Le groupe armé qui aurait organisé les attentats de l’Aid El Fitr à Tripoli a été démantelé par les services de sécurité.
Des affrontements ont opposé mardi soir et mercredi matin à Tarhouna des membres des services de sécurité et des suspects qui seraient impliqués dans les deux attentats de dimanche à Tripoli, faisant un mort parmi les forces de l’ordre, a indiqué le ministère de l’Intérieur.
Un communiqué de la Haute commission de sécurité dépendant du ministère de l’Intérieur a indiqué mercredi soir que l’enquête sur les attentats de dimanche avait permis de trouver la piste d’une « cellule » basée à Souk al-Ahad, près de Tarhouna (60 km au sud-est de Tripoli), qui préparait une autre attaque.
Arrivés sur place, les membres des services de sécurité ont été pris en embuscade par ce groupe qui a tiré des roquettes sur le convoi, tuant un membre de la Haute commission de sécurité et en blessant huit autres. Les autorités sont ensuite parvenues à entrer dans le QG du groupe armé, où elles ont saisi des « armes lourdes et des missiles« , a-t-on ajouté de même source, sans toutefois pas préciser si les suspects avaient été arrêtés.
Plus tôt, le chef du Conseil militaire de Tarhouna, Khalil al-Arabi, cité par l’agence libyenne Lana, avait fait état d’affrontements mardi soir et mercredi matin entre les forces de sécurité et les suspects recherchés dans la région de Tarhouna, évoquant des « blessures légères« .
Il avait précisé que les forces du ministère de l’Intérieur s’étaient retirées après que des dignitaires et des chefs de tribus se sont engagés à leur livrer les suspects. Le ministère de l’Intérieur avait annoncé lundi l’arrestation de quatre personnes, dont le « suspect principal« , pour leur implication présumée dans deux attentats à la voiture piégée qui ont fait deux morts dimanche à Tripoli.
L’enquête a conduit également à la saisie mardi d’explosifs dans deux quartiers de Tripoli, a indiqué à l’AFP Adnan al-Chibani, un responsable de la Haute commission de sécurité.




