La nouvelle vague d’auteurs algériens affûte sa plume. Et Mohamed Taoufik appartient à cette génération née à l’ombre des terribles années noires.
Mohammed Taoufik jeune auteur algérien installé en France l’année où Bouteflika est arrivé au pouvoir vient de publier Une vie sous le terrorisme chez AAEL. Ce cours roman traite de la période où les organisations terroristes (GIA, AIS, GSPC) trompaient dans le crime et l’abject. Pour l’auteur le rappel de cette période est de rigueur. C’est à travers le regard d’une jeune femme, Amel, une jeune Oranaise, que Mohammed Taoufik nous replonge dans l’innommable qu’ont vécu les femmes et par extension les Algériens. En liminaire, le roman nous gratifie d’un rapide rappel historique d’Oran. Utile pour camper le décor et faire émerger les profonds contrastes qui traversent l’Algérie.
Tranche de vies à Sardina
Une vie sous le terrorisme est dont la triste histoire d’Amel, qui vécut sous l’autorité vertical d’un pater tombé sous l’emprise de l’intégrisme islamiste. Les prêches de l’imam feront du père un tyran pour la famille. Aussi, pour respirer, Amel doit redoubler d’intelligence. Pour aimer, il faut se cacher. Car tomber amoureux est encore un péché. L’histoire ne vous rappelle donc rien ? C’est en vrai celle de milliers d’Algériens pour qui l’amour est tabou, un interdit à vivre loin des regards d’une société sclérosée, fossilisée par l’enseignement intégriste et le discours officiel autrement rétrograde. Oui, Amel va devoir se cacher pour vivre son idylle avec Kader. Elle passe une journée sur le bord de mer avec Kader. Elle finit par virer au cauchemar. Arrêtés à un faux barrage de terroristes islamistes, Kader est égorgé sous les yeux de sa copine. Amel est épargnée, car son frère est un terroriste islamiste disparu pour rejoindre le maquis. Pour autant, il la donne en mariage de jouissance à un de ses « frères religieux ». Pendant quatre jours, Amel va connaître l’enfer : les viols répétés, la bestialité d’un homme bigot. Dans un ultime sursaut de courage, Amel profite pour s’enfuir et trouver refuge dans une église de Saint-Eugène.
En dépit de ce retour de l’enfer, la vie de cette jeune femme est brisée. Tombée enceinte, elle se fait avorter.
Sous la plume de Mohammed Taoufik, ce roman nous dresse le tableau de cette décennie rouge dont on ne finit pas de payer les traumatismes. Cette fiction pourrait avoir été vécue par des jeunes Algériens. Car la réalité dépasse souvent la fiction par l’horreur. Qui ne souvient pas ce que ces centaines de femmes violées dans les maquis algériens ? Mais que deviennent-elles aujourd’hui. Ce roman d’une réalité crue nous rappelle ce que furent ces années. La vie sous le terrorisme nous dépeint l’univers carcéral algérien ; autrement dit la famille qui se transforme en cellule d’une prison que représente toute une société aux prises avec ses démons.
Ecrit dans un style fluide, sans fioritures, La vie sous le terrorisme prend la main du lecteur pour l’emmener loin dans cette Algérie boulversante et bouleversée.
Kassia G.-A.
Une vie sous le terrorisme de Mohammed Taoufik. Edition : l’Association pour l’art et l’expression libres, Toulouse, France




La grande faillite humanite c'est islamsime politique qui dépasse le nazisme dans le monde entier.
L'histoire se serait elle trompée de cible ? les islamistes sont plus dangereux que les juifs ! ! ou vice versa ! Ah ces doctrines monothéistes qui régissent les actes de cette sous race humaine.
Islamisme politique! Quel pléonasme! Quelle confusion! Quelle ignorance! Quel livre… Qui fait d'un drame un fond de commerce! 200 000 morts., baraket!
Une des causes de cet islamisme barbare est l'enseignement dispensé par cette vague d'enseignants venus du moyen-orient sous l'ère Chadli, ils sont venus – disaient-ils éduquer ces "barbares incultes et malpolis" que nous étions. Le poison inoculé à nos enfants du primaire et du secondaire ensuite, préparera cette "armée" portant sabres et autres armes meurtrières, avec des accoutrements d'un autre âge. Une armée manipulée aujourd'hui à l'échelle mondiale, pour servir des desseins funestes.
Entre Fond et Forme
Grâce (ou à cause) de certains commentaires ci-avant, j'achèterai ce roman, le lirai et le garderai dans ma bibliothèque. Car, avant de disserter sur la redondance dans "islamisme politique", qualité ou valeur dudit roman, je le prendrai comme un témoignage d'une époque pas si lointaine que ça.
Le déni à la "h'na khawa, ma sra walou …" engendre des frustrations compréhensibles. Le condensé que donne l'article du livre trace un aperçu assez clair; en somme, une histoire banale (comme il doit en exister des centaines), mais avec cette particularité que fut la décennie noire (ou rouge, selon …) comme théâtre.
On ne peut parler d'ignorance ou de confusion puisque nous sommes dans de la fiction-donc dans un choix délibéré-et non dans de l'analyse politique stricte. C'est un luxe que peut s'offrir un roman, mais pas du tout un commentaire.
La critique (ou le commentaire) peut toucher à la forme, à l'esthétique …mais, le fond reste la propriété du romancier (tel un choix éditorial …demandez à Benzatat, il vous dira, lui qui sait !).
En tout cas, ne connaissant pas encore la valeur esthétique du livre, le décor que plante le résumé ci-dessus donne envie.
La fiction pourrait s'apparenter à une forme de "haram" d'après les grands Critiques que sont les Benhadj, Abdelhak Al 3iyada et Madani.
Il ne faut pas reprocher à Benzatat d'avoir tiré à boulets rouges sur M.Allouache avec la critique d'une oeuvre cinématographique comme alibi, et reprocher en même temps à d'autres créateurs de laisser libre cours à leur imagination à partir de faits "vécus". Le déni n'arrangera rien!
Le peuple est las et usé comme dirait l'autre! A défaut de vie décente et intéressante, faisons-le rêver au moins!
S'il fallait être Zola ou Kateb Yacine à chaque fois que quelqu'un voulait écrire, la littérature aurait disparu depuis longtemps.
Nous attendons donc d'en savoir un peu plus sur ce livre pour pouvoir nous prononcer sur la forme. L'auteur mérite nos encouragements car-qui sait!- peut-être inaugure-t-il un nouveau genre: à l'image du roman ou de la chanson de l'exil, assisterons-nous à l'émergence d'un art de la décennie noire (roman, cinéma, théâtre …).
Quimeth dhi lahna
@Atala Atla
Peut etre que je me trompe mais je pense que vous devez être très jeune, cela ne date pas de l'ère chadli. Ce plan d'arabrutisation de l'algerie a débuté en 1962 sous l'ère de Ben Bella. Djamel Abdelnasser l'égyptien nous a expédié tous les cordonniers, coiffeurs, maréchals férrands et repris de justice frères musulmans dont il voulait se débarasser à tout prix. En 1970 à l'académie militaire inter-armes de cherchell l''instruction militaire nous a été assuré par des officiers égyptiens qui ont reçu la tannée de leur vie par les israéliens en juin 1967. Un de ces officiers n'a rien trouvé à nous dire "chaab el gazairi chaab hayaouène" traduction: le peuple algerien n'est qu'un peuple d'animaux. A l'époque déjà!
Je suis sûr et certain d'une chose à moins d'être sourd et aveugle, l'algerie n'a jamais été gouverné par des algeriens, mais par des moyens orientaux se prétendant algerien.
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@Rachid dz, C'est vrai Monsieur, et vous en sait gré de le préciser. Nous avons mal de l'état de notre pays qui souffre alors que nous avions et avons toujours les moyens d'en faire l'un des meilleurs exemples de prospérité et de développement. Notre culture a été gravement affectée, (je devrais dire infectée), le nombre de salles de cinéma réduit, le théâtre ne véhicule plus le vécu social. et d'autres maux rongent le pays. Hélas !