La France redoute une « installation de groupes terroristes » au nord du Mali, actuellement aux mains de forces touaregs et islamistes, a déclaré François Hollande à l’issue d’un entretien à Paris avec le président du Niger Mahamadou Issoufou.
« Il y a une menace d’installation de groupes terroristes au nord-Mali (…), il y a une intervention extérieure qui déstabilise le Mali et qui installe des groupes dont la vocation est une intervention qui va bien au-delà du Mali, en Afrique et peut-être au-delà« , a déclaré à le presse le président français.
« Cette menace existe, c’est aux Africains de la conjurer, à eux de décider. La Cédéao (Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest) en est à la fois l’instrument juridique et l’instrument éventuellement militaire« , a poursuivi M. Hollande.
« Aux Africains de saisir le Conseil de sécurité (de l’ONU), nous, nous appuierons la résolution qui sera présentée par la Cédéao« , a insisté le chef de l’Etat, « si une intervention est décidée, c’est aux Africains de la mener, la France comme d’autres puissances se mettant au service des Nations unies« .
Devant la presse, le président nigérien a confirmé les informations faisant état de la présence de « jihadistes afghans, pakistanais, en tout cas étrangers au Mali qui entraîneraient des groupes terroristes« .
« Je confirme cette information (…) il s’agit d’une menace non seulement pour la sous-région mais aussi pour le monde« , a précisé M. Issoufou, confirmant que les pays africains (Cédéao ou Union africaine) se préparaient à saisir le Conseil de sécurité de l’ONU dans un délai qu’il n’a pas précisé.




