La police arrête et embarque les greffiers à Alger

En grève depuis une quinzaine de jours, les greffiers ont tenté mardi matin d’organiser un sit-in de protestation à El Mouradia. En vain.

Plusieurs dizaines de greffiers ont tenté de se rassembler devant la présidence, mais c’est compter sans l’intervention musclée des services de sécurité qui ont rapidement intervenu. Certains greffiers ont été tabassés, d’autres interpellés. Nombre d’entre eux sont emmenés dans les commissariats d’Alger.

Dès la matinée, les services de sécurité ont bouclé les rues qui mènent à la présidence pour empêcher les greffiers d’arriver à leur fin. Les greffiers se considèrent comme les oubliés des augmentations. Des tribunaux ont été repeints, modernisés, des magistrats augmentés, mais pas les greffiers. Ils sont en grève depuis le 10 avril. La raison ? Ils demandent une réévaluation de leur régime indemnitaire et le changement de statut.

Que dira, demain, le ministre de l’Intérieur devant ces interventions sans ménagement devant des manifestants pacifiques ? Quand même le droit de s’exprimer est interdit, quel sens donner du coup à la démocratie dont se targue le pouvoir et ses relais ? A ce titre, il est en effet difficile de convaincre ces manifestants bastonnés, et pourtant rouage important dans le système judiciaire, d’aller glisser un bulletin dans l’urne le 10 mai.

Liès H.

6 commentaires

  1. Tiens tiens même leurs potes de la justice sont en colère mais des greffiers ça comptent pas comme des magistrats, les pauvres. On va pas pleurer pour eux même pour les gardiens des tribunaux fi el hawa sawa en espérant un jour une justice du peuple pas contre le peuple

  2. Une armée de policiers bien prête à bastonner ! J'aurais voulu que ces greffiers sortent tous dans la rue armés de fleurs. c'est vrai que les fleurs ont des épines aussi. Mais enfin peut-être que ces gens comprendront une bonne fois pour toutes qu'exprimer une opinion n'est pas un acte de guerre !

  3. "Le greffon ne veut pas prendre", El Mouradia est la mecque des grévistes. Quand on sait même les travailleurs de la présidence se mettent souvent en gréve alors qu'elle recette qu'il faut utilsier pour venir à bout de cette maldiction du peuple algérien.
    Le suicide d'un peuple, qu'est ce qu'il faut faire? faites comme celui qui attend le bon dieu!

  4. J'espère le traitre, le voyou et le corrompu du tribunal d'Alger, le procureur principal B.A, osera "ce qui m'etonne fortement vu sa position de maltraitre" défendre les interets des greffiers.

  5. Le greffier est l’auxiliaire de justice le plus proche du juge du moment qu’il est chargé durant toute la durée de l’instance judiciaire de garantir le respect et l’authenticité de la procédure. Il est donc responsable du bon déroulement de la procédure et de l’authenticité des actes établis par les magistrats au cours du procès. Il assure respect par le juge du formalisme des actes juridictionnels et sa présence est obligatoire à l’audience, y compris sa signature sur les décisions juridictionnelles du juge. Or depuis que les greffiers sont en grèves, beaucoup de décisions de justice ont été arrêtées sans la présence de ces auxiliaires obligatoires. Automatiquement des questions se posent sur l’authenticité officielle de ces actes. La Justice n'est-elle pas en train d'enfreindre au vu et au su de tout le monde la loi ?

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