Une des réalisations les moins controversées de Houari Boumediene, la seule peut-être jusqu’à aujourd’hui, va-t-elle nous livrer enfin ses secrets cachés.
Cette réalisation écologique au sens le plus complet et le plus noble du terme qui visait à établir un barrage naturel pour arrêter l’avancée inexorable du désert n’avait-elle pas d’autres buts cachés ?
Cette opération lancée en 1974 à grand renfort de publicité et avec des moyens financiers et humains démesurés, mais sans réelles études sérieuses connues, est confiée tout de suite par le dictateur à l’armée. Elle crée des groupements régionaux spécialisés (GRSN) et mobilise dessus les jeunes du contingent. Le projet est immense, les effectifs mobilisés également, il doit relier les frontières algériennes occidentales aux frontières orientales sur une distance de 1500 km de long et une largeur moyenne de 20 km. Il s’étend sur une superficie de 3 millions d’hectares et vise la reforestation d’une grande partie des Hauts-Plateaux sur une période d’au moins vingt ans.
Il s’est arrêté brusquement au début des années quatre-vingt, sans explication, presque en même temps que l’arrivée de Chadli Bendjedid au pouvoir. Sur les trois millions d’hectares qui devaient être boisés, 160 000 hectares seulement l’ont été. Aucun des effets positifs prévus et attendus du barrage vert n’a pu être atteint : amélioration de la qualité des sols, création d’un microclimat favorable à une régénération végétale, lutte contre l’ensablement et la désertification, production de bois pour l’industrie de transformation, effets bénéfiques sur la vie des habitants des régions concernées. En fin de compte c’est un cuisant échec.
Pourquoi cet arrêt brusque, sans explications, sans bilan ? N’a-t-on pas depuis le début regardé dans la mauvaise direction, vers le côté technique du projet pour justifier son échec et négligé le but politique ?
Houari Boumediene n’a pas facilement accepté le projet au départ (témoignage de l’inspirateur du projet, l’ingénieur Grim, marginalisé et persécuté par la suite). Qu’est-ce qui lui a fait changer d’avis plus tard ? Alors posons-nous la question, le dictateur n’y a-t-il pas vu par la suite les avantages personnels qu’il pouvait tirer. Le projet ne s’était-il pas simplement transformé en Goulag pour les jeunes appelés algériens qui y ont participé par centaines de milliers , sans moyens, dans des régions inhospitalières et dans des conditions infernales (jy étais !) en même temps une voie da garage pour les officiers supérieurs baroudeurs issus de la guerre de libération et qui faisaient peur à un Boumediene assoiffé de pouvoir qui leur préférait les anciens officiers de l’armée française et de l’armée des frontières plus fidèles qu’il gardait autour de lui ?
Ce projet pharaonique, qui reste d’actualité, peut toujours être repris un jour par une jeunesse algérienne libre, dans un pays libre, restera-t-il comme une vaste entreprise politique machiavélique de marginalisation des officiers supérieurs moudjahidine et de domestication et de clochardisation de la jeunesse ?
Abdelhak Hamidi





Et pourtant cela a été une trés bonne idée.Dommage de l'avoir stoppée.
on aurait pu voir les bons résultat maintenant.
L'erreur a été d'arrêter le projet. Avec un sous-sol gorgé d'eau et grâce à des forages ainsi que la pratique du goutte à goutte, cette partie de l'Algérie désertique serait aujourd'hui aussi verdoyante que la côte. Elle aurait non seuleument stoppé l'avancée du désert, elle aurait aussi permis à l'Algérie de produire du bois, et de rendre les terres de ces régions cultivables.
Que la critique est facile! Boumediene était peut être un dictateur, mais il aimait son pays. Il était à la barre, contrairement à l'actuel président qui ne laissera dans l'histoire que ses absences prolongées…
Je suis honoré d'avoir participé à ce grand chantier et d'avoir planté des centaines d'arbres, au lieu de rester enfermé dans les batiments d'une quelconque caserne…
A quoi servirait le barrage vert si l'on brule les forêts déjà existente au nord?
En fait le barrage vert est une idée folle de Boumediene d'ailleurs comme tout ce qu'il avait entrepris …on voit aujourd'hui les resultats. Nous sommes restés le deuxième pays Stalinien après la Corée du Nord. Nous avons perdu tous les repères d'un pays civilisé, nous avons régréssé et nos universités ne sont même pas classées . Le diplomé Algérien est condamné à seervir le système en place s'il a une chance de l'intégrer. Pauvre Pays .
On peut tout reprocher a Boumédiène sauf les grands chantiers qu'il a initié. Goulag ou pas, le but était de protéger le nord contre l'avancée ddu désert et gagner quelque milliers voire des millions d'HA exploitables, et d'acquérir un Savoir Faire.
La transsaharienne a permis à beaucoup de jeune d'acquérir un savoir faire hélas néglige par la suite.
Si tous les grands projets de l'Algérie actuelle ou post Boumédiène avaient ete conduit de la sorte – une partie par les jeunes du service national et une autre partie par les jeunes désoeuvrés en les payant correctement – le chomage ne serait pas endémique , et l'on ne ferait plus appel aux autres pays pour faire nous construire des ouvrages d'art, des autoroutes, le rail même des batiments de logement !!!
C'était certainement une tache trés dure, mais elle aurait eu le mérite de canaliser les énégies et surtout de donner une chance de travail voire, d'innovation aux jeunes algériens. Il est vrai que faire appel aux chinois ( pensez vous qu'ils envoient l'élite de leur main d'oeuvre?) et autre pour tout construire , est facile, démagogique et surtout rentable pour les corruptibles.
Pour l'éviction d'officiers, peut être en a t-il profiter pour éliminer tous ceux qui dérangent !!! Je reste persuadé qu'il n'a jamais été question de goulag, le projet était peut être mal ficelé mais il avait le mérite d'exister alors que maintenant !!!!!!
Boumedienne est le seul président crédible parmi tous les autres ,surtout l’actuel "roitelet" il a monté de grands chantiers ; dans un but bien précis , le développement de l’Algérie , notamment l' éducation , la santé ,l 'emploi , ses détracteurs ne font que dénigrer incapables de proposer quoi que ce soit , ce n' était pas un corrompu , ni affairiste ou un voleur . Le barrage vert avait le mérite de stopper l'érosion qui gagnait les terres du nord du pays . On peut ne pas être d 'accord avec sa politique , mais de la a lui imputer le marasme actuel , c'est de la mauvaise foi .
Mon cher M. Feknous, on ne construit pas un pays comme cela. Toutes les preuves du monde sont là comme démonstration de la faillite conséquente a cette folie diabolique de Boukharouba. Un pays ce n’est certainement pas une armée des frontières, chichement habillée and équipée. Vous devez reconnaitre que c’est toujours le même système mis en place par cet obscur monsieur de triste memoire qui est toujours en place avec quelques variations sur le même thème. Il est très évident que vous n’avez aucune idée de comment bâtir un pays au sens propre du terme ou chaque citoyen participe d’une façon ou d’une autre a la décision. Et initier ces projects aussi parfaits et aussi nécessaires qu’ils soient n’aurait jamais du être laissés a un seul homme aussi zaim qu’il soit. Autrement ce n’est pas un pays dont on parle et c’est ce qui est bien le cas aujourd’hui. On ne vit que ce qui a été semé en ce temps-là. Enfin, on en est la et j’imagine qu’aujourd’hui on a tous compris que le navire Algérie n’obéirait pas comme ça pour faire tourner la machine comme par magie, parce que l’on lui a ordonné. Non, monsieur, s’il n’y a pas participation, rien ne marchera. Aussi simple que ça et l’homme ou femme qui s’imagine pourrait faire marcher les populations algériennes comme ça se trompe énormément. Seuls les hommes / femmes respectables de chaque région / coins, etc. et aimés dans leur regions / coins en s’asseyant dans un grande assemblée dans la capitale peuvent faire fléchir leurs populations respectives et les faire trimer en vue de cet objectif. Autrement Wallou.
Plus grave encore, attendez-vous à ce que dans le futur pas très lointain, l’on déboulonnera toutes les photos, statues et autres dénominations de ce maudit personnage qui a conduit directement ou indirectement le pays a cette faillite. Salutations aimables.
Heureusement que le titre de cet article est une question.Non monsieur Hamidi,ce n'était pas un goulag pour anciens de l'ALN.Le commandant d'un des plus importants groupements du barrage de la"touta" dans le sud constantinois était issu de l'armée française. Une autre réalisation tenait aussi à coeur au président Boumedienne:c'est la transaharienne. Ce n'était pas non plus un goulag et encore moins un "OFLAG".Pour comprendre l'idée générale du"dictateur"il faut se replacer dans le contexte des années 70.Il fallait occuper une jeunesse sans instruction à reconstruire le pays.Les héritiers du trône ont jugé le contraire et ont stoppé net ces réalisations dans ses débuts(ne pas oublier non plus les villages agricoles) et à présent les jeunes toujours sans instruction, brûlent les forêts au lieu de planter des arbres
"Barrage vert" " ralentisseurs sur les routes"…, tout a été fait pour freiner le développement de l'Algérie. Une idée, aussi noble soit-elle, n'a aucun sens si elle est portée avec des intentions malveillantes. Ceci étant dit, force est de reconnaitre qu'un barrage vert , écologique, pharaonique ou surdimensionné, aurait largement contribué à changer le climat, surtout politique ….Au lieu d'avoir des pétrodollars, l'Algérie aurait pu boire à l'eau de SA source en ne s'abritant plus derrère l'arbre qui cache la forêt..Aux grands mots les grands moyens, mais pour voir grand, il faut être grand.