Le 15 février 1995 était assassinée Nabila Djahnine

Nabila Djahnine, militante de gauche, présidente de l’association Tighri n’tmetouth (Cris de femme), diplômé de l’institut d’architecture de l’université de Tizi-ouzou a été assassinée le 15 février 1995.

Nabila était pétillante de vie. Son engagement forçait le respect. Bien qu’inscrite au Groupe communiste révolutionnaire (GCR) puis au Parti socialiste des travailleurs (PST), elle rayonnait bien au-delà de ce que représentaient les groupes d’opposition de gauche. Elle comptait parmi les plus sincères animateurs du mouvement étudiant et des animateurs du combat pour l’égalité des droits entre homme et femme. 

Elle était d’une exemplarité particulière, autant politique, humaine que professionnelle. Une grande figure marquante du mouvement démocratique algérien, dépositaire et continuateur du Mouvement de libération national. Un mouvement qui ne peut que se prolonger dans le combat. Combat pour la démocratie, les droits et les libertés. Combat pour l’épanouissement de notre culture de nos langues et de notre patrimoine. Combat contre les survivances du patriarcat et des conservatismes en tous genres. Combat pour la libération sociale, sans cesse renouvelé. 

Mohand Bakir

3 commentaires

  1. Même morte, elle reste présente dans les esprits, ses idées et son combats ainsi que celui de tout les démocrates et laïcs épris de la liberté et la soif de la vérité, hanteront le sommeil des islamoracailles au plus haut sommet de l'état, les mots n'ont pas d'âme, ils ne ressentent rien, ils sont invisibles, un chasseur ne peut percevoir encore moins abattre une idée, une idée est libre, elle est plus puissante que toute les armes du monde réunies, quand un peuple comprend sa situation par les mots, par les idées, comprend qu'il doit se débarrasser de la vermine verte alliée à celle du clan du Oujda, rien ne pourra résisté, tel une avalanche qui emporte tout sur son passage, je termine par ce beau passage de Da El Mouloud athe yarham rabi :
    Le temps n'est plus où une culture pouvait se tuer dans l'ombre, par la violence ouverte et quelquefois avec l'acquiescement aliéné des victimes.

    Il ajoute encore :

    Yela yiwen oulachith yela,yela yiwen yela netsa Oulachith

    Athe yarham rabi irgazin atsulawen ighamlen tamurth si goul yasfen

  2. merci mohand de déterrer de l'oubli cette héroïne des temps modernes qu'etait feue nabila la battante et la courageuse militante de toutes les luttes qui ont eu lieu chez nous..en plus des evenements phares que vous avez signalés, je tiens a préciser que nabila ainsi que toute sa famille(,badreddine,tsoufiq,soraya ,et toutes ses soeurs actuellemnt exilées, de bejaia) ont ete le fer de lance le plus engagé a bejaia..elle etait la le 08 octobre (o5a alger et 08 a bejaia) face aux balles des gendarmes assassins ( une 20taine de morts et des dizaines de bléssés) ,presente aussi lors des marches initiées par le forum des rebelles lors de l'assassinat du rebelle matoub lounes ..au mcb commissions natioanales aussi..sa gentillesse , sa generosité et son sourire rayonnant n'ont d'egal que son desinterressement dans les combats que nous avons menés avant que les fanatiques( dirigés par les generaux de larbi belkheir de sinistre memoire) aient accaparés et deviés les espoirs republicains et laiques des algeriens!! repose en paix camarade! le parapsychologue de bejaia.

  3. Il ne faut pas avoir peur de préciser que Nabila Djahnine a été assassinée à Tizi Ouzou par les terroristes islamistes qui ciblaient particulièrement les femmes libres et engagées à l'époque avec tout ce qu'elles représentaient comme espoir et lumière d'avenir à leurs semblables. Ce sont les mêmes motivations obscurantistes et barbares qui ont poussé les sbires fondamentalistes à tirer sur la tête de la jeune fille Afghane soignée en Angleterre qui ont attenté à la vie de Nabila à cette époque. Tous les fascismes se ressemblent : "Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre."W. Churchill

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