« L’État, c’est le plus froid de tous les monstres froids. II ment froidement; et voici le mensonge qui s’échappe de sa bouche : « Moi, l’État, je suis le Peuple. » » Nietzsche
Qui n’a-t-il pas entendu cette expression dans une famille, « dehors chèvre mais lion à la maison« , en désignant le père ou le fils ? Parce qu’il a été démontré sur l’un ou sur l’autre des faiblesses accablantes dans l’accomplissement des rôles. Tyrannique au lieu de protecteur dans le foyer et lâche ou démissionnaire en société, dans les relations du travail et dans les liens d’échange communautaire, à la place d’être responsable et défenseur de leurs droits pour une décente condition sociale dans les domaines d’intimité.
Extrapolé au niveau de l’Etat, de la nation, du pouvoir et des populations, ce constat, devenu adage à force de sa permanente vérification dans la réalité, est tout aussi bien valable. Les gouvernances alignées depuis l’indépendance le renouvellent en permanence dans les délais de la vie courante dans les villes et dans les campagnes. Plus qu’elles ne se considèrent, dans les regroupements autour des forces sécuritaires et des revenus financiers, comme les gardiennes de l’ordre intègre et placide dans les circuits sociaux qui définissent la qualité de la vie des citoyens, elles anéantissent dans l’œuf, à la source, depuis le code de la famille, l’école, les soins, les déplacements, et dans l’ensemble, la relation au travail censée créer l’équilibre entre les besoins nécessaires et les possibles créateurs de richesse.
Les rapports de prodigalité
Le pouvoirs dans ses fractions, celle des institutions officielles, celle de l’économie politique trabendiste et celle, invisible, dans l’ombre, que personne ne voit, attribuée à tort ou à raison aux services du Renseignement – certains disent ici des forces intestines qui échappent au contrôle de la tête – vaquent aux besoins du pays, qu’ils définissent, sans concertation, à la manière d’entreprendre les desiderata d’une famille acquise sous le principe du chef qui décide et des membres qui n’existent que par ce qu’il prodigue. Avec la particularité pour ce sujet que le principal servant à produire ce qu’il prodigue appartient équitablement à tous les membres de la famille : l’Algérie est algérienne par le formidable prodige des trente-cinq millions d’Algériens qui la composent et par tous les patrimoines qu’elle comporte, les hydrocarbures en premier lieu parce que c’est à partir de cette richesse que le pays possède aujourd’hui sa juste valeur. Telle que préconisée par les dirigeants qui ont voulu que ce soit ainsi. C’est-à-dire de veiller par tous les moyens à faire de cette manne l’équivalent de la moelle osseuse chargé de perpétrer une espèce de vertébrés.
Mais la prise en charge de la manœuvre, le process de la mainmise sur la destinée matérielle et psychologique de la famille algérienne va se heurter aux lois d’un monde capitaliste qui a longtemps colonisé et asservi les nations, dans leurs populations, dans leurs élites, dans leurs chefs de jadis et d’aujourd’hui. Cet univers ne raconte pas de blagues quand il s’agit de mettre en jeu dans l’étendue de la planète l’intérêt de son capital ; celui d’un pays tiers n’a de signification humaine que s’il peut représenter une valeur ajoutée à un investissement précis.
La fonction de la félonie
Une transnationale, par exemple, s’en bât les flancs de la dignité d’un dirigeant parmi les pays du tiers-monde – en général ou algérien en particulier – lorsqu’il trahit sa patrie au travers d’un forfait au profit de son dessein personnel ou de son groupe de gouvernance. Les baissées de pantalon sont innombrables pour ne retenir que celle de Chakib Khelil, ancien ministre algérien de l’Energie et président en exercice de l’Opep, qui a réussi – l’on ne sait pas avec quelle extraordinaire facilité a-t-il pu faire marcher avec lui un moment tout le pouvoir en place – à ouvrir presque entièrement le capital de Sonatrach aux compagnies internationales, avec les conséquences que cela pouvait induire sur les marges du chiffre d’affaire national par lequel devrait se contenter les besoins populaires.
Autour de cette trahison incomparable sur la liste des lâchetés commises par les dirigeants de l’Algérie indépendante, dans le décompte, une encyclopédie de l’art de l’obséquiosité, du complexe de la personnalité et de la mésestime de soi, ne suffirait pas à traduire le dicton populaire qui nous préoccupe ici. Pour sortir de l’allégorie et pour donner, en même temps, un point de vue sur la déconfiture de la nation, à cause de cette espèce de néocolonialisme « auto-immune », si l’on puit dire, garanti par l’imbécillité de pseudo hommes politiques locaux – parce qu’incompétents ils se confinent mentalement dans les rôles de mimétisme caricatural espérant des regards statuaires de la part de leurs concitoyens qu’ils mettent dans l’indigence – eh bien, justement la famille algérienne, dans le sens du regroupement voulu par la nature, ne peut, hélas, remplir aucune fonction de renouvellement positif culturellement et matériellement. Le système a décidé pour elle une autre nature, une nature conflictuelle à la base, à partir de la problématique du logement, la précarité du travail et la fonction déliquescente de l’épouse au foyer. De facto réduite à la condition de la pire citoyenneté : procréer et élever des enfants avec une aide de l’Etat juste capable de financer quelques couches pour l’enfant et pour sa maman avant l’école schizoïde de Benbouzid qui, en moins de temps qu’il faut pour que le citoyen algérien accède à l’adolescence, ira dans les synapses asseoir la formule de l’abrutissement.
Le déterminisme par l’ersatz
Les dirigeants qui se sophistiquent des rémunérations en circuit fermé, des avantages de prince et des carnets d’adresses capables de rassurer une succession de descendances pour un avenir radieux, ont accueilli la mondialisation presque avec la zorna et les youyous de leurs proches femelles. De façon à ce que le coût de l’existence transforme les familles dans les villes et dans les campagnes en une sorte de promiscuité infrahumaine où la lutte pour l’essentiel biologique affronte en même temps les rapports à l’autre dans une culture sociale ayant depuis longtemps fait faillite générale dans les valeurs d’humanité : rentré d’émigration, un émigré officiant dans un lupanar ou comme monsieur pipi durant le temps ouvrable de la retraite, a dans le pays le moral de la modernité équivalent à un directeur d’entreprise.
Il ne faut pas croire que ce n’est pas cette mentalité-là qui vaque dans l’esprit des gouvernants malgré les matériels acquis hors des cours du mérite, qui ne peuvent considérer le progrès que comparé au comportement de l’étranger instaurant ses lois dans les échanges. Un compétent qui foule le pavé de Bab el Oued à Alger, de Châabet el Far à Bordj Bou Arreridj ou d’el Hamri à Oran, se dirige vers son travail tôt le matin se sachant d’avance inutile dans le contrat qui le lie aux moyens de sa survie. Du moment que ce sont les étrangers qui définissent par le truchement de fausses élites menées à la baguette son identité de ressortissant national incapable de savoir exactement quelle valeur il peut donner au travail qu’il fait par rapport à celle récupérée par les « chèvres » de l’étranger rugissant sur ses espaces de gratification.
Au service des maîtres de la capitalistique
Les serviteurs de l’Occident et défendeurs de ses modèles, nos chèvres, en l’occurrence, parlent à ces citoyens, rationnellement qualifiés chacun dans son métier, du « principe de la commercialité » qui régit le monde, pour leur expliquer le bien-fondé de leurs salaires qui seraient proportionnels aux richesses qu’ils produisent. C’est-à-dire pas vraiment grand-chose si l’on compare à la préciosité développée dans les gisements sahariens. Et c’est là où la maison Algérie, dans le sens cette fois de la grande famille nationale, se met à développer une jalousie dramatique pour la très petite population qui signent au bas des contrats de travail de Sonatrach autour de laquelle dans le désert les caprinés qui dirigent, étoffent des systèmes sécuritaires à faire rêver les dictateurs les plus puissants sur Terre. Et parallèlement, pour dire entre autres à-plaventrismes, ils assassinent le tourisme et l’agriculture, selon l’ordre bruxellois, pour ne pas massacrer les Pib tunisiens et marocains car il y en aurait pour deux fois le pétrole et le gaz afin d’acheter la bouffe du troupeau qu’on tractera en période estivale dans les plages héritées du colon, devenues des étangs de têtards.
La réalité du leurre
Mais le lion, le sbâa ben aouda, celui des partis dans le gouvernement – au regard des populations ce sont eux le pouvoir puisqu’ils votent les lois, pratiquent les règlements et assurent les programmes ; s’ils ne sont pas le vrai pouvoir, ils doivent s’en remettre aux citoyens, sinon ils sont ses ennemis déclarés – sachant qu’il a l’Armée et les forces de l’ordre de son côté, il joue le rôle de chef de famille avec la peur au ventre de se faire lâcher par elles à n’importe quel moment. Dès lors par précaution, il n’hésite pas, le lion, à manipuler avec l’étranger pour mettre les militaires au pied du mur devant les exigences de la feuille de route du capitalisme des Cinq majors et ses clients planétaires de l’industrie, de l’agro-alimentaire et des services. Ça lui plaît, au lion, que les pauvres citoyens fassent confiance aux analystes qui leur parlent de faire rentrer l’Armée dans les casernes. Pour qu’elle le laisse foutre la destinée du pays définitivement dans les bilans comptables issus de toutes les racailles boursières du monde. A ce titre, l’on se demanderait pourquoi depuis tout le temps que nous nous faisons fourguer les céréales du globe terrestre, il ne se trouve jamais une permanence algérienne au niveau de la place en Illinois près de la bourse de Chicago ?
Quand il ne faut pas oublier, du moment que nous fêtons le cinquantenaire de l’indépendance, que la première ordonnance promulguée et ratifiée par le premier président de l’Algérie libre est l’acte de naissance de l’Office algérien interprofessionnel des céréales, au départ chargé de la collecte des fonds stratégiques pour le rapatriement des réserves nourricières, à l’époque du bon alimentaire.
C’est que, chèvre rugissant ou lion béguetant, le destin de l’Algérie est au point de départ du demi-siècle. Sauf que le bon alimentaire s’appelle aujourd’hui le smig de la pitance devant une réserve de change « dariussienne » dont l’Etat ne sait quoi en faire car le pouvoir reste identique à lui-même, qui possède cette image de la Chimère de la mythologie, une tête de lion et le corps d’une chèvre. N’ayant pas de désignation dans les parlers nationaux, ni dans l’imaginaire collectif de la légende, elle finira par se confondre avec les fantômes de la lâcheté et de la vilénie.
Nadir Bacha





D'emblée, sachez que si je me permets de "réagir" à vos interventions, c'est que celles-ci me parlent, m'intéressent et surtout m'interpellent. Ceci pour prévenir que si le propos à venir semble incohérent ou décousu il faudra le prendre comme la JUSTE traduction, le "calque" d'un mode de pensée; celui d'un Algérien quelconque; votre serviteur.
L'image de la chimère de la mythologie du pouvoir que vous décrivez prendrait, de mon point de vue, une forme plus "proche de la réalité". Ni tête de lion, ni corps de chèvre, mais plutôt une partie génitale à la place de la tête, et un ventre à la place du corps. Vous aurez là, non pas une représentation d'un Zaïm algérien, mais l'image d'un Algérien Lambda.
N'allons pas chercher dans les soi-disant rapports de force entre le financier, le militaire, l'historique …mais plutôt entre ce qu'impose la géographie (le "maghreb" est à peine à 5km du sud de l'Europe), et ce qu'a produit une école algérienne ayant banni les Kateb, Mameri, Feraoune …de ses manuels au profit des "kala Allahou …Hasba Ibn …..". En parlant de ça, l'autre jour, une cousine me disait au téléphone en réponse à la question "comment va Alger?", elle me disait donc "…comme toujours, les transports en commun insupportables …et le plus frappant c'est que l'on se fait CALLER par des barbus dans les bus …avec le risque de passer pour des allumeuses si l'on osait l'ouvrir…" . Quelqu'un d'autre m'expliquait que "le pouvoir" avait loué les services de quelques toxico algérois pour s'abattre sur des marcheurs qui réclamaient des réformes etc.
Voyez-vous, la question est: quels ingrédients pour un semblant de ciment à même de réunir "les habitants de l'Algérie" (je n'ai pas dit les Algériens) autour d'un vivre ensemble ? Vous allez certainement me dire l'école. Oui, mais ….pas seulement.
Le rôle des médias semble être oublié. Or, ils forgent des opinions, des modes de pensée.
Que traduisent-ils dans leur majorité aujourd'hui? Deux visions de l'Algérie, de l'Algérien tout aussi discutables.
A titre d'exemple, l'Algérien semble être exclusivement VICTIME dans ce que j'ai pu lire ici. Victime d'un pouvoir despotique, victime d'une école rétrograde …victime du terrorisme islamiste. Un moment les amis!! J'ai besoin de voir de plus près, de m'interroger davantage. Pour autant, suis-je voué à la vindicte de commentateurs censeurs autoproclamés?
Je dis que "la victime" de l'oppression aveugle qu'est censé être cet Algérien est à examiner avec distance, me pose parfois problème. Hier, "indic" dans les universités d'Alger, ensuite barbus sans les poils, puis exilé par choix, retour aux sources et client du plus offrant … Ewww!! Il a quand même une cervelle, non?
L'autre Algérien semblerait être la victime de ces obscurantistes à la solde de payeurs invisibles. Je me rappelle d'amis pris par l'euphorie des premiers jours de liberté d'expression, ayant fait les écoles de journalisme, ayant tenu tête lors d'échanges houleux dans les universités à ce qui allait par la suite être la pègre islamiste inculte. Je me rappelle donc de ces "braves types" plein de rêves … Qui a-t-on retrouvé à la tête des premiers quotidiens dits "indépendants"? Il y a eu du "recyclage" comme on dit. Il suffisait de retourner sa veste, de se créer un CV fait de luttes imaginaires et et et…
L'Algérien se la raconte comme on dit vulgairement, l'Algérien ne sait rien mais explique tout. L'Algérien aime donner des leçons, l'Algérien n'est PLUS à la hauteur de ses aînés; ceux qui ont tenu tête aux Français. L'Algérien aime se raconter des histoires, l'Algérien se rêve, mais se rejette en tant que tel. L'Algérien c'est du fantasme. En place et lieu de l'Algérien existe une multitude d'algériens (en miniscules). Boutef ne va pas décréter la citoyenneté, Benhadj et Madani ne peuvent l'interdire (si seulement elle existait). La citoyenneté se vit à travers des actes, des réalisations …Parfois, il suffit de passer d'un département à un autre (wilaya) pour qu'un brusque dépaysement s'opère. Dépaysement au sens figuré bien sûr!! Je parle de l'humain. Quelqu'un me disait qu'avec sa fiancée, il n'avait jamais accepté de l'emmener au restaurant à Alger de crainte d'être importunés (parfois par des regards aux accents pervers). Le même me dit qu'en revanche, dès qu'ils sont de sortie à Tigzirt, c'est lui qui insiste pour que cette sortie au restaurant se fasse. Cherchez l'erreur!
En attendant que ce "fantasme algérien" se cristallise peut-être dans la réalité, ceux que vous décrivez dans votre article monsieur Bacha ont de beaux jours devant eux. Qu'ils soient assurés du sommeil profond de "peuplades" partageant un territoire: LEDZAYER !
Quimeth dhi lahna !
" Les baissées de pantalon sont innombrables pour ne retenir que celle de Chakib Khelil, ancien ministre algérien de l’Energie et président en exercice de l’Opep, qui a réussi – l’on ne sait pas avec quelle extraordinaire facilité a-t-il pu faire marcher avec lui un moment tout le pouvoir en place – à ouvrir presque entièrement le capital de Sonatrach aux compagnies internationales,"
N.Bacha
Je ne crois pas que l'exercice du pouvoir suit ce parcours reducteur en Algerie, comme, du reste; dans le monde entier.
La dictature aussi impitoyable et aussi incompetente qu'elle puisse être doit être pensée , étudiée dans son contexte vital :l'état , tel que défini dans la théorie systemiste ou fonctionnaliste: un microcosme , certes crée par des interets limités (generalement appelées classes, sectes , clans …etc) pour servir leurs interets mais qui , à un moment de son existence se cree ses propres interets (cf Sociologie des organisations de Virally) qui parfois l'induisent à s'opposer aux interêts de "ses" créateurs (cf théorie de l'autonomie relative de l'état de Gramsci et de Poulantzas).
Appliquée au cas algerien et specialement à l'exemple que souleve l'auteur de cet article , je ne crois pas que le régime algérien a procédé à des "baissées de pantalon" gratuitement et pour le plaisir de le faire…..la politique ne peut être conçue comme cela .
Je ne crois pas qu'il serait ardu de comprendre les dessous des "facilités " accordées par le regime algerien aux americains par l'entremise de Mr Khelil :
-comme l'auteur le decrit , le regime algerien , usé jusqu'à la corde par la vieillesse de son personnel , par l'exasperation des aspirations et des ambitions des clans qui le composent, par la faiblesse extrême de son economie, par l'opression qu'il exerce pour endiguer les revendications populaires devenues aussi nombreuses que variées , trouvait du mal à regenerer le soutien que la France lui accordait et la caution que cette dernière lui donnait dans le monde.
Le tête à tête regime algerien-France commençait à devenir pesant , trés couteux pour devenir dangereux .
Atténuer les effets de ce "jumelage" forcé avec l'ancien "colon" était devenu un objectif strategique qu'il fallait atteindre à n'importe quel prix …..au prix d'un rapprochement avec ce qui compte le plus dans le monde : les USA.
Certes , les tentatives pour un rapprochement algero-americain étaient nombreuses mais elles n'avaient jamais rencontré le succés escompté : de part et d'autre les deux pays n'arrivaient pas à trouver des atomes crochus idéologiques, politiques et economiques pour faciliter cette epousaille.
C'est avec l'arrivée les "texans" Bush , des petroliers sans foi ni loi , que l'occasion d'or s'est présentée au régime algerien pour réaliser un "deal" qui tombait à pic : l'Algerie se trouvait dans une isolation quasi totale .
Ainsi khelil est entré en scène , sa double nationalité , son epouse americaine et ses connaissances dans le buisness du petrole lui ouvrirent les portes du clan de Bush , de Cheney , de Baker et de tant d'autres personnalités devenues influentes par la grace de l'arrivée de Bush fils au pouvoir.
La soif du regime de mettre fin à ses deboirs internes et externes était telle qu'il acceptat d'accorder non pas un ensemble de" facilités" , mais deux ensembles :
-l'un aux petroliers "texans" à titre privé par le biais d'entreprises americaines qui sentaient déja le souffre : Halliburton, Chevron etc qui eurent accés à l'exploitation de gisements de petrole et de gaz algeriens et , surtout , eurent l'essentiel des , trés nombreux , marchés lancés par la Sonatrach.
-la deuxieme categorie de facilités accordées aux americains touchait la souverainneté de l'Algerie : selon le Canard Enchainé , une base militaire , toujours gardée secrete et niée par les responsables algeriens, a été accordée à l'armée americaine .
Vus sous cet angle , les "baissées de pantalon" dont parle l'article etaient un exercice , certes pas trés facile à admettre , devenu necessaire , sous peine de suffocation politique, pour le regime algerien qui croyait par cette "generosité" :
-obtenir un soutien politique des americains pour suppler à celui français devenu trés contraignant
-mettre fin à l'isolation du regime dans le monde arabe dorenavant trés influencé par les pays du golfe qui n'eprouvaient pas de sympathie pour l'Algerie "revolutionnaire",
-diminuer l'ancrage des americains au Maroc , ennemi de toujours, notamment sur le dossier du sahara sur quoi le regime algerien accordait beaucoup d'espoir tant sur le plan de son obssession de leadership regional , que sur le plan economique et energetique .(cf wikileaks, les minutes de la rencontre entrre Mr Bouteflika , ministre des affaires étrangeres et H. Kissinger , Secretaire d'Etat americain, à paris )
Sur ce registre , le regime allait reussir sa stratégie: apâté par les facilités déjà accordées et par d'autres "promesses" encore plus interessantes , le clan des Bush avait glissé un de ses membres : Baker , dans les circuits de l'ONU pour exaucer une partie des voeux algeriens .
Ce plan de rapprochement a montré sa fragilité et l'insincerité de ses principes lors de l'attentat du 11 sept de New York.
D'un jour à l'autre , la presidence americaine , et sous l'empire de l'indigence politique de Bush junior, a été obliger de tout changer et de tout revoir : aux attaques militaires lancées en réaction , s'est greffé un plan dit du "grand moyen orient" qui visait à assecher tous les marecages-couveuses de terrorisme dans le monde arabe.
Les régimes arabes se virent sommés de revoir leur politique interieure pour une liberalisation et une democratisation veritables ….sous peine de disparition !
Certains regimes obtemperent, d'autres firent la sourde oreille ….parmis eux le regime algerien.
En optant pour cette attitude conservatrice , le regime algerien ruina tout ce qu'il avait patiement construit : ses relations avec les americains devinrent trés distantes malgré les tentatives d'Alger pour les relancer sur le plan securitaire .
L'arrivée de Obama au pouvoir avait ouvert la porte de l'espoir aux regimes arabes recalcitrants qui croyaient que le jeune president americain democrate ne pouvait adopter les plans de son predeccesseur republicain .
Grande fut leur surprise de decouvrir, à partir de la revolution tunisienne et des spasmes violents qui secouaient tout le monde arabe , qu'Obama le "doux" avait non seulement relancé le plan de Bush mais il l'avait fait à sa façon ….à la hussarde!
Le baiser de Juda
La photo est bien choisi …
verra t-on un jour la fin de ces truands????
"Pour autant, suis-je voué à la vindicte de commentateurs censeurs autoproclamés?"
Je vois bien que vous vous mettez, vous aussi, dans une position de victime! Vous aimez bien cette position parce qu'elle vous permet d'attirer l'attention pour vous affirmer. Auriez-vous ce besoin vital de vous opposer constamment, par le mépris des autres, pour leur montrer que vous existez? Je vous rappelle que les commentateurs n'ont pris la décision de vous répondre que lorsque vous avez pris la responsabilité de les traiter de "CON- citoyens"! Vous ne vous attendiez pas à des remerciements tout de même!
@Nachabe Madih
Sinon, sur le fond, qu'en pensez-vous?
Sur le fond ? Je pense que vous tentez de déconstruire un Algérien que vous prenez uniquement d'un angle, comment dirai-je…fataliste! Il faut faire, comme les rédacteurs que vous interpellez le font si bien: chercher un autre angle plus stimulant par lequel essayer d'exciter davantage l'Algérien dans son élan à l'issue vers le salut. En tant qu'intellectuel, lui montrer la voie royale à même de le faire sortir du désespoir d'avoir perdu son paradis. C'est à dire commencez, d'abord, par tuer symboliquement Charles Baudelaire en refusant de sentir ses fleurs du mal!
Cordialement.
Mr Madih
Vous croyez qu'en assassinant cet immesce talent vous allez l'exiler dans l'oubli et la solitude ? Je ne le crois pas !
Tuer est tellement lourd de sens et de responsabilité que par les temps de tumultes que nous vivons, certains, perdus et hagards, se posent la question : qui tue qui ?
Pourtant, si l'on n'arrive pas à assassiner symboliquement son père, il y aura toujours de forte chance de passer toute sa vie à chercher à s'identifier aux personnalités les plus insolites et contradictoires ce, pour croire arriver à se construire en se délivrant de la dépendance. D'où le risque de violence qui caractérise la société algérienne. Accomplir, donc, un assassinat symbolique est vital pour toute équilibre du mental. L'on pourrait qualifier cela par l'expression de "briser les jougs aliénants".
Mais il faut admettre que l'école n'a jamais rempli sa fonction d'éveil aussi. Cela explique également, en partie, "l'En attendant Godot" des Algériens, leur quête du salut dans des mosquées, leur manque d'autonomie, leur tendance, comme dirait Charles Baudelaire, à tout projeter sur d'autre et leur penchant quasi "Écrit" à l'adoration des zaims qu'ils attendent et prennent pour des messies. Toute la complexité d'un Oedipe raté quoi et toute la sous estimation et le manque de confiance soi ainsi que toute cette inertie quasi caractériel qui se traduit par l'incapacité à prendre l'initiative!
Quant au poète français, il est ce qu'il est réellement, un grand!
Très cordialement et à Monsieur Bacha aussi qui n'a pas bien su observer, malheureusement, la ponctuation de mon commentaire adressé à quelqu'un d'autre facile à repérer pourtant. Mais bon.
Ce rêve algérien devenu chimère, une terre d'hospitalité, de tolérance et de partage devenue par la force des choses une satrapie gouvernée par une famille de despotes qui ne comptent pas s'en arrêter là." Une satrapie dangereuse quand tout va bien et désastreuse quand tout va mal ".Une satrapie qui s'entretient de ce que lui procure la rente des hydrocarbures et qui fanfaronne localement de ce que produisent Siadhoum pour elle , une satrapie soit-disat souveraine qui se nourrit et qui se vêtit de ce que les autres conçoivent et fabriquent pour elle. Ue satrapie qui n'a pas de monnaie parcequ'elle ne produit rien et n'exporte rien . Elle a fait de notre pays une grande poubelle de produits et de services d'importation parcequelle tout ce qu'elle a accumulé comme potentialités d"enginerie et de production pour se developper a été dilapé et vandalisé par ses satrapes.
Monsieur Nadir Bacha, bonjour
Le destinataire de mon commentaire n'était pas vous. Relisez-le et vous constaterez que je m'adressais à l'internaute Charles Baudelaire auquel j'ai repris même une citation, objet de mon petit commentaire, et que j'ai mise en début entre guillemets.
Je me suis adressé à cet internaute qui traite les intervenants de …en se posant en victime. Je n'ai fait que lui rappeler que l'on ne peut se plaindre et tenter de transformer une réaction naturelle en une injustice alors que l'on est le premier à manquer de respect aux autres. En effet, le commentateur Charles Baudelaire se plaignait d'être victime d'une vindicte d'internautes alors qu'il était le premier à les avoir traités de "Con-citoyens". Les internautes en questions étaient, entre autre, Fares, Hachem Touabi,…
Encore, toutes mes excuses pour ce malentendu! Pour le reste, je continuerai à vous lire même si je ne suis pas tout le temps d'accord avec vos opinions. Pour cela, je vous le ferai savoir avec tout le respect que nous devons avoir tous aux rédacteurs du Matin.dz que je remercie, d'ailleurs, d'avoir repris deux à trois de mes commentaires en les passant à la une moi aussi. Mais, c'était il y a longtemps de cela.