Tahar Djaout Les intellectuels, le pays, l’école… Trois jours avant l’attentat contre lui, Djaout avait accordé cette interview* dont seul un bref extrait a été diffusé sur la BBC.
Pourquoi les intellectuels algériens observent-ils le silence sur ce qui se passe en Algérie ? On a l’impression qu’ils ne sont pas concernés par la répression, le processus démocratique en cours et les violences armées.
A vrai dire, les intellectuels algériens n’ont jamais été silencieux, tel qu’on le prétend parfois. Le problème qu’il faudrait soulever, c’est peut-être celui du peu de moyens dont ils disposent pour s’exprimer et celui d’un fossé qui s’est creusé entre eux et le reste de la société ; fossé dû notamment à la qualité de l’école algérienne et qui n’a pas permis une relève au niveau intellectuel. Donc une école qui produit une jeunesse coupée des intellectuels, une jeunesse qui n’a pas d’outils d’analyse, qui a peu de moyens d’appréhender la réalité sous l’angle de l’intelligence, sous l’angle de l’analyse. Les intellectuels, à vrai dire, s’expriment—pas tous, mais pour quelques uns par les moyens qui leur sont donnés, c’est-à-dire les livres qui n’ont pas, hélas, la répercussion voulue, des interventions dans la presse. Je crois que c’est déjà suffisant pour un intellectuel. Parce qu’un intellectuel ne dispose pas forcément de tribunes importantes comme les tribunes politiques, il ne dispose pas d’adhérents, d’une foule qui le soutient, qui lui permet de tenir des meetings. Donc, je crois que l’intellectuel algérien et je parle encore ici d’un certain profil d’intellectuel qui prend ses responsabilités donc l’intellectuel algérien s’exprime avec les moyens qui sont les siens. Mais c’est vrai aussi qu’il y a eu l’intellectuel officiel, le prototype de l’intellectuel qui était là pendant le parti unique, qui était le porte-parole du pouvoir qui, avec la démocratie, se découvre soudain l’âme de démocrate et qui, lorsqu’il s’agit de prendre ses responsabilités, lorsque les jeux ne sont pas clairs, cet intellectuel généralement se terre chez lui en attendant que les choses s’éclaircissent pour qu’il puisse s’exprimer sans prendre aucun risque. Mais peut-on appeler intellectuel ce genre de personnage ?
Vous avez déclaré récemment que l’intégrisme est une excroissance du régime en place. Vous pouvez préciser un peu votre pensée ?
Je pense que lorsqu’on regarde l’idéologie du FLN, l’intégrisme islamique n’est que l’aboutissement de cette idéologie. C’est une expression paroxystique de l’idéologie du FLN. Lorsque nous prenons la Constitution élaborée par le FLN qui stipule que l’Islam est religion de l’Etat, il est évident que les islamistes, dans leur logique, ne demandent que l’application de cet article de la Constitution. Nous voyons aujourd’hui le FLN dans le champ politique. Lors du dialogue avec le HCE par exemple, le FLN avait des positions tout à fait proches de celles des islamistes. Et la presse du FLN est devenue la presse des islamistes. Donc le passage de la logique et de l’idéologie du FLN vers la logique et l’idéologie intégriste est un passage extrêmement ténu. Le pas est très vite franchi. Je pense que c’est l’arabo-islamisme du FLN qui, en évoluant d’un point de vue idéologique, a donné l’islamisme tout simplement.
Vous estimez que la lutte contre le terrorisme et l’intégrisme n’est pas une condition suffisante pour l’avènement de la démocratie en Algérie et que ce n’est pas par la répression qu’on peut vaincre ce phénomène (intégrisme). Que proposez-vous ? Quelles sont les solutions ?
Je dis d’abord que la lutte contre l’intégrisme est une condition nécessaire. Parce qu’il y a effectivement des partis qui disent que la lutte contre l’intégrisme n’est pas une condition suffisante. Moi j’ajoute en plusqu’elle est nécessaire. Parce que ces partis ne disent pas que cette lutte est nécessaire. Moi, ce que je veux dire, il ne faut pas combattre les extrémistes intégristes avec leurs propres armes qui sont des armes de la violence. Il faut les combattre avec les armes qui sont les armes d’un Etat de droit, c’est-à-dire qu’il faut les combattre d’abord sur le plan culturel, en essayant d’implanter une culture humaniste. Il faut les combattre sur le plan juridique par tout l’arsenal de la loi qui sauvegarde, à la fois, les droits de l’homme et sa dignité. Donc, il ne faut pas combattre les intégristes par la violence qui est leur arme à eux, mais qui n’est pas l’arme d’un Etat de droit.
Le dialogue actuel engagé par le pouvoir avec les partis d’opposition et les associations de la société civile a-t-il une chance d’aboutir sans la participation de représentants de l’ex-Front islamique du salut (FIS) ?
Je pense qu’à ce niveau il y a un projet de société, il y a un projet civilisationnel. Quelle que soit l’importance du Front islamique du salut dissous, on ne peut dialoguer avec ce parti. Quelle que soit son implantation sociale, son idéologie totalitaire fait qu’on ne peut pas dialoguer avec lui. Et là, c’est un choix politique que la société algérienne doit assumer. C’est comme le problème du nazisme et le problème du fascisme : quelle que soit l’implantation de ces deux idéologies, il fallait les combattre, parce que ce sont des idéologies négatrices de tout ce qui fait la valeur de l’homme, de tout ce qui fait la démocratie. Je pense que l’annulation du processus électoral en janvier 92 ne voudrait rien dire si aujourd’hui le pouvoir qui a décidé d’annuler ce processus —parce qu’il voyait dans ce processus un départ non seulement vers l’inconnu mais vers le chaos de l’Algérie, donc ce serait un retour en arrière terrible — se met soudain à dialoguer avec les islamistes. Je crois que l’islamisme, comme nous l’avons dit tout à l’heure, c’est l’aboutissement de toute la pratique politique et idéologique en place depuis 1962. Je pense que des gens au pouvoir en janvier 1992 ont eu un sursaut d’intelligence devant ce qui attendait l’Algérie. Ils ont dit non à la poursuite d’une telle logique électorale. Si, aujourd’hui, on se met à dialoguer avec ces gens-là qui ont pris les armes, qui, chaque jour que Dieu fait, assassinent des citoyens ou des agents de l’ordre, ça ne veut plus rien dire. Je crois qu’aucun Etat de droit ne peut se permettre de dialoguer avec un parti qui a pris les armes et qui assassine les citoyens.
Passons à autre chose, si vous le voulez bien. Depuis quelques temps, on assiste à un débat sur le système éducatif algérien. Il se trouve que ce débat-là tourne autour d’un seul point : l’introduction de la langue anglaise en 4e année aux côtés du français. Cette décision a suscité une levée de boucliers, a provoqué une polémique dans le pays. Que pensez-vous de cette décision ?
L’école algérienne se porte très mal. Parmi l’une des causes, il y a le fait que cette école tourne le dos à la réalité linguistique du pays. L’Algérie est un pays trilingue : on y parle l’arabe, le berbère et le français. Cette école, malheureusement, pour des raisons idéologiques, des raisons de légitimité politique, n’a pas voulu prendre en considération cette réalité de la langue que nous rencontrons chaque jour dans les rues de l’Algérie. Les langues en Algérie ont un statut idéologique qui n’est pas toujours conforme ou même n’est jamais conforme à la réalité du terrain. Le courant idéologique connu, arabo-islamique, qui a fait main basse sur l’école algérienne depuis une vingtaine d’années (…), revendique, nous le savons depuis longtemps, l’exclusion du français du système d’enseignement. Et aujourd’hui, il veut introduire l’anglais en concurrence avec le français. C’est totalement absurde. L’anglais est une langue internationale, qu’on peut apprendre, mais cette langue n’aura jamais la même place ou le même statut que le français. Le français est une langue extrêmement prégnante dans la société algérienne. Regardez le tirage des journaux de langue française est supérieur au tirage des journaux de langue arabe. Regardez toute la littérature algérienne produite en langue française. Donc, il y a une réalité de la langue qu’on veut ignorer. Le français est une langue pratiquée par les Algériens, c’est une langue qui n’est pas à proprement parlé une langue étrangère même si, idéologiquement, elle n’a pas le statut de langue disant nationale. Mais ce n’est pas du tout une langue étrangère. Les Algériens ne pourront jamais écrire en langue anglaise des chefs-d’œuvre littéraires comme ceux qu’ont écrit Kateb Yacine, Mouloud Mammeri et Mohamed Dib en langue française. Donc, on ne peut pas mettre sur le même plan ces deux langues. Moi, je souhaite que l’anglais puisse avoir une place dans notre école. J’ai fait mes études en français et en arabe et j’ai appris l’anglais comme langue étrangère, comme d’autres ont appris l’allemand, l’espagnol ou le russe. Mais l’anglais ne pourra jamais être maîtrisé comme le français l’est en Algérie.
Comment interprétez-vous cette décision de mettre en concurrence l’anglais et le français ?
Vous savez, c’est une vieille revendication, comme je l’ai dit, du courant qui a investi l’école depuis maintenant deux décennies. Je pense que c’est une concession faite par le ministre actuel à ce courant idéologique qui est très fort au sein de l’institution éducative. Je pense que c’est une concession à ces gens-là. Est-ce que le ministère de l’Enseignement va maintenir cette décision qui est extrêmement critiquée comme vous le voyez chaque jour dans les journaux en Algérie ? Est-ce que, quand bien même elle est maintenue, cette décision donnera des fruits réellement à l’école ? C’est des questions qui restent posées. Mais je crois que, fondamentalement, le fait de poser l’introduction de la langue anglaise à l’école algérienne en ces termes c’est-à-dire en termes de concurrence avec une langue qui est maîtrisée, qui est implantée qu’est le français c’est encore une fois une preuve que les vrais problèmes de l’éducation en Algérie ne sont pas abordés et qu’on essaie de gagner du terrain, qu’on essaie de dévoyer le débat par des questions qui sont de fausses questions.
*Interview réalisée le 23 mai 1993 au siège de l’hebdomadaire Ruptures près de la Faculté centrale d’Alger. Victime d’un attentat le 26 mai, Tahar Djaout est décédé le 2 juin à l’hôpital de Baïnem à l’ouest d’Alger.
Mohamed Arezki-Himeur in El Watan du 29 05 08





Cette interview, réalisée en mai 1993, est toujours d’actualité.On le voit bien aujourd’hui, elle est prophétique.On ne dialogue pas avec les assassins ou leurs suppots. Il faut éliminer ce qui nourrit leur business et cette tâche incombe à l’Etat.Mais au vu de l’actualité (affaire Habiba), on se demande de quel côté est cet Etat, quelle est sa couleur ??…Quand un policier, un gendarme, un juge, un ministre, deviennent inquisiteurs, où sont les structures républicaines garantes de la Constitution ??
Tahar Djaout nous a légué ce trés beau syllogisme qui nous fait encore tenir debout et qui nous donne le courage de dire et de résister au terrorisme intégriste : " Si tu dis, tu meurs –Si tu dis pas, tu meurs –Alors dis et meurs ." Ce qui signifie aussi que la liberté d’expression vaut tous les sacrifices de la vie jusqu’au dernier souffle. Tahar Djaout était un intellectuel qui a éveillé les consciences et montré le chemin pour avancer à ses compatriotes, malheureusement des fanatiques islamistes sortis des entrailles d’un systéme dépravé et manipulateur sont venus écourter son exitence en ce triste et fatidique jour du 26 Mai 1993.Nous n’oublirons jamais son courage et ce pourquoi il a été assassiné.
Je pense que cet article montre la complexite de la situation de notre pays.
Certes monsieur tahar djaout est un immense intellectuel resistant, mais qui n’a fait que prendre une position parmi d’autres lors de ces débuts d’événements tragiques qu’a connus l’algerie, mais avec le recul qu’on peut prendre quinzaine d’années apres, on peut dire que la position qui consistait à dire, il fallait pas discuter avec les islamistes n’a fait que conforter le pouvoir de l’époque dans ces positions car finalement ce pouvoir qui continue aujourd’hui à instrumentaliser l’islam politique était et l’est d’ailleurs aujourd’hui triplement gagnant :
Feu Taher djaout demandait à ce qu’on reagisse contre les islamistes avec le seul moyen de la justice, mais avec quelle justice il entendait parler, de la justice d’un état dont le troisiéme article de sa constitution stipule que l’islam est religion d’état, donc au bien feu tahar djaout est naif au bien c’est une facon detournée de dire que ces gens, d’ailleurs qui étaient dans les montagnes (aller faire des palais de justice dans des casemates), ne doivent meriter que ce qu’ils meritent, c-a-d la loi du sabre.( on se demande aujourd’hui pourquoi une telle hypocrisie humanitaire ) dailleurs j’espére bien que ce n’est pas le cas pour notre journal le matin, le matin qu’on a connu en algerie étant étudiants et qu’on connait encore aujourd’hui en france étant toujours étudiants (que l’algerie ne s’inquiéte pas, qu’elle nous donne le minimum du Savoir et nous, nous allons chercher le reste ) ( l’intellectuel algerien n’est pas mort.)
L’avenir d’hier et le present d’aujourd’hui nous montrent ces « ennemis du peuple » devenir des heros, des heros autoproclamés puis reconnus par l’état algerien.( toujours sans comparution devant la justice )mais quelle justice, celle d’un pouvoir qui a deja prefere le langage des armes.
Puis, finalement voila que le pouvoir est retabli apres avoir gagne du temps pour:
Dire d’abord que son ideologie est bonne car voila tous ces terroristes accueillis en heros et bien récompense.
Une façon de dire, allons y, continuons le meme chemin, celui la meme qui nous a fait goute le desastre, nous enfants de l’algerie, enfants d’une génération dont la vie s’est arrete au maquis ou dont la vie est sans interet car perdue en etranger.
Voila à ce quoi aurait pensé feu taher djaout, on l’aurait qualifié aujourd’hui de visionnaire et non pas le personnage d’une époque.
Ce qualificatif de visionnaire lui aurait alle bien s’il avait admis que la langue de chakespear est sans conteste la langue du savoir et la premiere langue utilisee aujourd’hui en recherche et les francais eux meme essayent de redoubler d’efforts pour apprendre cette langue et essayer de rattraper leur retard dans beaucoup de domaines.
Et puis à feu taher djaout, je dirai certes l’arabe algerien, ne doit pas etre l’ideologie arabe, mais aussi le francais algerien ne doit pas etre l’ideologie autre que celle qui est la notre, celle de l’algerie algerienne qui puise tout son essence dans nos racines d’hommes libres et qui ne seront soumis à quiconque, mais sachant trouver le coeur de nos objectifs et de nos interet, Degaule disait » la france n’as pas d’amis, elle a des interets « , moi je dirai, l’algerie de jugurtha et de massinissa a tellement d’ennemis qu’elle doit savoir trouver ces interets.
malheureusement mr djaout allah irahmek, on assiste pas seulement a un dialogue avec des assassins, mais a une amnistie generele, on le sait que notre etat na jamais etais un etat de droit, vos annalyses inteligente vous les avez adresser a la societe civile, pour eveiller nos consciences, mais d’autres intellectuelles de salons, ont tenez debout la stratigie de guerre tant voulu par le pouvoir, qui aujourd’hui tien toutes une population entre deux feux.alors pour ceux qui se disent sauveures de la republique, en soutenant avec force l’arret du processus electorale en 1992, acceptez vous que vous avez en fait sauvez le regime, vous appelles a la lutte arme pour erradiquer le terrorisme vous ont ils pas fait defaut?.je ne vais pas m’etaller trop sur le passe, mais essayent juste, nous le peuple, de distinguer le mal et le bien, pour eviter de tomber dans la politique de leternelle recomencement.
Bonjour,
Je rejoins Mox. Tahar était un visionnaire, un courageux et un intellectuel: entouré hélas de pseudo intellectuels qui continuent à passer leur temps à flirter avec le pouvoir: Quelques postes, des privilèges, des missions à l’étranger pour des périodes fréquentes. Il n’ y a plus d’intellectuels: ils ont été réduits au silence, clochardisés, exilés ou comme Tahar liquidés. Les autres attendent..et continuent à attendre. Compte tenu de 40 ans de système arabo islamique (école, mosquée, FLN) et des effets dévastateurs (les arabo islamiques n’attendent que la FIN des francophones) pour aligner le PAYS comme un appendice du moyen orient et du wahabisme anachronique. Il ne faut pas dire : On ne savait pas. Avec Habiba. Peut on continuer à dire : Je ne savais pas. Par contre d’autres continuent à semer le trouble: La langue française ne serait pas une langue internationale, d’ou la nécessité de la REMPLACER par l’anglais: Même la France se met à l’anglais, n’est ce pas? Avec ce genre d’argument, plutôt d’argutie, l’arabo islamo archaique a de beaux jours devant lui!! Comment peut on décider de supprimer une langue? Pour quelles raisons? C’est DEMENT!! C’est le résultat du matraquage idéologique et de l’ignorance profonde qui aboutit à ce genre d’attitude fasciste: Supprimer une langue et la remplacer? Quelle hérésie et complexe!! Quand on veut le bien de son peuple, on devrait plutôt lui donner les opportunités d’apprendre toutes les langues, et non le réduire à l’ignorance. Ce que les arabo islamo archaiques ne comprennent pas et ne comprendront jamais c’est que le Français, la culture française fait partir de notre PATRIMOINE dont on devrait être fier: MOI je suis FIER et afficherai toujours ma fierté d’être francophone et amoureux, hélàs limité de cette grande culture: Sartre, hugo, voltaire, gide, camus, balzac….Verlaine, baudelaire..!Sommes nous des agents de la france? Eh bien oui: nous avons nos maitres aussi: Kateb yacine, feraoun, dib, maameri… ils ne vous manquent pas? Moi ils me manquent terriblement!! dans ce désert et cette brulée par les arabo islamiques. Nous sommes orphelins!! Nous sommes livrés à la barbarie arabo islamique? Ou sont les intellectuels?
Cordiales salutations.
Mouloud
Tahar Djaout ! as-tu été assassiné pour rien ?
Ton pays croit toujours que la démocratie "occidentale" ne le concerne pas …
@ mouloud, bonjour, nous ne voulons être ni des francophones ni des "wahabistes anachroniques": nous voulons être nous-mêmes; c’est-à-dire des algériens libres!
La francophonie est une blessure de guerre! et si durant 132 ans de colonisation nous avons été blessé dans notre langue; ce n’est pas une raison, ni une morale, une fois indépendant, de continuer à blesser nos enfants.
La langue arabe doit reprendre sa place dans les sciences et les techniques:La Chine évolue dans sa langue qui est le chinois;la Russie évolue dans les sciences et les techniques avec sa propre langue.
Si la langue AMAZIGH peut nous faire évoluer dans les sciences et les techniques: allons-y et ne perdons plus de temps dans les jérémiades.
Apprendre plusieurs langues à un peuple c’est en faire des têtes de dragons!ce que vous gagnez en surface (en apprenant plusieurs langues); vous le perdez en profondeur (la maîtrise de sa langue):Soyons à la hauteur des évènements et soyons digne de notre beau pays. Cordialement.
Bonjour,
Je ne veux pas polémiquer mais il serait utile d’ouvrir le débat, le plus large possible pour réduire les barrières qui relèvent plus du complexe et de l’ignorance, voire du matraquage idéologique: En 62, l’algérie pouvait "exporter" des enseignants dans les pays francophones: mali, maurétanie, sénégal, canada, voire même la france. 132, oui c’était une blessure, coloniale. toutes les familles algériennes ont été affactées. Mais est ce une raison pour PUNIR la langue française et tous CEUX ALGERIENS qui la maitrisaient ? Et le faire au détriment du pays et de son développement? Pour REMPLACER les francophones (ALGERIENS) par des ARABOPHONES EGYPTIENS (frères musulmans pour la plupart, chassés pas nasser et aujourd’hui les wahabites chassés par un ROI Abdallah qui a compris les MEFAITS desz adeptes de ce courant qui hélàs a fait énormement de petits zélés en algérie. La langue française fait partie du patrimoine historique, c’est notre "butin". Pourquoi vouloir s’en débarraser? s’appauvrir inutilement!! Perdre autant de temps à vouloir aquérir une autre langue: Anglais, ou même l’arabe qui n’est pas la langue de notre peuple qui ne la maitrisera jamais comme les égyptiens, qui eux n’ont pas remplacer l’anglais par…une autre langue. La langue arabe a sa place, mais pourquoi faut il que ce soit CONTRE une autre langue que notre peuple aurait pu maitriser sans se renier ni perdre son âme!! Les indiens ont gardé et développé la langue du colonisateur britannique: Sont ils anglais? Agents de l’Angleterre? Les cubains ont gardé l’espagnol, les brésiliens ont gardé le portugais: ont ils perdu leur âme?
Je souhaite vraiment que les anthèmes et le masochisme soient remplacés par le dialogue et l’écoute. Or hélàs les arabo islamistes utilisent les fibres sensibles: Langue arabe; langue du coran (alors que sur 1 milliard de musulmans, les arabes ne sont que 10%: sont ils plus musulmans que les indonésiens, les malais, les indiens, sans parler des occidentaux musulmans), les arabo islamistes jouent sur la religion pour conditionner, embrigader et maintenir dans l’ignorance le peuple. C’est ce discours de l’exclusion qui a pénétré de larges couches de la société et qui nous a conduit à l’impasse actuelle. L’arabo islamisme a pris le dessus: Par les armes, les massacres les plus barbares contre le peuple. aujourd’hui, ayant le support explicite du Président, ils continuent leur sinistre mainmise en attendant les crimes. Hélàs, beaucoup de gens, naivement, par ignorance ou autres raisons, les soutiennent. On est vraiment pas sorti de l’auberge. Mais notre devoir c’est de les empécher de nuire par le mensonge et la propagande. Combattre l’ignorance et ses méfaits. Par le dialogue et la recherche de la vérité.
Merci pour l’hospitalité .
Cordiales salutations.
mouloud
Bonjour à tous .
Je me demande pourquoi quelques uns de nos compatriotes font dans l’excés de zéle ( mouloud et la francophilie) pour répondre d’ailleurs à un excés de zele ( mustapha et l’arabophilie).
Cheres compatriotes, arretez de faire dans des querelles verbales que je considére sans effets .
Oui, l’arabe fait partie de la culture algérienne, oui le français fait aussi partie du quotidien algérien.
Enseigner la literrature arabe, c’est présever notre algérianité, enseigner la langue française comme élément littéraire nous permet de ne pas renier notre quotidien.
Mais chers amis, je vous rassure que chacune de ces deux langues n’a pas besoin de votre passion pour l’une ou l’autre pour qu’elles se portent bien, car chacune d’elle a ses défenseur dans chacun de leurs pays d’origine.
Oui la question doit etre dépassionnée .
Le monde d’aujourd’hui, celui de ce troisième millénaire, est le monde du pragmatisme .
Nos enfants, nous les algeriens doivent avoir un bagage intelléctuel, scientifique et technique, et notre devoir nous la génération d’aujourd’hui est de les préparer à affronter l’avenir.
Aujourd’hui, chers amis, la langue anglaise est incontestablement la langue la plus adaptée à meme d’assurer des horizons à nos enfants et à notre pays.
Allez-y, regardez dans les quatre coins de la planéte, la langue de shakespear est dans tous les domaines, en informatique, en recherche biologique et biomédicale et dans les communications internationales.
Vous savez qu’aujourd’hui, tous les projets de recherche en biologie et en biomédicale doivent se faire en anglais pour qu’ils soient lus et publiés dans les revues scientifiques internationales, et gare à celui qui le fait en langue autre que l’anglais car ne sera jamais apprécié, son travail je veux dire bien sur, ne sera jamais évalué
Oui l’arabe et le français sont deux langues pour lequelles on a da la passion, on les aime sans aucun doute, ne serait-ce que pour lire les chefs d’oeuvres tels les "miserables" du maitre Hugo, ou un "contrat social" et "Emile et de l’éducation" d’un certain nommé J-J-Rousseau et pourquoi pas sentir la " soif " d’une certaine Assia djebbar.
Les choses se font par priorité, et comme dit le proverbe français mieux vaut tard que jamais ( car oui on aperdu beaucoup de temps ) et ce qu’on fera ne sera pas une perte du temps comme l’a voulu nous le faire croire notre ami, mais pour rattraper, si encore possible, ce train qu’on a vu passer sous nos yeux.
Mes amis nous avons pas besoin d’un consensus pour adapter cette langue car il s’agit de l’avenir de notre pays, de nos enfants, et cette langue n’aura besoin pour exister qu’un peu de lest dans votre amour propre si je puisse dire pour faire l’avenir de notre pays.
On peut en discuter, allez-y, a vos claviers.
Merci de publier ce modeste commentaire
Bonjour,
Ce qui a manqué c’est justement d’en débattre. La solution a été décidée et imposée: au nom de qui. avec qui? Ne refaisons pas l’histoire, les dégats de l’araboislamisation sont largement connus de tous. Faut il faire un dessin de la situation de ce pays livré aux FRERES? Quant à azeboubbouj, on est passionné mais on n’a pas utilisé le klash, je ne le ferais jamais. Ne nous faites pas de MORAL. Participez au débat et donnez plus clairement votre opinion. Quant au choix de la langue anglaise, bien sur vous avez raison que cette langue est devenue langue de communication. Ce discours qui occulte les vrais débats on le connait; il a été utilisé e 91 et suite. Mais le problème n’est pas là. Vous essayez peut être de faire da la fuite en avant par "pragmatisme", rien que cela? Je vous souhaite beaucoup de chance dans votre quéte du monde shakespearien!!
mouloud
Rebonjour
Le clash ou les mots, le but est le meme, c’est faire détruire l’autre .
C’est tout ce que vous pouvez donne comme alternative au peuple ?
Dés qu’on parle de construction, on est seul, le peuple a conscient de sa classe monsieur loulou.
Maintenant si vous voulez qu’on parle de la langue, on y va.
Je disais l’anglais est internationale non dans la communication seulement car le francais l’est aussi, mais dans d’autres domaines que j’ai bien mentionnés.
Il s’agit pas d’une fuite en avant, mais d’un choix parmi d’autre que nous devrions faire pour arreter de tourner autour du pot.
Détrompez-vous, Monsieur azebbouj ; le savoir universel se trouve aujourd’hui dans tous les continents et sous toutes les langues mondialement connues. L’hégémonie de la langue anglaise n’est due qu’à l’envahissement de plusieurs contrées du monde par l’empire Britannique qui d’ailleurs, comme tous les anciens empires, commence à s’effondrer. Si l’Allemagne avait été vainqueur lors de la 2 ème guerre ; alors c’est certain que nous aurions dit que la langue allemande est la langue Universelle des sciences et des techniques. L’Allemagne a bien occupée techniquement la France en 48 heures et a même détruit Londres « techniquement » : nous aurions alors oublié la langue anglaise et « pavoiser » pour la langue allemande.
Soyons nous-mêmes dans notre culture ; car la langue, ce n’est pas uniquement un instrument de communication et de travail ; la langue, c’est d’abord une culture : qui renie sa langue ; renie sa culture et son Histoire.
Il faut rendre à César ce qui appartient à César : Il faut rendre à l’Algérie ce qui appartient à l’Algérie ! Cordialement
Mr Mustapha Bebbouche, votre tour d’histoire est interessant .
Permettez moi par contre de vous dire, en commençant par la fin de votre texte, que l’impot appartenait à Cesar mais pas la judée.
La Berbérie s’est adaptée pour s’eterniser quoique vous pourriez dire aussi en etant fataliste qu’on doit rendre à dieu ce qui appartient à dieu.
Une langue ça s’apprend vite et tour à tour les langues techniques changent selon les siècles. Aujourd’hui c’est l’anglais, avant c’étaient le grecque, le romain, etc….Mais le plus grave c’est de perdre sa culture, car une fois perdue s’en est fini pour le peuple. L’urgent en Algérie est d’abord de récupérer notre Algérianité que nous ne cessons de perdre au profit de L’égyptien (Bess, Sabah el Foul ou tamatim etc.) La tenue, des Algériennes était le Haïk ou sans, aujourd’hui le djilbab, le hidjab, le niqab, le tchador etc.. On peut faire des cours accélérés dans une science technique dans n’importe quelle langue en 6 mois et ainsi pouvoir suivre des cours en espagnol, allemand ou russe plus au moins facilement. Pour l’Algérie il faut du berbère pour les berbères et de l’arabe Algérien pour les arabophones mais vaut mieux laisser le soin aux spécialistes connaisseurs de leurs domaines (linguistes etc..) sinon on deviendra comme les omniscients du FLN. Merci
je découvre depuis ce site. Quelques commentaires sont affligeants. Des textes d’exclusion systématique, le paradoxe c’est sous des vocables différents qu’il faut pourtant penser dans leur complémentarité…..
Le penseur avait raison lorsqu’il parlait du Choc des ignorances.
La réflexion est un effort d’humanité perpétuel.
Bonjour
C’est cet homme qui a été assassiné par un tolier aujourd-hui libre et respecté par le fait de la reconciliation dite nationale? C’est cet homme dont la disparition est traitée de perte pour la france par tahar ouettar. Quel gachis pour ce pays qui marche sur la tete. Quelle Etrange époque!
Tout d’abord je m’incline devant la mémoire de Tahar Djaout, martyre de la liberté, de la démocratie et de la modernité.Cepêndant je pense que les terroristes assassins, ceux qui l’ont làchement assassiné ne méritent que la mort, avec les armes de l’ANP et des patriotes armés.Donc ils doivent étre combattus par la contre violence.J’apprécie grandemznt l’esprit d’humanisme de notre ami Tahar mais lors de son intervieuw mais j’ai l’impression qu’il souestimait par humanisme justement la sauvagerie des hordes intégristes.Il est clair que l’islam politique doit étre combattu par ses armes pôlitiques, notamment en interdissant les partis islamùques mémes dits modérés tels que Hamas, Ennahda, EL islah et autres.
Seul un état laic pourra instaurer la sécurité dans notre pays.