La menace américaine sème la panique au cœur du pouvoir algérien

L’opposition algérienne à l’étranger constitue un tremplin aux visées néo impérialistes américaines.

Même s’il est vrai que les peuples arabes n’étaient pas assez mûrs pour l’accomplissement d’une révolution au sens culturel, social et politique, il faut reconnaître qu’ils étaient assez préparés pour le changement du système de pouvoir, et leur demande de démocratie, de justice et de liberté était fondée sur un besoin d’émancipation de leur condition actuelle. Mais du fait de leur aliénation dans le mythe théocratique pour la majorité d’entre eux, ils se rendent vulnérables aux manipulations et à leur instrumentalisation par toutes sortes de prédateurs et de forces réactionnaires. Notamment le néo-impérialisme qui s’exprime à travers la mondialisation, dont les principaux acteurs sont l’alliance américano-israélienne et les nouvelles forces réactionnaires arabes, que sont les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), représentées principalement par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Cette forme nouvelle de coalition impérialiste mondialisée, vassalise et instrumentalise un deuxième cercle de prédateurs, représenté par l’Union européenne, le Japon et une constellation de petits Etats inféodés aux Américains. Les monarchies du CCG, grâce à leurs pétrodollars, leurs chaînes satellitaires El-Jazeera et El-Arabiya et leur idéologie wahhabite, tentent de vassaliser les Etats arabes par la promotion d’un système politique conservateur, dans un leurre de démocratie sous couvert d’un Islam politique dit « modéré« , qu’ils dressent comme rempart contre les forces progressistes. Il apparaît évident que l’objectif recherché par ce néo-impérialisme est le maintien des peuples Arabes dans un immobilisme politique, à travers cette forme de démocratie conservatrice pour mieux les asservir et les exploiter.

Parmi les moyens qu’ils ont mis en œuvre pour l’accomplissement de leur objectif, en plus de l’aide financière directe aux mouvements islamistes, – voire militaire pour le cas de la Libye – et par la propagande véhiculée par les chaînes satellitaires El-Jazeera et El-Arabiya, qui diffusent en permanence un discours apologétique de l’Islam politique dit « modéré« , ils ont eu également recours à ce qui a été convenu d’appeler la manipulation de la « cyber-révolution« .

Le rôle qu’a pu jouer cette « cyber-révolution » a été l’aide à l’accomplissement de l’implosion des pays arabes, en tant que facteur d’accélération et de généralisation de la révolte, et non pas sa provocation, comme le soutient Mezri Haddad (*) par les forces néo-impérialistes et leurs alliés, les forces réactionnaires du CCG. Concrètement, ces forces contre-révolutionnaires ont pesé par leur infiltration et par leur influence sur les principaux acteurs de ces révoltes, pour une « bifurcation » de la révolution, qui devait aboutir à l’accomplissement de leur projet néo-impérialiste. Ce sont les conditions révolutionnaires qui étaient en germe dans le monde arabe qui ont amené cette manipulation à intervenir, comme ce fût le cas d’ailleurs pour certaines révolutions des pays de l’ex-empire soviétique. Ce plan de renversement des dictateurs arabes a été surtout motivé par l’échec cuisant que les forces néo-impérialistes avaient essuyé en Irak et en Afghanistan.

Canvas et ses techniques de subversion

Selon Mezri Haddad, le groupe Anonymous de « résistants hackers » qui a joué un rôle déterminant dans les révolutions tunisienne, égyptienne et syrienne est selon plusieurs sources, y compris du gouvernement chinois, une opération clandestine de la CIA. L’Algérie a été ciblée par ce groupe comme les autres pays qu’ils ont ciblés et qui correspondent, justement, à ceux qui ne sont pas inféodés au plan américain : Iran, Chine, Venezuela, Zimbabwe, Tunisie, Égypte, Syrie, Libye, Yémen. Des Algériens ont été également initiés aux techniques des révolutions pacifiques dans un stage en Serbie et dont les formateurs étaient des agents de la CIA, agissant sous la couverture de Canvas. Toujours selon Mezri Haddad, Canvas est un centre de formation spécialisé dans les techniques de subversion par la non-violence, dont l’idéologue est le philosophe américain Gene Sharp. Parmi les financiers de Canvas, il faut noter l’Open Society Institute (OSI) de l’Américain George Soros et l’International Républicain Institute, qui ne seraient qu’une façade de la CIA.

Par ailleurs ce même George Soros a employé le juriste algérien Mouloud Boumghar, spécialisé en droit international public, sur le projet AfriMAP, qui « vise a influencer la politique publique en vue de promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme ainsi que la réforme économique, juridique et sociale en Afrique. » Ce même Mouloud Boumghar a participé aux travaux de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie ( CNCD). Il est également cofondateur du mouvement Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA), qui est associé au mouvement d’opposition islamiste radical à l’étranger Rachad, et a été le modérateur du séminaire/débat « L’arrêt du processus démocratique de janvier 1992, vingt ans après« , organisé à Paris par l’ACDA le 20 janvier 2012. À cette période, c’est-à-dire, au mois de janvier 2012, où l’on suppose que le plan américain pour l’Algérie a été mis en œuvre et qui a abouti à l’arrestation de Mourad Dhina, une coïncidence de plus s’était produite, la CNCD avait annoncé de son côté la reprise de ses activités.

Si l’Algérie a été épargnée à ce jour par cette pénétration des forces réactionnaires, c’est dû essentiellement à la capacité du DRS et des forces de sécurité en général à contenir toute tentative d’émergence d’un foyer de révolte organisé, qui serait manipulé par cette « cyber-révolution » et pouvant se généraliser à toute la société. Cette capacité du DRS à résister à cette éventualité a été acquise grâce à une grande expérience d’infiltration dans son offensive contre la société civile et les partis politiques de l’opposition. Au point où il a acquis une grande capacité de faire et défaire toute structure à caractère politique capable potentiellement de constituer une menace pour le pouvoir occulte et totalitaire qu’il représente. Il fait et défait également par ses performances les gouvernements selon une stratégie adaptée à chaque fois à la nouvelle situation qui se présente, pour voiler sa gestion de la façade démocratique par laquelle il se légitime. Et lorsqu’il y a une forte résistance, il peut aller jusqu’à l’élimination physique. L’assassinat du président Mohamed Boudiaf en est l’exemple le plus saillant.

Les structures politiques islamistes ont de tout temps été infiltrées, manipulées, faites et défaites par le DRS qui usait et abusait de toute forme de violation du droit et si nécessaire par le recours à la force brute. Tellement celles-ci étaient poreuses, par le fait qu’elles n’étaient organisées ni démocratiquement, ni porteuses d’un projet politique pouvant s’imposer à l’opinion par la force de son évidence, qui aurait constitué un soutien indéfectible pour leur résistance. Beaucoup plus intéressées par le pouvoir que par un réel projet de société, elles fonctionnent plus comme des sectes que comme de véritables partis politiques. Ses dirigeants sont perçus plus comme des gourous que comme de vrais cadres de parti. Ils emploient généralement des rhétoriques populistes fondées sur le discours identitaire, efficacement rassembleur, du fait de l’imaginaire populaire qui est structuré par le mythe théocratique. Mais dont l’adhésion populaire ne résulte pas d’un acte fondé sur une grande conviction.

Il résulterait plutôt d’une dépolitisation de la société par les programmes d’enseignement imposés volontairement par le pouvoir et aidé en cela par le conservatisme de la société elle-même, qui est en soi une source de dépolitisation de l’espace public. C’est à travers le sentiment affectif primaire d’appartenance à une communauté relevant de cette ambivalence, que s’opère l’adhésion aveugle de la masse populaire aux rhétoriques déployées par les gourous islamistes, et c’est par la corruption doublée du sentiment nationaliste primaire que se déploie la rhétorique du DRS pour parvenir au retournement des militants activistes de toute opposition politique, y compris ceux de la mouvance islamiste.

Origine et ambitions de Rachad

Il en va autrement pour l’infiltration et le retournement des militants activistes de l’opposition exilée à l’étranger, particulièrement ceux de la mouvance islamiste. Ces derniers sont plus radicaux et plus déterminés. Ils ont commencé réellement à se structurer après avoir rejeté la loi sur la réconciliation nationale (loi sur la concorde civile) initiée par le président Abdelaziz Bouteflika. Leur mouvement s’est cristallisé autour de l’appellation Rachad, qui est lié organiquement au FIS dissous. Ce mouvement commence à prendre forme depuis l’année 2004, jusqu’en 2007 où il apparaît au grand jour par la création de son site web, suivi par la création de sa chaîne de télévision privée, Rachad TV. Leur objectif repose sur la conquête du pouvoir et non sur son illusoire partage, comme c’est le cas des activistes islamistes restés à l’intérieur du territoire national et instrumentalisés par une démocratie de façade au profit du pouvoir central occulte et totalitaire, qu’il manipule pour faire barrage aux véritables forces démocratiques.

Le pouvoir central en instrumentalisant les islamistes de l’intérieur, prive les convoitises néo impérialistes de les instrumentaliser à leur profit, d’une part, et prive l’opposition islamiste de l’extérieur d’un soutien intérieur qui lui est nécessaire, en atomisant l’électorat, d’autre part. Pour atteindre leur objectif, l’opposition islamiste à l’étranger est disposée à s’associer aussi bien à l’opposition moderniste, que de s’appuyer sur l’aide des forces réactionnaires arabes et des puissances internationales néo impérialistes, qui comptent, elles aussi à leur tour se servir d’eux comme tremplin pour atteindre leurs objectifs.

De ce fait, la menace sur la déstabilisation de l’Algérie est aujourd’hui très réelle et le pouvoir central en est très conscient. Car, ce mouvement d’opposition islamiste à l’étranger est capable de s’associer même avec « le diable » pour prendre sa revanche sur sa privation de la consommation de sa victoire électorale des années 1990 et la répression qu’il a subie, et s’emparer du pouvoir. Ce qui rend son infiltration et son retournement plus difficile. Sa dernière tentative au mois de janvier, à travers l’activisme du mouvement Rachad, dans laquelle il a essayé de se coaliser avec d’autres tendances de l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur de l’Algérie pour la déstabilisation du pays, a tourné court, grâce notamment à la complicité de la France amie pour services rendus ! qui est en concurrence directe avec les États-Unis, dans leurs projets néo coloniaux respectifs.

Concrètement, la menace américaine est aux frontières du territoire algérien. Les États-Unis n’ont pas nié les informations dans la presse selon lesquelles 12 000 soldats américains ont été envoyés à Malte, en prévision d’un débarquement en Libye sous le prétexte de mettre fin à la détérioration de la situation qui sévit dans ce pays. Mais l’objectif inavoué des Américains est certainement, la destitution des hommes du CNT, placé par la France, et de mettre leurs propres hommes aux commandes pour reprendre le contrôle de la Libye.

La grossière manipulation Mohamed Samraoui

Dans ces moments de grandes manœuvres de déstabilisation de l’Algérie, voilà que resurgit sur la scène médiatique la dernière réserve de manipulation aux mains du DRS, qui lutte sans relâche pour la survie d’un pouvoir aux abois : le retour aux affaires de Mohamed Samraoui. Au moment où le pouvoir algérien est ciblé par des ONG qui luttent contre la corruption, instrumentalisée comme mode de domination de la société, et au moment où il est en permanence interpellé par le Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève et par la pression de toutes sortes d’ONG internationales de lutte pour les droits de l’Homme – suite à l’insistance des plaintes des familles algériennes de disparus, de torturés ou ayant perdu un de leurs membres dans les assassinats qui ont fait près de 200 000 morts et des milliers de disparus, non élucidés à ce jour et dont aucune condamnation n’a été prononcée. Et surtout par la menace néo-impérialiste menée par les États-Unis qui se précise à travers l’infiltration et l’instrumentalisation de l’opposition algérienne à l’étranger, et particulièrement l’opposition islamiste et sa dernière tentative de passage à l’acte, qui s’est soldée par la décapitation du principal mouvement concerné Rachad, au profit du DRS, avec la complicité de la France amie. Une victoire qui ne fait que prolonger le sursis de sa survie. Car, conscient que la vraie menace ne vient pas de l’intérieur, pour cela, tous les dangers ont été efficacement neutralisés : d’abord, par une diversion spectaculaire de fausse normalisation de la vie démocratique, à travers un leurre de réformes et d’élections législatives, en ayant au préalable élargi sa clientèle aux plus récalcitrants de l’opposition intérieure représentée par un Islam politique prétendument « modéré« , par leur intéressement avec une redistribution conséquente de la rente ; et ensuite, par une organisation rationnelle et massive de la répression de la révolte populaire.

Mohamed Samraoui, ex-officier du DRS, déserteur et opposant, qui a rejoint l’opposition islamiste à l’étranger et récupéré par recyclage tel une brebis égarée du troupeau et enfin réintégré dans l’effectif ! ou ex-infiltré de ces mêmes réseaux islamistes dans l’opposition à l’étranger, qui rentre de « mission d’opposant« . Rentré au pays ! ou non. Ayant soumis à la présidence des révélations sur les véritables responsables de la tragédie des années de sang, de destruction et de dilapidation des biens publics ! ou non. Ayant formulé un démenti sur cette démarche! ou non. Peu importe les comment du pourquoi, ceci relève des compétences des historiens dont la responsabilité sera la reconstitution des faits historiques. Tout compte fait, le texte attribué à Mohamed Samraoui est là ! Il est médiatisé et porté à la connaissance de l’opinion publique. À partir de ce moment-là, la force de la manipulation réside plutôt dans le contenu divulgué qui prime sur la forme de sa divulgation et sur l’authenticité de sa source. Son contenu devient réel quelles que soient les conditions de sa production.

Ce qui importe pour l’heure, c’est de démystifier cette ultime manipulation et la porter devant l’opinion publique pour mettre à nu les véritables intentions de ce pouvoir, qui n’a qu’une obsession, se maintenir aux commandes de la gestion et de la dilapidation des richesses du peuple algérien en s’innocentant des crimes contre l’Humanité, qu’il n’a cessé de commettre depuis toujours, pour sa survie.

L’instrumentalisation du « retour » de Mohamed Samraoui et son témoignage à charge contre une partie du pouvoir occulte algérien à été activée, déjà, une première fois en août 2010, pour les mêmes objectifs, faire taire à jamais la revendication de faire la lumière sur la tragédie de la décennie noire, en sacrifiant des lampistes parmi les plus faciles à désigner par leur vulnérabilité. Seul le président en exercice Abdelaziz Bouteflika, qui est parfaitement en harmonie avec le pouvoir central occulte, contrairement aux rumeurs de diversion sur une prétendue division au sein du pouvoir, orchestrées régulièrement par le DRS, est capable de donner de la crédibilité à cette mystification, par l’imposture de la qualité de sa capacité d’arbitrage que l’on lui attribue à tort. Voilà qui justifie la démarche de violation de la Constitution, pour lui permettre un troisième mandat, et accomplir cette mission en parachèvement de la première étape, qui était la réconciliation nationale par la loi dite sur « la concorde civile« , pour lesquelles il a été appelé et intronisé à la présidence de la République par le pouvoir central occulte.

Dans un prétendu rapport accablant de Mohamed Samraoui adressé au président Abdelaziz Bouteflika, et publié sur Le Matindz. du 08 août 2010 sous le titre « Lutte des clans : Un témoignage du colonel Samraoui intéresse Bouteflika« , le bouc émissaire désigné serait « l’existence d’un organisme secret appartenant au DRS et échappant totalement au contrôle du ministère de la Défense« . L’objectif visé par ce rapport apparaît d’évidence la disculpation du DRS en tant que structure et le MDN en tant qu’instance suprême représentant l’armée, qui seraient totalement étrangères à la tragédie nationale de la décennie noire. Le document serait même accompagné d’une liste nominative d’agents exécuteurs qui auraient officié dans cette structure occulte. De futurs lampistes condamnés d’avance à assumer à eux seuls la responsabilité de cette tragédie, parmi eux certainement des morts, notamment le général Samaïn Lamari. Dans ce même document, Samraoui accuse également une branche de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure des services secrets français), « d’avoir monté une opération clandestine combinée avec les services du DRS, et visant à le kidnapper en Allemagne pour ensuite le remettre aux services secrets algériens. » Là aussi, la manipulation est tellement grossière de vouloir disculper cette structure, représentant l’Etat français, en accusant seulement une branche de celle-ci, d’avoir collaboré d’une manière ou d’une autre à quelques probables complicités avec les services de sécurité algériens pendant cette période tragique de l’histoire contemporaine de l’Algérie.

Pourquoi cette affaire rebondit aujourd’hui, dans un article publié le 26 janvier 2012 sur le site Maghreb-intelligence.com? intitulé « Exclusif : Mohamed Samraoui déballe tout à Alger« .

Cette nouvelle version corrigée et approfondie du texte attribué au colonel Mohamed Samraoui, qui en réalité est confectionnée dans l’arrière-cour du pouvoir occulte algérien, réactualise la stratégie de la mise sur pied d’une commission d’enquête, instaurée il y a un an et demi par le président Abdelaziz Bouteflika « en vue de faire toute la lumière et lever entièrement le voile sur un organisme secret des services spéciaux algériens créé par la vieille garde de l’ancienne puissante Sécurité Militaire, un organe impliqué dans certains assassinats politiques au milieu des années 1990. »

Dans cet article, il est dit que : Mohamed Samraoui a maintenu ses accusations, en apportant plus de précisions, en divulguant des noms de personnes, dont celui du défunt général Smaïn Lamari (aujourd’hui décédé), et le nom de l’organisation secrète dont il était responsable « Cristal8 ». Responsables selon cette nouvelle version de l’assassinat de personnalités de premier plan, parmi eux le président Mohamed Boudiaf, le général Fodhil Saïdi et l’avocat André Mecili. Ces affaires représentent, en réalité, un grave embarras pour le pouvoir, dont il faut se débarrasser au plus vite pour faire taire les demandes insistantes des ONG internationales et des membres de leurs familles à faire la lumière sur leurs assassinats. En attribuant la responsabilité à « un organisme secret des services spéciaux algériens créé par la vieille garde de l’ancienne puissante Sécurité Militaire« , son objectif consiste en fait à vouloir disculper et innocenter le centre du pouvoir occulte DRS-forces de sécurité-armée, qui sont, en réalité, le véritable lieu ou se prennent les décisions concernant toutes les affaires de l’État algérien.

C’est donc la théorie de l’acte isolé, qui a été privilégiée par le pouvoir algérien pour se tirer d’affaire et pour se maintenir aux commandes de l’État. Cependant, cet « acte isolé » qui fait cette fois-ci près de 200 000 morts et de 6 000 disparus, qui dilapide les richesses nationales et qui prive les Algériennes et les Algériens de tous leurs droits depuis cinquante ans ne peut apparaître, il faut le reconnaître, qu’une grossière manipulation qui ne peut résulter que d’un aveuglement conséquent à un sentiment de panique générale, qui s’est déclaré au cœur du pouvoir algérien, suite aux bouleversements géopolitiques intervenus depuis les débuts de l’année 2011, et particulièrement devant la menace américaine qui se concrétise et se rapproche de plus en plus.

Youcef Benzetat

A lire la suite dans : https://www.freealgerie.com/debat-du-jour/289-la-menace-americaine-seme-la-panique-au-coeur-du-pouvoir-algerien/

22 commentaires

  1. Comment se fait-t-il que les généraux de l'ANP comme Zéroual , Lamari, Nezzar qui étaient aux premiers rangs de la lutte anti-terroristes islamistes se retrouvent ainsi écartés juste aprés l'avénement de Bouteflika ? Y-a-t-il eu une purge au sein de l'ANP ou un clan fait chasser l'autre quand il ne peut pas l'éliminer ? La même purge a été opérée au sein de la police ou les vétérans qui ont combattu et défait le terrorisme islamiste se sont retrouvés out. Beaucoup d'interrogations restées sans réponses.

  2. Intéressant, mais maintenant qu'on connait la stratégie des acteurs, le rôle de chaque joueur, les tactiques employées et les objectifs à atteindre, on fait quoi pour que le peuple algérien puisse enfin retrouver sa dignité et construire son pays?
    C'est bien de nous révéler les intrigues du pouvoir, les manipulations, les coups de maitre du DRS et tutti quanti, aussi, je parie qu'on va nous pondre encore et encore des articles sur qui fait quoi, mais jamais il n'y aura un seul Algérien capable de nous donner une raison de quitter notre petite vie confortable, dire au revoir aux femmes et aux enfants et de clamer très haut et très forts : aux armes citoyens Algériens, formez vos bataillons et remplissons nos caniveaux du sang des harkis de l'ombre d'El Mouradia et de Tagarins… On n'attend que ça, et comme rien ne se passe, on écrit et on on parle… Et ça fait 50 qu'on se gargarise et il faudrait un jour cracher ce mélange amère.

  3. @Khellaf:
    Bouteflika est un bébé né dans le système depuis ses 20 ans, ministre à 25 ans dites-vous !
    La première chose qu'il a mis au point à son arrivée en 1999 est de s'entourer d'hommes et de femmes de son entourage, voir 13 ministres d'un seul douar, la police, l'Anp, la gendarmerie aussi aprés les évenements de kabylie, affaibli comme l'ANP d'ailleurs, il a renforcé la police, c'est pour cela qu'on est passé d'un régime miliataire vers un régime policier, effacer toutes les traces de Zeroual et sa clique voila l'objectif pourquoi on a affiabli la gendarmerie par les evenemenst de Kabylie en 2001. tous les cadres de la police ont été écarté, soit trempé dans des affaires de corruption ou caremment remercié pour service rendu (retraite).
    Exactemet un clan chasse un autre. Comme Sadi, on a fini avec lui, maintenant il va retourner vers ses bases, le berberisme et faire alliance avec le MAK/GPK pour les besoins de l'autonomie de la Kabylie, dont l'auteur n'a pas soufflé un mot, un peu l'oubli ou zappé exprès. Pour cela le FFS a accepté d'aller aux urnes pour sauver le nationalisme algérien des mains des impérialistes. Ait Ahmed joue sa derniere carte avant de rendre l'âme, un quitte ou double historique.

    @ Benzezat:
    La France n'a pas installer ses hommes dans le CNT libyens mais plutôt elle a créé la fission du CNT via les Berbères de Nefoussa, ce qui se prépare d'ailleurs pour l'Algérie, juste aprés les élections de mai prochain, La France va soutenir la Kabylie de toutes ses forces pour contrecarrer les objectifs des Etats-Unis par le même scénario que la Libye. La France a un avantage sur les Américains, elle connait bien la sociologie des peuples du Maghreb, on n'est que des marionettes aux mains des puissants de ce monde. Je ne pense pas que Belkhadem, un éleve de Slimanne Hoffmann, saura faire le poids dans sa maison FLN des boussboussates.
    à lire :
    http://www.kabyle.com/forum/identite-amazighe/13581-jai-ete-spolie-par-lepouse-de-yazid-zerhouni-et-torture-par-lui.html

  4. Le partage de l'Afrique, ou la course à l'Afrique, correspond à la multiplication des revendications européennes concurrentes sur les territoires africains durant la période du nouvel impérialisme entre les années 1880 et le début de la Première Guerre mondiale.
    La seconde moitié du 18 siècle a vu la transition d'un impérialisme informel, caractérisé par une influence militaire et une dominance économique, vers une gouvernance centralisée. Les tentatives de médiation dans cette course aux empires, comme la conférence de Berlin (1884 – 1885) entre le Royaume-Uni, la République française et l'Empire allemand, n'ont pas réussi à accorder ces revendications de puissances concurrentes. Ces conflits sur l'Afrique font partie des principaux facteurs qui ont mené à la Première Guerre mondial.
    (Article Extrait de Wikipédia).

    Merci Monsieur Youcef Benzezat pour cet article, et si j’ai un peu compris les peuplades africaines n’ont jamais était maître de leurs destins et cela jusqu'à ce jour

  5. J'ai rien pigé de cet écrit. L'auteur rame dans tous les sens, en même temps. Coalition impérialiste, contre qui ? Les Occidentaux sont des niais ? Ils ont les puits d'hydrocarbures, pourquoi oeuvreraient-ils pour renverser leurs propres larbins ?
    Les féodalités du Golfe et leurs chaines satellitaires sont présentées comme des ennemies; de qui ? La Saoudy ne distribue-t-elle pas ses corans en Kabylie en plein jour avec le feu vert de l'Algérie ? Nos voyous de gouvernants ne mangent-ils pas dans le creux de la main des émirs ? Notre système scolaire ne forme-t-il pas les téléspectateurs d'El jeezira et autres boites noires ? Le minsitère de l'audiovisuel algérien n'organise-t-il le vide et la médicorité télévisuel et culturelle au profit de ces dervicherie qui émettent à partir de l'hernie de la planète terre.
    En somme, l'auteur accuse les islamistes de l'étranger de faire alliance, pas moins que ça, avec le courant démocratique progressiste. En somme, comme raisonnement, y a pas plus tordu : les démocrates poussés à l'exil (entre autres en raison de l'alliance RADP – islamistes) sont accusés de s'allier avec ces mêmes islamistes et, ce couple qui ne peut sortir que de l'imagination maladives du système algérien, complote avec l'imérialisme et les monarchies rétrogrades. Quelle gymnastique.
    La c'est l'empire contre attaque ou, Rwuits atesdig (Khelletha tesfa).

  6. Il faut aborder le problème du déséquilibre national. La tentative du Mouvement Rachad n'est qu'une manœuvre dilatoire…..il y a d'autres mouvements secrets quelque part.
    La dissolution intégrale de tous les partis FLN, RND….et la mise à l'écart de leurs membres et de toutes les personnes qui ont été proches du Pouvoir est une condition sine qua none. Ensuite le départ intégral de toute l'équipe dirigeante et son remplacement par un conseil de transition est nécessaire. Enfin La dissolution pure et simple des services comme en Égypte reste impérative. En ce qui concerne le CNT libyen il faudrait se mettre à l'évidence que ce n'est qu'une structure temporaire……appelée à être remplacée……
    God Bless America

  7. Article intéressant dans la description de l'existant mais …..il semble verrouiller les perspectives de tout changement en Algérie:
    si les opposants de l'intérieur sont récupérés par le régime et ceux de l'extérieur sont devenus un tremplin pour les visées expansionnistes des occidentaux : qui va enclencher la dynamique du changement? Pourquoi condamner toute l'opposition algérienne au strict rôle d'une force "récupérée" ? Qu'en est il des masses restées fideles au FIS et aux irradicalistes qui attend son "heure" en toute patience ? L'exemple tunisien et égyptien, où la révolution a ete le fait de forces nouvelles mêmes pas repertoriées dans les tablettes des "services", et qui ont surpris les plus "affranchis"des services étrangers ne sont pas convainquants pour remettre en cause la these de "fin de dynamique" revolutionnaire en Algérie?
    Je crois que dans les pays comme les notres , essayer de répertorier, modéliser, assurer quitte même à jurer est un exercice trop peu sérieux : tous les ingrédients politiques, culturels, sociaux et économiques existent dans nos sociétés pour en faire des chaudrons de lave soumis à une techtonique pas très connue parce que tout simplement en son début d'existence……

  8. C’est confus, c’est incohérent et c’est inintelligible. C’est tout et rien à la fois : typiquement algérien. C’est inconsistant avec les événements de l’heure. Que de perte d’énergie, de savoir faire de la part des algériens si c’est cela en fin de compte le résultat des dernières 50 années d’indépendance, d’avoir mis en place une telle atmosphère et un tel auteur pour la décrire. Le monde, j’ai bien peur, c’est Al Jazzera etc., et les Facebook, Twitter, etc que l’on veuille ou pas. L’Algérie n’est nulle part ou plutôt c’est l’échec typique dont on évite d’en parler dans ces cercles là. Personne n’est intéressé d?’y avoir à faire quoique que cela soit à part les quelques businesses de peu de scrupules. Même la nouvelle Al Magharabia (consolation peut-être pour l’auteur) n’est pas intéressante.
    L’auteur se donne beaucoup plus d’importance que réellement, cela fait peut-être bien à Alger mais pas du tout dans le monde. Par contre c’est un pays qui menace de déstabiliser la région si de mésaventures, les choses venaient à tourner à la tunisienne, voire possiblement à l’égyptienne vu le cumul de problèmes non résolus. Toutes ces manœuvres dont on nous effraie avec, c’est seulement du « containment », voulant dire ‘politique de retenue’ envisagé par les grands de ce monde. Que l’on soit d’accord ou pas, l’Algérie n’est pas invitée de donner son avis. Les choses se font dans le mode sans l’Algérie, pour le dire poliment et voulant toucher a cela, cet essai est au mieux irrelevant.
    Au contraire de l’Algérie, les pays du GCC forts de leur « succès internes » ont une politique internationale et est compatible avec cela. Les autres « grands pays » anciens arabes maintenant tous des républiques de façade subissent tant bien que mal du fait de leur faiblesse cette politique de retenue à tous les niveaux.
    Est-ce la revanche des Bédouins ? L’Algérie sur le papier dépasse quelques uns de ces pays en tout point de vue mais du fait qu’elle appartient au monde francophone d’une part et que d’autre part elle a démontré son inaptitude à s’autogouverner correctement, on n’en prend pas compte. Je suis désolé mais c’est aussi simple que cela.

  9. C'est de la diversion pure. Les partenaires-adversaires mènent en bateau le peuple, pendant leur continuelle prédation. Il est vrai que le pays risque un éclatement tant les cartes ne sont pas toutes en leurs mains. En politique rien n'est gagné d'avance, il y a l'imprévisible qui peut survenir là où l'on s'attend le moins. Enfin espérons qu'il existe des hommes capables de trouver les chemins qui sauveront et le pays et ses richesses et sa souveraineté. Gardons l'espoir.

  10. Quels qu'ils soient, étant Algérien de souche, j'ai du sang algérien et comme l'a dit un vieux combattant de la guerre d’Indochine, l'Algérien est "spécial", dans les actes de bravoure, il est remarquable quand il s'agit de donner, il n'est pas radin, dans la loyauté, il était (il en reste quand même des traces) réputé, mais qu'est-ce que je te dis mon frère, quand il est opprimé sa révolte est indomptable jusqu'à sa rédemption dans ses droits. Il n'y a ni Américains "lê hom yêhzanoune", ni DRS, ni OTAN, oualou . Les Américains se sont cassés les dents à plusieurs reprises , même en Irak, c'est la lâcheté des dirigeants arabes qui leur a facilité l'invasion !!! Les Français, on se connait un peu beaucoup, il n'y a rien qu'une chose qu'ils ont et que nous ne voulons pas : le cas de M. Clinton dans l'affaire du scandale avec sa secrétaire : le président du plus puissant pays est convoqué par un attorney. Accompagné de motards et de ses gardes du corps, il se présente en personne en simple justiciable. Et la justice a pris son cours. Récemment, le président israélien Moshé Kasav a été condamné à 7 ans de prison pour harcèlement sexuel : déclaration du 1er ministre israélien Netanyaho ce jour là :" C'est un jour triste pour nous mais nous sommes fiers : personne n'est au dessus de la loi" . Chez nous la haute cour de justice chargée d'une seule mission ( dans le cas d'une trahison du président de la république ) a été dissoute ! C'est tout. La justice est le socle de la souveraineté : Al âdl êssêsse El moulk .

  11. Personne ne viendra a notre secours. Faites les analyses que vous voudrez mais une seule constante : on est seul. Peut-être qu'on aurait une petite chance à être libre si on s'unissait.

  12. Pourquoi toujours blâmer les autres…Américains, Français, Anglais etc….sauf les arabes eux même…? jamais de Mea Culpa chez les Arabes…!!! Il faut se poser la question depuis que les Arabes ( Mauros Arabes et Berbères ) ont été chasses d'Espagne en 1492 par le Roi Ferdinand et la reine Isabelle …qu ont ils réaliser…? Ils n ont même pas créer un seul médicament ou un seul vaccin pour contribuer a l'humanité…Depuis 1492 ils dépendent de toute la planète pour se soigner…sans les médicaments créées par les occidentaux…Américains, Français, Allemands et autres….depuis 1492 la moitie de la population arabe serait morte tout simplement….Lorsque nous visitons l Espagne ou même si on y travaille. Les Espagnoles nous le disent …heureusement qu'on vous a chassé de notre pays en 1492….car si vous seriez restés nous serions oblige de vivre comme dans votre pays…dans la plus grande misère…Il faut lire les ouvrages espagnoles pour nous regarder dans notre miroir…Les Arabes..ou Mauros….qui sommes nous en 2012…? A quand le Mea Culpa des Arabes…? Révolution, Indépendance, liberté, élections libres, démocratie etc……..juste de la rhétorique. Ce n est pas pour rien que beaucoup d américains nous considèrent comme des " Empty Heads.."On ne crée rien…On achète tout…même des services,,,,des techniciens viennent en Algerie…juste pour calibrer certains instruments et équipements électroniques dans la même journée et rentrer chez eux en Europe ou aux USA…. A quand la maturité chez les peuples et gouvernements arabes…? C est vrai que nous avons le temps …nous ne sommes qu en 1433 encore…

  13. "" Depuis 1492 ils …", et avant alors ? Dis moi, erhem imawlan ik, à part recycler ce qu'ils trouvent sur place là où ils mettent les pieds (y coimpris la drogue des peuples elle même) et poser des étiquettes ? Même le mot maure (les Marocains dans l'antiquité), ils l'ont récupéré à leur compte. Incapables même d'assimiler ce qu'ils prennent, par force ou par ruse (toute leur histoire), aux autres; la preuve.

  14. Monsieur, vous devez traiter votre schizophrénie avant d'écrire sur ce site ! Il vous faut d'abord vous débarrasser de tous ces amalgames-araberies !!

  15. Alias Youcef Benzetat tu protèges quel général ? Ne prenez pas les gens pour des hmirs. Réponse : arrêtez de vendre notre pétrole que vous êtes en train de voler pour le donner aux pays qui veulent….(saboter l'Algérie)

  16. Waowwww! we release !! les ricains arrivent !! Cela sera comme en 1942 ! ils vont voir un peuple mort qui a peur de la mort ! rien n'a changé ! l aghioulisme est monnaie courante !
    Que le DRS vous protège!

  17. Ne les blâmons pas, nous les prévenons que nous sommes pas les autres pays arabes!!! on fera la guerre, même qu'il reste 1 seul Algérien. t'es pas Algérien toi.

  18. Les hommes sont là mais si on doit faire la guerre pour notre souveraineté on la fera.

  19. Ce qui fait paniquer le pouvoir c'est le débarquement des Kabyles à la capitale Alger comme un certain 14 Juin ou encore l'abstention des partis modernistes démocrates et republicains aux prochaines élections. Il a tout préparé pour que les partis qui exploitent les symboles de la révolution et la sensibilité religieuse des populations puissent remporter haut la main les prochaines législatives. Les Américains seront juste là pour applaudir à la réussite de leur plan.

  20. Il n'y a que Dieu qui nous protège les autres qu'ils aient se faire des progrès ailleurs ; vous ne voyez pas les manipulations que font les Qatariennes avec leurs chaines télévisées. Eh ben ils ont installé le plus de bases américaines au Moyen-Orient pour qu'ils les protègent qu'on l'Amérique n'aura plus besoin d'eux ils finiront indignes en misères ses connards.

  21. @Dido Imad
    Il n’y a que Dieu qui nous protège ! dites vous !
    Les ricains se disent la même chose aussi ! il n’y a que Dieu qui nous protège. Reste a savoir qui va gagner cette bataille divine, on revit les dieux de la mythologie grecque.

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