autre sacrifice et deux grandes déceptions en plus.

Première déception : ce projet, j’allais le réaliser en association avec un commerçant aisé qui me promit d’y investir les fonds nécessaires. Il m’abandonna la veille même de la concrétisation légale dudit projet. 

Je dus le faire seul, même sans moyens aucuns. D’ailleurs un minable magistrat du tribunal de Tizi-Ouzou voulait me priver de mon droit d’exercer une activité commerciale. Ce sera Me Hocine Zehouane et une très gentille jeune dame exerçant au sein de l’Administration du Registre de Commerce National, qui m’y aideront généreusement.

Seconde déception : l’absence de lectorat suffisant pour faire survivre au moins une petite et modeste revue ayant pour titre Amazigh Bulletin de Communication, (en abrégé Abc Amazigh). Une revue trilingue : en amazigh, en français et en arabe. Revue qui rendra l’âme en 2001, après 42 numéros. Malgré mes appels au secours, mes SOS désespérés, mon souhait et défi d’avoir au moins un millier de lecteurs pour assurer sa survie. En plus du fait que ce pénible travail, fait seul, de rédaction, d’édition et distribution a épuisé mes dernières forces et aggravé mon état de santé. Ce que me reprocha un ancien militant, par cette remarque : « Tu es fou, Smaïl ! Tu continues encore ! ». 

– Où en est donc la solidarité et le militantisme pour tamazight, la langue amazighe ? Je me pose la question. J’ai consacré, pour cette revue, deux ouvrages : Abc Amazigh, une expérience éditoriale en Algérie (1996-2001), parus à Paris aux éditions L’Harmattan. 

Quelques bons et mauvais souvenirs : 

– Un chanteur que je ne nommerais pas, me voyant marcher à pied, un jour, à Tizi-Ouzou, me dit : « Comment se fait-il que toi, Smaïl Medjeber, tu n’as pas de voiture ? Non seulement, je n’ai pas de voiture, mais je n’ai pas de quoi payer un petit café si je croise quelqu’un qui me reconnaitrait ! »

– Pareillement et contrairement, le grand cinéaste et militant amazigh, feu Abderrahmane Bouguermouh, me voyant marcher à pied, après la cérémonie de la projection de son film Tawrirt Ittwatun, à Tizi-Ouzou, me dit : « Toi, Smaïl Medjeber et ton épouse, je vous laisserais aller à pied à la gare ? Pas question ! » Il dit à son fils de nous y emmener en voiture. 

– Le patron d’une société d’Akbou, me croisant dans la rue, mit discrètement de l’argent dans ma poche ; un autre jeune patron d’Akbou aussi, m’offrit de l’argent pour me permettre de m’acheter mon premier ordinateur qui me servit à la rédaction de la revue Abc Amazigh ; d’autres généreuses sociétés m’ont permis, par la publicité, de faire vivre, un tant soit peu cette revue; quelques quotidiens de la presse nationale aussi, par l’information qu’ils relataient à chaque parution ; quelques fidèles abonnés (ées) tels que ce commissaire de police qui s’abonnera et qui me promit d’obliger ses subordonnés à s’y abonner ! Ou encore ce haut officier de l’armée nationale venu à mon bureau pour s’y abonner et qui me dit, en réponse à mes excuses quant à l’étroitesse du lieu et le manque de mobiliers (une seule chaise !) : « Ce n’est pas ça qui est important, M. Medjeber. Ce qui est important, c’est ce que vous faîtes ! » Par contre, un membre du Congrès Mondial Amazigh que je ne nommerais pas, me dira le contraire, critiquera mon lieu de travail et ne s’abonnera même pas.

Je ne peux ne pas citer de bons souvenirs : mon activité bénévole, en France, comme président d’associations de parents d’élèves (école, collège et lycées) ; ma participation à un congrès mondial contre la peine de mort ; ma rencontre avec l’ancien ministre de la justice, Me Robert Badinter, l’abolitionniste de la peine de mort ; ma participation à la libération du médecin palestinien et des infirmières bulgares détenus injustement et arbitrairement en Lybie par l’ancien dictateur Kadhafi.

Autre bon souvenir : le concert de solidarité organisé par BRTV, le 4 mars 2007, à Paris. Enfin, l’autre prix carcéral et post-carcéral, lourdement payé et que je paie toujours, c’est la détérioration de mon état de santé. Je suis gravement malade, mais je ne peux donner les détails.

Avant ma libération, à la demande des organisations internationales de défense des droits de l’homme suscitées, le pouvoir algérien, par l’intermédiaire de la direction du pénitencier de Berrouaghia, ordonna au médecin y exerçant, de leur fournir un certificat médical certifiant mon « bon état de santé ». Et ce, pour justifier le prolongement de ma détention. Le médecin céda à la pression et établi ledit faux certificat. Après lui avoir exprimé ma révolte et ma menace de le dénoncer auprès des instances internationales suscitées, quant à sa complicité avec le pouvoir dictatorial, complicité contraire à la déontologie de sa profession, le médecin déchira ledit document préétabli. (A lire le détail dans mon livre La Grande Poubelle, Journal d’un ancien détenu politique en Algérie, paru à Paris, aux éditions L’Harmattan.)

Une fois libre, Me Hocine Zehouane, me posera, un jour, cette question :

– Comment as-tu pu conserver toute ta tête après tout ce que tu as enduré ? Moi, par contre, après seulement les quelques mois que j’avais passé en prison, je m’en étais sorti, déboussolé. »

Certes moralement, j’allais bien mais physiquement, non. 

C’était pour ce motif, mon état de santé très grave le nécessitant, que je devais aller à l’étranger pour me faire soigner. Mais le ministère de l’Intérieur refusa de me délivrer mon passeport. En présentant au Chef de Cabinet dudit ministère, les courriers de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU et de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (l’OMCT) qui prirent en charge les frais de mes soins, il céda à ma demande, en me disant : « Vous êtes trop fort pour nous Monsieur Medjeber ».

Ici, en France, un jour, mon état de santé le nécessitant, je voulais consulter mon médecin traitant exerçant dans un hôpital à Paris. N’ayant pas rendez-vous, sa secrétaire me fit savoir que « cela n’est pas possible », que le docteur… « Refuse strictement de recevoir des patients sans rendez-vous ». Informé, à ma demande, de ma présence, le médecin en question, même en pleine consultation, sortit précipitamment de son cabinet et me dit, inquiet : « Qu’est-ce qui ne va pas Monsieur Medjeber ? Ne vous inquiétez pas, je vais vous recevoir tout de suite ! » 

Mon état de santé nécessite des hospitalisations répétitives. Je viens d’en sortir d’une. A tout cela, s’ajouteront l’obligation de m’exiler suite à l’agression dont j’ai été victime et la menace de mort qui m’a été adressée. Et, des coups et blessures qui ne se voient pas, que je ne peux pas révéler, mais qui me font souffrir.

Être militant ne veut pas dire être aisé financièrement, ce que beaucoup de gens pensent de moi, et me regardent comme tel, comme si on me collait une sorte d’icone. Ma seule richesse, à moi, je le rappelle et le déclare haut et fort, ce sont mes convictions et mon engagement cœur corps et âme pour la cause amazighe.

Ce que vivent, pareillement ou presque, d’autres militants. Les ex-prisonniers politiques rencontrent quoi qu’il en soit d’énormes difficultés, y compris à gérer leur propre image. C’est pour cette raison que la solidarité de la famille joue un rôle capital, important, primordial, vital. D’où ma grande déception quant l’absence de solidarité de la part de la mienne. Ce que je révèle et dénonce.

Ceci n’est pas un cas particulier. Les dures et pesantes conditions de vie post-carcérales sont, hélas, quasiment universelles, notamment par la difficulté de retrouver un travail et des moyens de subsistance. A cela s’ajoutent le regard parfois méprisant et le désintérêt des autres. Surtout l’absence de lien social et affectif, à commencer de la part des proches.

Toutes mes pensées à veuves, orphelins et orphelines de mes anciens compagnons de combat décédés : Mohamed Haroun et Mokrane Roudjane. Egalement à tous mes autres anciens compagnons de combat et co-détenus qui ont partagé, ont vécu et vivent encore les mêmes souffrances (mise à part leur relation familiale particulière à chacun) : Hocine Cheradi, Lounès Kaci, Latamen Metref, Lehsène Bahbouh, Mokrane Yennek, Ahcène Chérifi, Ali Chérifi, Rachid Hammiche, Tahar Achab, Amrane Chami, Amrane Chihab, Saïd Imekhlef, Ali Hamadouche, Tahar Hammouche, Ali Chiramik, Salah Agag, Madjid Boumekla, Mohand Hamaz, Brahim Koli et Mouloud Mostephaï. … si j’en oublie, je m’en excuse. Ainsi que, pareillement, à tous les anciens et actuellement détenus politiques d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, de Lybie, du Niger, du Mali, de Mauritanie, de l’Afrique et du monde.

S. M.

P.S : Désolé pour la longueur de mon texte et si cela pourrait choquer certaines âmes sensibles.

Je remercie, encore une fois, le docteur et fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, mon ex- compagnon moral de détention, de m’avoir appris comment me libérer de mon traumatisme, de mes traumatismes. Dont acte.

13 commentaires

  1. chapeau bas monsieur MEDJEBER… vous avez ete avec HAROUN mohamed( mathematicien d'akbou) et tous vos compagnons du temps de la tristement celebre dictature du tyran boumedienne et son kabyle de service responsable de la tristement sanguinaire sécurité militaire, les premiers a avoir osé les défier au moment ou même les rats étaient sous surveillance ,suivis et abattus,vous avez été les pionniers a combattre le dictat féroce du nazi et son clan d'oujda et ses daf avec le plus grand des courages..comme tous les révolutionnaires ( le maquisard farid ali est mort seul dans la rue) vous avez payé un lourd tribut pour débroussailler le chemin miné qui mène a la liberté..pendant que des begarinnes s'empiffrent a la table de nos nerons sans aucun état d’âme!!! vous méritez honneur et respect pour votre noble combat ..a nos amis aisés de faire un geste en direction de nos héros ..

  2. "Vous etes trop fort pour nous Monsieur Medjeber", ils l'ont dit et c'est vrai monsieur Smail, j'avoue c'est la premiere fois que j'entend parler de vous, khoussara chez nous Benkhadem Khelil Belhadj Aqmi Madani Bouteflika et tous les khorrotos sont plus celebres que les prophetes, que pourra-je vous dire d'autre que de resister en ecrivant car on a besoin d'hommes come vous pour tenir le coup, du courage l'ami

  3. Monsieur Smaïl Medjeber , chapeau bas ! Je vous félicite pour votre courage et votre persévérance.

  4. Un parcours qui force l'admiration et le respect,Les bourreaux de Smail Medjber finiront tous dans la poubelle de l'histoire,il viendra le jour où le Carré des martyrs sera nettoyés des fossoyeurs de l'Algérie car la revanche du sort est souvent posthume.

  5. comme dirait da mohya ,nos vieux de leur bouche ne sort que mort et mouches,et en plus ils adorent fraper les enfants,alors que ces derniers les respectent.
    bon courage monsieur Medjeber et et soignez vous bien,avec tout mon respect.

  6. Cher karim haddad

    Il ne faut pas aussi oublier de parler du Kabyle de service Mouloud Kacem Ben Belkacen (le comble un parent par alliance à moi, j'en ai honte) qui a donné toute sa vie au développement de l'islam et de l'arabe et rien , mais alors rien, à sa langue maternelle le tamazight alors qu'il était haut placé dans le hiérarchie du pouvoir .

    Les "kabyles de services" font du zèle là où il le faut. Il aurait pu donné un peu de son temps à la reconnaissance et à la réhabilitation de la langue berbère, juste un tout petit peu, et le reste de son temps il l'aurait consacré à Dieu pourquoi pas, on ne lui aurait pas fait grief ????!!!!!!!!

  7. Cher Smaïl, je suis à la fois admiratif du combat qui est le vôtre et de vos compères (passé et présent) et triste du sort que la libération (quel paradoxe!) vous à réservé. La solidarité, faute d’un état à la hauteur, s'est arrimée à un niveau familial (voire villageois), ce qui visiblement vous a hélas manqué. Les Kabyles et moi le premier, pourraient très bien participer à ce genre d'initiatives (aider un compatriote de votre envergure à refaire surface) mais encore faut-il des structures en mesure de le mettre en œuvre.

  8. Ni les droits de l’Homme
    Ni les droits de l’Homme
    Sous toutes les formes
    Ni aucune opposition
    N’ont pris part à mon malheur
    Sauf le peuple comme un seul Homme
    A osé défié la peur

    Ce parti ou celui-là,
    Je ne me gênerai pas
    À les torpiller haut et bas
    Sans relâche, mais sans mépris

    Pour que les geôles s’effondrent,
    Pour que tous les bourreaux sombrent
    Dans la triste nuit des ombres
    Retirons nos vaillants
    Redorons nos blasons

    Accueillant cette lueur
    Présage de bonheur
    De haut de tous
    Pour une Algérie meilleure
    Et pour une démocratie majeure

    D lwajeb asirem ad yili
    D lwajeb asirem ad yili
    Deg ulawen ad yefti
    Ghas akka lwaad ay teqqqes
    Ma yella wteg di gma ass-agi
    Tasa-w ur t-ugiBg ig kan ad yeffriwes
    Laalam akken a d-yeflali
    S yetri n tlelliIlaq ujajih n tmes
    Ad yeknef Ujazayri
    Akken ad yemmekti
    Anda yedda lasel-ines

    Ad yini d Azayri illig
    D leqrun i (di)yi-(i)gurren
    Azar-iw ar (d)a t-nadig
    Xas a t-ssweg s idammen
    Macci di ssuq i t-ufigLasl-iw d
    AmazigUr yettnuzu ur irehhen
    Ur yettnuzu ur irehhen

    Xas rrzaget temsalt-iw
    Xas akka ifadden-iw aayen
    Ssnesgeg tagwect-iw
    A s-d-sslen medden akken llan
    Ur ttakeg afus f tmurt-iw
    Ad truh deg wecruf n zzman
    Skud brarhent wallen-iw
    Ad asen-zwareg i ymegban
    Ansi i d-yessawel lheq
    Abrid-is ad i-yawi
    Xas ixef-iw ad yessaaweq
    Xas lmut ad tesseqsi
    Ad berrez-eg lgar d ccer

    Aammdeg agris d uqebli
    Kul wa akken i s-yehwa ad yentaq
    Ad yini kan d Azayri
    Timsal akkw zdukelt-ag
    Glin warrac d imectah
    Deg yiwet n tegwnitt yessag
    Udfel n lbatel gef lerwah
    Ihuza medden akkw sawrag
    Lzzayer udem-is yennejrah
    Ttebr ur iteffeg allag
    Gas azekka ad nennecrah
    S idammen n wid yexnunsen
    Ad yebreq wudem n tlelli
    Knant-ed tsedwa i ybaaden
    Ttwakksen Xemsa n yimi
    Tehwej tmurt irgazen
    Deg nasliyin tettgani
    D nitenni a tt-yessenquqlen
    Yir amdur akken a s-yegli

    Il faut qu’il y ait de l’espoir
    Il faut qu’il y ait de l’espoir
    Dans les cœurs il va s’agrandir
    Bien que les temps soient difficiles
    Si aujourd’hui je critique mon frère
    Je ne le repousse pas pour autant
    Je veux seulement le secouer
    Pour que le pavillon surgisse
    Avec l’étoile de la liberté
    Cela nécessite une flamme
    Qui puisse échauder l’Algérien
    Afin qu’il se remémore ses origines

    Qu’il dise je suis Algérien
    Ils nous ont trompé des siècles durant
    Mes racines je les chercherai
    Si nécessaire, je les arroserai avec mon sang
    Car je ne les ai pas achetées dans un souk
    Mes racines sont amazighes
    Elles ne sont ni à vendre
    Ni à donner en gage
    Aussi amère soit mon histoire!
    Aussi fatiguées soient mes jambes!
    Je laisserai libre court à ma voix
    Que tout le monde l’entende!
    Jamais je serai complice contre mon pays
    Il risquerait de se perdre à jamais
    Aussi longtemps que mes yeux resteront (grand) ouverts,
    Je montrerai le chemin aux déshérités
    D’où que justice appelle
    J’emprunterai son chemin
    Au risque de déranger les esprits
    Au péril de ma vie
    Aux imprévus et au mal je ferai face
    J’accepte d’endurer vents et froids
    Que chacun soit libre de s’exprimer dans la langue de son choix
    Et se définir comme algérien
    Tant de causes nous réunissent
    Des enfants à la fleur de l’âge ont péri
    En un seul instant, les esprits sont couverts
    De couches d’injustice
    Le fléau n’a épargné personneLe visage de l’Algérie saigne
    Même si le sourire demain retrouvait les visages demain
    Grâce au sang de ceux qui sont tombés
    Le visage de la liberté brillera
    Les branches éloignées se sont abaissées
    Le pays a besoin de héros
    Il attend les nobles (hommes et femmes)
    Qui vont ébranler l’arbre
    Pour le débarasser du mauvais fruit

  9. MONSIEUR medjber, votre sacrifice pour tamazigt fait de vous un homme très riche; cette richesse que ne possède pas Chakib khelil malgré les milliards de dollars volés! cette richesse s'appelle la reconnaissance éternelle et le respect que vous doit la Kabylie.

  10. contrairement à medjeber et ses compagnons que les amazigh portent dans leurs cœurs, mouloud Kacem et les autres kabyles de service sont jetés à la poubelle de l'histoire! pour les kabyles, ils ne sont que des traitres à la solde de leurs maitres les arabes. Pour ces derniers, ils ne sont pas digne de respect car ils ont trahi leurs propres frères !

  11. mes salutations et respect à tout ceux qui ont consacré toute leurs vies à cette cause juste qui est la culture et la langue amazighe encore opprimées dans toute l"afrique du nord à nos jours et le combat n'est pas terminée ,il y'aura d'autres qui vont prendre le flambeau.,

  12. Cher mass medjber ,vous avez répondu aux internautes d'un site algerien panarabiste et proche des théses islamoarabistes des fréres musulmans et dont un kabylophobe,un certain dehbi, digne d'un maléfique okba ressussité fait la pluie où plutôt "la canicule et sécheresse" du désert arabique.
    Nous les démocrates algeriealgerienne serons heureux de vous lire et avoir votre avis .Car nous nous battons pour 'une algerie algerienne ,authentique inféodée ni au panarabisme colonial,la pire des colonisations, ni à la francarabie colonial ,ni à la saloperie coloniale des lâches massu,lepen,bigeard qui au lieu d'affronter nos parents dans les montagnes de l'akafadou,des aures,de bouzegza,avaient lâchement préféré torturer des algeriens et algeriennes sans défense

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