Duel d'artilleries entre Turcs et Syriens, Ban Ki-moon s'en inquiète

Dimanche 7 octobre, pour la cinquième journée d’affilée, l’armée turque a bombardé la zone frontalière syrienne, en représailles à de nouveaux tirs de mortier syriens sur la ville d’Akçakale.

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a mis en garde contre l’escalade « extrêmement dangereuse » du conflit à la frontière entre la Syrie et la Turquie, dans un discours lundi à Strasbourg. « L’escalade du conflit à la frontière Syrie-Turquie et l’impact de la crise sur le Liban sont extrêmement dangereux« , a déclaré M. Ban à l’ouverture du premier Forum mondial de la démocratie, organisé au siège du Conseil de l’Europe.

Le secrétaire général de l’ONU a appelé à plus d’aide humanitaire dans la région « alors que l’hiver approche« . « Nous avons besoin que les donateurs répondent de manière plus généreuse aux besoins des populations en Syrie et de plus de 300.000 réfugiés dans les pays voisins« , a-t-il dit. « La situation en Syrie a empiré de manière dramatique. Elle pose des risques sérieux à la stabilité des voisins de la Syrie et à l’ensemble de la région« , a souligné M. Ban. Se disant « profondément préoccupé par le flot continu d’armes aussi bien au gouvernement syrien qu’aux forces de l’opposition« , il a appelé toutes les parties « à abandonner l’usage de la violence, et à se diriger vers une solution politique. C’est la seule voie de sortie de la crise », a estimé M. Ban, très applaudi sur ce point.

« Je demande instamment aux pays qui fournissent des armes d’arrêter. La militarisation ne fait qu’aggraver la situation« , a-t-il martelé. Le président syrien Bachar al-Assad « et les autres dirigeants du monde doivent écouter leurs citoyens avant qu’il soit trop tard« , a-t-il répété.

Les Nations Unies vont avoir comme priorité « dans les années qui viennent d’aider les pays à faire la transition de l’insécurité à la stabilité, et de l’autoritarisme à la démocratie. Ces ceux buts sont la garantie du progrès« , a-t-il conclu.

Le Secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland a chaudement remercié Ban Ki-moon d’avoir accepté de participer à l’ouverture du premier Forum mondial de la démocratie, à l’initiative de cette organisation paneuropéenne rassemblant 47 Etats. M. Ban est ensuite parti pour Paris, pour des réunions bilatérales.

AFP