« On n’est pas orphelin d’avoir perdu père et mère mais d’avoir perdu l’espoir » Sagesse africaine
Retracer des parcours de vie dans le tourment de l’immigration implique, on le sait sans doute, une grande capacité d’observation, un sens aigu du flair, et une extrême finesse dans l’analyse. Car, de « l’insoutenable légèreté de l’être » dont parle si explicitement le romancier tchèque Milan Kundera à « la double absence » qu’a mise en relief le sociologue algérien Abdelmalek Sayad (1933-1998), les voies de compréhension du phénomène migratoire se sont croisées puis scindées et ont, comme par hasard, fini drôlement par s’entrechoquer en provoquant de ce fait un géant « Bing Bang » de vérités. Mais lesquelles ? Le secret ne fera plus doute à personne : « Vérités en deçà de la Méditerranée et mensonges au-delà« . Ce constat est, pour se permettre ne serait-ce qu’en ces quelques lignes, de transférer le cadre spatial du célèbre aphorisme pascalien au vécu de notre communauté estudiantine en France, un aveu lucide qui porte dans sa besace de fructifères semailles de sens.
En réalité, c’est sur le conseil d’un ami, étudiant de son état, et qui se plaint à longueur de journée de la marge et de la précarité dont il est victime que j’ai décidé en toute spontanéité de me résoudre à la tâche de rédiger cet article sur l’exil estudiantin, lequel est devenu si florissant ces derniers années en Algérie en raison du manque de perspectives et de débouchés. C’est en quelque sorte comme à un appel d’offres auquel j’ai donné réponse. Mais est-ce vraiment mal de purger ses peines en douceur quand on en est, de près ou de loin, touchés ? La réponse, vous la devinez assurément : un niet tout court. La raison en est toute évidente, du moins dans ses premiers étirements : l’on se partage généralement d’énormes soucis quand on survit en compagnie, camaraderie ou communauté. C’est pourquoi, la collectivité du rêve en appelle à une solidarité sans faille dans l’usure. Cela ne signifie pas du tout que l’on est en pleine vie de chalet au sens littéral du terme, mais oserions-nous le terme ici, en constante navigation dans les sentiers tortueux de la vie buissonnière. Celle où les trajectoires semblent d’apparence différentes alors que le destin qui les sous-tend est invariablement unique. C’est ce que l’on appelle strict sensu « l’odeur du bled« . Je dis unique parce qu’il est exactement divers. C’est, somme toute, comme un brin de philosophie, tantôt rudimentaire et facile à digérer, tantôt complexe et compliqué à assimiler. On dirait que toutes les ambiguïtés du monde se louvoient dans les interstices du destin dès que l’on évoque le couple fatidique émigration/immigration, « cette déchirure éternelle des siens« . Mais tout de même j’en rajouterai des bribes de mots à ma pensée afin qu’elle soit plus explicite, cette unicité-là est totalement diverse, ou s’il l’on veut bien l’entendre différemment, elle est une diversité presque unique dans la mesure où l’on se sent terriblement être une image-miniature d’un phénomène grandeur nature. Il faut en convenir une fois pour toutes, l’exil est un brouillard assez diffus. Bien qu’il donne parfois le bénéfice du doute à l’être humain, il l’amène à force de le côtoyer à ajuster ses choix, à tempérer ses ardeurs et à calibrer ses ambitions de façon à le rendre une âme « docilisée » ou pire encore un être apprivoisé. Certes, il est fort souvent, comme espace, un lieu de prédilection et encore moins un paradis de délices tel que le miroitent les mirages ensorceleurs dont chacun de nous tous, à un certain moment de sa vie, fut un loyal condisciple. Mais hélas, il est aussi et c’est vraiment douloureux de l’affirmer en ce papier «un eldorado à cobayes» où l’on passe inéluctablement sous la guillotine des épreuves et un imaginaire aussi volage que fluctuant dont d’aucuns sous-estiment à long terme la nuisance.
Je l’ai rencontré marchant sous les arcades d’une agglomération toulousaine, c’est un gars de chez nous, sympa à l’extrême mais les nerfs à fleur de peau. Il n’aime pas les badineries démesurées. Bref, il est cool mais sévère en même temps. Ce jour-là, il était pressé de rentrer du turbin avant que le soleil matinal ne disperse ses rayons sur « la ville-rose« . Il était tout triste, le visage hagard, les traits tirés et les yeux rivés sur le sol. De toute évidence, cela se voit, il n’a plus fermé les yeux de la nuit. L’insomnie, ce tsé-tsé de tous les déracinés, ne s’est jamais départie de son corps depuis que l’on lui avait signifié sévèrement à la préfecture de police de Haute-Garonne que son titre de séjour pourrait lui être enlevé en fin d’année. Raison invoquée : il n’a pas, à son grand malheur, pu valider de suite ses diplômes. Sa marge de manœuvre est donc de courte durée. Ainsi a-t-il perdu toute odeur d’espoir et a surtout peur de retourner bredouille au bercail. Le commérage et la médisance des voisins lui paraissent des flammes de géhenne. Dans sa tête, tout un harcèlement moral au bled est en perspective, il s’attend à des interrogations de tout calibre, du genre « que reviens-tu faire ici ? » ou « t’as laissé le pays de lois pour une contrée de corrompus! » sinon la plus dramatique « n’y a !« . En clair, Zahir a tous les ingrédients de réussite (beau gosse, dynamique et studieux) sauf « Zehr » (la chance) « là-bas, les gens savent beaucoup plus de choses sur toi que toi-même tu ne connais pas ! Une société-détective quoi !« . En silence sidéral depuis quelques secondes, il revient rapidement à la charge, « les gens de chez nous s’en foutent des études, ils vivent dans le sensationnel, croient trop à la parabole, aiment les grosses cylindrées et des paquets de cigarettes, marque «gauloises» alors que nous ici parfois on n’a même pas de quoi payer le loyer!« , et avant de s’en aller, il a décoché en ma direction cette fléchette envenimée « quand tu débarques là-bas, tu verras, « sehab chekara » (les gens corrompus) faire leur marché et toi tu restes à côté du mur, c’est là que tu vas comprendre ce que je dis« . Quant à Marwane, ce gentil garçon de 28 ans, toujours tiré aux quatre épingles, «hetta» comme on dit en dialectal, « l’étranger » lui est autre chose. Avec son air intello, ses lunettes de vue bien transparentes et ses cheveux au vent qui se terminent par une tresse qui ressemble à une queue de cheval, il se voit bien intégré dans l’engrenage hexagonal.
Depuis que Hollande est président, la France lui semble être un terrain acquis. Il compte s’y installer à jamais, épouser une française, et vivre sa vie comme il l’entend : « Je n’ai pas de choix, ma famille est pauvre, si je retourne là-bas, je vais travailler sur un chantier et être la risée de tout le monde! » et d’enchaîner sur un ton quasiment mélancolique « vivre heureux, c’est vivre caché, je préfère gâcher toute ma vie et mon diplôme ici (DUA en sciences sociales) plutôt que de subir le regard méprisant des miens » tandis que Fayçal qui le fixe des yeux, tout désabusé qu’il est, la galère d’être un sans-papiers lui triture souvent les méninges, il est venu dans « les années Chirac » aime-t-il à le répéter, le plus souvent avec fierté. Mal lui en a pris, il s’est aventuré en mer inconnue et a failli à plusieurs reprises empocher le sésame de l’utopie mais sans succès. Le débit d’amertume monte au fur et à mesure que le répertoire des tristes souvenirs se dévide de sa mémoire. A l’envahissante image de son entrée fracassante en France avec un visa d’études, ses yeux brillent de larmes d’émoi «plus de quatre mille euros sur le bordereau de l’attestation bancaire et pas un euro dans la poche» ironise-t-il. De péripétie en galère, il a réussi quand même à dénicher un petit appart en colocation avec un ami de fortune chez un particulier toulousain après avoir trimé au noir dans un marché de légumes et fruits à Saint-Cyprien (à quelques mètres du centre-ville) « au début, sans boulot et sans un sous vaillant, je n’ai pas de quoi payer un café, j’étais perdu, je me hais moi-même et tout le monde me semble hostile, c’est une vraie ghorba« .
Maintenant, il habite à Empalot, dans la banlieue, ses anecdotes sur la malvie et les voitures qui se crament chaque soir dévoile le côté mi-burlesque, mitragique du drame des « Beurs« , ces citoyens d’origine étrangère, plus particulièrement maghrébine des zones que l’on affuble d’euphémisme péjoratif de « sensibles » et qui, de surcroît, résistent à l’usure en plein milieu du marécage de la société de consommation, perméable aux mille formatages des préjugés prêt-à-porter et des clichés contre-nature «lorsque je me compare à eux (les Beurs), je me sens plus avantagé car j’ai des racines fixes» m’a-t-il conclu. Il est vrai par ailleurs que les gens de la cité en France sont gagnés par un grand flottement identitaire, le problème des origines a produit en eux une vraie quête de soi. Ils se sentent à chaque fois en perte continue de leurs repères….
N’ayant plus de temps libre pour discuter, Fayçal, ce natif de Relizane un peu chauve et la quarantaine bien entamée, a pour ennemi mortel l’autorisation du travail : « Je ne veux plus mettre mes pieds à la cité administrative« , dit-il avec rancoeur et de renchérir « mais pourquoi est-ce seulement aux Algériens que l’on exige un tel document ?« . Pour rappel, l’autorisation du travail est exigée aux étudiants algériens chaque fois qu’ils décrochent un poste d’emploi en vertu des accords franco-algériens du 27 décembre 1968 dont les statuts restent jusqu’au jour d’aujourd’hui inchangés. Ce qui complique davantage leur situation étant donné que les entreprises rechignent à les embaucher à mi-temps en raison de la paperasse et de la durée qu’une telle autorisation implique. En vérité, tout le monde vide sa gibecière à mesure que se chauffe la discussion et que l’on essaie de creuser un peu plus dans l’intimité de tout un chacun. C’est notamment le cas de Melha, cette ravissante fille kabyle qui désarme tant par son regard pénétrant que par ses convictions chevillées tous les esprits fantoches aussi résignés que superficiels les uns que les autres. Elle aime la simplicité, mais elle dit qu’elle en avait marre depuis que ses parents ont cessé de lui verser de l’argent à son compte. Et pourtant, elle a brillamment gravi tous les échelons d’études (Master I, Master II et Doctorat), elle regrette fort que l’État algérien ne soit pas à la hauteur des défis de la modernisation du secteur d’enseignement supérieur, que le niveau d’études en Algérie baisse de jour en jour et que l’on pose toujours « le problème d’équivalence aux diplômés étrangers« . Ce qui l’exècre davantage, ce sont les tabous qui minent la société, elle ressasse à longueur de journée à qui veut bien l’entendre qu’elle ne voulait plus être « une machine à accoucher ni une esclave heureuse » comme dirait l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa « là-bas, il y a trop peu de droits pour la femme, ici, je circule quand je veux et je ne me sens jamais agressée par des regards indiscrets« .
A vrai dire, Melha est chanceuse par rapport aux autres filles, lesquelles, sans bourse ni ressources financières ont réussi quand même à dépasser le cap de la misère grâce à leurs seuls efforts. C’est le cas de Nawal, cette Oranaise au charme incontestable qui se lève chaque jour que Dieu fait à 5 heures du matin pour travailler comme aide à domicile en parallèle avec ses études de sciences Po. C’est un vrai calvaire mais elle a la confiance en soi « je paye mon loyer, subviens à mes besoins et en plus envoie une petite commission à ma mère, malade et sans ressources, j’y suis obligée, c’est ça la vie, soit tu fonces ou tu recules« . Quant à Melha, elle n’est plus à l’aise, elle doit retrousser ses manches pour pouvoir survivre « doctorante en fac et boulot dans le ménage » peste-t-elle avec une colère presque incontenue et de recentrer sa discussion sur ses autres soucis privés « au téléphone ma mère insiste à ce que je me marie mais moi mes projets sont dans mon pays, je veux enseigner aux enfants de l’Algérie les valeurs de la modernité« . Ses déboires ont monté crescendo dès la promulgation de « la circulaire-Guéant« . Maintenant, elle est soulagée car celle-ci vient d’être abrogée par le nouveau locataire de l’Élysée. C’est pourquoi, elle aspire bien décrocher un poste d’emploi à l’aune de ses compétences et éviter ce genre de « prolétariat intellectuel » auquel on l’a confinée jusqu’ici. Mais son plus grand rêve reste le retour en Algérie pour fructifier son savoir et aider les siens dans la construction du pays « j’aimerais bien être dans mon pays, entourée de ma famille, mais c’est que nous les algériens, on est un peu trop fiers de nous-mêmes, c’est pas bien, on doit s’auto-critiquer, se regarder de l’intérieur et mépriser notre orgueil, c’est le minimum par rapport à nos ancêtres qui ont intronisé la Kahéna, reine sur leurs terres…« .
Ce n’est pas du tout l’avis de Madjid, un tantinet pessimiste. Pour ce diplômé en informatique frais émoulu d’une université lilloise, les dès sont déjà jetés, l’Algérie ne se relèvera plus de ses échecs « on n’a pas de culture de respect les uns vis-à-vis des autres, on ne s’entend pas nous les Algériens, on a la mentalité un peu têtue même dans le pire » lâche-t-il volontiers. Sur les rives de la Garonne, il profite de son temps libre pour cocher quelques mots sur des feuilles volantes et noyer ses tourments dans des gouttes d’encre. Sa tristesse en dit long sur les déceptions et la nostalgie qui le tiraillent « le mensonge et l’hypocrisie sont l’abécédaire de l’émigration, la plupart de nos émigrés vivent grâce au RSA (revenu de solidarité active) et au R.M.I (revenu minimum d’insertion), les restos sociaux et les braderies à bas prix sont leurs lieux de prédilection et quand ils rentrent au bled, ils friment avec des voitures qui ne valent plus rien ici« . Pour Boulam qui lui a coupé court, un autre étudiant blidéen en économie, le drame insurmontable, c’est le mariage mixte « c’est une bonne affaire pour deux ou trois ans, après c’est un vrai cauchemar« , clame-t-il avec une certitude inégalée et de me susurrer tout doucereusement à l’oreille « je suis entré en France en 2003 bac+5 et me revoilà aujourd’hui après presque 9 ans, niveau bac-5« . Il est agent de sécurité dans la banlieue toulousaine, il gagne bien sa vie mais il se sent très mal dans sa peau. Son niveau intellectuel n’est plus le même et il peine trop à se remettre à niveau. Ce qui le tourmente le plus, c’est son indigeste divorce d’avec une française, il y a quelque temps et l’enfant à charge qu’elle lui aurait laissé comme un coup de couteau dans les entrailles. Le malheur, c’est qu’il se tient aujourd’hui très éloigné de lui, là-bas à Rennes, au nord avec sa mère « ici les gens croient que l’unique problème, c’est les papiers alors qu’en réalité, le vrai problème commence avec leur obtention. Certains jeunes n’hésitent pas même à épouser des vieilles ou des «cas soç» vraiment en difficulté en hypothéquant toute leur vie en échange de simples services de régularisation, finalement, ils regrettent tout car la vie est dure« . En réalité, ces derniers temps avec la crise économique, la vie est devenue vraiment chère en hexagone et le boulot se fait de plus en plus rare, la précarité touche de plus en plus de foyers d’immigrés.
Néanmoins, les tristes trajectoires des uns rejoignent les prometteurs parcours des autres, Bakir en est le parfait spécimen. Après avoir obtenu un M.I en langues appliquées à Toulouse, il est allé au Havre où il a pu décrocher un poste de traducteur dans une agence de communication grâce à ses seules compétences « en été, temps des vendanges, je vais souvent à Montauban et à Montpellier pour faire la cueillette sous un soleil de plomb de 45 degrés pour pouvoir payer mes inscriptions, plus de 450 euros. Sans logement là-bas, je galère à n’en plus finir, mais hamdoullah tout s’est bien passé grâce à ma longue patience« , dit-il fièrement comme pour me montrer son sérieux.
Actuellement, il vit en Espagne où il travaille afin qu’il puisse monter son propre projet personnel (une maison d’édition ou traduction..). Pour ce sportif, l’exil lui a ouvert les portes du bonheur, et l’effort ne ment plus jamais. Certes, l’on serait contraint de vivre d’expédients pour un moment donné mais cela ne serait plus le cas en avançant « affronter l’exil est une entreprise à hauts risques, elle exige un tempérament d’acier où il est impératif d’apprendre à en encaisser les coups » avoue-t-il sans ambages. De retour du pays, ces derniers jours, il s’est dit être envahi par une salve de questions du genre « combien coûte un café?« . En vérité, le malaise social que vit le pays a déteint son fiel sur le quotidien de notre diaspora surtout que l’euro au marché noir a fait son sacré coup « à Port-Said et au Square, on le change à 15« , affirme-t-il sur un ton narquois. Il est vrai par ailleurs l’absence de contrôle étatique sur le marché informel, les flux de devises en provenance de l’étranger sont hors de contrôle, la culture du fisc qui fait de bons citoyens sous d’autres cieux est bannie des esprits chez nous. Ainsi voit-on des des policiers, des dealers et des cambistes faire bon ménage sur des territoires de non-droit. Tout juste devant mon interlocuteur, Menad, le crâne dévoré par une calvitie n’y est pas allé par trente six chemins pour exprimer sa rage « je trime dans un restaurant jusqu’à 1 h du matin et ne rentre qu’à 2h« . Le matin, Menad, épuisé ne retient absolument rien de ce que dit le prof à la fac « conjuguer boulot et études relève de l’impossible » et de poursuivre « puf! à quoi servent des études qui ne te mènent nulle part sauf droit au mur : nettoyage, sécurité ou précarité ou pire encore aller au Canada, vivre dans le froid, et devenir taxieur comme on me l’a dit » et de conclure amèrement « c’est facile, c’est pas facile ça dépend car il y a toujours du doute, l’immigré-étudiant est dans la nasse d’un certain pêcheur que l’on appelle: exil, et ça c’est sûr«
Sur ce, la nuit toulousaine a commencé à infiltrer l’espace sous les brouhahas des champions de l’équipe du Rugby local « à demain les amis… des jours meilleurs peut-être !«
Kamal Guerroua, universitaire




khoussara, khoussara, j'imagine tous ces jeunes dans la rue d’Alger clamant la démocratie comme la jeunesse arabe
La faute à qui donc ! Ce n’est sûrement pas celle de Napoléon mais celle de Ben Bella, Boukarouba, Chadli et Boutefliga ect…Tu es tombé par terre ce n’est sûrement pas la faute à voltaire, mais celle de ces affranchis au pouvoir dans ton pays, le nez dans le ruisseau ce n’est sûrement pas la faute à Rousseau mais celle de l’oncle pic sous ! Chers étudiants, je ne peux que vous dédiez ce commentaire, une contribution modeste ! je sais !…
Autre(s Précision(s): lap romotion ou l'ascension sociale et le mérite
A mon arrivée ici en préfecture en tant que fonctionnaire du ministère de l'intérieur (français), j'ai souvent entendu parler d'un "cas". Un cas, car très marquant. Celui d'un Algérien, très récemment naturalisé, avec d'énormes capacités de travail et beaucoup de compétences en informatique.
Eh bien, après avoir travaillé pour le compte d'une petite communauté d'agglomérations locale, il a atterri en préfecture suite à une vacance de poste comme "chargé de mission en TIC".
Figurez-vous qu'à peine 3 ans après, notre néo-Français a été nommé -excusez du peu- Sous-Préfet à "à peine" 45 ans!
Ce n'est certainement pas en Âne-J'ai-Rit que cela risque de se produire! Chez nous, l'adage "Wéld Fellah, i mout Fellah" est de rigueur.
Quand vous vous présentez aux guichets de nos consulats pour des formalités administratives et que vous êtes "accueilli" (pour ne pas dire carrément cueilli) par une horde d'analpha-bêtes daignant à peine vous regarder en face, cela vous remet les pieds sur terre et vous rappelle surtout la triste réalité de votre "bled".
J'avais connu à l'université (en Normandie) quelques Jordaniens venus étudier le français dans les années 90. Pour être "honnête", il faut reconnaître qu'ils étaient à peine "locuteurs", mais avaient bénéficié d'une bourse d'étude octroyée par leur Royaume. A travers un échange de mails que nous tenons à ce jour, j'apprends que nos amis Jordaniens ont été nommés "responsables de facultés" etc en reconnaissance de leur parcours.
Allez dire ça à nos "ripoux-sables âne-j'ai-rien" ! La règele de la promotion sociale chez nous peut se résumer ainsi: -être fils de ….
-avoir un tour de bide (ventre) d'au moins …
-avoir une maîtrise minimum de la langue de bois (ou de p…)
-avoir sa carte d'adhésion au FLN/RND
L'ascenseur social est malheureusement bloqué au sous-sol chez nous. C'est pourquoi, les diplômés algériens préfèrent faire office de "vigiles" en grandes surfaces ici en France que de retourner dans un bled ou tout est "haram, inaccessible, interdit …"
C'est de plus en plus évident, Le MatinDZ de Benchicou est devenu le porte parole officiel de Hizb Fransa
@doc frichmout: j'étais étudiant en France, je me reconnais parfaitement dans cette articles.dire hizb fransa, ça relève de l'ignorance, l'ignorance monsieur ou madame, c'est de parler de ce que vous ne connaissez pas, et évidemment c'est votre ça.
je suis anciens élève de l'école polytechnique algérienne, qui est supposé être l'école de l'élite algérienne, mais c'était la pire université que j'ai jamais fréquenté, j'ai étudié en France au USA et en Allemagne, je sais de ce que je parle.
Le gouvernement algérien pousse ces enfants a fuir. En France, être étudiant algérien, c'est se cacher des autres, on se fait exploité au travail par ce qu on a pas le choix. oui on se fait humilie, par ce que notre pays ne veux plus de nous. Parler de nationalisme, je pense que c'est révolue, je viens de la sommam, mais parents sont fils de chahid, résultat, je suis obligé de vivre a l'étranger, pour gagner une dignité que mon propre pays me la simplement enlever ou volé.
ça me touche personnellement, merci. les décideurs politiques sont très loin des préocupations des citoyens! ils passent leurs temps à tout faire pour plaire au yeux du monde mais ne font rien pour les citoyens! j'entends les dérigeant algériens s'offusquer à la moindre tentative de haraga, comme si ils avaient tout fait pour cette jeunesse pour la condamner de la sorte! le monde bouge, mais nos décideurs bougent le cul collé au fauteuil du pouvoir. la bobine est enraillés mais le feuilleton continue…
@doc frichmout
alors tu dis que le Matin DZ de Benchicou est "hizb fransa" et toi qu'est ce que tu es?
Ce mot "hizb fransa" je l'ai entendu en 1970 à l'école militaire inter armes de cherchell, et en 1971 au 36 eme bataillon a sidi bel abess. Les seuls qui adorent prononcer ce mot "hizb fransa" ce sont les crapules du fln, les mohafedhs des Kasmas fln ainsi que les commissaires politiques du systeme sovietique.
ana chekit que toi aussi tu fais parti du systeme khobziste et tu ne dois pas hésiter à courir vers la mangeoire.
Dès qu'il y en 1 qui critique les gangsters qui nous gouvernent depuis 50 ans vous les traitez de hisb fransa. C'est démodé, trouvez autre chose!
Hisb fransa? Pas plus loin qu'hier au consulat français d'alger c'était des centaines et des centaines qui faisaient la queue pour un misérable visa. 80% des algeriens revent de foutre le camp de ce pays de malheur et toi tu ne racontes que des blablas. Va regarder les murs d'alger tagués "babor canada, babor usa, babor australia, babor europa"
irham oueldik ched fe mek.
va dormir va….
Je connais quelqu’un qui est parti après l'attentat de 2011, il n'a jamais eu de problème pour gravir les échelons et souvent il passait avant le roumi de souche simplement pour sa compétence , il suffit d’être réglo chez eux et tout baigne dans l'huile. Je voudrai savoir qui sait hizb frança et qui n'est pas hizb frança quand je vois la gueule des harragas la gueule des non clandestins et surtout de nos pachas qui s’exilent chez De Gaule pour se soigner éduquer leur rejetons acheter leur villas ou déposer leurs euros je me dis c'est tout le bled qui est hizb frança, arrêtons notre hypocrisie, Le Matin nous reflète tous avec nos conneries et nos flashs
@doc frichmout
Déjà à l'époque de boukherouba alias boum vers les années 1966-67 dès qu'on critiquait ce pouvoir mafieux et assassin, on nous traitait de hizb fransa.
Presque 50 ans après qui nous traitent de hizb fransa aujourd'hui? ce sont les 1 millions 800 milles khobzistes et mangeoiristes qui ont voté pour le fln marocain le 10 mai 2012.
Ahya cha3b beni oui oui, les pieds noirs nous ont bien surnommé…
Booum! La bombe a fragmentation hizb franssa a explosé enfin. les boucliers zhumains se dressent pour rejeter une étiquette qui pourtant leur va si bien . Lisez vos réponses avant de huurler ! que vous ayez fait polytechnique ou l'école militaire inter armes de cherchell ne change rien à votre fidélité à votre maman chérie: La France…..qui se sent morveux…
rachid dz…plus dz que toi, tu meurs! tu parles au nom de qui? tu es plus agérien que les autres algériens? tu es un vrai de vrai: hizb franssssssa ou zid… polytechnique, l'école de l'élite? pf…quelle élite? allez va, je vas etre jontil
Juste une question si vous permettez tous! Je souhaiterais que quelqu'un puisse m'expliquer (avec des mots simples et accessibles) le terme de "hizb f'rança" svp.
Je m'adresse notamment à notre ami "Doc Frichmout", le premier à l'avoir utilisé dans son commentaire. Qu'elle soit sociale, culturelle, éthymologique …cette éventuelle "explication de texte" pourrait nous dispenser d'échanges musclés.
Ne pensez surtout pas que j'ignore son sens litéral; c'est juste que je souhaiterais que monsieur Doc Frichmout nous dise l'usage qu'il veut en faire ici.
A chaque fois que j'entends cette expression, je pense aux dirigeants algériens, de Boumédienne à Zeroual en passant par Kafi et les autres. De "hadhou 3ôunsouriyine" à "al khawana, wlad el harka, al mourtazaka", le champs lexical de l'expression en question a été maintes fois revu et corrigé pour l'agrémenter à chaque fois de nouvelles catégories. Au départ, les opposant à Boum, ensuite, les défenseurs des droits de l'hommes et de la cause berbère, puis les islamistes, mais JAMAIS au grand jamais les supplétifs de l'armée française ou ses déserteurs faisant office de décideurs en Algérie.
Si l'expression est définitivement admise dans le jargon algérien, je propose que celle de "hizb les bat..rds" soit adoptée également pour qualifier ceux que vous savez!
ouh la la la lala! il faut maintenant un dictionnaire pour vous expliquer qui vous êtes? c'est gravement grave que vous ne le sachiez pas alors que vous têtez le biberon de madame TA France. .et comme je le disais en lançant cette bombe:
C'est de plus en plus évident, Le MatinDZ de Benchicou est devenu le porte parole officiel de Hizb Fransa…qui a détruit l'Algérie avec votre complicité. Douce France….
ouh la la la lala! il faut maintenant un dictionnaire pour vous expliquer qui vous êtes? c'est gravement grave que vous ne le sachiez pas alors que vous têtez le biberon de madame TA France. .et comme je le disais en lançant cette bombe:
C'est de plus en plus évident, Le MatinDZ de Benchicou est devenu le porte parole officiel de Hizb Fransa…qui a détruit l'Algérie avec votre complicité. Douce France….
@ Doc Chkoupi
Ecoute-moi bien fils de bakhta, pour commencer; on n'en a rien à cirer de tes états d'âme (si tu en as une bien sûr!). Ensuite, tes semblables qui , la journée, envahissent carrément l'ambassade de France en quête d'un bout de visa, et le soir venu, nationalistes de pacotille et accessoirement donneurs de leçons, ceux-là donc, moi, je leur ch…… dessus et sur tout ce qu'ils peuvent articuler comme "pensée" (un non-sens bien sûr!).
On connait bien tes semblables: ce sont les premiers à crier au loup derrière leurs clavier, et à monter de faux dossiers de "réfugiés politiques" et autres "RMI, RSA …" ici en France. Eh bien, cette France sur laquelle tu craches, te rappelle juste que ton bled est gouverné par les supplétifs de son armée à vou lahnak (le joufflu !).
Un smic de courage aurait pu t'aider à dire en toute liberté ou franchise que tes "chiffons" s'adressent notamment aux kabyles. C'est cette même haine du kabyle qui empêche tes acolytes d'avancer. Après avoir dénaturé Alger et tout l'Algérois avec vos exodes successifs depuis vos gourbis, vous voilà citadins de mes deux à vous enduire de gel cheveux et à jeter vos poubelles à même les fenêtres et balcons! Vous voilà aux premières loges d'un "combat" d'un nouveau genre; celui des islamistes! Tes aïeux ont entendu parler du colonel Amirouch du côté de Harraza; c'est qu'en matière d'amour de la France vous avez été plus que précurseurs!
Alors, doc chkoupi, vire d'ici avec ton style pseudo-provocateur, occupe-toi de tes soeurs enfoulardées et leurs jeans qui peinent à contenir leurs postérieurs de filles de bakhta, continue à quémander la France d'une main, et à la descendre de l'autre, mais fiche-nous la paix !
@ Doc Frich…
Dommage que Le Matin dz n'a pas publié ma 1ère réponse à tes aboiements doc machin. Tu aurais compris de quoi nous têtons à vou lahnak!
Même ton lexique est quelque peu révélateur "lancer une bome / hizb fransa .."; il rappelle une certaine époque pas si révolue que ça.
Quant à la France et sa douceur, jure-nous que tu ne l'as jamais sollicitée "Bijor madame la FrOnse, ji vou un visa parckou ji soui minaci ici".
Vire d'ici morveux avec tes "ouh la la" d'aliéné! Né complexé, vivant complexé, tu mourras complexé ainsi que tes semblables doc de mes deux!
Quant aux kabyles, ils t'invitent à te taire à défaut de pouvoir dire des choses sensées! Né fils de Bakhta, tu mourras fils de Bakhta!
@ Doc Frichemout
Décidément, vos provocations doivent être du goût du Matindz puisque celui-ci a censuré à deux reprises une "réponse" à vos aboiements.
Pourtant, en termes de bassesses, je n'aurais jamais pu rivaliser avec vous et ce qui s'apparente à des commentaires de votre part!
Espérons que cette 3e et énième réponse soit publiée pour que vous sachiez au moins que nous arrivons, en dépit du niveau, à vous déchiffrer monsieur doc machin!
Ouh la la la la la la …mIssié boaudelaire. vous etre tris inirvè. komment toi savoar matindz a censurré mes aboieeeemnets? toi etre censeur du joural? toi etre benchicou? toi etre hiszb fransssa si sure i sertain. toi pas kabyle, toi hozzi. moi dire toi , moi rire beaucout.parddon. moi abboyier,et toi quand parlér toi, péeter….
EH OH ! le Matin(dz)…y a quelqu'un? plus rien! la CENSURE s'est montrée sous son vrai jour. Les hizbistes franssaoui ont réussi comme toujours à faire taire la voix des algériens. normal. les australoquipètent ont investi dans le plus lucratif marché qui soit: le dénigrement de l'Algérie.Un visa pour la France? mais bien sur que oui!!! j'y vais quelquefois, comme vous venez enAlgérie: EN TOURISTE!
quand aux kabyles…. eh baudelair de rien…tu es le porte parole des kabyltchou maintenant? qui t-a fait roi? Ta mere, la Fronnnnce? allons zenfants de la peterie…..et de la contre peterie…
@ Moncef Alaoui
Maintenant, je comprends mieux ce que vous m'écriviez dans un autre post (écrire sous différentes identités / marquis de machin/ ma mère la FrOnce etc).
Pour faire court, vous seriez, "cher Moncef" ce même Doc Frich.. ??? Si tel est le cas, je ne peux que le déplorer et vous inviter à éviter les escalades verbales inutiles et les courses aux bons jeux de mots.
Car, s'en prendre à monsieur Benchicou est une chose, mais sortir des vocables tels que "hizb fransa .." et les jeter à la face d'un groupe en le considérant comme étant "homogène" (je parle des kabyles), ce n'est certainement pas à vous que j'apprendrai qu'en de telles circonstances, le sang ne fait qu'un tour, et il fait vite de monter au cerveau pour nous faire dire ce que j'ai écrit à l'intention de ce Doc Frich (qui pourrait être votre face obscure !!!)
Quoi qu'il en soit, je ne suis le porte parole de personne (ce serait m'accorder trop d'honneurs!), mais faire référence à "MA" mère (la France ou ce que vous voulez) et le répéter, comporte justement ce risque d'escalade (ou de descente, selon …) verbale inutile.
Donc, re-centrons-nous sur l'essentiel; les problèmes d'ego peuvent trouver des solutions ailleurs (sur les divans des psy par exemple), mais pas ici.
@DOC Frichmout
Mohamed Smaïn, qui n’a jamais cessé de se battre aux côtés des familles de victimes du conflit civil des années 90, a été arrêté dans la matinée du 19 juin 2012, par des éléments des brigades mobiles de la police judiciaire de la Sûreté de la Wilaya de Relizane.
Cette arrestation est survenue après que Mohamed Smaïn eut alerté la presse algérienne, le 3 février 2001, sur l’exhumation, par les services de gendarmerie et la milice de Fergane d’un charnier qu’il avait découvert et sur le déplacement de ce dernier vers un lieu inconnu.
Le harcèlement dont est victime Mohamed Smaïn est symptomatique du climat d’impunité qui prévaut en Algérie.
Des organisations comme la FIDH et la Ligue française des droits de l’Homme et du citoyen (LDH), soutenues par la section de Relizane de la LADDH, appellent les autorités algériennes à mettre un terme à toute forme de harcèlement à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme algériens,.
Elles rappellent aussi aux autorités algériennes leur obligation de se conformer, en toutes circonstances, aux instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme, ainsi qu’aux dispositions de la Déclaration des Nations unies, qui prévoit notamment en son article 6.b que « chacun a le droit, individuellement ou en association avec d’autres, d’étudier, discuter, apprécier et évaluer le respect, tant en droit qu’en pratique de toutes les libertés fondamentales, et d’appeler l’attention du public sur la question par tous les moyens ».
Mon pronostique doc : Un Cancer Incurable Ronge Votre Pays Docteur! Frich Mort ! L’heure est plus grave que vos petites querelles de palier !
quand on signe" norproud" ça veut tout dire. à moins que vous ne compreniez pas le kabyle , langue sacrée de baudelaire qui a tout deviné sauf sa propre vérité.
…"Si tel est le cas, je ne peux que le déplorer et vous inviter à éviter les escalades verbales inutiles et les courses aux bons jeux de mots"…. Vous commencez enfin à sortir de vos gonds Monsieur Baudelaire.
Vous pensez que je joue avec vous au chat et à la souris? Effectivement! Avouez tout de même que vous gaspillez une sacrée énergie en me répondant. vous dire que j'en suis honoré , serait faux. Je vous manipule depuis belle lurette et vous tombez dans le panneau tête baissée, au point que vous m'avez même fait des compliments pour un post que j'avais publié sous un autre nom!!! Et , ya rabb, qu'est ce que j'ai rit!!!! continuez à rugir dans votre sous préfecture, ça vous va si bien de vous prendre pour le roi lion . Au fait, Hizb franssa, c'est une insulte pour vous?
pas marquis de machin, Marquis de VILLEPINTE, ça vous dit quelque chose, monsieur Edison?