On annonce, imminente, la désignation d’un nouveau gouvernement par Abdelaziz Bouteflika suite aux résultats du scrutin législatif du 10 mai qui ont « consacré » le retour en force au sein de l’hémicycle de l’ex-parti unique, le FLN.
Le suspense entretenu sur la nomination d’une nouvelle équipe gouvernementale semble conforter l’idée que celle-ci mettrait enfin fin à l’absence du chef de l’Etat de la scène politique nationale et que cette « nouvelle » équipe sera la solution à la vacance du pouvoir. Abdelaziz Bouteflika qui reste le maître du jeu, a plusieurs options. Selon les observateurs, trois solutions s’offrent au chef de l’Etat :
1) Se permettre de reconduire l’essentiel de l’équipe gouvernementale avec à sa tête, l’actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, patron du RND qui, après le FLN, a raflé la mise sur les sièges de l’APN. Le FLN et le RND qui en détiennent plus de 62% seraient ainsi confortés par un statu quo de l’équipe gouvernementale avec quelques nominations pour combler des postes vacants ou sur des secteurs jugés non stratégiques comme la culture, le tourisme…
2) Maintenir l’actuel Premier ministre qui se chargera de nommer une nouvelle équipe en fonction de la nouvelle carte politique dessinée par les législatives. La nomination de ministres issus de la formation de Hocine Aït Ahmed, le FFS, qui s’est rallié en dernière minute, aux réformes et au scrutin législatif, n’est sûrement pas à écarter, et cela conforterait ses 21 sièges obtenus. C’est d’ailleurs ce qu’attend son secrétaire général, Ali Laskri, après la « purge » au sein de ses nombreux cadres entrés en rébellion. La nomination d’un ministre FFS serait une percée « notable » tant attendue par Bouteflika en Kabylie, région qui lui est fermée depuis le Printemps noir de 2001.
3) Accepter la démission formelle d’Ahmed Ouyahia. Bouteflika nommera ainsi son nouveau Premier ministre lequel pourra reconduire ou non des ministres en place en octroyant quelques postes de secrétariats d’Etat aux têtes de listes de partis créés par Daho Ould Kablia qui a permis la dispersion des voix et une saturation « partisane » au profit du couple FLN/RND. La multitude des partis agréés par le ministre de l’Intérieur a soutenu mordicus les réformes de Bouteflika et certaines de ses formations pourraient être « récompensées » pour services rendus.
Mais cette dernière option n’est qu’une variante des deux précédentes dans la mesure où quelle que soit la variante, il n’y aura pas de changement politique. Bien au contraire, le raz-de-marée du FLN dans une APN encore plus soumise à Abdelaziz Bouteflika, conduit à un gouvernement sous l’ornière du chef de l’Etat. D’autant que la constitution de ce « nouveau gouvernement » (qui n’aurait de « nouveau » que le badigeonnage de la façade) a en ligne de mire les élections communales qui approchent.
Que Ahmed Ouyahia soit maintenu avec l’ancienne ou une nouvelle équipe, que soit nommé un « nouveau » Premier ministre, ce ne serait qu’un déplacement mineur dans un espace clanique commun : celui de Bouteflika et de sa cour.
Le véritable changement n’est surtout pas dans les résultats de ces légistlatives et de tout scrutin législatif quel qu’il soit, encore moins dans la formation d’un gouvernement, mais dans l’éjection de tout le système politique qui en constitue le noyau dur. Dès lors, cette désignation d’un « nouveau » gouvernement n’est qu’une supercherie de plus, un « traquenard » tendu par un processus électoral corrompu et corrupteur.
R.N




Que les trois solutions que vous citez dans cet article soient mises en oeuvre ou pas, le pauvre citoyen algérien ne verra pas son ciel bleu, mais toujours grisâtre et mossade à moins que …
Cela ne changera rien du tout c'est tout le système qui doit partir avec ses moudjahidine et ses fils de chahid
Remaniement dites vous ! C'est un non-événement qui ne concerne pas du tout la plèbe. Il s'agit ni plus ni moins que de simples promotions ou cadeaux pour services rendus ! Les intéressés se tiennent le ventre craignant de perdre les avantages liés aux postes, alors que de vrais responsables hésiteraient à accepter de telles charges tant la responsabilité est lourde, pour les consciencieux ! Mais c'est vrai, les autres n'ont pas de compte à rendre, ni de bilan à présenter avant de partir !
Il y a le paradis fiscal et le paradis de la famille !
Remanier pour remanier pour donner l'impression de mouvement dans un système totalement figé et déconnecté des réalités du terrain . Il semble même avoir abandonné ses charges et la mission qui lui est dévolue au point ou les gens se demandent à quoi peut servir un président s'il n'y avait l'ENTV pour nous rappeler son existence et tout ce qu'il fait pour nous. Ces silences prolongés , les agitations épisodiques pour parer au plus pressé , des conseils des ministres reportés ou expédiés à la hâte sont un prélude à une fin de règne qui ne dit pas son nom , une sorte de chant du cygne entrecoupé de longs silences qui annoncent que les carottes sont cuites et qu'elles ne pouvaient pas donner plus qu'elles ne pouvaient dans le pire.
Et après ? C'est de l'imprévisible ! Personne n'est en mesure de prévoir quoique ce soit ! Si cela dépendait de quelconques prérogatives constitutionnelles qui me reviennent de droit , il ne restera pas une seconde de plus, autant que beaucoup d'autres ! Convaincu que c'est un commun des mortels , je me dis que c'est une question de temps . Il y a bien eu des nations dont il ne reste que des ruines , des personnages historiques , adulés , honnis par leurs peuples qui sont décédés ou qui purgent des peines ou qui continuent de participer à des oeuvres de bienfaisance à travers le monde . Ainsi, sont les hommes de bien et de mal . Que celui dont le tour est venu de faire ses preuves doit se référer au passé des peuples , que celui dont le tour est dépassé et qu'il juge qu'il a failli à la confiance placée en lui se prépare , car son bateau se prépare à lancer les amarres . Et âcha mêne ârafa kadrahou !!!!!!
@Guel Dring. Il y a toujours de la sagesse dans vos commentaires et des vérités à méditer. Quelque chose m'échappe malgré tous mes efforts pour tenter de comprendre ce qui se passe exactement chez nous. Cette léthargie, cet abandon des responsabilités de la part de ceux qui détiennent réellement le gouvernail, m'inquiètent au plus haut degré. S'agit-il de politiques réfléchies qui se succèdent depuis des décennies et dont le résultat est cette régression, régression somme toute incompréhensible vu les immenses atouts possédés par notre pays. Certains se demandent même si le pays ne sera pas à long terme sans véritable souveraineté. J'ai l'impression que ce pays n'est finalement qu'un butin à se partager entre les puissants du moment, et ensuite il retrouvera son statut d'indigènes. Quel pessimisme ce matin !
On prend les mémes et on recommence , ça change quoi , puisque l'homme invisible est toujours la
incapable de mener des réformes profondes du systéme , il pratique la fuite en avant ,en devenant le
maitre d'oeuvre pour la construction d' une mosquée . Pendant ce temps , le peuple reste l'otage d'une nomenclatura décidée a demeurer aux commandes vaille que vaille . Manifestez , écrivez a facebook ,twitter , le matin ,ou a "amar bouzouar " vous n'y changerez rien. Plus sourd et déterminé
que ce pouvoir , ça n'éxiste pas.
Les militaires lui ont dit :"NON !" c est non.