Comme chaque année, le monde éducatif en Algérie vit depuis 2008 deux calvaires: la grève des enseignants et la sortie des élèves.
Chacun de ces mouvements est légitime devant la maladresse du ministère à traiter à l’avance ces deux dossiers coutumiers comme si la politique du ministère de l’Éducation voulait traiter indéfiniment ces deux événements le long de l’année car tout le monde s’attendait à cela au début de chaque année.
Le premier point de la révolte annuelle des travailleurs de l’Éducation a commencé en 2003 et s’est poursuivi pour devenir un fait routinier à partir de 2008 car il sera accompagné par la sortie des élèves. Donc cela fait plus de 10 ans que les travailleurs de l’Éducation réclament un salaire digne, un statut et une retraite à 25 ans à 100% vu la pénibilité du métier mais à chaque fois, le ministère de l’Éducation pour faire durer ce mouvement de grève trouve le moyen de tromper les syndicats agréés et se jouent d’eux comme il veut avec en plus des ponctions de salaire sur les grévistes pour les narguer, de ce fait je vois une complicité du ministère pour orchestrée ces grèves prévues à l’avance.
Pour mettre fin à ces grèves violentes et rendre confiance au corps des travailleurs de l’Éducation, il est plus facile de régler une fois pour toutes les revendications des travailleurs de l’Éducation au lieu de les manipuler en créant des injustices avouées au niveau de la grille des salaires et de leur statut par rapport aux autres secteurs de la fonction publique et en tardant à les régler d’où la complicité pour que l’action annuelle continue. Pour ce qui des syndicats, là aussi le ministère a joué un rôle de manipulateur pour aider certains à avoir leur agrément et s’opposer à d’autres en complicité avec le ministère du Travail car les organisations qui dérangent par leur position et la sympathie dans le milieu éducatif ne doivent pas être agréées en Algérie (pour être agréé il faut avoir l’aval du ministre de l’Éducation et non respecter les lois de la République).
Ces mouvements sont toujours suivis en janvier par la sortie des élèves dans la rue ; là aussi un événement prévu par le ministère. Et non résolu car il a une relation directe avec la réforme. Et là aussi la fuite en avant du ministère de l’Éducation continue car pour donner une explication à cela, on fait croire à la société que c’est la faute aux grèves et aux enseignants.
Pourquoi ce marasme des élèves ?
La reforme appliquée ne peut réussir vu les moyens mis en place. Dans certains établissements certains enseignants appliquent comme ils peuvent cette apprentissage vu le manque de formation, d’autres continuent à employer l’ancienne méthode d’enseigner. De plus, l’élève est devenu un assisté il ne peut suivre son apprentissage sans passer par des cours particuliers dans toutes les matières, il n’arrive plus à suivre ses cours ni à travailler seul, il rentre fatigué chez lui et arrive le matin en classe endormi et sous tension alors à chaque remarque faite par son enseignant il peut réagir avec violence. L’enseignant est confronté à cette situation ainsi qu’à la surcharge des classes d’où le ras le bol de l’enseignant et de l’élève.
Dans ces conditions toutes les reformes du monde ne peuvent réussir. Mais notre ministère au lieu de réunir toutes les parties concernées il continue sa fuite en avant en décidant seul de l’avenir des générations futures.
L’élève a compris que le ministère veut faire durer le problème du seuil et qu’en janvier il doit faire une grève pour que le ministère accède à son souhait et qu’à la fin de l’année on ait des milliers de mention très bien et un grand pourcentage de réussite au bac même s’il ne sera pas reconnu par les instances internationales. Donc chacun trouvera son compte et la réforme aura réussi puisque le taux de succès aux examens atteindra des pourcentages jamais égalés depuis l’indépendance et que nos classes atteindront aussi un nombre jamais égalé depuis l’indépendance. Pourquoi pas 100 élèves, ainsi tout le monde sera bachelier et tout le monde sera universitaire. Et vive la réforme et la démocratie éducative !!!
Messieurs les responsables ce n’est pas comme cela qu’on gère l’Éducation de nos enfants : arrêter cette fuite en avant et laissez les compétences sauver ce qui peut être sauvé.
Hakem Bachir
Professeur de mathématiques au lycée colonel Lotfi d’Oran
Porte-parole du CLA




Un systéme éducatif qui chasse chaque année 500 000 éléves est un systéme qui a montré ses limites ! Au lieu de revenir au systéme des années 70, on préfére faire semblant de réformer alors que le mal est l'arabisation notemment des maths, des sciences naturelles et de la physique-chimie ! La seule réforme sérieuse est la désaribisation de ses filieres, tout le reste est de la perte de temps !! Continuer à pointer du doigt quelques problémes, sans jamais désigner le malheur de cette école arabisée, c'est continuer à pisser dans du sable . Le pouvoir le sait bien c'est pour cela que les gréves cycliques et récurrentes des enseignants ne sont aucunement un danger pour ce pouvoir autiste et médiocre .
Et si on apprenait un jour qu'au cours des années 2008 à 2012 il y a eu de la triche dans toutes les épreuves scolaires? depuis l'examen d'entrée en sixième jusqu'au baccalauréat? Est ce que quelqu'un s'est demandé comment se fait il que nos bambins puissent ils être si efficace aux examens d'une année à une autre? et pas de n'importe quelle façon, connaissez vous le nombre de moyennes supérieures à 18 lors de ces examens? il me semble bien qu'auparavant avoir 18 de moyenne dans une de ces épreuves relevait de l'exceptionnel. Hormis un ou deux voire trois candidats sur le territoire national pouvaient se targuer d'avoir une moyenne supérieure à 18. Avec la reforme de Benbouzid c'est plutôt l'inverse, il n y aurait que 2 ou trois qui pourraient se targuer d'avoir moins de 2 ou 1 de moyenne sur tout le territoire national… avouez que cet exploit est phénoménal. Et puis arrivé à l'université, c'est le chaos, on retombe dans les mêmes travers qu'avant…sacré benbouzid.
Ce pourri doit partir
Et tu vas le remplacer, peut-être ? Vous êtes tous pareils.
J´ai remarqué 3 choses dans notre système "éducatif" Algérien:
+ Nos enseignants ne se soucient que de l´augmentation de leur fiche de paie
+ Nos élèves et étudiants ne s´insurgent que pour alléger les programmes scolaires (ils louent la fainéantise)
Pour les premiers, ils devraient critiquer les programmes qu´ils dispensent afin de produire une jeunesse compétente: personne ne le fait.
Pour les seconds, ils sont à l´image des premiers et ne demandent autres que plus de cours de sciences islamiques par jour.
Oui, tous les lycéens doivent devenir des bacheliers et des Universitaires; et c'est de cette façon que l'Algérie aura une multitude de compétences !
Je propose que tout lycéen qui obtient une note de 10 ou supérieure à 10 dans une matière sera reçu à son bac dans cette même matière. Par cette méthode, 90 % des lycéens seront reçus au bac.Actuellement, sur la décennie écoulée, une moyenne de 45% de nos lycéens sont reçus à leur bac alors qu'en France, pas moins de 90 % des lycéens sont reçus au bac.Pourquoi cette discrimination dans les réussites ?
Dix ans d'echecs ! c'est là qu'on reconnait les génies !
34 ans de service et je sais de quoi je parle.Ce pourri a bousillé l'école Algérienne à moins que vous êtes parents
Pourquoi une réponse pareille ? Vous ne savez pas répondre alors …
Tu reprends le même objectif de Bouteflika Atika: le maximum d´étudiants universitaires pour ruiner le pays.
En Finlande, même si tu obtiens ton bac, tu n´accèderas à l´université que si tu es parmi les meilleurs (10 à 25 % des nouveaux bacheliers accèdent à l´université). Pour les autres cons que tu proposes, on les diriges vers des formations non universitaires, et répondant au besoin du marché du travail du pays, et là aussi, selon le critère de compétence, d´épreuves et de notes obtenues.
Tu vois, ce n´est pas par en chantant la sourate Elbakara tout en interdisant la musique et la chanson que tu vas faire quelque chose de bien pour ton système édukhartif.