Halte aux lynchages faciles… Par Si Mohamed Baghdadi

Le sort des hommes publics qui, n’étant plus en poste, veulent continuer à se battre pour leurs idées, est-il d’être lynchés et voués aux gémonies par d’anonymes inquisiteurs ?

C’est ce qui vient d’arriver, pour la deuxième fois sur les pages du Matin, à Abdelhak Bererhi, parce qu’il a pris la responsabilité et le courage de débattre ; et donc, de s’exposer aux coups. Même aux coups bas les plus pernicieux et les plus odieux ; certains courageux, experts du clavier venimeux, confortés par un anonymat peu glorieux, n’ont pas hésiter à frapper plus bas que la ceinture. Cela les disqualifient, tout autant qu’ils disqualifient le site qui leur permet de verser leur bile à tort et à travers, sur ceux là même qui le méritent le moins.

La net éthique cela existe ou devrait exister dans un pays où les règles et les principes sont bafoués par princes et seigneurs du moment. Si non, il nous la faudrait créer, tous ensemble, par un effort commun. Le jeu en vaut la chandelle, pour mettre fin à cette ravageuse culture du dénigrement qui tend à remplacer la culture tout court. A saturer et pervertir nos débats qui devraient porter sur une appréciation objective des situations que vit notre pays et penser les solutions les mieux adaptées. Construire des alternatives, puis agir par tous les moyens et sous toutes les formes non violentes, pour les faire advenir.

Cessons de nous entredéchirer à coups d’invectives, d’injures et d’accusations surfaites, tenant de l’intoxication, semée à pleines menteries par les officines de l’ombre, au creux de complaisantes oreilles, se donnant la coquetterie d’être plus au fait que d’autres, des bruits et fureurs agitant le sérail et sa périphérie asservie. Tout ceci pour ébranler la société qui résiste, la décourager et l’écoeurer jusqu’à la nausée, par des propos loin de faire avancer la cause de ceux qui souffrent, des jeunes chômeurs, des harragas, « brûleurs » de routes et de vaisseaux plutôt que de pourrir sur pied, comme s’y complaisent certains.

Au lieu de dépenser tant d’énergie à faire mal, pourquoi ne pas l’utiliser à nous unir, réfléchir, travailler et agir ensemble, afin qu’advienne le changement dont tout le monde parle et rêve. A continuer à ce train, vous le savez tous, vous faites le travail des diviseurs et des redresseurs si prompts à servir leurs seigneurs, en brisant, au sein de la société civile, toute poche de résistance, tout espace où pourrait se débattre des alternatives économiques, politiques, éducatives et culturelles. C’est par l’action solidaire et plurielle, et non pas par le verbe démagogique et vipérin, que se construit le changement, porteur des besoins concrets, attentes et aspirations du plus grand nombre. Certes Abdelhak Bererhi n’a rien dit d’autre que tout le monde ne connaissait déjà, et son analyse rejoint celle du dernier d’entre nous, mais il a eu le courage de proclamer, publiquement, la vérité que toutes les algériennes et tous les algériens portent tout au fond d’eux-mêmes ; chose qui n’est pas donnée à tout le monde. Seulement pour cela, son edito mérite le respect.

Baghdadi Si Mohamed

35 commentaires

  1. Cher Si Mohamed Baghdadi,

    Le pire ce n’est pas d’être anonyme ou pas, mais de se draper des ors de la démocratie aprés avoir trés longtemps soutenu loyalement un régime qui torture, assassine et pousse ses enfants à mourrir en mer. c’est cela qui est trés grave cher Monsieur Baghdadi

  2. Merci Monsieur Si Mohamed Bagdadi de mettre en garde sur le risque encouru par les rares espaces de liberté qui accueillent les commentaires de ceux qui ne demandent rien d’autre que la paix, la justice sociale et la démocratie dans ce pays. Merci de votre sagesse ; je ne saurai le dire avec autant de courtoisie que vous le faites alors merci de l’avoir écrit pour moi. Par ailleurs, je crois que le modérateur de ce site, en l’occurence LeMatin se doit d’être plus vigilant et filtrer un peu plus les commentaires, surtout que certains frisent le ridicule par leur caractère raciste, vindicatif et les mots orduriers utilisés. C’est à ce prix que nous pourrions élargir notre aura et faire en sorte qu’un plus grand nombre de citoyens nous rejoignent.
    Cordialement.

  3. Ce message est empreint de sérénité et j’accorde à Baghdadi Si Mohamed tout le respect qu’il mérite. Ce que je critique dans la démarche de Abdelhak Bererhi, ce n’est pas de parler aujourd’hui ; il en a le droit le plus absolu. C’est de nous tancer en criant qu’il y a le feu dans la Maison Algérie. Nous parler d’un coup d’état constitutionnel est une litote qui le place en mauvaise posture. L’Algérie, comme tous les pays du tiers monde, a des sursauts anticonstitutionnels depuis toujours. Le Coup d’Etat représente malheureusement un mode de prise du pouvoir qui ne peut se faire que par la force.
    Je suis surpris qu’un homme aussi intelligent que Abdelhak Bererhi dise : « Mais où est donc cette Algérie paradisiaque promise en 1999 ? Comme à l’accoutumée, usant de démagogie, le pouvoir fera sauter des fusibles et payer des lampistes, pour donner l’illusion qu’il est à l’écoute des préoccupations citoyennes ». Ce propos est en lui même démagogique dans la mesure oû tout le monde devient lampiste sitôt qu’il n’est plus au pouvoir. « Ce pouvoir, { dit encore} Abdelhak Bererhi (qui a toujours piétiné constitution et institutions) met ainsi sous le boisseau, le principe fondamental de l’alternance ». Piétiné ? Mais vous y étiez ! et de quelle alternance parlez vous ? Celle d’aller chercher Boudiaf et…
    Si Mohamed Baghdadi votre propos est sage et modéré. Est ce le cas de ces brûlots signés par d’anciens(nes) dignitaires ?
    Cordialement
    elMenfi

  4. Je partage parfaitement l’indignation de monsieur Baghdadi et j’avoue que les attaques personnelles contre monsieur Brerhi ne sont nullement justifiées. Ce monsieur, à l’instar de ses collègues du CCDR, s’est mobilisé depuis 1999, au péril de sa vie, pour défendre les derniers remparts de la résistance à l’impéritie du pouvoir. Il ne mérite pas tant d’ignominie. Mr Brerhi est l’un des rares anciens responsables qui peut afficher un cursus universitaire et professionnel qui ferait pâlir plus d’un sur ce site. Sa participation au pouvoir sous Boumediene puis sous Chadli ne peut pas être une tare en soi. Il leur fallait des technocrates et Mr Brerhi en était un tout comme l’étaient Mohamed-Seddik Benyahia, Smail Mahroug et le docteur Ahmed Taleb El Ibrahimi. Les affaires de régionalisme, si c’est cela qu’on lui reproche et quelques menus fretins, sont monnaie courante dans ce pays qui a une structure tribale ancestrale. Mr Brerhi a beaucoup de mérite à se battre encore pour l’avenir de nos jeunes. Il est bien trop facile dans ce site de jeter en pâture et à la vindicte populaire la réputation de quelqu’un et je suis bien placé pour en parler. Il est malheureux de constater que nous ne savons pas encore échanger ni traiter d’un sujet surtout quand les arguments nous manquent. Il est alors plus facile d’insulter et de dénigrer en invoquant tout et son contraire. Il est clair que le matin doit passer à autre chose. D’un blog ou n’importe quel taré (et là je ne vise personne en particulier mais c’est’est un constat général), qui plus est anonyme, déverse son fiel même sans rapport aucun avec l’objet du débat, il doit redevenir le journal que nous aimons lire. Un journal ouvert à toutes les contributions, à toutes les critiques constructives pourvu qu’elles s’inscrivent dans le combat pour la démocratie et la liberté pour lequel nous restons tous attachés. Oui, monsieur Baghdadi a mille fois raisons de venir au secours de Mr Brerhi. Qu’il me permette, au nom du combat citoyen, d’ajouter ma voix à la sienne pour dire toute ma peine et ma désolation devant tant de gâchis (j’allais écrire Ghachi). Que monsieur Brerhi soit assuré de notre profonde gratitude et qu’il continue avec ses amis du CCDR à nous aider à dénoncer l’incurie de ce pouvoir. La promesse de la victoire est inscrite dans le fronton de la république. La véhémence des persifleurs n’y pourra rien.

    PS: À tous les contributeurs à ce journal, je demande de sortir de l’anonymat. Nous ne serons que plus nombreux pour affronter ce système à visage découvert. Leurs prisons ne seront jamais assez grandes, ni assez nombreuses pour nous enfermerr tous. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire! À bon entendeur salut.

  5. Cher Mr BAGHDADI – Elfe Choukr wa Choukr pour votre écrit- A la parution sur le site de l’article signé par Mr BERERHI, j’avais déjà fait part de mon appréhension à l’égard de la levée de boucliers contre l’ancien Ministre des années 1980. D’une part, et le l’avoue honnêtement j’étais dans un tel dégoût que je ne pouvais écrire plus que ce j’avais émis comme réaction. D’ailleurs même en écrivant, beaucoup d’intervenants m’auraient taxé de défenseur de Mr BERERHI, ce que je ne saurais être, le concerné étant dans la capacité intellectuelle (et même physique pour répondre à un commentaire indigne)pour réagir par lui même à toutes les insanités produites anonymement. Rendre un ancien reponsable de tous les maux de la terre, baver à souhait sur sa vie privée, n’est pas participer à un débat, mais contribuer plutôt et d’une manière directe à sa pollution. Est-ce là le but du site de notre cher MATIN. En tous les cas je ne le pense pas. AU FINAL Cher Si Mohamed, j’espère qu’en ce qui vous concerne, personne ne nous sortira votre passage au Ministère de l’Education Nationale ainsi qu’à celui de la Jeunesse et des Sports.Mais qui ne connait pas la rectitude de Si Med et en remontant trés loin dans la vie de notre pays en débutant par sa carrière d’enseignant et de proviseur d’Amara Rachid.
    Encore mille fois MERCI d’avoir exprimé ce que je ressentais et surtout d’avoir mis le doigt sur la plaie.

  6. En quoi donc le droit de se battre pour ses idées (sur ce site s’entend) doit il être reconnu à un ancien ministre et non pas aux communs des mortels que nous sommes ?
    C’est vrai qu’il y a de nombreux anonymes mais allez donc regarder sur d’autres sites de débats, vous verrez que le site du matin est loin de constituer une exception. J’ajouterais qu’il est bien souvent un exemple de courtoisie entre les intervenants, malgré des divergences parfois profondes. Je vous invite aussi à aller lire certains commentaires sur les débats républicains aux USA et vous vous apercevrez que le ton qui y est utilisé est de loin bien plus rude, à la limite de l’insulte entre les internautes. Vous accusez les uns et les autres d’utiliser un langage indécent mais je me permets de vous signaler que votre terminologie me semble bien plus acerbe que la plupart des réactions à la contribution de Monsieur Brerhi. Le principe de l’action et de la réaction est bien connu mais je ne savais pas que la réaction pouvait à ce point outrepasser l’action ? J’ai beau relire les commentaires, je n’ai rien trouvé de pernicieux ni d’odieux, à moins que dans votre référentiel d’analyse, le fait même d’apporter des controverses aux propos d’un ancien ministre ne constitue en soi un fait pernicieux et odieux ? Non mon cher ami, le temps de l’alignement est révolu, grâce à cet outil merveilleux qu’est le net et dont vous semblez juste en découvrir les subtilités sous –jacentes. Le net éthique existe bien mais je ne comprends pas que l’on puisse ainsi s’insurger contre des débats contradictoires laissant supposer que cela violerait cette éthique. Apporter des contradictions n’est pas du dénigrement Monsieur Baghdadi mais un moyen de nous enrichir et d’apprendre à nous écouter. Par contre, Je vous rejoins bien volontiers sur l’imminence de trouver, non pas des solutions, car ces solutions existent et connues de tous, mais le moyen de trouver un bon chef d’orchestre pour accorder nos violons, en totale inharmonie depuis si longtemps, afin d’appliquer au mieux ces solutions. Vous le savez mieux que moi : ceux qui empêchent cette harmonie ne se trouvent certainement pas parmi les intervenants du matin qui ne font qu’exprimer leur ras le bol sur cette tribune des lamentations. Et au lieu d’utiliser tant d’énergie à vous en prendre à nous, pauvres bougres, qui n’avons que ce mur pour nous lamenter, si tant est que ces lamentations ne soient pas attribuées à de quelconques officines de l’ombre, pourquoi ne pas s’en prendre plutôt à ces violeurs de constitutions qui ne cessent de renforcer notre rage à mesure que l’échéance fatidique du 3ème mandat se rapproche ? Bien respectueusement.

  7. Ya Si Mohammed Baghdadi,

    le problème est que la scène (pouvoir colonial actuel compris) a tellement été accaparée par les mêmes personnes depuis des décennies que ça donne le caffard. En ceci, on est en train de suivre le mauvais exemple de la France qui traine un Giscard et autres depuis les folles années du Twist. Tous les autres copains (apparement eclipsés) sont casés quelque part : conseil constitutionnel, ambassadeurs à vie, etc. Alors que si l’on fait une analyse fine, dans beaucoup de pays à haute teneur démocratique, seulement le fait de perdre une premiere élection (Kerry aux USA) vous renvoit à votre métier d’origine. Alors laissons place aux nouvelles personnes et aux nouvelles idées. Les personnes qui ont géré, à un haut niveau politique, pendant plusieurs années, doivent se résigner une fois leur mission terminée, leur pension-rente gagnée, à retourner contribuer anonymement au bien être de la société. Dans le pays où je suis la moyenne d’age du gouvernement ne dépasse pas 50 ans. Le premier responsable politique de la région ou je réside a 38 ans et celui qui a été battu (45 ans) est retourné à son metier d’origine celui d’avocat.
    Ya si Baghdadi : que sont devenues les générations des 30-40 ans, celles des 40-50 ans, et même celle des 50-55 ans (a part qq exceptions) : complètement exclues. Alors, ne nous étonnons pas de voir un terrorisme chronique, ni les boat-people, ni les suicides, ni les crimes et enlèvements abominables, ni le vol généralisé, ni d’autres "pôles d’excellence" copyright exclusifs des Algériens.

  8. …Et que continuent(les lynchages) dans la plus pures tradition.C’est bien au nom de la morale que l’on a fait deux cents mille morts.Ce ne sont pas des petits internautes aigris et vindicatifs, qui quoi que l’on disent ne deversent de bile que parceque les forfaitures depassent l’entendement, qui jouent les premiers rôles dans le manque d’empressement des républicains (constitués) à presenter une alternative serieuse!Que l’on s’appelle Brerhi ou Sadi ou tartempion on se souviendra plus de l’anathème decoché à son compagnon de route que d’autre chose.Les "officines", arretons de fantasmer sur une intelligence qui n’existe pas en dehors de langley, n’ont qu’à compter les points…Ces gens qui ont defendu des "idées" de l’interieur l’on fait de manière bien discrete au point ou l’on se demande s’ils ont defendu quelque chose …Toutes ces belles convictions affichées qui tournent en eau de boudin parce que l’on estime incarner au mieux ce rêve de tous !!Allons donc, l’internaute viperin lui a encore des cours à prendre!!

  9. Merci Si Mohamed Baghdadi pour votre sagesse et ce rappel à la civilité. Quant au "courageux anonymes" ils attendrons un autre 19 mars pour baisser leurs masques.

  10. oui m baghdadi un jour peut etre je signerai mes ecrits le jour ou j aurai le courage de m benchicou mais aujourd hui je peux vous dire que personellement j ai connu monsieur brerhi en tant que recteur de l universite de constantine quand les portes du rectorat etaient ouverts aux etudiants et il n y avait pas de demande d audiance avec ça juste pour eclarcir les choses c est un chercheur professeur d histologie qui aurait pu partir comme bcp mais il nous disait tjr HNA YMOUT KACI

  11. bjr m.b., qui vous empeche de vous exprimer, de faire un commentaire ou autre, vous defendez bien M Brerhi, eh bien faites le;ne nous empechez pas de penser autrement;si c’est votre souhait, il ya la television, les radios et les autres quotidiens de ‘el moudjahid jusqu’au el watan’.
    pour ma part;l’intervention de mr Brerhi ne m’a rien apprit, son analyse encore moins.ce qui se passe dans mon pays, tous les jours depuis belle lurette, j’ai utilisé toutes les methodes que l’homme possede(inteligence, logiques, raisonnement…)rien comprit, à chaque fois je butte sur « systeme!pouvoir oculte-clan du pouvoir-les 15 generaux-le pouvoir de l’ombre ..etc).ce que je demande aux Messieurs comme Brerhi, de nous expliquer comment fonctionne tout ça, identifier ces pouvoirs, pour pouvoir retrousser mes manches et aller combattre apres mes 35 ans de combat (j’ai 55 ans, je ne gobe pas n’importe quoi.)

  12. BRAVO! et bien dit Mr.Si Mohamed Baghdadi.Et un grand merci pour la leçon de pédagogie que vous venez de prodiguer.
    Ce site est un site de débats d’Idées.
    Le respect de tout un chacun doit être de rigueur.
    Très souvent, ceux qui n’arrivent pas à débattre, par manques d’arguments ou d’idées, tombent dans la critique non constructive et parfois dans l’injure:c’est une question d’éducation et de culture.
    Le débat doit rester démocratique.

    Ce qu’a dit Mr.Abdelhak Bererhi concernant la probabilité d’un coup d’état constitutionnel est légitime .
    Et quand il dit aussi:"Mais où est donc cette Algérie paradisiaque promise en 1999 " c’est aussi vrai.
    Le Président de la République, Mr.Abdelaziz Bouteflika n’a pas mené l’Algérie à bon port malgrè DEUX (2)mandats consécutifs.

    DEUX (2)mandats consécutifs c’est beaucoup et Mr.Abdelaziz Bouteflika ne pourra pas dire qu’il a manqué de TEMPS ou d’ARGENT !
    Du temps de Mr.CHADLI, l’argent manquait (pétrole à huit (8) dollars et dévaluation du dollar de 50%).
    Par contre, avec l’arrivée de Mr.BOUTEFLIKA, l’argent ne manque pas (120 milliards de dollars dans les caisses de l’Etat)alors que le peuple crève dans la misère.

    La colère de Mr.Abdelhak Bererhi est la colère de tout le peuple.

    Quel est le salaire d’un député?;d’un ministre?; et quelle est la bourse d’un Etudiant algérien?
    L’étudiant algérien perçoit une bourse trimestrielle de 2700 DA; soit 900 DA par mois c’est-à-dire 30 DA par jour: 10 DA pour aller à l’Université, 10 DA pour déjeuner la CARANTICA et 10 DA pour retourner le soir à la maison.
    Voilà la bourse des futurs cadres de la Nation!
    Où est la part de pétrole de l’Etudiant, du chômeur, du vieillard, du mendiant?
    Où est la part de pétrole de l’enseignant, du médecin, … de tous les algériens ?
    Tous les Algériens sont actionnaires dans le pétrole du pays.
    L’argent du pétrole appartient au Peuple Algérien et à personne d’autre.
    Si le peuple est dans la misère et que les lycéeen sortent dans la rue (c’est la frange la plus sensible de la cellule familiale); c’est que quelqu’un n’est pas à sa place.

    Je voudrais clarifier quelques points avec Mr. Belkacem Méziane.
    1- les débats républicains aux USA :c’est une démocratie un peu sauvage par rapport à la démocratie européenne.
    2- "Le principe de l’action et de la réaction est bien connu mais je ne savais pas que la réaction pouvait à ce point outrepasser l’action ?" :savez-vous que c’est un principe de la Physique et non de l’intelligence?
    Dans votre point de vue, la somme des "forces"(action+réaction)est nulle.
    Nous ne voulons pas que le débat soit nul!
    Nous voulons que la réaction soit constructive; qu’elle rapporte un plus.
    Sourire

  13. C’est en lisant cet article de M. Baghdadi que je suis revenu sur les commentaires à la lettre de M. Brerhi. Je n’ai pas trouvé qu’ils étaient très sévères, un peu abruptes certes mais pas sévères.. Sa lettre faisait une analyse de la situation assez vraie, mais nous retrouvons ces analyses tous les jours dans beaucoup de nos quotidiens. Cette position est honorable, mais je reste tout de même sceptique sur le recyclage démocratique d’anciens caciques du système, je ne généralise pas bien sûr, mais dans le cas de M. Brerhi il est difficile de venir donner des leçons de démocratie quand on a été un des fossoyeurs de l’enseignement supérieur algérien. Son bilan est peu glorieux, qu’il se soit repenti et converti à la « démocratie » d’accord, mais qu’il fasse son autocritique s’il veut réellement être crédible.

  14. Anonymes, taisons-nous, lâches vipérins qui n’osons pas affronter "fleur aux lèvres", l’infernal issue démocratique (une fois n’est pas coutume)réservée à ceux qui disent non aux dictatures. Quelle sagesse, qui injurie pour défendre les injuriés! Comme si les gens avaient besoin "d’avocats des pauvres". Anonymes nous sommes
    le symptôme parlant de ce qui nous a réduit à nous cacher, nous terrer, précisément pour ne pas nous taire. Parce que les algériens sont des non citoyens, des noms qu’on biffe, des non êtres aux yeux et dans les mains de ceux qui s’imposent à eux par la force. Taisons-nous donc, nos propos dérangent trop de culture, trop de sensibilité, trop de manucure, trop! Taisons-nous ou soyons assez courageux(nous sommes déjà assez ghachi pour ne pas être des imbéciles)et jetons nous dans la gueule du monstre. Ma th’hulfadd su ggris s’medd a win i ttssen dhi thracna, sens-tu le givre glacial, toi qui dors dans un tapis. Je veux au moins être libre d’être un couard. Le dire c’est mon courage à moi.

  15. Une magistrale leçon de civisme et de pédagogie en espérant que les méchants et les vulgaires se reconnaitront pour améliorer les échanges et la convivialité de ce journal. A mon avis, nous ne pourrions pas faire grand chose ensemble quand la plupart d’entre nous se cahent derriére des pseudonymes, c’est pas courageux du tout .On reproche des tas de choses à Mr. Brerhi alors que soi-meme, on est meme pas honnete et franc jusqu’à assumer sa propre identité et ses propres dires ici sur le Net .Les grandes révolutions se font avec des vrais lutteurs, de l’authentique et du pur.

  16. Cher Larbi,

    Pourquoi beaucoup d’Algériens sont devenus méfiants. La réponse est simples, notre histire récente nous a appris que ce régime et ceux qui l’ont servi est maitre en manipulation.
    En 2004, beaucoup parmi celles et ceux qui nous prlent de démocratie aujourdhui recevaient leurs directives du DRS pour soit disant "barrer la route à Boutef", relisez les articles de Aslaoui et Maâmar Farah et le livre de Benchicou. Moi, je n’ai pas confiance en d’anciens ministres qui se sont tus quand ils étaient au pouvoir, mais je ne refuse paas le débat même si ce que je dis ne vous convient pas.

  17. La médisance, le dénigrement, la dérision, le cynisme, l’ironie et le sarcasme, c’est ici.
    Désolé, il n’y a pas de place pour un code de bonne conduite sur ce blog.
    Debattre une plaisanterie, "ils" ne nous calculent pas.

  18. Lisez donc ces dernières contributions Monsieur Baghdadi ! Ne retrouvez vous pas à travers elles tout le génie du peuple que le pouvoir en place depuis 62 ne cesse d’essayer d’aliéner ? Lire une contribution majestueuse comme celle de Monsieur Aqaciwali ne suffit elle pas à elle seule sans parler des autres, toutes aussi sensées, à vous convaincre de ce pur génie typiquement algérien qui sache rallier l’humour au sérieux et que vous cherchez à disqualifier, je ne sais par quelle logique ? Nos interventions ne changeront rien au Schmilblick du 3ème mandat, nous en sommes parfaitement conscients, mais quel plaisir de savoir que nombre de compatriotes partagent la même vision des choses (certaines contributions me donnent la sensation de ne plus être seul, bizarre non ?). Et à défaut de pouvoir changer le monde, perpétuons au moins l’illusion que tôt ou tard, chaque coups de gueule ne sera qu’une pierre de plus pour l’édifice de notre maison Algérie. Merci Monsieur Debbouche pour la note d’humour concernant l’action et la réaction, je ne disconviens pas du fait que les débats se doivent d’avoir une valeur non nulle mais pour cela il faudrait que nous apprenions tous à mettre nos susceptibilités de côté en évitant de répondre à l’invective par de l’invective ! Comme dis notre Fellag national : comment voulez vous gouverner un peuple qui pique 360 colères par jour? (rires)
    Pour revenir au cas de Monsieur Brerhi, dont vous défendez la cause, il faudrait peut-être expliquer à Monsieur le ministre que le discours de l’homme politique moderne et de ses lieutenants ne doit en aucun cas ressembler à des prêches d’Imam ou la majorité de l’assistance acquiesce, dans un mouvement d’ensemble bien rythmé, à des explications dont la majorité ne comprend pas un traître mot. Et où chacun semble plongé dans une béatitude divine. A l’opposé, un débat politique est par essence tout sauf serein. Il est un peu trop facile de reprocher à des commentateurs aigris par le poids des années d’injustice d’exprimer la rage qui les habite. Et chercher à disqualifier qui que ce soit sous entend que d’aucuns se considèrent détenteurs d’une vérité absolue. Et c’est bien cela qui est bien plus suicidaire que nos petits coups de gueules.
    Le but d’un politicien c’est de convaincre. Et la seule façon de convaincre c’est d’être à l’écoute et de ne pas hésiter de temps à autre à faire son autocritique (comme vient de le signaler Monsieur Abdesselem Larbi). Et à ce titre, au lieu d’être pointées du doigt, nos contributions devraient au contraire servir de support d’analyse et de diagnostique de ce mal étrange, de cette suspicion maladive (je l’avoue) qui nous ronge tous amplifiée par notre impuissance à faire avancer notre pays sur celui d’un minimum de modernité, à défaut de suivre l’exemple utopique de celui des grandes démocraties de ce monde. Cette suspicion comme le prouvent nombre de contributions provient du fait que la majorité d’entre nous, au fil des désillusions vécues depuis 62, nous sentons désabusés à un point qu’il sera bien difficile à un quelconque politicien, surtout ceux du sérail de dissiper les contours de la méfiance que nous avons cumulé à leur égard. Ceci dit, malgré le ton enragé et abrupte (pour reprendre l’expression de Monsieur Larbi encore une fois) de certains commentaires, , je doutes fort qu’il y ai parmi nous içi des personnes ayant pour mission de mettre du sable dans la machine Algérie pour l’empêcher de démarrer, ou d’envoyés spéciaux de quelconque « officines de l’ombre » pour espionner nos critiques, C’est du délire de penser ça !, comme si ces officines n’avaient rien d’autre à comploter que de mettre sous surveillance un site de débats parmi des centaines d’autres.
    Pour faire avancer le smilblick qu’est ce qui empêche donc Monsieur Brerhi de venir débattre avec nous en direct comme cela se fait sur d’autres sites et essayer de nous convaincre de sa volonté de vouloir changer les choses dans le sens où la grande majorité le souhaite ? Bien cordialement.

  19. Monsieur Baghdadi, avec le respect que je vous dois en tant qu’individu, homme de culture, démocrate convaincu, pédagogue attentif et sportif adepte de la course de fond, et bien que vous ayez vous même trempé le doigt dans le miel, vous avez soulevé avec votre intervention un lièvre qui vous échappe. Que signifient ces mots assénés comme des sentences et ce titre péremptoire : « Halte aux lynchages faciles ».

    Les lynchages ne sont jamais faciles. Celui, filmé, de Saddam Hussein fut insoutenable, indigne des Hommes. (il ne s’agit pas ici de juger le règne de Saddam).

    Et puis pourquoi ce Halte ! aux relents amers qui font surgir de tristes souvenirs ?

    Qui a été lynché ? Bererhi ? Aslaoui ? d’autres illustres personnages exclues d’un sérail où elles se complaisaient ? Et alors ? Je revendique le droit de dire ce que je pense. A moins qu’ici, il soit interdit de tirer sur le lampiste ! Serai-je un bon soldat si je fourbissais mon verbe contre une seule cible ?Que dire alors du Président lui même, chaque jour vilipendé, de ses ministres, des généraux, du pouvoir occulte ? Je me souviens d’un de ces barons du régime, aujourd’hui disparu, un de ces hommes forts de l’époque Boumediene, qui se plaignait : « mais pourquoi me critiquez vous aujourd’hui ? Pourquoi ne pas l’avoir fait avant, quand j’étais en poste ? ». Parce que c’était impossible !Les choses ont elles changées ? Questionnez Mohamed Benchicou. Mais l’envie de liberté est plus forte et progressivement, entre autres grâce au Matin en ligne dans lequel chacun peut s’exprimer, à sa manière, avec son franc parler, avec ses coups de gueule, en prenant des positions souvent opposées les unes aux autres, la parole se libère, d’abord confuse, brouillonne, pour se peaufiner et révéler la vérité. Non pas celle d’une seule personne, mais celle de tous, illustres inconnus qui n’ont qu’un pseudonyme pour rêver d’une Algérie heureuse. Si Mohamed, je suis surpris que vous traitiez, avec un évident mépris, les participants « d ‘anonymes inquisiteurs ». Auriez vous, vous, la tentation de faire taire nos voix ? Dites moi que c’est non !

    Cordialement
    elMenfi

  20. Les appreciation qui font réagir MB devrait donner a reflechir a Brerhi d’abord mais aussi a tous les ex DR qui ont mis trop de temps a se desillusionner sur les capaciotés du systéme a evoluer(sont-ils réellement revenus de leurs illusions?). Mais le débat qui s’en ai suivi revele aussi que la lutte est possible et que la societe a évolué. Ceci dit le CCDR a quand meme rater en 99 l’occasion de s’ancrer dans la societe.

  21. Simple citoyen qui ne décolère pas de voir son pays s’enfoncer chaque jour un peu plus dans la déconfiture.Je voudrais, ici, saluer ces plumes démocrates (?)dont la lecture est un réel plaisir, tant les idées sont partagées.Je veux citer les pseudos "ali elmenfi" et sir "Belkacem Meziane"

  22. @ Mr.Belkacem Meziane,
    Je vous rappelle que mon nom est Bebbouche et non Debbouche; bien le boujour à vous.
    Que le débat continu !
    A bientôt.

  23. Mr El Menfi me conforte dans mon raisonnement et ma parfaite connaissance de mes concitoyens : j’avais espéré que Mr BAGHDADI ne fasse pas l’objet "d’attaques du seul fait qu’il ait occupé des fonctions officielles" ; aucun ratage possible avec les nôtres : au départ on brode (netrazoulou) pour ensuite Ene Sawdoulou (noircir). D’homme de culture, démocrate convaincu, de sportif talentueux, on finit par cracher le venin : Mr BAGHADADI a trempé le doigt dans le miel. Cette réaction est typique du Dz : EteKesKeslou IWali Elaslou (histoire du tamis qui fait remonter des choses) ; ou encore : quel que soit l’excellent plat mangé, si on a gouté une sardine, c’est celle là qui remonte toujours au moment du rot. Je demande à savoir de quel miel il s’agit : des salaires honnêtement perçus par Si Med, du véhicule de fonction règlementaire ou bien fallait il qu’il vive d’eau fraiche et d’amour ? Condamnés d’avance car ayant (à un certain moment) participé à l’exercice du pouvoir, les personnes, objets des lynchages n’ont plus le droit de parler ou d’exprimer leurs opinions, car des inquisiteurs bienveillants seront toujours là pour nous révéler, nous apprendre que tel ou tel a un passé honteux (sic). Le summum est atteint quand on mélange tout dans le même sac : les barons qui sont toujours là avec leurs excroissances, et les intellectuels, qui a un certain moment avaient servi leur pays, même sous la bannière du parti unique. D’ailleurs avant de parler de miel, de beurre ou d’argent du beurre, observons comment vivent actuellement les personnes (MM. BAGHDADI et BERERHI) qui font l’objet de ce débat : on trouvera alors la justification du titre "HALTE AUX LYNCHAGES FACILES". De ce fait, le mélange dans les genres tel que le rejeton de Bererhi possède une usine de lait, n’a aucun sens à mon avis et ce d’autant plus, que l’on n’explique pas tout, mais suggérant que ce bien a été mal acquis, qu’il a un lien avec les fonctions politiques précédemment occupées par le père ; mais aussi sans nous dire que le pére est un Prof. en Médecine, ancien doyen de Faculté de médecine depuis des lustres, ancien haut fonctionnaire. Si avec des activités pareilles on ne peut pas (au cas ou cela serait véridique) aider ou offrir à son gamin une unité de transformation de lait, c’est la fin du monde. La nature du DZ, étant ce qu’elle est, que peut on faire ? Ne dit-on pas que lorsqu’un arbuste commence à être penché dans les premiers instants de sa vie, il donnera un arbre tordu.

  24. Monsieur Wahab Benidir a réagi avec une promptitude fulgurante. N’ayant aucun contentieux avec quiconque, je ne vais donc pas le faire languir. Par quoi a-t-il été choqué ? Dans tout mon propos, il n’a relevé que … « ce miel » au goût amer ?. C’est un fait incontestable et cela ne discrédite absolument pas Monsieur Baghdadi. Si cela a été mal perçu, je retire cette phrase en présentant mes excuses. Ceci étant dit, je le répète : j’ai un très grand respect pour des personnes comme Si Md Baghdadi mais j’ai aussi, comme vous peut être Monsieur Benidir, une grande connaissance de la nature de mes concitoyens mais surtout de la nature humaine. Ne soyez donc pas méprisant en abordant « la nature (typique) du DZ » qui est aussi la vôtre, à moins de vous considérer supérieur.
    Vous défendez là une cause d’une façon maladroite en présentant des personnages « qui vivent modestement de leur seul salaire », ce statut leur conférant une aura qui les mettrait au dessus de tout soupçon. Ce n’est pas parce qu’on est riche qu’on est un voleur. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on est un honnête homme !Vous me reprochez de tout mettre dans le même sac mais vous parlez « du rejeton » de Bererhi qui n’a pas à être cité ici. Par contre j’ai bien dis que Monsieur Bererhi avait le droit absolu de s’exprimer. Vous me permettrez tout de même de ne pas être, parfois, d’accord avec lui ou avec d’autres. Je reviendrai donc à l’essentiel : Ce « Halte, aux lynchages faciles » brandi comme un avertissement et ce regard que je perçois hautain jeté sur les anonymes, dont je suis. Libre à vous de signer vos écrits, de vous avancer à découvert, sans peur et sans reproche. Voulez vous dire que je n’en ai pas le courage ? Probablement ! Mais à bien y réfléchir, je préfère conserver ce masque qui fait de moi simplement un individu, sans couleur, sans odeur, ni kabyle, ni arabe, ni islamiste, ni communiste, ni extrémiste, ni homme, ni femme, ni juge, ni coupable…un Algérien qui s’exprime avec respect sans « cracher de venin ». Vous m’avez reproché, c’est votre lecture, de broder. Je vous laisserai donc me brocarder sans vous en tenir rigueur. C’est un jeu dont vous ne semblez pas d’ailleurs apprécier les règles. J’ai bien lu vos remarques et j’ai bien compris que vous défendiez Si Md Baghdadi qui se portait lui au secours de Abdelhak Bererhi. Les masques sont parfois transparents !
    Cordialement
    elMenfi

  25. Post 6 M. El Menfi dit : "Ce message est empreint de sénérité et j’accorde à Baghdadi Si Mohamed tout le respect qu’il mérite." Post 21 M. El Menfi dit : "…et bien que vous ayez vous même trempé le doigt dans le miel…"
    M. El Menfi a dû être influencé par les commentaires des autres intervenants. Il s’élève même contre le titre de cet article qui colle trés bien à certaines réactions. Les masques ne sont jamais transparents et les commentaires gagneraient plus en crédibilité lorsqu’on a le courage de les signer. Sans rancune.

  26. Bravo ! Vous êtes sur la bonne voie même si le chemin risque d’être long. Vous vous éveillez enfin avec ces yeux émerveillés qui entrevoient le monde tel qu’il est. Ne cherchez pas à percer un mystère qui n’en est pas un et beaucoup d’internautes ont tenté d’en savoir plus en m’écrivant directement. ElMenfi en fait n’existe pas. Il faut plutôt parler d’un concept qui réunit sous ce nom diverses personnes, hommes, femmes, vieux, jeunes, tous algériens, dont le statut social et la couleur politique n’ont aucune importance. ElMenfi est constitué de gens qui s’interrogent sur tout et principalement sur l’Algérie, sans parti pris. Chacun réfléchit à son rythme, écrit ce qu’il veut et en fait part d’abord à un coordonnateur ( pas un modérateur) qui, d’une seule boite email, envoie les commentaires. La tache est au dessus des moyens d’un simple individu qui ne peut être partout à la fois, s’exprimant sur tous les sujets, à toute heure…Et aucun d’entre nous ne s’est permis d’écrire sous un autre pseudo. ElMenfi a souvent été interpellé mais ne s’est jamais froissé car la dynamique d’un groupe permet de replacer chaque événement dans son contexte. Un groupe ouvert à tout, à tous les débats, sans aucune arrière pensée, sans à priori. Un groupe vivant. Qui n’hésite pas à remettre en question ses propres conceptions après avoir pris connaissance de faits nouveaux. Mais vous qui avez le courage de signer de votre propre nom, comment vous sentez vous ? Vous dont en fait, je ne connais qu’un nom et un prénom avez vous plus de crédibilité que quiconque ?
    Cordialement
    ElMenfi

  27. MR El Menfi – Je ne veux en aucun cas bipolariser ce débat. Ma précédente réaction n’était ni fulgurante, ni revêtant un caractère de promptitude. J’ai réagi à votre intervention à cause de positions affirmées et là, votre écrit le justifie amplement.D’ailleurs, dans vos 2 précédentes interventions vous utilisez les termes "hautain" (concernant Mr BAGHDADI) et "méprisant et supérieur" (me concernant moi-même). De ce fait, votre participation au forum et avec des préjugés pareils ne peut qu’être faussée pour ne pas dire subjective. Vous dites que je défend Mr BAGHDADI que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam : ceci est absolument faux ; maintenant si défendre une idée émise par une personnalité revient à la défendre Allah Ghaleb, vous resterez fixé sur ce jugement vaille que vaille; ce qui vous pousse à comparer l’incomparable surtout quand vous mettez en parallèle SADAM et le titre de l’intervention de Mr BAGHDADI. A mon humble avis, le titre colle parfaitement à la situation telle que décrite par Mr BAGHDADI que j’ai d’ailleurs devancé lorsque j’avais réagi à l’écrit proposé à notre lecture par Mr BERERHI le 20 janvier courant, alors que l’auteur de Halte aux lynchages faciles a vu la publication de son article le 22 du même mois. Alors l’argument qui me taxe de défenseur de Si Med BAGHDADI tombe à l’eau par lui même. Sans rancune et en toute cordialité et que les débats soient séreins et objectifs. NOTRE PAYS VAUT BIEN CELA.

  28. En revenant lire les derniers commentaires, j’étais loin de m’imaginer assister à de telles empoignades. En parcourant les dernières réactions, J’ai eu tout d’un coup l’impression de me retrouver au beau milieu d’une bataille où, fusils à l’épaule, chaque partie s’apprête à avoir une dégaine plus rapide que l’autre, et moi pauvre bougre, je ne me sens point à l’abri d’une balle perdue. Eh ! Faites attention là, sachez bien viser Messieurs !
    Mes pauvres amis, tant d’invectives me rappellent une petite expression de chez nous : «tabâa fi hmar miyete » ! Car pendant que chacun d’entre nous joue sa propre musique et se laisse bercer par son propre rythme, d’autres, bien plus malins sonnent déjà le clairon de la victoire : Je viens d’apprendre via Algerian TV que Mr Ouyahia se rallie à la révision de la constitution et que la fameuse tripartite au pouvoir va bientôt se réunir pour conforter leur position et s’aligner sur le grand maître. Et ne trouvez aucune ironie au terme ‘grand maître’, tant l’exemple de Bouteflika est unique dans les annales de l’histoire des pouvoirs : Putschiste en 1965, le voilà encore au pouvoir en 2008, et certainement bien parti pour le rester jusqu’à son dernier soupir. Il faut être bougrement habile pour aligner une telle carrière, avouez le !
    Mais à y bien réfléchir, je crois que la manière de faire de notre président, et des dirigeants des pays musulmans en général, se base sur des exemples précis de l’histoire des différents Khalifats qui se sont succédés à la mort de Mohamed. Une anecdote assez édifiante est restée dans mon esprit. Notre prof d’Arabe nous racontait qu’à une certaine époque, pour départager les concurrents à une succession sans s’entretuer, les gens de la cité avaient pris pour habitude de se regrouper dans une grande place pour désigner celui qu’ils considéraient être le meilleur. C’était bien de la démocratie ça non ? Figurez vous qu’il s’est trouvé un petit rusé parmi les candidats à un premier Khalifat, un certain Mouâouia (désolé pour les puristes si ma transcription n’est pas conforme à l’originale), qui de façon remarquable (au sens rusé du terme) a su mettre à profit cette façon de faire. Pour être désigné Khalife le plus simplement, le plus démocratiquement, le plus réglementairement du monde, notre « Mouâouia » avait tout bonnement chargé ses acolytes de se disperser parmi la foule et de scander son nom à son arrivée sur les lieux. Et c’est ainsi qu’en entendant quelques voix cadencer « mouaouia ! mouaouia ! Toute la foule s’est laissée entrainer dans un mouvement d’ensemble irrésistible et surtout irréversible, amplifiant a tue tête MOUAOUIA ! MOUAOUIA ! MOUAOUIA ! MOUAOUIA ! ……..Ca ne vous rappelle pas certaines images récentes ?
    Sur cette anecdote, et cette note d’humour, je vous quitte pour vous laisser méditer sur le sort qui est le nôtre, car en ce qui me concerne, je m’en retourne cultiver mon jardin, il en a drôlement besoin. Mes respects à tous.

  29. Je ne savais pas que El Menfi était une SA (Société Anonyme)…dont acte.

  30. Toute lecture est subjective ! Ce qui n’empêche pas d’avoir un point de vue objectif.

    Ce que vous dites est sans doute vrai ! Mais je peux aussi en douter. C’est là MA liberté. A l’inverse de vous, je connais Monsieur Baghdadi, et le respecte. Faut-il pour autant être toujours en accord avec lui ? Est il interdit de le contredire ? Est il interdit de remettre en question les propos des uns et des autres ?. Vous le faites bien, et je n’y vois aucun inconvénient. Pourquoi donc cette levée de boucliers. Cela s’est d’ailleurs produit lors d’un commentaire fait à propos de Leila Aslaoui. Certains seraient donc des intouchables ? Pas pour moi, en tout cas. Il est arrivé souvent d’engager une discussion et de revenir sur des points qui nous avaient échappés. Monsieur Baghdadi est un homme qui a le courage de ses convictions. Il n’a cependant pas à donner de leçons de civisme ou de pédagogie en nous demandant de « Cesser de nous entredéchirer » comme si nous étions des enfants turbulents. Vous pouvez vous appuyer sur chacun de mes mots pour prouver que j’ai tort. Cela me fera réfléchir davantage ainsi que toute la Société composée de ces Algériens anonymes qui ne sont pas dupes et savent qu’ils ont encore beaucoup à découvrir car ils ne s’enferment pas dans des certitudes figées et des poncifs éculés.
    J’avais dit, une fois à une internaute, fâchée, qui me demandait de me taire : « si vous me connaissiez, vous me demanderiez de parler davantage » .Mais j’ai aussi appris à écouter et à respecter les avis des plus humbles. Ceux la même qui tentent de se faire entendre.
    Peu importe que l’on se nomme Mohamed, Wahab, Abdelhak, Belkacem ou Ali. Que l’on soit « petit ou misérable », Tout le monde à droit à la parole…
    Soyez rassuré Monsieur Med Tahar HAMROUCHI, nous ne sommes pas une secte et vous auriez pu être des nôtres.
    Sur ce, je tourne cette page et vous prie de croire à mes cordiales salutations.
    elMenfi

  31. Monsieur Hamrouchi rappelle avec sarcasme que notre troubadour exilé était en fin de compte une société anonyme. Hum, serait-il un franc-maçon ? De toute façon, nous sommes beaucoup d’anonymes à apprécier la verve de monsieur El Menfi. Et pour nous, d’une certaine façon, il n’est déjà plus anonyme. Nous le reconnaissons par son verbe sobre et précis, par sa langue intelligente, par les idées nobles qu’elle véhicule. Je m’arrête là pour ne pas me faire taxer de dithyrambique. Cordialement. Bien le salut à toi monsieur Belkacem. Votre verve aussi est un baume. Merci.

  32. Cher El Menfi,

    Qio vous dis que vous êtes le seul à connaitre X ou Y.

    Sortez de ce genre d’arguments fallacieux

  33. Bonjour.J’ai mis un temps fou à lire toutes les réactions produites par la contribution de monsieur BAGHDADI. Je vous mentirais si je disais que je n’ai pas bénéficié de tous les commentaires;du plus modeste au plus savant.Ce que je remmarque de prime abord est que certains participants dénient à d’autres le droit de s’exprimer sous pretexte que leurs idées ne vont pas dans le meme sens.
    Ce blog est un bol d’air ouvert à tout le monde et libre à chacun de s’exprimer en fonction de ses capacités propres.L’essentiel étant de se faire comprendre.Quand à l’anonymat, Monsieur BAGHDADI, a glissé sur une peau de bannane.Connaissant les rouages du système qui nous gouverne, il doit etre le dernier à s’en etonner.(j’ecris et je signe de mon vrai nom) mais cela ne m’empeche nullement de coimprendre ceux d’entre nous qui ont recours à des pseudonymes.
    Ce qu’il convient d’éviter si l’on veut vraiment avancer, c’est les invectives, et les injures et surtout de se positionner sur un plan personnel ( ne pas attaquer la personne sur le plan privé )
    Nous ne sommes pas à franchement parler une référence en matière de reflexes démocratiques. Nous sommes encore au stade de l’apprentissage et par conséquent, nous nous devons de tolerer certains dépassements qui à mon sens ne sont pas légion sur ce blog.Il est vrai que nous observons certains écarts qui sont cependant à mettre sur le compte de l’etroitesse du champ démocratique dans notre pays.(presion engendre fatalement explosion)
    En conclusion, je remarque que toutes les contributions vont dans le sens de l’Algérie qui avance.Et c’est plutot de bon augure.Modestement.

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