La colère des lycéens d’Algérie est en train de s’amplifier et de se durcir. Hier, des centaines d’élèves venus d’une dizaine de lycées d’Alger, ont répondu à l’appel de la coordination des lycées de la capitale et organisé une marche vers le ministère de l’Education nationale, encadrée par un important dispositif des forces anti-émeute qui n’a pas hésité à molester les manifestants. Les assurances, la veille, du ministre de l’Education nationale, M. Benbouzid, n’ont pas convaincus les élèves qui ne décolèrent pas face à la surcharge des programmes dont ils réclament un allégement. L’appel lancé par le ministre de l’Education nationale invitant les lycéens au calme et promettant que «les sujets d’examen du baccalauréat seront non seulement conformes aux nouveaux programmes, mais également au contenu effectivement dispensé au niveau national» n’a trouvé aucun écho auprès des lycéens qui n’accordent aucun crédit à la parole de leur tutelle. Les lycéens de Constantine, de Bejaia, de Tizi-ouzou , Bouira, Ain Temouchent,Oran, de Annaba ont revendiqué dans la rue, outre la réduction des programmes, le renforcement de l’encadrement pédagogique dans certaines matières.
Les lycéens d’Algérie manifestent contre des programmes surchargés et des effectifs pédagogiques allégés




17 lycées d’Alger ont répondu à l’appel de la gréve et lis n’ont pas pu s’entendre pour dégager cinq d’entre eux pour àller à l’Académie avec la promesse d’être reçus…
Le mouvement des lyceens algeriens est a mon sens trop vrai pour etre vrai.Il est global puisqu’il touche une dizaine de wilaya, spontanne puisqu’il n’y a eu aucune preparation prealable, et bien organise.C’est trop pour un mouvement juvenile.La main invisible de la DRS ne devrait pas etre tres loin de cette nouvelle magouille.Pour quel dessin, on ne le sait pas encore, mais cette annee 2008 est une annee particuliere pour les animateurs de l’arriere boutique algerienne.2009 etant une annee de changement de facade.
De moins en moins de professeurs et de moins en moins d’agents d’éducation. Résultat: les profs doivent prendre en charge de plus en plus de classes et de surcroît surchargées, et le chaos s’installe de plus en plus dans nos écoles. Voila en gros la réforme de Sidna Benbouzidh. En attendant, ce sont nos enfants qui sont victimes; les leurs sont ailleurs à l’abri.
Elle arrive, elle arrive, lentement mais surement, la "Revolution Blanche" qui emportera Boutef et sa clique et les fera rentrer "chez eux".Il faut etre aveugle pour ne pas voir que ces "cooperants", que seuls les dollars du petrole et du gaz algeriens avaient attires, sont totalement depasses par les evenements qui vont se precipiter et s’aggraver dans les mois a venir.
Encore un "chahut de gamins" ou "un tapage de voyous", pour les Fantômas en charge de nos existences.
Des lycées et collèges sans internet; des classes surchargées, des écoles vétustes et sans chauffage ni même toillettes (!) et Benbouzidh est émerveilli comme un enfant par ses exploits !
Le régime algérien n’a jamais donné de l’importance à l’éducation; les futurs intellectuels sont des cauchemars pour lui. Alors, il investit dans le sécteur de la sécurité: on a qu’à compter le nombre de nouvelles recrues dans le corps de la police, de la gendarmerie, de l’armée, etc. Ces corps bénéficient de tous les avantages, allant d’un bon salaire, en passant par de belles résidences et de matériel sophistiqué, etc. Par contre, dans le secteur de l’éducatin, pas de postes budgetaires, pas de bon salaire, rien! C’est honteux de voir un simple policier qui n’a pas dépassé le niveau du moyen rouler en voiture neuve, alors qu’un prof du secondaire (lycée) ne peutpas acheter une simple mobilette, voire une bicyclette. Eh oui, le policier veille sur la sécurité de son maître, alors que le prof lui (au maître du policier) prépare des futurs opposants.
alors que c’est le binze total au niveau des lyceens et du département de benbouzid, savez vous ce que cherchent les RG ? QUI EST DERRIERE LES LYCEENS. c’est dingue au lieu de faire des rapports concernant la lourdeur des programmes scolaires de la 1° année primaire à la derniere année secondaire, sur l’état de délabrement ( manque de chauffage, carreaux cassés, pas d’eau, de toilettes, d’internet, RIEN QUOI, professeurs sous payés, classes surchargées et j’en pase )des écoles et des lycées. NON EUX CHERCHENT FAIRE DES RAPPORTS SUR QUI MANIPULE QUI. on peut dire là que les RG sont vraiment à coté de la plaque, réveilez vous bon sang et faites vraiment et correctement votre boulot comme tous les RG du monde.
Le baccalauréat 2007 ou la catastrophe nationale inavouée… Les jeunes l’ont compris et ils veulent eviter qu’une telle chose se reproduise. Plus qu’une grogne passagère contre l’abscence de connexion internet dans les locaux, la vetusté des salles de classe ou la surcharge des programmes. C’est la remise en cause de tout un système qui a toujours méprisé la jeunesse algérienne, en la reléguant dans une éspèce de citoyenneté de seconde zone. Les djeun’s ne réclament pas des dinars, seulement du respect et de la reconnaissance.
Pause-Café
A l’algérienne
C’est un lycéen annabi «dégoûté» qui m’écrit en me priant de publier son message. Avec d’autres camarades, il décide d’observer un sit-in au niveau de la Direction de l’éducation pour dénoncer la surcharge des programmes. Il précise qu’au lieu de les recevoir pour amorcer un dialogue, on a lâché sur eux des bandes de jeunes délinquants «carburant au crack» et armés de gourdins, de bombes lacrymogènes, de bombes paralysantes, de crans d’arrêt et d’armes blanches diverses ! Venus manifester pacifiquement, nos jeunes lycéens ont été tabassés par des dizaines de voyous qui les ont poursuivis même aux portes de leurs lycées !
Et notre jeune de conclure : «Bien efficace comme méthode pour régler les problèmes à «l’algérienne !»
Cela ne vous rappelle rien ? Si, si, un 14 juin à Alger…
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«Le feu s’alimente par le bois qu’on y met, l’amour par les actes qu’on fait.»
In Le Soir d’Algérie, 21/01/08