Le plan de lutte contre la corruption d’Ahmed Benbitour

Le plan de lutte contre la corruption que préconise Ahmed Benbitour, s’il venait à être élu président de la République à l’occasion des prochaines présidentielles, prévues, en 2014, est inscrit méthodiquement dans son programme et distribué dans un schéma institutionnel organique très précis. (1)

Le plan de lutte contre la corruption que préconise Ahmed Benbitour, s’il venait à être élu président de la République à l’occasion des prochaines présidentielles, prévues, en 2014, est inscrit méthodiquement dans son programme et distribué dans un schéma institutionnel organique très précis. (1)

Le plan de lutte contre la corruption que préconise Ahmed Benbitour combine plusieurs volets de son programme. Pour rappel, son programme est structuré selon deux dimensions : une dimension d’amélioration du comportement individuel et collectif et la construction des institutions. La priorité de l’amélioration des comportements individuels et collectifs concerne la lutte contre la corruption, les passe-droits, la lutte contre le gaspillage, l’éducation citoyenne, etc. Autrement dit, la construction d’une société qui repose sur les valeurs, les lois et les règles saines, où les individus se font confiance lorsqu’ils interagissent, où la bonne éducation et le travail sont des atouts de la réussite sociale et individuelle, où la justice prévaut, où la malhonnêteté, le vice et la brutalité sont proscrits comme modes de progression dans la sphère publique et combattues et dénoncées dans la sphère privée.

Parmi les différents volets qui concernent la construction des institutions, il est question de la refondation de l’Etat, ainsi que la refondation de l’économie, la refondation de l’école et la promotion des compétences nationales et la maîtrise de la numérisation. C’est le volet de la refondation de l’Etat, qui consacre deux de ses chapitres à la lutte contre la corruption. Le premier concerne la restructuration de l’administration judiciaire, pour renforcer le droit de la défense et le principe de la présomption d’innocence ; garantir l’indépendance et la protection du juge ; mettre en place les moyens nécessaires à la mise en œuvre des décisions de justice. 

Le second consiste à faire de la presse un partenaire effectif dans la construction de l’Etat et la lutte contre la corruption, en assurant sa liberté, sans contrôle à priori, sauf le contrôle de la conscience professionnelle et la loi. Assurer la liberté de la presse, signifie la garantie de la liberté d’expression, avec la liberté et la qualité de l’information. Une information à côté des gouvernants et non au service des gouvernants. (2)

La dimension de l’amélioration des comportements individuels et collectifs prévoit dans son premier programme la lutte immédiate contre la corruption. Celle-ci se subdivise en deux catégories. D’abord, le traitement dans les plus brefs délais de tous les grands dossiers en suspend, tel que l’affaire Sonatrach, l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, l’affaire Khalifa, etc. Le but recherché en ciblant ces grandes affaires est de libérer ces institutions de l’épée de Damoclès qui est là pour les empêcher de fonctionner convenablement. Mis à part l’affaire Khalifa qui est un cas particulier. Le premier programme prévoit de traiter ces dossiers au plus tard dans les deux ou trois premiers mois de son lancement.

Concernant l’autre corruption, celle qui touche à toutes les institutions de l’État et aux entreprises publiques, le programme ne prévoit pas une opération mains propres, car, Ahmed Benbitour considère que cette opération n’est pas efficace, parce que tous les gens qui étaient corrompus le font avec un certain nombre de personnalités importantes dans l’administration et pour cela leurs dossiers en terme de procédure judiciaire sont corrects. C’est pour cela, dit-il, que « même si vous voulez traiter de ces choses-là devant une justice avec laquelle vous lui dites faites votre travail sans téléphone, ils vont trouver des dossiers corrects. » (3) 

Pour parer à cette difficulté, le programme prévoit, selon Ahmed Benbitour, (4) de mettre en place un nouveau système de gestion des affaires publiques dans une relation de coopération avec des pays qui ont réussi à combattre la corruption et qui sont connus comme étant à la pointe du progrès dans le domaine de la bonne gouvernance, tel le Canada, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, etc. La tâche de la négociation sera confiée au Haut Commissariat à la Formulation des Réformes en coopération avec les ministères concernés. Pour rappel, le programme d’Ahmed Benbitour prévoit de mettre en place au niveau de la Présidence de la République quatre hauts-commissariats chargés de la définition des différentes politiques annoncées dans le programme pour une Algérie de paix, de justice et de prospérité. Il s’agit du Haut Commissariat aux Politiques Énergétiques et à la Prospective, du Haut Commissariat à la Formulation des Réformes, du Haut Commissariat à la Promotion des Compétences Nationales et à la Maîtrise de la Numérisation et du Haut Commissariat à la Promotion de l’Éducation Citoyenne. 

Le nouveau système en question consiste à faire fonctionner la gestion des affaires publiques en utilisant les instruments du e-gouvernement et l’application de l’imputabilité (Moussaala en arabe). Dans ce dessein, une feuille de route sera mise en place pour accompagner tout projet ou mission confiés à un responsable. Son intérêt consiste à décrire la nature de la mission, les limites de l’autorité dont dispose le responsable pour réaliser la mission ou le projet, les dotations en moyens humains, matériels et financiers. L’efficacité de ces feuilles de route reposera sur la mise en place d’un contrôle a priori (la qualité de la feuille de route), le contrôle en cours de réalisation (qualité d’avancement dans la réalisation de la mission ou du projet et état d’utilisation des ressources humaines, matérielles et financières), le contrôle a posteriori, pour tirer les leçons de l’accomplissement de la mission, les défaillances et les performances afin d’améliorer l’écriture des futures feuilles de route. 

Pour cela, précise-t-il « nous prendrons le temps pédagogique nécessaire pour que tous les opérateurs apprennent à fonctionner avec ce nouveau système. Ainsi, sera réalisée l’accumulation des savoirs pour la construction des institutions. Une fois que cette période est terminée, les gens qui sont pris en défaillance dans le nouveau système seront punis en conséquence et cela peut ouvrir le dossier complet. » (5) Entendre par ouvrir le dossier complet, l’approfondissement de l’enquête à d’éventuelles complicités et à d’autres affaires qui sont liées. La presse d’investigation cependant libérée de ses entraves qu’elle rencontrait sous l’ancien système de pouvoir pourra à ce moment-là jouer son rôle naturel de participation à la construction d’une société saine, en aidant la justice et les forces de sécurité à débusquer les fortunes mal acquises et toutes sortes de malversations.

Le plan de lutte contre la corruption, contenu dans le programme d’Ahmed Benbitour, s’inspire d’une conception de la justice au service des citoyens, qui permettra à l’Algérie de connaître la fin de l’arbitraire et la réhabilitation d’une justice véritable et équitable pour tous. Elle ne sera plus instrumentalisée au service d’intérêts particuliers, politiques ou économiques malsains. Elle vise à garantir le règne de la Loi et ce fondement essentiel de l’état de droit, qui doit être instauré d’urgence. En tout premier lieu, la rédaction des lois qui doit être simplifiée et réorientée en faveur de la protection des droits individuels et collectifs des citoyens et des intérêts du pays, ce qui n’est plus le cas depuis longtemps. Cela permettra aux magistrats, excellemment formés, rémunérés et pénétrés de leur mission, de se consacrer, en toute confiance, libres de toute pression politique ou financière, à l’application rigoureuse et exclusive du droit et au respect de la loi. Elle doit assurer la protection des biens, des droits des personnes et des contrats afin de rétablir la confiance des Algériens en cette institution essentielle. En particulier, tous les problèmes de propriété, qui seront réglés de manière simple, transparente, équitable et uniforme. Les citoyens bénéficieront d’un traitement équitable, ce qui signifie que la loi s’appliquera uniformément à tous, aux personnes publiques comme aux particuliers, s’imposant aux puissants comme aux faibles. Par une coordination avec les services de sécurité et une plus grande confiance entre ces institutions, les Algériens bénéficieront de la garantie d’une véritable sécurité de leurs personnes et de leurs biens.

Youcef Benzatat

(1) Programme politique pour une Algérie de paix, de justice et de prospérité. Site officiel d’Ahmed Benbitour, Jazair Alizdihar.

(2) Entretien avec Ahmed Benbitour, réalisé par Youcef Benzatat le 02 avril 2013, Le Matindz : Ahmed Benbitour explique la dynamique de sa candidature à la présidentielle.

(3) Ahmed Benbitour, « l’invité du direct », l’entretien hebdomadaire de Radio M, la web radio de Maghreb Émergent, Mardi 28 mai 2013.

(4) Idem.

(5) Idem.

21 commentaires

  1. A la connaissance, M.Benzetat,ce site n'est pas un support gratos pour des campagnes présidentielles…

  2. Qu'est ce qu'il compte faire de la compensation des senateurs du tiers présidentiel (payés à ne rien faire, comme lui-même). Si cet energumene etait fort comme vous le pretendez, pourquoi il n'a rien crée a son propre compte? Il a toujours bénéficié de la rente et il veut encore plus maintenant.

  3. @Si Youcef: Khouya: Naal Bliss:

    Tout d'abord il faut laisse notre candidat autodéclaré à faire sa propre promotion, et ainsi nous pourrons le critiquer à fond .

    Vous parlez de l’écriture de feuilles de route. Allah Ibarek dans le suivi des projets on parle de "tableau de bord pour gestion de projets"

    TRT (Taux de respect de délai), TAT (temps d'attente du aux aléas x),TSJ (temps d'avancement), etc,….

    et ce n'est pas des outils Exell qui manque en Algérie, la suite office coute 100 DA le CD, alors le probléme est d'abord idéologique, identitaire, et aprés social Monsieur.

    D'abord les inégalités identitaires, religieuses, et aprés cviennet les inégalités sociales et aprés économiques, l'êter n'est pas seulement une pompe à merde non.

    C'est ça continu comme ça je vais déposer ma candidature comme futur président de l'Algérie Autonome! et même l'autre expert nous a proposé une centrale nucléaire pour produire de l'électricté, j'ai peur que nos expert et élites sont pire que nos politiciens, c'est de ça dont j'ai vraiment peur, Mebtoul Meskine! il essaye de vendre une centrale nucléaire pour la France!

    RMII

  4. Qu’est-ce que ça veut dire « Une information à côté des gouvernants et non au service des gouvernants » ? C’est quoi ce truc ? Ou la presse est indépendante ou elle ne l’est pas ? Il faut arrêter de fabriquer une dialectique « tordue » et du discours qui ne veut strictement rien dire et qui permet en réalité de mettre la presse sous contrôle. La liberté d’expression, il faut le dire, les gouvernants n’aiment pas mais c’est un des piliers de la démocratie. Et si on avait la liberté d’expression en Algérie on ne serait pas là où on est aujourd’hui, 50 années après. Laissez la presse libre, laissez les journalistes libres et utiliser la loi uniquement quand la liberté de « l’autre » est en jeu. Basta !

  5. "Le RND et le FLN forment toujours l'Alliance présidentielle. Le FLN et le RND veulent un 4e mandat pour le président Abdelaziz Bouteflika"

    monsieur vous êtes parmis ces groupes , ou non ? ce qui veulent un 4e mandat avec un président incapable d’occuper les fonctions d’un chef d’état

    enfin l'algerie est malade sur toute les lignes . économique ,sociale , ..etc

    pauvre pays ou les loups gouvernent !!!!!!!!!!!!!!!!!

  6. Azul fellawen,
    Monsieur Benzatat, commencer par interroger ce candidat sur sa proximité avec le pouvoir, lui le sénateur du clan présidentiel.
    Qu'il nous explique le travail qui était le sien au sein de cette déshonorante assemblée et nous énumère les résultats obtenus.
    Qu'il nous éclaire sur son acceptation d'être le 1er ministre d'un président illégitime élu par une fraude massive.
    Qu'il nous justifie son silence devant tous les abus et pillages, les atteintes aux droits humain, aux libertés individuelles et collectives opérés par les vautours depuis 1999.
    Il était où ce candidat?

  7. , Un plan politique ne suffira as à lui seul de lutter contre la corruption . la corruption est une mentalité encrée dans une certaines culture . Comment peut on éloigné les charognards de la bête malade . En Algérie c'est la culture de je connais quelqu'un qui connait quelqu'un qui pourra t'arrange l'affaire sans passer par le circuit officiel est cela dans tout les domaines . Les députés qui achètent leurs place sans que sa ne gène personne ,le douanier qui demande du bakchich pour faire passer une marchandise dangereuse ou illégale sa ne choque personne ,des étudiants en médecine qui achètent les sujets d'examens qui par la suite se charge de la santé des gens sa ne choque personne . Le maire qui construit chaque parcelle d' espace vert dans sa commune , distribue tout c qui peut se vendre à ses amis et partenaires sans que sa n'inquiète personne . Citez moi une transaction en Algérie qui se passe comme il se doit sans qui est un corrompu dans le lot . Même les rendez vous chez les médecins qui ont obtenu leurs diplômes en achetant les sujets d'examens s'achètent via l'agent de sécurité de l'hôpital qui en lui versant du bakchichs vous obtient le rendez vous pour mourir. Un plan ne suffira pas désolé d' être pessimiste ce n'est même pas le corrompu à qui il faut en vouloir car je crois que même une homme intègre une fois dans tel ou tel poste il sera vite souillé par le milieu pourrai jusqu'à l'os . Le jour ou j'entendrai un nom qui n'a jamais circulé dans le milieu rendre l'initiative pour faire quelque chose de bien pour ce pays d'accord mais les mêmes qui reviennent soit disant avec des plans de ceci et de cela je n'y crois vraiment pas .

  8. Pour mettre un terme à une GANGRENE qui range les membres d'une société il est nécéssaire de procéder par amputation des membres affectés… Sinon c'est tout le coprs qui sera gangrénné !!! D'ou la nécessité dune compagne MAIN PROPRE et d'un durcissment des peines en les multlpliant par cinq ou six !!!! C'est affairistes voyoux doivent finir leurs misérables vies en taule !!!! Ce n'est que JUSTICE !!!!

  9. Monsieur Benbitour, votre manière d'éradiquer la corruption est acceptable mais seulement quand on s'adresse à une population consciente, patriotique et vise le progrès. Ce n'est malheureusement pas le cas de la majorité des algériens qui se sont adaptés à ce fléau qui est entrain de ravager notre pays et qui devient de plus en plus difficile à l'anéantir du moment qu'il devient une idée légitime et halal qu'on doit utiliser dans n'importe quelle situation exigeant son exécution, (voir corruption au ministère des affaires religieuses).
    La première solution donc doit donc libérer l'algérien de cette idée, l'une des solution clé (je ne citerai que cela) et qu'il faut donner une autre vision sur le comportement du président et des autres responsables : l'exemple, la simplicité, le sens du dialogue, …. par exemple, il faut éviter ces cortèges inutiles qui bloquent des fois des villes entières …. ce qui pousse le citoyen à détester son pays en pratiquant une sorte de corruption-vengeance (recevoir ou donner de l'argent dans un but destructif ( comme le non respect des normes de construction des édifices de l’État).
    La transparence est l'élément clé pour combattre la corruption: dans nos institutions, il faut remplacer ce q'on appelle les agents d’accueil et de sécurité (devenus des intermédiaires de corruption = de véritables complices) par un bureau géré par des intellectuels qui ont une missions d'expliquer aux citoyens les lois de la république (sorte d'avocats du peuple).
    La corruption ne peut être mise dans l'agonie que si un système bancaire judicieux est installé (il est impératif de contrôler tout l'argent de citoyens), la première opération consiste à changer tous les billets de banque dans pas plus de 48 heures, dépasser ce délai, la masse monétaire qui reste dans le circuit informel ne seront que des papiers. Après cette opération, la création de comptes bancaires à tous les citoyens est nécessaire. Les transactions ne s'effectueront dorénavant que par cartes bancaires ou chèques.
    Les corrompus doivent être sanctionnés par des lois sévères: les prisons-hôtels doivent cesser pour laisser place à des prisons rentables.
    Bon courage monsieur Benbitour !

  10. C'est très bébête, il suffit de ne plus travailler avec :
    La FRANCE,
    Les pays arabes (tous),
    Les pays asiatiques (Turquie, chine, inde etc.)
    Les pays africains (tous),
    Les pays de l'Amérique latine (brésil, argentine etc.)
    les pays de l'Amérique centrale (Mexique, Venezuela, Pérou, etc.. )
    Pour l'Europe éviter l'Espagne, l’Italie, la Belgique, tous les pays de l'Europe de l'est, la suisse, la Grèce.

    Finalement il ne reste que l'Allemagne, les usa, la suède, la Norvège, la hollande, le canada, des pays qui ont une presse libre, des systèmes judiciaires vraiment indépendants, des sociétés consciente que la magouille et la gabegie mènent à la faillite. Pas besoin d'un programme de lutte contre la corruption qui ne se réalisera jamais sauf si on extermine toute la vermine créé par le système de boutef et son clan de malheur. mr benbit pouvez reconnaitre que tous anciens responsables touchent leurs salaires depuis des dizaines d'années malgré qu'il ne travaille plus pour l'état. Et que cela c'est de la corruption active? L’honnêteté c'est de ne pas accepté cette rente n'est ce pas. Que le matin dz fasse une enquête sur ce sujet. Ministre un jour, ministre à vie.

  11. Cher Ami RAMESSES II

    Autant vos interventions sur le Matin sont d’une objectivité et une intelligence très distinguées du brouhaha habituel que l’on rencontre chez la majorité des autres commentateurs, dont les meilleurs, qui sont les plus lucides et sincères, finissent par déserter le débat par la médiocrité qui l’affecte, votre commentaire ci-dessus semble souffrir d’un certain manque de lucidité, et laisse transparaître une certaine impatience coupable de précipitation, justifiée d’une certaine manière, en tenant compte de la déception du peuple et de l’effondrement de sa confiance au pouvoir.

    Concernant mon engagement à examiner au moindre détail le programme de Benbitour et son initiative de façon générale, celui-ci est motivé par le fait que je la considère comme une réelle occasion pour le pays de réussir une transition démocratique à moindres frais. Je peux me tromper, le temps nous donnera raison ou non ! Je considère que cette occasion nous permettra à coup sûr d’éviter une guerre civile meurtrière et destructrice avec son lot de démembrement de notre territoire et notre souveraineté nationale, de destruction des biens que l’on a réussis à capitaliser depuis l’indépendance nationale et le traumatisme qui affectera l’imaginaire collectif pour notre génération, qui viendra s’ajouter à celui dont on n’a pas encore eu le temps de cicatriser les séquelles, qui est celui de la « décennie rouge. » Si l’on ne fait rien aujourd’hui, nous aurons tous les regrets du monde de ne pas avoir saisi cette opportunité. À ce moment-là ! il sera trop tard. Car si le processus de violence s’engage, personne ne pourra dire jusqu’où peut-il aller, tellement la haine est enfouie au fin fond de notre inconscient collectif, une haine de tous contre tous qui m’a inspiré l’article « Le cancer algérien, ses métastases et ceux qui lui résistent ».

    La sagesse d’Ahmed Benbitour prend en compte tous ces dangers auxquels il faut ajouter l’urgence de constituer une épargne prélevée sur la fiscalité des hydrocarbures avant que les réserves ne tarissent et que la balance commerciale ne s’effondre, pour pouvoir relancer une économie productive qui pourra nous garantir une survie hors de la rente des hydrocarbures.
    Certes, l’Algérien n’est pas seulement un tube digestif, il est aussi un être de désir et de liberté, cela, nous n’avons pas cessé de le répéter, ainsi que le problème identitaire qu’il faudra au plus vite résoudre pour restituer à l’Algérien sa dignité et le guérir d’une schizophrénie handicapante. Mais, pour pouvoir aborder ces questions, il nous faudra d’abord mettre en place les conditions démocratiques nécessaires pour pouvoir en débattre librement. C’est là où réside justement, l’intelligence et la sagesse de Benbitour. Ce dernier a évacué de son programme toutes les préoccupations qui divisent les Algériens, pour aller à l’essentiel et garantir d’abord l’endiguement de la crise et le rétablissement d’un état de droit et d’offrir aux Algériens ensuite de débattre dans un cadre démocratique du choix de société et de la Loi fondamentale qui leur convient.

    Pensée pour mes amis Farid Hamid, Nachabe Madih, Khelaf Hellal, et tous ceux qui s’y reconnaîtrons, je leur dirais que le débat est difficile, très difficile à mener lucidement et courageusement, surtout pour Nachabe Madih, que j’informe au passage, que M. A. Benbitour avant d’être un Chaambi, est d’abord un Algérien, et que le Chaambi qu’il est, il a suffisamment de courage pour métisser ses enfants en ayant pour épouse une Kabyle…

    Cordialement

  12. je ne voterai jamais meme si mon fils serait président. sauf si on désigne un japonais ou un chinoi je vote pas de confiance aux algeriens sont tous des bandits personne n'aime les pauvres

  13. Mr Benzatat bonjour

    Que pensez-vous de cette information rapportée par Echorouk, Belkhadem est l'homme de la France et Benbitour est l'homme des USA, ces puissances veulent nous imposer leur candidats pour les prochaines élections présidentielles en Algérie. Pour ma part je crois en cette info, les puissances prédatrices imposent toujours leurs hommes à la tête des pays sous développés et non démocratiques comme notre pays, dans le but de sauvegarder leurs intérêts et empêcher l'avènement d'une vraie démocratie.

    http://www.echoroukonline.com/ara/articles/167191.html

  14. Monsieur Benzatat,

    Je ne sais comment vous dire … sans risque de vous froisser.
    Pourquoi diable, faut-il lire vos commentaires (comme celui qui précède) pour enfin pouvoir apprécier une certaine élévation de vue, un certain "professionalisme" ??

    Car – il faut l'admettre – l'article, lui, laisse transparaitre une naïveté dans le propos assez déconcertante; c'est presque puéril.

    Or, comme vous devez le savoir (mieux que moi en tout cas), la politique a ceci d'intangible : le discours et ses tournures, autrement-dit la langue de bois qui, soit dit en passant, plait toujours à une partie de la populace.

  15. " Car – il faut l'admettre – l'article, lui, laisse transparaitre une naïveté dans le propos assez déconcertante; c'est presque puéril."

    Libre à vous de faire ce constat, ce n'est que de bonne guerre. Seulement, celui-ci n'est précédé d'aucune lecture explicite et n'est suivi par aucune contre proposition qui viendrait faire débat !

    De ce faite, votre intervention reste à ce point inutile et sans effet sur le débat ? Proposer quelque chose qui soit argumenté et qui pourrait faire avancer le débat…

  16. Chez les arabes c'est l'homme et son couteau. Chez les Kabyles, c'est la femme et sa hache ! Il est foutu le pauvre…

  17. Effectivement, mon propos portait sur la forme et non sur le fond.
    Concernant le fond, pour tout vous dire, je m'abstiens car considérant justement qu'il y a risque à ce que mon propos soit mis sur le compte de cet "unanimisme typiquement kabyle" selon lequel " …après moi, le déluge …".
    Autrement, je n'ai pas d'à priori s'agissant de la personne de M.Benbitour si ce n'est que son nom a été associé-je crois- à ce fameux système tant décrié; la tchouktchouka algérienne servant de pouvoir.

    Et, pour être franc avec vous, je vous préfère "franc tireur" sur Ait Ahmed et le FFS en général ou "casseur" de Merzak Allouache car là il y avait matière à polémiquer objectivement.

    Pour clore sur ces histoires de forme(s), on ne se refait pas malheureusement, la structuration du discours, sa mise en mot(s) et sa transcription constituent (à mon sens) une grande partie du SOI pour ne pas dire carrément UN REFLET du soi.

  18. Je ne comprends pas pourquoi vous vous méfiez de la subjectivité, alors que c'est à ce niveau du discours justement que se situe l'expression de la liberté et l'affirmation de l'individualité de l'entendement ! La structuration du discours dépend de la fonction du jugement et non pas du reflet du soi, dans la mesure où cette fonction est soumise aux lois du langage et donc à la place du vrai, non pas celui en nature comme le pensait Kant, et toute la philosophie avant lui, mais de l'ensemble de normes sur lesquelles une société s'accorde pour vivre ensemble, cela ne réduit pas la question du vrai à un pur relativisme, mais certes, elle ne nous est jamais plus calée d'en haut, par une puissance transcendante(comme le pensait Kant) ou un Dieu(comme le pense tout religieux), pendant que nous faisons la sieste ou tombons dans une extase.

    Par exemple, lorsque vous vérifiez dans votre préfecture là-haut, l'identité de quelqu'un sur sa carte d'identité, sa photo plus les données écrites sur sa personne, ceux-ci ne relèvent ni d'un soi ni d'un reflet du soi, mais bien d'un ordre du discours, de sa structuration donc. Il en va de même de tout ordre du discours, et tout ordre du discours est soumis à sa vérification, par les procédures multiples que sont celles de l'histoire, de l'après-coup, mais aussi celles de l'histoire en train de se faire par ses protagonistes en acte.

  19. @ Youcef BENZATAT

    " La structuration du discours dépend de la fonction du jugement et non pas du reflet du soi, dans la mesure où cette fonction est soumise aux lois du langage et donc à la place du vrai, …., mais de l'ensemble de normes sur lesquelles une société s'accorde pour vivre ensemble … "

    Il me semble y avoir une sorte d'amalgame dans ce que vous dîtes car je n'ai pas écrit que "…la structuration du discours DEPEND DU REFLET du soi …" mais que celle-ci était LE REFLET du soi; nuance!

    L'exemple suivant peut aider à expliciter mon point de vue. Je reprends, pour ce faire, vos propres propos et essaie de démontrer (d'un point de vue non pas philosophique mais purement linguistique, donc structurel ce "soi" se mettant à nu à travers un choix sémantique, un choix de structure, un choix esthétique …en somme, une activité mentale opérant un CHOIX reflet de ce "soi")

    Vous écrivez dans votre réponse à mon commentaire : " Par exemple, lorsque vous vérifiez dans votre préfecture là-haut, l'identité de quelqu'un sur sa carte d'identité, sa photo plus les données écrites sur sa personne, ceux-ci ne relèvent ni d'un soi ni d'un reflet du soi, mais bien d'un ordre du discours, de sa structuration donc… "

    Tout d'abord l'usage du possessif "votre" adossé au nom de lieu "préfecture" flanqué lui-même de l'indication " là-haut " ou comment des mots peuvent traduire des maux.
    Vous auriez pu écrire "…lorsque vous vérifiez dans le cadre de votre travail en préfecture …", mais vous avez fait le choix délibéré de la tournure citée plus haut. Au moment précis de "l'encodage" de votre discours, votre "soi" s'est bel bien reflété à travers votre discours ; votre "dédain" ou en tout cas votre volonté de le signifier a bien été reçu au moment du "décodage" de votre discours par votre serviteur.

    Ceci me fait penser à cette anecdote bien de chez nous et dont je suis très friand.
    Il se raconte qu'au village, un "type" quelconque sans avenir certain et encore moins de qualification, avait réussi à épouser L'INTELLECTUELLE du village à la grande surprise de tout le monde. Ne pouvant espérer, et ayant tant rêvé de sa dulcinée, il se raconte que les 1ers mois de vie conjugale du couple furent un enfer pour la pauvre fille tant "le type" n'arrêtait pas de la soumettre justement au fameux "devoir conjugal" toutes les nuits.
    Un jour, lasse du rythme imposé par le type, l'épouse lui propose ceci: écoute-moi mon cher, je crois que nous allons devoir conclure un accord pour que "le devoir conjugal" se déroule de meilleure façon. Le type acquiesce bien évidemment. Et l'épouse qui propose " …tous les jours de la semaine dont le nom se termine par REDI, il y aura devoir conjugal, et les autres jours repos".
    Le type ne pensant pas plus loin que le bout de son nez se rappelle que ce jour-là ils étaient MERCREDI (donc oui), jeudi repos, puis reprise vendREDI, alors bingo, il dit OUI.
    Passe donc ce mecREDI comme aime le type, il se repose (ou se contient) jeudi, et re-devoir conjugal vendredi.
    Seulement, il y eut ensuite samedi, dimanche, lundi, mardi …ouff puis enfin mercREDI ; c'est qu'elle était bien fûtée l'épouse.
    Ayant subi cette presque-semaine d'abstinence forcée, le type a "tenu" le samedi suivant, puis dimanche et, contrairement aux engagements pris, le lundi soir il fit ce qu'il ne devait pas faire. Et la pauvre épouse qui l'interpelle "mais pourquoi donc??"
    Le type a eu cette réponse : " ââ3ni our thézridhara? Yak assaguina, dh' LundREDI" …traduction : " …tu ne sais pas que nous étions LundREDI aujourd'hui ??"

    Ou si vous préférez, ce fameux reflet du soi à travers le discours. Le type voulait sa dose de "devoir conjugal" quitte à faire dire aux mots certains maux!

  20. J'ai tout lu et ça ne me satisfait pas …mais alors pas du tout.
    un vrai programme doit etre un programme de rupture ,revolutionnaire dans un sens,il nous faut donc une sorte de AIT Amed benbitour si vous voulez..!
    c'est donc d'abord l'election d'une asseblee constituante qui proclemera toutes libertés à commencer par celles donnant aux citoyens le droit d'elire ses representants en toute legitimité.Et tout programme qui ne part pas de ce principe , nous maintiendra dans notre etat d'hommes et de femmes asservis.

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