Les communes récupéreront l’argent des concessions des plages

La manne versée par les concessionnaires des plages ira directement dans les caisses des communes. Une première.

La redevance des concessions des plages viendra à partir de cet été renfloué les communes du littoral, a annoncé Kachroud Bachir, le directeur général du tourisme au ministère du Tourisme et de l’Artisanat à l’ouverture, lundi à Tipasa, d’une rencontre régionale consacrée aux préparatifs de la saison estivale. Kachroud Bachir a précisé que la redevance de la concession des plages « sera versée à 100%, à partir de cette année, dans les caisses des collectivités locales, et ce conformément aux voeux exprimés par leurs édiles, afin de renflouer leurs caisses et de leur permettre de prendre en charge les besoins des estivants ». C’est une bonne nouvelle pour les municipalité, à charge désormais d’utiliser cet argent à bon escient. Mais pas seulement, car elles se doivent d’aménager comme il se doit les plages et les alentours. En installant notamment des toilettes, des points d’eau et douches pour les milliers de familles qui viennent passer quelques moments de repos sur le sable.

Malheureusement, en la matière, on ne peut pas dire que nos plages soient propres ou pourvues du minimum. Les estivants se font plumer chaque été par des concessionnaires de plages sans contrepartie. Sur certaines plages, les vacanciers sont obligés de payer le bout de sable, la chaise et le parasol. Pire, ces sous-traitants, souvent sans aucune expérience ni cahier des charges réduisent leur service à l’encaissement des tickets.

Tous ces travers qui pourrissent le quotidien des estivants seront-ils revus ou améliorés cette saison ? Difficile d’en être sûr tant chaque année évoquent le sujet sans apporter un début de solution. Pourtant le constat est affligeant : les conditions d’accueil demeurent dans toutes les plage d’Algérie exécrables.

Des prévisions d’affluence !

Au cours de cette rencontre, qui a regroupé les responsables et élus de quatre wilayas du Centre (Alger, Tizi-Ouzou, Boumerdes et Tipasa), M. Kachroud, a prédit une « grande » affluence, cette saison, d’estivants au niveau du littoral algérien en raison notamment des évènements survenus au niveau régional et dans certains pays du Maghreb.

« Pour faire face à cette situation, il était plus que nécessaire de préparer la saison estivale afin d’apporter les correctifs nécessaires aux insuffisances constatées et d’offrir de meilleures conditionsd’accueil aux milliers d’estivants qui débarqueront sur les plages« , a-t-il souligné. Comme chaque année, plusieurs volets, qui font l’objet d’intenses préparatifs, dont la concession des plages, les travaux d’aménagement des sites devant accueillir les estivants ainsi que les accès aux plages (routes et chemins), les parkings et autres commodités pour rendre le séjour des vacanciers plus agréable, ont été passés en revue au cours de cette rencontre régionale. Pour autant, cette saison, sera-t-elle mieux préparée que la précédente ? L’estivant algérien dira non, tant entre les promesses et les réalisations, il y a souvent loin de la coupe aux lèvres.

Yacine K./APS

4 commentaires

  1. Il vaut mieux tard que jamais, un vrai programme d'aménagement , si l’estivant paye c'est normal à condition que les conditions d'hygiène soient réunies , cela ne passe pas seulement par l'infrastructure ( parking, toilettes , douches , sécurité pour les familles ) il faut aussi un minimum de respect, d'éducation ( il ne suffit pas de se baigner avec un bermuda au lieu du short de bain , et de garder ces habilles pourtant le plaisir de plonger est là et de rentrer en mer avec son hijab ).
    ce qui manque dans notre pays en plus des conditions optimales de vie et d'hygiène sur les plages c'est une certaine insécurité qui va crescendo au début , c'est la nuit et l'isolement qui font peur maintenant on est agressé en plein jour et en présence des siens et l'agression comporte des aspects divers, certains de ces aspects sont officiellement encouragés par l’Etat algérien y a qu'a voir la frustration qui s'en suit .

  2. Des réformettes avant les élections, comme qui dirait un politicien français pour ne pas le citer !!!

  3. Pour ne pas changer de système restons dans la bureaucratie de l’état à l’état ; les communes font régner leurs lois en voie de l’égalisation la (tchipa) avec toutes les bénédictions du pouvoir. Exemple la légalisation des constructions illicites a dix millions de Dinard pièces
    Ils essaient d’inventer une dimension nouvelle.

  4. Le Hic
    Dans la wilaya de Tipaza, la commune de Bouharoun (connue pour son port de pêche) ne reçoit pas un centimes des milliards de DA de revenus de son port..tout va vers Alger. Même pas de quoi payer l'entretien de la ville….qui est dans un état de délabrement total..

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