Face au coup d’État constitutionnel : L’urgence du changement

A travers l’annulation du voyage du chef de l’Etat à Constantine, quelles que soient les raisons officielles invoquées, le constat est là, clair et implacable. Le peuple n’en peut plus de cette gouvernance archaïque.

Encore une fois, comme dans les régions les plus reculées du pays, les citoyens ont crié dans la ville du Vieux Rocher leur ras-le-bol à l’encontre d’un pouvoir qui les ignore et les méprise. Dans le même temps, un chapelet de grèves nationales s’égrène : enseignants, médecins, vétérinaires, psychologues, fonctionnaires contestent un statut de la Fonction publique indécent, des augmentations de salaires insignifiantes sans rapport avec une cherté de la vie inacceptable et un pouvoir d’achat laminé. Les universités bouillonnent, les lycéens sont dans la rue. De jeunes chômeurs manifestent leur colère devant des usines. Les harraga continuent à hurler leur désespoir en bravant les dangers de la mer et l’inhumanité des tribunaux, à défaut d’aide et de soutien pour une vie décente. De suicides en suicides, d’enlèvements en enlèvements, d’attentats en attentats, l’Algérie s’enfonce dans le gouffre des incertitudes. Les Algériens n’ont plus d’autre recours que la grève ou les révoltes récurrentes dans la rue, devant le mépris et l’indifférence du pouvoir. L’Algérie du couffin et de la malvie, l’Algérie de l’insécurité et de la désespérance croule sous le poids de la misère, de l’humiliation, de l’angoisse et de la peur. Mais où est donc cette Algérie paradisiaque promise en 1999 ? Comme à l’accoutumée, usant de démagogie, le pouvoir fera sauter des fusibles et payer des lampistes, pour donner l’illusion qu’il est à l’écoute des préoccupations citoyennes. Depuis des mois et des mois, même après l’échec des législatives, il continue d’entretenir l’imminence d’un remaniement ministériel, faisant miroiter ces « mesurettes » comme des éléments déterminants pour un changement qualitatif chimérique dans la vie du citoyen. Autiste, le pouvoir poursuit sa fuite en avant, vantant les mérites de la réconciliation nationale et d’une paix retrouvée ( ! ) au mépris des victimes du terrorisme islamiste qui continue de sévir, un pouvoir encensant une relance économique illusoire, tournant le dos aux réalités de la grave crise sociale que vit l’Algérie. Se complaisant dans une Algérie surréaliste où « tout va bien », il fait battre les tambours pour un troisième mandat. En effet, à travers une mascarade qui se répète, de véritables moubayaâte sont organisées, poussant ainsi à un véritable coup d’Etat constitutionnel ; par ce coup de force qui ne dit pas son nom, le pouvoir (qui a toujours piétiné constitution et institutions) met ainsi sous le boisseau, le principe fondamental de l’alternance et, par-là même, toute possibilité d’alternative démocratique. Une bonne partie de la presse indépendante a relaté et dénoncé les dangers d’une telle démarche. Dans un passé récent, certains journalistes ont connu les affres des geôles du pouvoir et des poursuites judiciaires répétées. Le peuple en a assez des discours populistes et démagogues, des promesses jamais tenues, des discours islamistes. En un mot, des discours tout court. Il veut du concret et exige un changement radical du système qui a atteint ses limites. Il ne veut ni d’un troisième mandat ni d’un autre président, coopté par ceux visant seulement à faire perdurer un pouvoir préoccupé par la préservation de ses privilèges ; un pouvoir qui, pour beaucoup d’analystes, cultiva souvent la stratégie des coups de force, comme ce fut le cas contre le GPRA. En fait, le peuple aspire à l’exercice des libertés et à la pratique démocratique, soubassement essentiel du développement au bénéfice de toutes les couches sociales. Beaucoup de citoyens affirment que ceux qui ont pris la responsabilité d’installer ce pouvoir, notamment en 1999 et en 2004, se trouvent devant une responsabilité historique. Ils se posent aussi la question de savoir si ces responsables auront la capacité de vaincre les vieux démons pour maintenir, coûte que coûte, un système dont l’échec est largement consommé, avec une gouvernance coupée du peuple ? Pourront-ils tourner le dos à des méthodes révolues instaurées depuis l’indépendance, qui nous ont valu ces dernières années le fol espoir démocratique et la désillusion en 1991, la parodie de 1999 et la duperie de 2004 ? Pourront-ils s’engager dans la mise en œuvre d’une alternative démocratique, quitte à la préparer par une réelle transition démocratique pour éviter tout risque d’« aventureuse dérive » ? Le pays est au bord d’une explosion sociale sans égale ! Tous les ingrédients sont réunis. Les travailleurs de la Fonction publique, unis au sein de leurs syndicats autonomes, viennent, avec calme et détermination, de donner à l’ensemble de la classe politique, une leçon annonciatrice de changements véritables et probablement irréversibles. Et, avant toute chose, une leçon d’unité, de réalisme et de volonté politique pour transformer un rapport des forces qui a empêché la société de s’exprimer, en lui imposant un ordre et une gouvernance antidémocratiques. Car, depuis bien longtemps, le peuple nous interpelle ! Que de citoyens rencontrés au détour d’un marché, au devant d’étals aux prix inaccessibles pour beaucoup, que de citoyens croisés dans la rue ou à l’occasion de commémorations ont exprimé leur ras-le-bol, tout en déplorant leur impuissance et en souhaitant des espaces de rassemblement des forces de changement. Les syndicats autonomes viennent d’en créer un, aux dimensions de tout le pays, pour défendre non seulement leur dignité, mais celle de tous les Algériens laissés sur le bord de la route, qui souffrent, en silence, les affres de leur misère, alors que les caisses de l’Etat croulent sous les dollars. Dans cette perspective, c’est tout un peuple qui attend de tous les patriotes, républicains et démocrates, de continuer à soutenir ce mouvement salutaire, d’anticiper sur le cours des événements, plutôt que de les subir comme une fatalité. D’autres espaces peuvent voir le jour. D’ores et déjà, nous devons, au nom du peuple, demander des comptes, un bilan sans complaisance et refuser d’être placés devant le fait accompli du coup d’Etat constitutionnel, visant à instaurer une présidence dictatoriale à vie. Car cela aussi est une réalité incontournable. Elle ne devrait nullement être minimisée et appeler de notre part une vigilance accrue. Car, après Octobre 88, qui aurait dit que seul le pouvoir allait tirer le profit de la révolte des jeunes ? A nous de proposer une Constitution assurant la séparation des pouvoirs, l’alternance au pouvoir, affirmant l’égalité entre la femme et l’homme, promouvant et protégeant les libertés démocratiques, l’indépendance de la justice, et la justice sociale… Une loi fondamentale qui consacre la séparation du politique et du religieux, pour écarter tout danger théocratique et assurer la pérennité républicaine. Une nouvelle Constitution, pour un nouveau projet à la hauteur des ambitions de l’Algérie et des défis qui l’attendent en cet impitoyable XXIe siècle. Aujourd’hui, le danger qui guette l’Algérie est tel que nous avons le devoir de dépasser toutes les divergences secondaires pour créer les conditions d’une large convergence des forces patriotiques. Les syndicats autonomes viennent de démontrer que les voies du changement sont celles de l’unité forgée dans l’action solidaire. La sauvegarde de la République menacée est à ce prix. Oui, réveillons-nous, avant qu’il ne soit trop tard. Alger, le 16 janvier 2008

Abdelhak Bererhi

20 commentaires

  1. Il a bien vieilli le jeune premier de l’époque du parti unique triomphant. Force est de constater que ce qui lui tient lieu de cellules grises ont pris aussi un sacré coup de vieux, à l’évidence plus rapidement que son âge chronologique pourrait le faire penser.
    Mais pourquoi diantre tous ces dinosaures ne sortent du bois que quand une échéance électorale se pointe à l’horizon…Je vous le demande !!

  2. J’ai vu dernierement 1984 de George Orwell, "S’il y a un espoir, il reside chez les "prols" le peuple.S’ils pourraient prendre conscience de leur propre force, ils n’auront pas besoin de conspirer
    Bien a vous d’y penser
    Amicalement
    LK

  3. Je ne crois pas un mot de ces revenants, qui sortent du bois dès qu’ils sentent l’odeur du méchoui!!!
    Ces hypocrites du parti unique; ce dernier a passé le plus clair de son temps comme ambassadeur, entre autres, en indonésie, lui le médecin originaire de khenchla, les fameux B.T.S, cela vous dit quelle chose??? Les Malek, les Nezzar et compagnie!!!…Allez vous, cassez-vous, les Algériens vous vomissent tous les jours, que Dieu fait!…Et dire que son rejeton posséde une usine de production de lait et ses dérivés!!! Regarde-toi dans la glace et tu verras que Dieu est déja, entrain de te punir sur terre; je ne souhaite pas etre à la place de ce gus, devenu riche par la grace de l’unique parti, qui transformé les anciens fils de khamès en Nouveaux colons!!!…

  4. Cette levée de boucliers contre l’auteur de cet article reflète l’état réel de la société algérienne. Les premières réactions démontrent que les intervenants (qui connaissent trés bien et trés certainement MR BERERHI) ont un quelconque compte à régler avec l’ancien Ministre.
    Au lieu d’apporter une critique positive, constructive pour instaurer un débat digne, responsable, ces personnes utilisent un moyen qui n’est pas à la hauteur souhaitée. D’ailleurs dans beaucoup d’autres interventions concernant par exemple les tenants du pouvoir, des qualificatifs outrageants sont utilisés aussi bien à l’adresse du Président de la République qu’en direction de tel ou tel autre. Donc arrêtons ce jeu de massacre qui ne répond pas aux attentes de la plupart des lecteurs du Matin.
    Maintenant, si l’on veut dire des vérités à tout ce beau monde qui a dirigé à un moment ou à un autre notre pays, il faut relater l’entière vérité. Par exemple dans le cas qui nous intéresse, il aurait fallu dire qu’aprés son intégration au parti unique (et ceci n’est pas une tare ou un boulet de forçat traîné à vie) Mr BERERHI a refusé le confort offert par une désignation au Sénat (1/3 présidentielle. Il ne faut pas oublier qu’un tel poste lui aurait ouvert de nouvelles perspectives de carrière politique au sein du clan présidentiel. Pour la clarté des débats il aurait été plus sincère et plus franc de faire mention de la vérité, de toute la vérité et rien que la vérité au lieu de lancer dans des attaques personnelles qui, en définitive n’apportent rien, absolument rien, sinon à polluer un débat que nous voulons sain et constructif. Pour le moment, ces mêmes premières réactions ont mis mon moral à plat ; de ce fait je ne pourrai pas aligner une seule ligne pour donner mon avis par rapport à l’écrit produit par Mr BERERHI ; POUR LE MOMENT DU MOINS.

  5. Merci M. Benidir pour votre remarque pertinente. Les "sniper" tirent sur tout ce qui bouge…Celà ne doit pas décourager ceux qui contribuent au débat…Je pense que l’élite commence à bouger et les journaux font paraitre leurs écrits. Hier, sur El Watan une page entière à été réservée à M. Rehabi et Le Soir d’Algérie a réservée une page entière à L. Aslaoui et A.Brerhi.
    Certains internautes devraient élever le débat et éviter les ébats de chiffoniers.

  6. Pour lever toute équivoque ou incomprehension, je veux dire que je suis entièrement d’accord avec le constat de Mr. Brerhi et j’ajoute qu’à travers son analyse, c’est l’imposture Algérienne qui se confirme et qui se démasque et qui ne cache plus ses intentions .Salutations.

  7. Je suis bien d’accord avec l’appel à des débats constructifs qui ne prennent pas une allure de vindicte, mais il faut aussi comprendre et accepter l’idée que des commentaires agressifs sont à mettre bien plus sur le dos de cette rupture entre le pouvoir et son peuple (dont tout le monde parle) et de ce ras le bol collectif qui font que nombre d’entre nous avons beaucoup de mal à trouver de la sincérité dans les propos de personnages publics qui pendant des années ont fait partie de ce même pouvoir. Je reste bien perplexe à l’idée de les voir ainsi se détourner aujourd’hui des « amis » d’hier en donnant l’impression de vouloir les combattre ( !?). Concernant Monsieur Brerhi, le refus d’une désignation au sénat suffit-il à laver tout son passé?
    Cette intervention démontre que nos dirigeants présents et passés ont une aptitude unique à jongler avec les arguments qui peut les faire défendre tout autant une cause que son contraire avec une profusion déconcertante. Comprenez donc, au lieu de la condamner, la méfiance de nombres d’intervenants sur ce site à l’égard de Madame Aslaoui et onques Brerhi qui, quoiqu’on dise, ont fait partie du sérail du pouvoir et cautionnée nombres de sottises politiques pendant de nombreuses années, voire des décennies.
    Défendre la démocratie, faire des propositions sérieuses pour en ébaucher les grandes lignes de sa construction, nous ne pouvons qu’applaudir et encourager de telles initiatives venant de la part de ceux qui y croient et y souscrivent avec sincérité, mais en ce qui concerne Monsieur Brerhi, permettez moi d’émettre quelques réserves:
    Avant d’avoir lu les derniers commentaires appelant à plus de raison, je m’étais laisser aller à l’énumération de quelques souvenirs de la période Brerhi au ministère de l’enseignement supérieur, mais pour ne pas donner une quelconque impression de «comptes à régler», je me limiterais à un seul exemple, qui pour moi est FONDAMENTAL: Celui de la séparation du religieux et du pouvoir.
    Comment prendre au sérieux une telle proposition de la part d’un ministre qui à cautionné des règles suicidaires d’accès aux Universités en élevant le Bac « Science Islamiques » au statut de « diplôme de grand mérite » donnant droit d’accès à toutes filières, y compris celles des Sciences Exactes ? C’est avec de tels cadeaux insensés que le pouvoir a commencé à faire les yeux doux aux Islamistes et empoisonné tout le processus d’éveil des consciences. Et là-dessus, il y a en tant à dire et à redire…….Cordialement, en espérant que ma modeste contribution ne sera pas reléguée au statut de palabres de chiffonniers.

  8. Une proposition à A. Brerhi (au chaud) au sénat (1/3 présidentiel) par qui vous savez, me parait invraissemblable, sachant que celui-ci avait manifesté son mécontement à l’élection de Bouteflika à la place du 1er Mai en 2004. Maintenant que l’on soit avec ou contre Brerhi, le problème n’étant pas là…Mais nous ne pouvons condamner certaines voix qui s’élévent aujourd’hui pour dénoncer le pouvoir actuel et le viol de la constitution, sous prétexte que ces hommes étaient au pouvoir durant le parti unique. Ce serai jeter la pierre à Mostefa Lacheraf et tous les hommes intégres qui ont participé aux gouvernements antérieurs. Sans donner de leçon à personne, nous devons profiter de cet espace de liberté que nous offre Monsieur Benchicou pour échanger et surtout faire des propositions de rassemblement autour de la question vitale : comment éviter le pire et épargner nos enfants un avenir dans un pays "Mollahisé".

  9. J’espère que je ne serai pas sensuré encore une fois. De quel élite parle-t-on, celle des salons cossus? Vous êtes à mille lieu de la réalité du terrain. Jusqu’a quand doit ont trainer les Brerhi et consorts? Regardez autour de vous même la chine a rajeuni son personnel politique. L’élite est souvent composée dans les pays qui comptent, par des jeunes avec de nouvelles idées et une nouvelle vision. les Aslaoui, Rahabi, et ceux du pouvoir colonial actuel sont largement périmés. En face il y a Sarko, brown, Obama, Poutine. Nous nous sommes obligé de composer avec des momies. C’est pour ça que les jeunes foutent le camps sur les radeaux de la mort, se choutent à devenir fous, ou se font recruter par les sectes et/ou par des intelligences occultes pour se faire exploser.

  10. On a suffisamment reproché Saïd Saadi de ne rien faire et d’avoir tenté, en vain, de changer le système de l’intérieur.
    Qu’en est il de Abdelhak Bererhi qui rame comme un forcené après avoir lui même cru en un pouvoir grisant mais ô combien éphémère. A-t-il été silencieux durant plusieurs années par obligation et « solidarité gouvernementale ? ». D’ou vient donc cette liberté( de parole) retrouvée ?. A quoi cela sert-il lorsque plus personne ne les écoute. « l’analyse » de Monsieur Bererhi est celle que tous les citoyens algériens font. Il n’a donc aucun mérite. Désire-t-il prendre ses distances avec ce Pouvoir dont il a été écarté ? Ou bien veut-il que NOUS l’accompagnons dans ce qui est devenue pour lui une traversée du désert insupportable à laquelle des millions d’Algériens sont malheureusement habitués. « Oui, réveillons-nous, avant qu’il ne soit trop tard », nous admoneste-il ! Et vous Monsieur le Ministre, vous dormiez ? Je vais donc rejoindre le camp de Yazid Zerhouni qui nous parlait de fausses vierges effarouchées.
    Cordialement
    elMenfi

  11. Les premières réactions m’ont beaucoup choqué parce qu’elles sont vindicatives et outrageantes envers le Pr. Brerhi.
    Qu’a-t-il donc fait pour être traité de la sorte par certains lecteurs ?
    On croirait que tout le mal que vit le pays a pour auteur unique M. Brerhi.
    On nous dit qu’il a été ministre de l’enseignement supérieur du temps de Chadli. Par des pirouettes verbales on veut nous faire croire qu’il a commis d’innombrables méfaits mais on en cite aucun, alors on en invente un : Brerhi aurait élevé le bac SI au rang de diplôme de grand mérite qui donnerait accès à toutes les filières !!
    Ce n’est pas vrai, et je défie quiconque d’en apporter la preuve. A l’époque de Brerhi, il n’y avait que 4 types de bac (TM, M, S et L) auquel est venu s’ajouter le bac SI qui ouvrait aux mêmes droits (en filières d’inscriptions) que le bac S, sans plus.
    D’ailleurs, le bac SI est une invention de Chadli et de feu Ait Belkacem qui comme son nom l’indique n’est ni de khenchela ni un BTS !!!
    Depuis quand le ministre de l’enseignement supérieur en algérie est-il consulté ou associé pour les grandes décisions engageant l’avenir du pays??

    Il est vrai que des personnes ayant fait partie, un jour, du système politique auront beaucoup de mal à se faire accepter comme des rénovateurs ou des convertis à la démocratie mais pourquoi leur refuser ce droit au changement surtout dans le cas où ces personnes n’ont pas commis de l’irréparable ?
    Concernant le Pr. Brerhi, je suppose qu’il a donné assez de preuves : n’a t il pas refusé d’être sénateur ? N’a t il pas combattu de toutes ses forces la candidature de Bouteflika en 99 ? En 2004 il est allé encore plus loin en soutenant le candidat Benflis. N’a t il pas été parmi les peu nombreux à avoir rejeté la réconciliation telle que faite par Bouteflika ? Il a été parmi les rares personnalités à défendre M. Benchicou et à travers lui la liberté d’expression. Il est avec nous sur le terrain pour faire échec au coup de force qui se prépare contre la Constitution.
    Le CCDR dont il est le SG n’a de cesse d’appeler les démocrates de s’unir pour sauver le pays et sous son impulsion, il est à l’avant garde de la lutte.
    Mon commentaire n’est pas à prendre comme étant l’éloge de Brerhi mais a pour unique objectif d’équilibrer les choses et de mettre en garde certains lecteurs sur la portée de leurs écrits qui laisserait soupçonner une phobie malsaine de tout ce qui n’est pas kabyle. Chers amis lecteurs, en rejetant l’autre et ses idées parce qu’elles ne caressent pas du poil la sensibilité primaire kabyle ou parce qu’il est d’ailleurs que la kabylie ou encore parce qu’il est arabe, est de la pure folie raciste et ne mènera qu’à vous marginaliser davantage et par là même pousser les autres à vous énumérer tant de préjudices subis par l’Algérie à causes de personnes qui se trouvent être kabyles. Alors de grâce, élevons le débat et soyons courtois.

  12. votre constat est juste mr brerhi, votre commentaire mr belcacem meziane est une realité.mr brerhi a oublié de nous expliquer le systeme qui la grassement nouri, il a aussi servi le systeme.mr brerhi sait tres bien que le systeme n’a plus besoin de lui, il doit chercher un autre cheval, et il est entrain de le chercher.mais sa declaration à tizi ouzou en juin 1980 a l’université devant des centaines de miliers d’etudiants et de professeurs:avant la fin de l’année tamaziyt sera officielle; j’ain l’assurance du president.il ya une autre chose que vous n’ avez pas dites: le tambour est chauffé, il faut donc jouer;alors jouez et laisser nous cuver notre misere.

  13. Je me demande bien à travers quel prisme certains lecteurs consultent ces contributions pour qu’on fasse ainsi subir à des propos innocents une distorsion si flagrante. Je n’ai pas employé le terme « méfait » mais « sottise » politique, et là, je crois que nul politique, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui ne peut prétendre ne pas en avoir commis. Ma terminologie n’utilise pas le terme « élevé » mais « cautionné » le bac SI, la nuance est de taille. Maintenant, il y a un positionnement qu’il vaudrait mieux éradiquer totalement (il y va de la préservation de ce lieu de controverses), c’est cette manie qu’ont certains intervenants à vouloir toujours dénicher des explications sous-jacentes à des débats contradictoires en utilisant une démarche identique à celle que le pouvoir utilise depuis 1962 : celle qui consiste à brandir une opposition perpétuelle totalement insensée entre Kabyles et non Kabyles. C’est ce genre de démarches, qui consiste à opposer Musulmans et Chrétiens, Juifs et Musulmans, Blancs et Noirs, etc., qui conduisent inexorablement l’humanité à sa perte. Alors de grâce, évitons des propos blessants du style « caresser dans le sens du poil la sensibilité PRIMAIRE Kabyle ! ». Sachez que ma démarche est loin de s’inscrire dans une conception de dénigrement farfelu, mais comme tout Algérien (enragé de voir son pays ainsi sombrer dans des abysses sans fonds), j’ai envie de comprendre, comment diable en est on arrivé là ? Il est fort dommage que des contributions comme celle de monsieur le ministre ne soient pas suivies de débats directs avec leurs auteurs afin qu’ils puissent eux mêmes répondre à toutes ces questions qui nous taraudent et ainsi dissiper tant de doutes installés dans nos petites têtes depuis si longtemps. Bien cordialement.

  14. "Qu’a-t-il donc fait pour être traité de la sorte par certains lecteurs ?…"Justement RIEN! NADA. Il n’a rien fait.

  15. Je ne comprends pas le pourquoi des attaques contre Berrerhi, a t-il été le seul à faire partie du système dans les années 1980 à 1990. Le FFS n’avait-il pas un membre au gouvernement, des députés et des membres dans le sénat.
    Le RCD n’a t-il pas participer au gouvernement, n’a t-il pas de députés et des membres dans le sénat et dans les assemblées de wilaya et communales au même titre que le FFS.
    A ma connaissance le papier de monsieur Bererhi a été fait au nom du CCDR. L’analyse faite par ce dernier n’a t’elle pas réafirmée la nécessité de changer de système, d’en finir avec l’intégrisme, de faire en sorte qu’il n’y est ni troisième mandat ni premier mandat pour un nouveau rejeton du système. Le CCDR à travers monsieur Bererhi n’ a t-il pas confirmé son rejet d’un changement de la constitution pour perrenniser ce pouvoir. La déclaration du CCDR et non de monsieur Bererhi, n’a t’elle pas condanmer les violations des libertés sydicales, des libertés d’expression, la mal vie des algériens, la hogra, la chèreté de la vie, la distribution abusive de la rente. Monsieur Bererhi ne contribue t-il pas au nom du CCDR, comme le fait le MDS non normalisé, le CIVIC d’Oran, Dzazairouna, le CDLS, L’association Fatma-N’Soumer, le collectif d’enseignants indépendants, de simples citoyens, à la construction d’une alternative démocratique. Le CCDR ne comdanne t-il pas, la politique de réconciliation de Bouteflika qui a permis à l’islamisme de se redéployer. Si plutôt les démocrates qui défendent ou défendaient le contrat de Rome reconnaissaient leurs erreurs, si les démocrates qui ont accepté de faire le jeu du pouvoir en participant aux elections législatives ou communales se retirés de ces institutions illégitimes, si les normalisés du MDS acceptés de faire leur autocritique, si les démocrates du système ANR ou autres, regardaient plutôt du côté de l’algérie qui avance, alors on pourrait construire une alternative démocratique qui donnerait confiance aux citoyens.
    Mobilisons nous pour une algérie démocratique moderne républicaine et laique.
    Mobilisons nous pour l’interdiction des partis "Etat" et des partis islamistes soit disant modérés.
    Mobilisons nous pour une constitution qui garantisse les libertés aux citoyens, l’égalité entre les les hommes et les femmes avec l’abrogation du code la famille, des institutions démocratiques (avec un pouvoir et un contre pouvoir) à travers un parlement qui aura de réelles prérogatives. Au lieu de continuer à participer directement ou indirectement avec l’aide de forces ocultes à démobiliser les démocrates comme monsieur Bererhi et les autres, Mobilisons plutôt à renforcer tous les espaces des démocrates qui veulent en finir avec ce système mafieux, rentier et avec l’inégrisme. Arrétons de nous critiquer mutuellement, pour des considérations subjectives qui ne font que renforcer les tenants du statut quo et de ceux qui aspirent à un Etat théocratique.
    Je souhaite que l’espace que nous offre Le Matin, nous serve pourle renforcement des démocrates et non à contribuer à leur division. Bon courage à tous.
    Moulay.

  16. Dans un pays normalement constitué, c’est son élite qui le tire vers le haut.
    Que M.Bererhi et autres personnalités se manifestent et tirent la sonnette d’alarme, c’est tant mieux. Mais revenons à l’essentiel, au concret. Que faut-il faire ? Je crois que beaucoup de gens restent convaincus que l’emiettement du camp démocratique procéde en grande partie à l’isolement et la marginalisation de beaucoup de militants de la démocratie.
    Oui, l’heure est grave. Qu’attendons-nous pour organiser une rencontre sur le sujet du viol constitutionnel ? Messieurs du CCDR, messieurs nos intellos, messieurs les jaloux de la démocratie, est-il difficile
    d’organiser une rencontre regroupant SAID SADI, BREREHI, BENBITOUR, GHOZALI, RACHEDI, AIT LARBI, ASLAOUI, Si BAGHDADI, etc…etc…(liste non-exhaustive !) ??
    Chiche, faites-le et sortez avec une plateforme minimale et consensuelle. Je suis pret à collaborer avec une partie de mon salaire à l’organisation de cette rencontre.
    AYEZ UN PEU DE NIF SVP et oubliez vos divergences "philosophiques".
    merci d’avance pour ceux qui en prendront l’initiative.
    mes meilleures salutations

  17. Le dernier commentaire de Said est significatif de la volonté des citoyens qui cherchent comment faire pour s’en sortir de ce système mafieux et de l’intégrisme.
    Je vous informe monsieur Said qu’un groupe de la société civile démocratique, composé à ce jour du CCDR, du MDS, de Dzazairouna, de Fatma N’Soumeur, d’un collectif d’enseignants, et de simples citoyens se retrouve régulièrement depuis l’attentat du 11 décembre 2007, pour essayer de contribuer à la réflexion pour une solution à une alternative démocratique en dehors du 3ème mandat ou d’un 1er mandat.
    Toutes les forces démocratiques organisés ou non, tous les citoyens qui aspirent à une Algérie démocratique, républicaine, et moderne sont invités à se joindre à ce groupe.
    La prochaine réunion se tiendra le vendredi 1er février 2008 à Blida dans le siège de Djazairouna, en plein centre ville, à côté de l’espace "Nedjma" .
    Moulay.

  18. Bonjour M.MOULAY
    C’est une bonne initiative.
    Mais n’attendez pas à ce que "les forces démocratiques organisées ou non" rejoignent d’elles-memes ce groupe.
    Il ya toujours de la suspicion chez les démocrates, quand il s’agit de rejoindre tel ou tel groupe DEJA mis en place.
    D’abord, il faut qu’il n’y ait aucun préalable à cette rencontre sauf celui de FAIRE BARRAGE AU VIOL de la constitution et du refus de l’alternance.
    Je suggere d’organiser des contacts personnalisés avec TOUTES LES PERSONNALITES du camp démocratique d’abord. Si les intentions des uns et des autres sont saines et les objectifs clairement définis, on aboutira à une rencontre qui reunira tous ceux qui sont contre ce systeme.
    Envoyez des délégations au RCD au FFS, aux autres personnes ciblées par le CID (elwatan du 23/01/08). Mettez-les devant leurs responsabilités. merci.

  19. Bonsoir monsieur Said,
    D’abord mon ami il n’y a aucun préalable au renforcement des démocrates mais vous conviendrez avec moi qu’on ne peut en même temps critiquer le système à l’image du RCD et du FFS et
    d’autres forces démocratiques organisées ou non et le cautionner en siégeant aux différentes assemblée "élues". Il faut savoir quitter la table et repartir sur une nouvelle base. L’ensemble des démocrates sont à même de disqualifier ce système s’ils ne participent à aucune élection immédiate sans consultation de l’ensemble des forces démocratiques et cela ne diminue en rien de leur autorité et de leur autonomie. Le pouvoir, la société, l’ensemble des forces démocratiques dans le monde, les pays influents seront obligés à revoir leur copie. Je rejoins votre proposition de prendre contact avec le RCD, le FFS, et bien d’autres forces démocratiques et personnalités crédibles pour rejoindre notre groupe de réflexion, mais les personnes ciblées par le CID
    ( El Watan du 23/01/08 ) comme Taleb Brahimi, Mehri, Mahsas, etc, etc, ou des paris comme le FNA, Wafa, etc, etc, ne peuvent en aucune façon contribuer à une alternative démocratique, car leur objectif et pour les uns de sauver le système en le réaménageant et pour les autres d’instaurer une république islamique soft. Par contre vous serez le bienvenu à la réunion du groupe de la société civile démocratique du vendredi 1er février 2008 à 11 heures à Blida (près de l’espace Nedjma) dans le siège de Djazairouna.
    Soyons nombreux à cette rencontre!..
    Moulay.

Les commentaires sont fermés.