En exhumant la vie d’Émilie Busquant, ce roman célèbre à sa façon le 50e anniversaire de l’indépendance algérienne dont il révèle qu’elle fut, avant tout, le fruit d’un élan internationaliste puissant et généreux.


C’est l’histoire que ne raconteront pas les historiens parce qu’elle échappe à la raison, aux rigueurs de l’esprit et aux chronologies froides.
Au début des années 20, un jeune homme fraîchement débarqué de Tlemcen, tombe amoureux, à Paris, d’une jeune fille de 20 ans venue de Lorraine et qui rêvait de devenir une seconde coco Chanel mais qui restera, pour nous Algériens, la femme sans laquelle rien n’aurait été possible, ni l’Étoile nord-africaine, ni le PPA, ni tout ce qui est venu après.
Ce roman, c’est l’histoire que ne raconteront pas les historiens.
Ainsi commence l’histoire de notre délivrance. Un peuple colonisé depuis 1830, entrait dans la voie de la libération grâce à une histoire d’amour : il venait de trouver son enfant terrible et la future mère de sa propre liberté, celle-là qui sera évincée d’une histoire qu’elle a pétrie de ses propres mains.
Émilie Busquant a rédigé le premier texte revendiquant l’indépendance pour l’Algérie en 1927. Aux côtés du futur leader du nationalisme algérien, Messali Hadj, elle a permis au premier parti indépendantiste algérien, l’Étoile Nord-Africaine, de prendre son envol. Elle a conçu et confectionné le drapeau algérien qu’on connaît aujourd’hui. Elle a dû diriger seule le parti du peuple algérien, en 1937, quand la direction fut incarcérée. Elle a déjoué une tentative de collaboration entre le PPA et Hitler… Jusqu’à la fin, elle imposera l’idée d’indépendance en livrant bataille aux assimilationnistes, aux colonialistes et aux courtisans. Elle s’est battue pour l’indépendance de ce pays quand l’élite algérienne ne revendiquait que le rattachement à la France.
Émilie ne cherchait pas à ce qu’il y avait de meilleur dans la France, sa patrie ; elle cherchait le meilleur dans l’indépendance.
La parfumeuse est une de ces légendes du coeur fondatrices de l’histoire, une de ces épopées de l’amour qui furent la cause de tout, au début de tout, mais qui ne sont transcrites nulle part car décrétées étrangères à la raison, aux chronologies froides et aux rigueurs de l’esprit. L’histoire officielle des peuples préfère les amnésies sentencieuses, les augustes menteries et les fables imposantes.
La parfumeuse par Mohamed Benchicou
Disponible à Alger dès le 28 juin (Editions Koukou) – 650 DA
Disponible en France dès le 26 juin – Editions Riveneuve –
75 Rue de Gergovie – Paris 14 – 18 euros




Est-ce-que le prénom de cette digne femme pourrait faire partie des prénoms non-interdits en Algérie ? autremment dit, combien d'Algériens, en signe de reconnaissance, donneraient-ils le prénoms Émilie à leur fille ? au lieu de….Khadija par exemple!
"La plume est plus tranchante que l'épée"
D’abord je remercier mon prof de français Mr. Belamri au collège de Seddouk durant les années 80, il m’a apprit à ne jamais oublier le nom de l’hauteur…Encore une fois un grand merci monsieur Belamri.
Pour Mr, Benchicou
Je vous prie d’être un peu prudent. De chercher qui est été l’homme qui a rassembler autour de Messali la communauté Algérienne en France (âme et argent) les années 30 pour pouvoir créer le PPA. Autrement pour Mme. Messali je la respecte à même pied d’égalité que fatma N’Soumer. Enfin une fatma française qui nous a apprit à se révolter ou lieu de cuisinier…Encore une fois un grand merci madame Émilie Busquant.
Soyez correcte, Monsieur Benchicou, l’histoire ne pardonne pas
Avec vous M. Benchicou, le goût de la lecture nous reprend, il est certain que le sujet est déjà engageant s'agissant de l'histoire de notre pays, romancé peut-être, mais les historiens de France d'Allemagne ou autres pays, ne racontent-ils pas l'histoire avec cette tentation de rendre fières leurs générations qui se sont succédé ?
M.Benchicou a réhabilité un pan de notre histoire qu'on a voulu occulter ou falsifier pour tromper les générations post-indépendance. c'est une manière de rendre à César ce qui appartient à César pour damer le pion aux expropriateurs et révisionnistes de l'histoire d'un nouveau genre.Je voudrais que Belkhadem sache que des Algériennes et Algériens de toute obédience , communistes , athées ou boudhistes ont contribué et payé un lourd tribu pour façonner notre indépendance , qu'il arrête de de nous embourber dans les sables mouvants de son islamisme dévastateur sorti de l'enfer .
Derrière chaque homme se cache une femme. J'allais écrire derrière chaque grand homme se cache une grande dame mais cinquante ans après l'indépendance où tout est devenu étranger au pays même certains adjectifs prennent un sens de supplétifs.
merci monsieur Benchicou pour Emile, comment avoir ce livre ?
Réponse : Pour les lecteurs d'Algérie, le livre paraît le 29 juin et sera disponible dans toutes les librairies du pays. En France, la sortie est programmée pour le 16 août, mais on peut l'acheter auprès de Riveneuve (75 rue de Gergovie – Paris 14) ou sur son site internet ou le commander à son libraire.
Je souhaite rappeler a M.Benchicou que je respecte pour sa plume de journaliste mais pour son coté historien il est reelement dans le faux pour le drapeau national ;Me Messali a cousu un drapeau vert portant le croissant et l’etoile et qui fut exhibé le 1 mai 1937 lors de la participation du PPA a la manifestation des travailleurs de la place du premier mai actuelle a Alger a la place actuelle des Martyrs .
Pour le drapeau national actuel ce fut la commission designée par Said Amrani en avril 1945 et composée du Dr Chawki mostefai,Chadly el Mekki,Asselah Hocine et mohamed bencherchali qui a proposé trois projets et le drapeau actuel fut retenu;sa premiere apparition en public fut le 1er mai 1945 a Alger,Oran,Blida,Tizi Ouzou etc puis ce drapeau est reapparu a Saida,Ain Sefra Bechar le 2 mai 1945 ainsi qu’ a Setif et Guelma notamment le 8 mai 1945.le lieu de creation fut le 18 rue socgema a la basse casbah d’Alger au deuxieme etage d’ un appartement propriete de Moufdi Zakaria et de mohamed Henni dit Daki qui le mirent gratuitement a la disposition du responsable de l'organisation du PPA Said Amrani qui preparait puis organisait les manifestations de mai 945 a travers tout le pays avec le meme drapeau et les memes mots d'ordre.Des temoins encore vivants et ceux et celles qui l’ont effectivement cousus sont encore vivant(e)s et des journalistes les ont retrouvees et ecoutées.Le Dr Chawki Mostefai a publié un document sur le sujet et a tenu une conference a la Bibliothque nationale a Alger sur tout le sujet ainsi que sur l'organisation et la gestion des manifestations de mai 1945 a travers toute l'Algerie de Bechar a tebessa