Nacer Boudiaf : Lettre ouverte à M. Sid Ahmed Ghozali

Je voudrais faire appel à votre mémoire pour vous rappeler la première lettre ouverte que je vous ai adressée il y a déjà dix ans. Je vous demandais tout simplement de m’aider à rechercher la vérité en tant que Chef du gouvernement au moment où « l’acte isolé » contre mon père a été monté par qui vous savez.

Vous aviez alors choisi de me répondre dans un quotidien étranger, en m’accusant de faire du sang de mon père un fonds de commerce. Pire, vous vous disiez savoir qui était derrière moi.

Sur cette dernière accusation, je vous avais poliment indiqué que cela ne m’étonne pas de vous, de vous voir formuler une telle réponse, car dans votre système, il y a toujours quelqu’un derrière quelqu’un d’autre…

Pour vous rassurer sur cet aspect dans votre optique, je voudrais vous préciser qu’il y avait derrière moi ma mère, aujourd’hui disparue, et ma sœur. Maintenant, il y a mes enfants qui me demandent tout le temps le nom des assassins de leur grand-père, qu’ils n’ont jamais connu de leur vie.

Cependant, vous avez récemment reconnu que vous êtes « un harki du système« . Comme dans la vie du « harki » le retournement de la veste est un trait naturel, je voudrais tout d’abord, non pas vous féliciter pour cette « bravoure« , mais déplorer que les affaires du pays aient été confiées à des natures comme la vôtre, une nature qui accepte d’être le « harki » de quelqu’un ou de quelque chose. Une nature que Mohamed Boudiaf a combattue durant toute sa vie.

Ces jours-ci, la scène politique commence à s’enflammer pour les prochaines élections législatives voire présidentielles dans les mois à venir, voulez-vous à cette occasion, encore une fois exhiber, avec tant de fierté, l’esprit du papillon qui bat de l’aile. Mais les papillons, les vrais, ont la vie courte.

Aussi, vous avez annoncé récemment que vous êtes prêts à répondre de l’arrêt du processus électoral et de l’assassinat du Président Boudiaf. Pour le premier grief, tout le peuple algérien attend encore la vérité. Mais pour « l’acte isolé« , je suis le premier concerné et à ce titre, je me demande sincèrement ce que je pourrais attendre d’un système sclérosé, et pire encore, de l’un de ses harkis.

En fait, que vous empêche-t-il de dire publiquement ce que vous savez pour apaiser ce qui vous reste comme conscience ? Pensez-vous réellement que ceux qui ne se sont pas contentés d’une seule balle pour en finir avec l’Homme de Novembre, et ont choisi sciemment toute une rafale dans son dos, sont aujourd’hui à un stade final ? Un stade qui attend de vous l’épée qui viendrait les achever comme on achève un taureau dans une arène.

Ou alors, ceux qui sont derrière vous maintenant sont en train de vous poussez contre ceux qui vous savez ? Ou alors c’est vous qui cherchez maintenant à faire du sang de Mohamed Boudiaf un fonds de commerce. Si c’est cela que vous n’arrivez pas encore à discerner, vous m’offrez une occasion idéale pour vous rappeler que le sang de Boudiaf n’a pas pu être acheté par le colonialisme qui a préféré nommer l’avion d’octobre 1956 « l’avion de Ben Bella » et non pas l’avion de Boudiaf, ou l’avion d’Aït Ahmed…

Le sang de Boudiaf n’a pas pu être acheté par ce même Ben Bella car, devant la droiture de Boudiaf, Ben Bella, premier pseudo-Président de l’Algérie après l’indépendance confisquée, n’a rien trouvé de mieux que d’expédier Boudiaf dans un fourgon à Adrar, en plein mois de juin 1963 et Ferhat Abbas à Bechar.

Le sang de Boudiaf n’a pas pu être acheté par Boumediene qui lui avait envoyé un émissaire à la prison d’Aulnoy pour l’acheter en lui proposant la direction du pays à l’indépendance.

Le sang de Mohamed Boudiaf n’a pas pu être acheté par ceux qui avaient donné l’ordre de vider un chargeur dans son dos à 72 ans ; même à cet âge-là, ils n’ont pas pu lui enlever son sang de face car c’est dans leur nature de frapper dans le dos. N’ont-ils pas frappé tout le pays dans le dos depuis l’assassinat de Abane Ramdane ?

« Où va l’Algérie ? » cette historique question de Boudiaf restera pertinente tant que des hommes comme M. Ghozali qui a été chef de Sonatrach, puis chef de l’argent algérien, puis chef de la diplomatie algérienne, puis Chef de gouvernement algérien, est incapable d’être le chef de sa propre personnalité pour l’exorciser et lui faire sortir les vérités que le peuple attend.

Le ciel est immense mais une seule main sur les yeux peut couvrir le ciel. Otez donc cette main qui vous couvre les yeux et vous pourrez ainsi voir le ciel. Un ciel avec son soleil, ses nuages, son tonnerre, sa pluie. Malheureusement, rarement dans votre vie vous avez vu le même ciel que celui que voit la grande majorité du peuple algérien qui n’a jamais été consulté sur les postes de décision qui vous ont été confiés. Ils vous ont été confiés justement parce que vous ne voyez pas le même ciel que le peuple. En revanche, Mohamed Boudiaf, qui depuis 1947 n’a jamais cessé de dissiper les nuages venus de l’étranger pour étouffer le ciel algérien, n’a pas tardé sur le fauteuil pour lequel il n’a jamais été le « harki » de qui ce soit.

Vous savez maintenant que « l’affaire Khalifa » va être rejugée. Prenez la locomotive du train qui va demander de faire rejuger le faux procès du faux « acte isolé » du lâche assassinat du Président du Haut comité d’Etat. Un harki du système peut-il le faire ? A vous de voir. Dont acte.

Nacer Boudiaf

29 commentaires

  1. Monsieur Nacer boudiaf, votre est notre père à tous, c'est le père de novembre et de l'Algèrie indépendante c'est pourquoi je vous demande monsieur de lancer une pétition pour que la juridiction Internationale à travers l'ONU pour enquêter sur l'assassinat de notre président et je n'ai pas de doute que tous les Algériens signeront afin de démasquer ce régime de criminels ramené par Boumediene dans ses bagages d'Oujda. Mais il faut prendre le soin d'avoir le contrôle de l'opération par l'aide de magistrat et avocat algérien honnête à l'image d'Arezki Aït Larbi et Leila Aslaoui pour parer à toutes dérive…Toute ma solidarité.

  2. Le harki ne change pas sa veste, le harki a choisi la France, les harkis sont les ennemis déclarés des gens du FLN. Ceux qui ont tué nos leaders, de Abbane Ramdane à Boudiaf sont leurs compagnons de combat. Alors soyons lucides et disons la verite, les traitres sont dans le clan du FLN. Je comprends votre douleur Monsieur Boudiaf, et je crois dur comme fer que votre défunt père était un homme honnête et exceptionnel. L'ennemi de l'Homme ce n'est pas l'Homme, l'ennemi de l'Homme c'est le lâche.

  3. Monsieur Nacer, j'aime votre écriture c'est celle d'un fils digne qui demande Qui a tué son père, ce père que le peuple algérien, le vrai, considère comme son seul Président ravi trop tôt par la mafia du bled. Combien sont morts d'une façon atroce par ce monstre, Allah seul le sait. Ne perdez pas votre temps avec de tels spécimens, ils n'en valent pas la peine. Rassurez vous ils vont finir par s'entretuer entre eux pour le fauteuil. Vous savez que votre père a été gommé de l'histoire donnée à l'école et personnellement j'aimerai savoir plus sur lui, écrivez un livre sur lui, son enfance sa vie ses rêves ses déceptions…Immortalisez-le encore plus, il le mérite. Un jour sans doute on connaitra la vérité mais ne comptez pas sur eux, ils sont tous impliqués de prés ou de loin. Que Dieu vous donne le courage et le temps pour les voir tous crever comme des rats dans leur trou.

  4. Je n'ai pas compris le sens de cette lettre. Ainsi Nacer Boudiaf pense et veut nous faire croire que les commanditaires de l`assassinat de feu le président Boudiaf ou des autres victimes auraient mis dans le secret des dieux le chef du gouvernemennt en l`occurrence Sid Ahmed Ghozali ; c'est ridicule.

  5. Être un "harki du système" ne signifie-t-il pas que l'on a exercé des fonctions et exécuté de sales besognes contre les intérêts de son peuple ? Ne signifie-t-il pas non plus que l'on est mouillé jusqu'à la tête dans les défaillances et les jeux troubles du système? Il se réclame d'avoir joué un rôle qui ne l'honore pas du tout et qui vous renvoie à la triste époque du système colonial que l'on croyait révolue. En tout cas, à mon humble avis, les masques sont tombés et les commanditaires et manipulateurs de l'ombre sont apparus au grand jour depuis la promulgation de la charte portant sur la paix et la réconciliation nationale.

  6. Mr Nacer Boudiaf : vous faites erreur en disant ce qui suit : «Le sang de Boudiaf n’a pas pu être acheté par le colonialisme qui a préféré nommer l’avion d’octobre 1956 «l’avion de Ben Bella» et non pas l’avion de Boudiaf, ou l’avion d’Ait Ahmed.» Si le colonialisme a appelé «l'avion de Ben Bella », c'est à cause de la notoriété de celui-ci au sein de la Révolution, à telle enseigne que, comme vous devez le savoir, pour ne pas répéter les mêmes erreurs, Ben Bella a été désigné par ses pairs du CNRA, seul vice-Président du GPRA en prison, au moment de la formation de celui-ci en 1958. Au deuxième GPRA présidé encore par Ferhat Abbas, Ben Bella a été reconduit seul comme vice-Président. Ce n'est qu'au 3e GPRA présidé par Ben Khedda que votre père a été ajouté comme deuxième vice-Président. Comme vous le savez, la formation du GPRA n'a pas été dictée par le colonialisme, mais par les cadres de la Révolution. Votre père lui-même, selon un témoignage d'Aït Ahmed, reconnaissait la primauté de Ben Bella, en lui disant en présence d’Aït Ahmed : «Il ne faut pas être modeste, le leader, c’est toi » (« Mirage et réalité » de Mohamed Harbi, page 184). Alors, l’histoire depuis 1962 ayant été plus que falsifiée et votre père, lui-même en ayant souffert, puisque gommé par cette histoire, il ne faudrait quand même pas que ce soit les victimes de l’histoire officielle qui aillent en rajouter.

  7. Hé là! Doucement, M.Boudiaf : c'est une incitation au suicide ! Comment osez-vous demander un "tel service" à SAG . "Même s'il le sait" il ne va pas avoir le coup de folie pour jouer à la roulette russe . Je "m'amuse" toujours à deviner le scénario : des "responsables" ramènent votre père pour gérer soit disant les affaires du pays mais ce sont leurs intérêts qui les inquiètent . Théoriquement , parmi les grosses têtes qui tournent autour du pot ou puit (sonatrach et autres) , il y en a le plus gros,le plus gras et le plus avide du groupe . Croyant que tous les gens sont de la même espèce de truands , ils "découvrent" tout de suite que le bonhomme n'a pas changé : c'est l'homme idéal pour le Peuple qui peut se nourrir que de morale , mais pas pour eux : c'est une calamité . Dès les premières déclarations , l'homme se fait des ennemis particulièrement ceux du fameux groupe . Et le premier à réagir est sûrement celui qui a le plus d’intérêts . En secret, il y a réunion, il y a discussions , il y a consensus , il y a décision . Mais c'est impossible – pratiquement -que deux personnes ou plus crient en même temps d'une seule voix comme ceux qui crieraient hip hip hip Hourra . Non ! Là, il y a une seule personne, celle qui se sent le plus en "danger" pour ces intérêts , c'est cette personne qui va , tester cette proposition : la liquidation ? Boum ! Il y en a qui ont dû écarquiller les yeux : l'assassinat ? … Oui, enfin, il l'a voulu .O.K. Le Plan ! Le 29.06.1992 ,x (sera désigné) se cachera derrière les rideaux , ensuite …Tous les Algériens le sauront .
    Mais M. Boudiaf, je ne connais de SAG que par la TV, vous aviez déjà écrit à MM. Djebbar , Ali Haroun, il y avait d'autres membres du H.C.E. vous devriez aussi les saisir . Peutêtre que l'un d'eux aura ce "courage" de se suicider .

  8. L'écrasante majorité (cette majorité silencieuse muselée depuis 1962) des algériens est derrière vous et soutient votre démarche Nacer ! Car le nom Boudiaf, à lui seul, résonne comme l'unique espoir auquel nous essayons de nous rattacher pour éviter de sombrer dans une déprime irréversible. Boudiaf représente la seule source de nos espérances, à même d'étancher notre soif de justice dans ce pays pris en tenailles entre la dictature physique du pouvoir et la dictature "sipirituello-intellectuelle" des islamistes.

  9. Même s'il s'agit de chercher à savoir qui est derrière l'assassinat de son père, le gars il se fait accusé d'être manipulé; incroyable.
    Marrant notre premier ministre; il sait qui est derrière Nacer Boudiaf, mais ignore qui est derrière l'"acte isolé".

  10. Que puis-je vous dire Monsieur Nacer si ce n'est que vous avez tout mon appui dans votre recherche des commanditaires des assassins de votre père, notre père à tous. Vous avez toute ma sympathie et je ne peux que vous encourager dans votre abnégation. Courage! Vos efforts seront récompensés, j'en suis certain.

  11. En rentrant du Maroc à l'aéroport d'Alger j'ai vu Ghozali avec son papillon rouge mais avec un passeport rouge, escorté par le chef de la police vers la sortie … Privilège….. La question est-ce un passeport français ou un passeport diplomatique ? Qu'on se déclare harki du système, la réponse est peut-être évidente.
    Bon courage à vous M. Boudiaf dans votre quête de vérité, et n'attendez rien des papillons rouges ils appartiennent à la légion étrangère!!!!!…….

  12. M. Afif Haloui, tu connais bien l'histoire c'est l'avion de Ben Bella et non de Boudiaf, j'étais jeune écolier pendant le colonialisme et j'ai beaucoup entendu le mot Ben Bella mais je n'ai jamais entendu le mot Boudiaf ou Aït Ahmed. Quant à moi je te dis M. Nacer, soyez un peu noble Ghozali n'a pas ramené ton père pour le tuer. Soyons quant objectif, les Ghozali c'est une famille nobles intellectuels. Ton père n'est pas un prophète c'est un homme comme les autres. Avec sa politique de camps de concentration au Sahara de tout le monde c'est une affaire de nazis.

  13. Mr Nacer Boudiaf,
    Tout Algérien digne de ce nom doit soutenir sans reserves votre initiative. Quant à ceux qui prétendent que Ben Bella était le leader, je leurs dis que l'histoire est têtue.
    Ben Bella n'est ni plus ni moins qu'un agent infiltré par la France qui sachant dès le début, le combat perdu a voulu sauver les meubles en tentant de noyauter le leadership en faisant croire notamment à l'opinion algérienne que c'est Ben Bella qui a attaqué la poste d'Oran. Fait qui a été démenti des dizaines d'années plus tard.

  14. M Mohamed Boudiaf n' a été ni harki du colonialisme ni harki du système. Mohamed Boudiaf n' a pas négocié son retour au pays ni exigé que tous les pouvoirs lui soit remis pour être à la tète de l’état algérien. encore une fois tous les algériens savent pourquoi M Mohamed Boudiaf à été éliminé par une rafale de kalachnikov dans le dos. La Kalachnikov est l'arme des tueurs, alors le Mat 49 est l'arme des révolutionnaires. M Mohamed Boudiaf refusait de se faire entouré de gardes du corps parce-qu’il savait qu'il serait la cible d'un tueur lâche téléguidé par des comploteurs minables peureux craintifs et poltrons. pourquoi M Mohamed Boudiaf n'a pas posé de conditions pour être à la tète du HCE? un autre est même parti à l’étranger pour consulter et donner sa réponse. peut on croire que quand le devoir vous appel on puisse demander un temps de réflexion et consulter pour répondre par un non?. comment peut on gratifié Boutef du titre de grand combattant, alors qu'il a refusé de prendre le poste de chef de l’État algérien en 1993 si ses conditions ne sont pas satisfaites? Mohamed Boudiaf votre mort a prouvé que rares sont les Algériens braves Mohamed Boudiaf votre mort a prouvé que les tenants du pouvoir sont lâches et minables.Votre assassinat est une honte pour tous les Algériens sans aucune exception.

  15. Je m'adresse à toi, qui défend maladroitement Ghozali, famille noble ou je ne sais quoi? Oui, Nacer Boudiaf a raison, oui, il a raison mille fois, ce sont tous des bandits, des malfrats, des sanguinaires. L'Algérie est au aujourd'hui foutue, à cause de la plupart des algériens qui ne regardent d'un seul. Oui, le peuple algérien est épris de justice. Nous voulons des vrais hommes et non des femmelettes!! Et nous ne manquons pas d'ailleurs, mais ils sont tous en dehors du pays!! L'Algérie est au fond du gouffre et pour qu'elle s en sorte il faudrait que nous ayons du cran, de dénoncer sans cesse comme il le fait Mohamed Sifaoui, Mohamed Benchicou!! En lisant leurs livres respectifs nous donne et nous font éclairer de la situation du pays. Mustapha from canada.

  16. Mr Nasser Hamoudi, quelle importance que ce soit Ben Bella ou Boudiaf le leader, je n'ai fait que rapporter des faits historiques pour que le fils de Boudiaf n'ajoute pas à la confusion qui existe depuis 1962 sur la révolution. Moi, je suis de l'Ouest, et pour moi, le vrai leader de la Révolution, c'est Ben Boulaïd, s'il était resté vivant. Il ne s'agit de mon avis, mais je suis certain que le CNRA, Ben Bella et Boudiaf compris, aurait voté à l'unanimité pour Ben Boulaïd pour diriger le pays en 1962 et il n'y aurait pas la crise de la direction qu'on a connue et tout ce qui a suivi. .

  17. S'il vous plait laissez les morts tranquilles, Boudiaf est mort, Boumediene aussi, moi je ne suis ni de l'est ni de l'ouest, vous parlez de Boutef, il vous rendu l'Algérie comme New York et Las Vegas, vous voulez quoi au juste ? Le faire remplacer par qui, soyez sûr, je ne vis pas en Algérie, et je demande rien au gouvernement algérien, laissez la diplomatie aux diplomates…ce n'est pas un autre celui qui inventer un gouvernement provisoire en France, lui vendrait l'Algérie pour 2 sous à la France. Bref pour la première fois que je fais ubn commentaire. Salutations and good day.

  18. @Med Jirad: C'est la 1ère fois que vous postez un commentaire dites-vous et vous le faites pour dénier à un fils le droit de rechercher la vérité sur l'assassinat de son père! Assiâqa! Ya latif! Cela veut-il dire que vous vous serez docilement tu si c'est votre papa qui venait d'être lâchement assassiné? Le moins que je puisse dire est que je ne souhaite vraiment pas avoir un fils comme vous!
    Vous aurez franchement dû continuer à nous épargner de vos écrits. Allez, cher ami, au plaisir de ne plus vous lire. Euh, essayez de visiter Las Vegas si vous avez les moyens. Juste pour voir et savoir. Bon vent

  19. Mr Nacer Boudiaf, j'ai un grand respect pour votre feu père. En 1977, j'avais une mission de travail à Kenitra et j'ai fait la connaissance de votre papa à l'Hôtel de l'ambassy, où il aimait se rendre assez souvent. Il m'avait reçu chez lui dans sa maison au jour de votre mariage. Je me souviens parfaitement de ce jour et de l'accident, qui survint à l'une des voitures, qui avait reçu une flèche d'une petite grue, en plein dans le pare-brise, la grue se trouve dans la cour de la maison, je suis venu avec son fidèle ami Kharbouche que vous connaissez probablement bien à cette époque. Vous mentionnez sans cesse dans votre lettre les harkis comme si c'était ces gens-là qui seraient responsables de son exécution. Franchement je ne comprends pas bien votre résonnement. Certes il me semble que pendant la guerre de libération tous les Harkis n'ont pas tous étaient des criminels tout comme les membres du FLN, eux non plus n'étaient pas tous des anges. Votre Père était un Homme juste, d'un grand esprit et d'une grande sagesse. Quant à sa vision sur les Harkis, il était pour instaurer un grand tribunal national afin de pouvoir, juger les vrais harkis coupables, comme tous ceux qui ont tourné leur veste le jour du 19 mars exemple: (les cartes blanches), car ces gens-là étaient vraiment au service de la France et lui il les connaissait bien. Je dis, cela parce qu'il se trouvait que pendant cette période noire de la guerre, moi aussi, j'ai connu des jours de souffrance comme des millions d'Algériens. Un de mes oncles est devenu harki suite à la mort de ma tante exécutée par le FLN par erreur et aucune excuse de leur part. Ce qui m'avait tant choqué c'est ce crime odieux, elle avait été abandonnée comme une chienne dans l'oued, les bras tailladés jusqu'aux seins (une mort lente). Après cette bavure mon oncle a préféré prendre les armes pour se protéger des menaces incessantes de la part d'un groupe de FLN qui sévissait dans notre région, je me rappelle bien de cette macabre époque, je n'avais que 13 ans. Respect à vos parents et amitiés.

  20. Mr Med Jirad :

    Ils sont morts mais l'histoire est toujours vivante et celui qui ne connait pas son histoire, c'est comme un bâtard qui ne connait pas son père. Bon vent.

  21. Toute vérité est bonne à connaitre et surtout à dire- On connait les conditions dans lesquelles a été assassiné Tayeb El Watani (que Dieu ait son âme et le compte au nombre des Chouhada) -Mais désolé pour Si Nacer ….il a prêté le flanc à Ghozali dans son "faire commerce du sang du martyr" en étant et en acceptant une désignation pour un poste de diplomate en Allemagne, suivi aprés d'une autre désignation en France (si mes infos sont bonnes un consulat dens le sud de chez fafa) – A l'extrême limite je pense qu'il s'agit d'une manipulation dans laquelle Nacer Boudiaf est tombé pieds et poings liés…. sinon SAG ne se serait jamais permis d'affirmer ce qu'il pense du fils du défunt- Les faits sont têtus d'autant plus que l'affectation vers l'Allemagne correspondait à une période ou Nacer et sa mère commençait à faire peur aux commanditaires de la liquidation de feu Boudiaf. En même temps que Nacer, nous avons le droit de connaitre la vérité pour dépasser le fameux "acte isolé" décrété par une commission indigne, qui de son côté a été grassement récompensée…. par de multitudes promotions pour son président.

  22. Bonjour

    Logiquement, S.A Ghozali n’avait pas, dans le sérail de l’époque, la puissance politique et manœuvrière nécessaire et suffisante qui lui aurait permis de jouer un rôle décisif dans l’opération rappel de feu Boudiaf au chevet de l’Algérie agonisante. C’etait plutôt le boy de service qui a joué le fusible de façade «soft» de la manoeuvre.

    Aussi, il est invraisemblable qu’il ait un intérêt quelconque dans la disparition tragique et brutale du président Boudiaf. Sa puissance intellectuelle noble et considérable et sa culture générale particulière sont très différentes de celles des sanguinaires truants, bruts et igniares qui sont derrière la tragédie de Annaba. Celà ne peut lui avoir permis de cautionner ou de participer à une telle orgie de violence.

    Par contre, vu que c’est un pur produit du système, qu’il connait parfaitement de l’intèrieur, et ce, sous toutes ses coutures, il n’est pas à exclure qu’il ait une idée très précise sur le ou les commanditaires du crime. Mais, comme à son âge, il a encore des ambitions politiques déclarées (Céation de parti..), il était très prévisible que Nacer Boudiaf allait lourdement se tromper de s’adresser à ce personnage pour espérer un quelconque soutien.

    D’ailleurs, on peut qualifier de naiveté ou de manque de réalisme de la part de Nacer Boudiaf d’attendre une quelconque aide ou assistance de la part des caciques du système ayant évolués de prés ou de loin dans le panier à crabes qui ont dépecer méthodiquement et mené le pays dans le gouffre où il se trouve actuelement. La bande de malfaiteurs qui a remis progressivement depuis 1962 à disposition de l’ancienne puissance coloniale, le pays pour lequel son père à donné sa vie,

    Il est peut être nécéssaire que Nacer Boudiaf comprenne que seules des instenses médiatiques, poitiques et de justice internationales pourront aider à lever un jour le voile sur le meurtre de son et notre père Boudiaf. C’est un travail de sisyphe très long mais qui aboutira sans l’ombre d’un doute.

    Quand à l’histoire «Avion Ben Bella» et non «Avion Boudiaf», il est très nécéssaire de se replacer dans le contexte politique de l’époque pour comprendre la stupidité des autorités coloniales qui ont inventé cette absurdité grossière.

    N’arrivant pas à cerner avec précision l’organigramme de l’organisation FLN /ALN, (Chose réalisée en gros uniquement durant la sanglante et fameuse bataille d’Alger en 57), la puissance coloniale croyait toujours que la tête pensante de l’ «insurrection» était le danseur de ventre Ben Bella. Personnage «bruillant», qui gesticulait au Caire autour de son mentor Ghamal par services secrets Egyptiens interposés. Les services secrets francais étaient convaincus que le coups de 54 était téléguidé de l’étranger en général et d’Egypte en particulier. Donc le Hamamdji de Maghnia correspondait parfaitement au reste du puzzle.

    Cette situation insolite arrangeait infini toutes les parties en conflit. L’aurorité coloniale avait enfin trouvé un nom de leader à donner à un ennemis redoutable, invisble et inconnu. Ennemi organisé et cloisonné selon un organigramme semblable celui des mafias italiennes.

    Le FLN était satisfait de cette stupidité qui servait bien à protéger les vrais initiateurs et dirigeants de l’organisation et servait à semer une redoutable confusion chez l’ennemi.

    Si H’mimed s’identifiait pleinement à cette pseudo célébrité tombée du ciel. Celà correspondait pafaitement à sa personnalité de rambo et le laisser rêveur.
    Même les populations algériennes et pieds noirs avaient mordu au leurre. Cette célébrité auto – préfabriquée par la puissance coloniale a été utilisée même par Bouboum lors de la conquête du pays par ses forces armées en 1962. Il avait placé Si H’mimed en épouventail comme président en attendant de lui faire la fête.
    Voilà donc pourquoi l’avion détournée en 1956 a porté le sobriquet «Avion Ben Bella».
    Le reste des fourberies, des performances et du parcours post indépendance du personnage est connu de tout un chacun.
    A vrai dire, l’Algérie et ses générations montantes ont tout à gagner a effacer le bonhomme de leurs mémoires. Comme ils seront d’ailleurs dans l’obligation d’effacer aussi de leur Histoire Boumboum et toute sa Zamala de M’rarrkka et assimilés ramenés dans sa barda d’Oujda et de Ghardimaou en 62 s’ils souhaitent un jour sortir du cauchemar dans lequel le peuple algérien se trouve actuellement.
    Rabah Benali

  23. @ Rabah Benali :
    "L’autorité coloniale avait enfin trouvé un nom de leader à donner à un ennemis redoutable, invisible et inconnu… Cette célébrité auto – préfabriquée par la puissance coloniale". Arrêtez d’induire les gens dans l’erreur. Ce n’est pas la France qui forme le GPRA, le gouvernement de ses ennemis, c’est absurde.
    "Cette célébrité… a été utilisée même par Bouboum lors de la conquête du pays par ses forces armées en 1962. Il avait placé Si H’mimed en épouvantail comme président en attendant de lui faire la fête. » Là, c’est bien vu. Bis répétita en 1992 avec cette-fois-ci le deuxième vice-président du GPRA Boudiaf. Ben Bella, Boudiaf, même parcours, des innocents pour ne pas dire autre chose.
    «Ils souhaitent un jour sortir du cauchemar dans lequel peuple algérien se trouve actuellement ». Pour cela, il faut justement rechercher la vérité et ne pas faire comme l’autruche.

  24. @ Afif Haouli. Désolé, le peuple algérien n’est ni dupe ni immature comme l’ont cru ou le croient toujours certains, pour se laisser «induire en erreur» comme vous le dites. Certes, la secte des planqués d’Oujda, ses adeptes et ses associés de tout bords lui ont volé sa révolution en érigeant le déspotisme, la cupidité et le mensonge en culture de gouvernance et en projet de société: Mais ce peuple, toute génération confondue, a toujours su puiser dans ses entrailles culturelles amazigho – méditerranéennes et montré ses capacités redoutables à rebondir et à se libérer de ses oppresseurs. Affirmatif de nouveau!! La fameuse «célébrité» (plutôt renommée que célébrité!!) de Si H’mimed était un pur concours de circonstances que toutes les parties en conflit de l’époque avaient préfabriquée, entretenue et utilisée.
    Je ne réclame point l’exclusivité, ni la primeur de cette conclusion qui semble vous poser problème. Pour essayer d’appaiser votre ardeur à vouloir nier, pour des raisons incomprehensibles, certaines réalités, je vous rassure que cette conclusion est le résultat d'une part d’inombrables témoignages d’acteurs des faits. Et surtout d'autres parts, de très nombreux croisements de lectures intenses de plus d’une centaine de livres écrits par des temoins de l’époque, des écrivains et des historiens d’horizons, de cultures et d’idéologies différentes. De nombreux livres dont certains datent même des années ou Boumboum avaient transformé l’Algérie en une vaste prison à ciel ouvert dans laquellle la grande majorité des «détenus» ignorait à l’époque même leurs existences.

    J’épère que vous pouvez comprendre que la mise sous cocon hermétique de la chose culturelle dans notre pays depuis 62, n’a pas empéché l’écriture de nombreux ouvrages sur son Histoire contemporaine.

    J’épère aussi que vous n’ignorez pas que même de nos jours, de nombreux livres retraçant certaines épisodes de notre Histoire ou quelques histoires sulfureuses sur les tribus des caciques genre Si H'mimed and Co. demeurent toujours interdits ou disons non tolérés chez nous.

    J’espère enfin que vous saisissez bien que les moyens modernes de communication de ce 21 siecle ont brisé totalement toutes possibilité de cachoteries, de manipulations et de désinformation genre «Si H’hmimed heros intrépide de tout les temps.»

    Aujourd’hui, tout un chacun sait que l’idée de donner encore une fois à la lutte armée de l’époque, une entité officielle rassembleuses et réunificative avait germé avant la mort de Abane. Elle a été relancée par Aït Ahmed (Certainement avec le concentement de ses codétenus) depuis sa prison dans une lettre adressée au CEE. La création du GPRA en 58 était tout d’abord la suite logique des principes fondamentaux du congrés de la soumame et surtout une réponse à De Gaulle qui venait d’être rappelé aux affaires et qui soutenait, entre autre, ne pas avoir d’interlocuteur officiel légitime représentant le peuple algérien pour pouvoir négocier.
    Tout le monde sait aussi que le congrés se la soumame n’était pas la tasse de thé appréciée de notre «Heros caporal chef Si H’mimed». Est-ce là un mensonge ?

    Tout le monde sait désormais que le caporal de monte cassino avait tourner le dos à ses compagnons de fortune dès que Boumboum au traverse son envoyé spécial Si Abdeka était à la recherche d’un leurre crédible à mettre temporairement au devant de la scène. Est-ce là un autre mensonge ?

    Tout le monde sait les fourberies du caporal depuis 62 jusqu'à son passage à la trappe en 65.
    Est-ce là un autre mensonge ? Les chaumières kabyles se rappellent de la soldatesque de Si H’hmimed and co en 1963.
    Est-ce là un autre mensonge ? Nos mères et grands-mères se demandent toujours où sont passé leurs bijoux du Sandouk tadamoun ? Certaines de celles qui sont encore en vie croient toujours qu ils sont gardés au chaud chez Ben Berla ou bien Ven vella et qu'elles vont peut être jour pouvoir les récupérer. Est-ce là un autre mensonge ?
    Et la liste et très très très longue !!
    De grâce M. Afif oublions le bonhomme, déchirons la pettite feuille des histoires de Ben Bella et passons àd'autres choses plus sérieuses dont notre pays a cruellement besoin pour essayer de se relever et sortir du cauchemar.

    Cordialement.

    Rabah Benali

  25. @ Rabah Benali :

    Ce forum est à 10.667 lectures le 28/01/2012 à 15h45. J’espère que vous n’êtes pas un faux frère et qu’on va finir par s’entendre et surtout réussir à faire passer le message aux 10.000 lecteurs qui nous lisent, le message le seul qui vaille, celui de la vérité. Vous avez asséné pas mal d’opinions sur ben Bella, vous êtes tout à fait libre, d’autres peuvent avoir des opinions contraires ou différentes, c’est leur droit, et de la confrontation des opinions peut jaillir la lumière. Nous n’en sommes pas là ou plutôt si : en ce qui me concerne, je suis d’accord avec vos opinions sur Ben Bella. Par contre, là où je ne suis pas d’accord avec vous, c’est sur les faits historiques, d’ailleurs il n’y a pas à être d’accord ou pas, un fait est un fait surtout s’il est basé sur des preuves écrites. Et c’est le cas de Ben Bella, seul Vice-président dans les deux premiers GPRA alors que ces codétenus ont été désignés comme ministres d’état, y compris Boudiaf. Pourquoi, d’après vous, les membres du CNRA qui n’étaient pas des enfants de chœur comme les 3B et d’autres colonels ainsi que des cadres politiques de valeur comme Abdelhamid Mehri, Ben Khedda et Saad Dahleb ont-ils choisi Ben Bella parmi les cinq pour être Vice-président du GPRA ? Ils ne l’ont pas tiré à la roulette russe, je suppose. D’après vous, cela est due à une renommée préfabriquée selon de nombreux analystes. Ecoutez, cher frère, si vous avez l’âme d’un vrai Amazigh, que ces Amazighs ont une haute estime de l’ALN et du FLN, sinon ils les auraient abandonnés à l’Armée française, vous ne devez jamais colporté les sornettes de ces analystes qui prétendent que les hauts cadres de la Révolution, membres du CNRA, peuvent être influencés par des journaleux français ou autres. Une décision du CNRA, la seule institution démocratique qu’ait connu le peuple algérien depuis 1954, çà se respecte, sinon c’est une médisance anti-peuple algérien.

  26. Je voudrais joindre un indice après avoir lu l'article au sujet du maire de Zéralda où il est révélé que votre père à renvoyé un jour un général de son bureau ……….il n'est pas loin, l’instigateur.

  27. @ Afif HAOULI
    Il est irresponsable de demander à la génération montante de lire son Histoire pour construire son devenir en se contentant de déguster des plats à la sauce pseudo-révolutionnaire de combattants de l’ombre planqués dans des hamams – boxants d’Oujda et d’ailleurs. Comme il est aussi malhonnête d’essayer de persuader ces générations de l'idée que des centaines d’écrits d’origines multiples retraçant des vérités historiques sur le passé récent de leur pays ne sont que «sornettes d’analystes» égarés.
    La nomination (symbolique) du caporal de Monté Cassino au poste de deuxieme vice-président du GPRA, répondait tout simplement à l’esprit de base du déclenchement de la lutte en 54 d’une part et au développement de la situation en 58 d’autre part.
    Dès 1954, il était clair à l’esprit des acteurs déclencheurs de l’évènement que l’action armée devait être impérativement accompagnée par une action politique et psychologique intense. À l’action psychologique appartient aussi la diversion et la désinformation.
    L’odyssée d'intox et de désinformation concernant le caporal a commencé par son atterrissage au Caire et ses débats amoureux avec les services secrets égyptiens. Son arrestation en 1956 a accéléré la confection de l'image du personnage le présentant comme «mokh» (cerveau) de l'organisation. Les historiques têtes pensantes FLN de l’époque avaient considéré à l'hunanimité, et à juste titre, que l'entretien du mythe Ben Bella cow boy principal de la bagarre ne pouvait être que bénéfique à la cause. Cela allait accentuer la confusion aux seins des sercvices de l'ennemi. In fine même Boumboum n'a pas hésité, pour leurrer le peuple, à l'utiliser dans son plan machiavélique que nous connaissons.
    En 1958, le CEE, voyant pointer à l'horizon une éventuelle sortie de crise, accentua l’action psychologique afin de parer aux manœuvres diaboliques Gauliennes. En nommant parmis ses membres des détenus dont le champs d’action était réduit à sa valeur symbolique pour ne pas dire zéro, Il espérait, obtenir à cet effet, une hypothétique libération éventuelle rapide de ces prisonniers. Dans le cas contraire, les protéger au maximum des exactions de leurs géoliers et en dernier espoir présenter au moins une organisation riche, abondante et étoffée parmis ses rangs. Le reste de l’histoire est connue.

    Pratiquement c’est les mêmes «braves», dont certains au maquis depuis 1947, qui sont allés au casse-pipe en 1954, qui ont donné un sens à la révolte en organisant le congrès de la Soummam, qui ont essayé d’accélerer les choses lors de la bataille d’Alger, qui devaient de nouveau se présenter devant leurs ennemis à la table des négociations pour se voir traités de «nobody» et s’entendre dire «Vous de l’autre côté de la table».
    Ce sera ces mêmes «braves» qui vont s’entendre traiter par les planqués genre Ben Bella end co de traitres à la nation et de bradeurs de révolution sur le champ de bataille de Meulin et d’Evian. Et ce sera ces mêmes braves qui se verront abattus comme des malfrats dans quelques hôtels lointains, mis à la trappe ou poussés à l’exil. Et ce sera ces mêmes braves qu’on essayera d’effacer de la mémoire historique de tout un peuple.
    Il est indécent, primitif et inacceptable d’entendre dire que si «ces Amazighs veulent avoir de la «haute estime de l’ALN et du FLN», ils doivent faire ceci ou dire cela. Je ne vois pas comment ces «Amazighs» peuvent juste avoir une simple estime en ces organisations. A-t-on vu un parent quelconque avoir juste une simple et vulgaire estime en sa propre progéniture qu’il a enfantée et qu’il a douloureusement élevée ?
    Il est temps à présent d’informer les générations montantes que c’est les parties du peuple amazigh échappées à l’envahisseur destructeur hillalien qui ont fait le boulot. (Aurès – Kabylie – Nord constantinois – contrées du sud). Pendant ce temps, les autres parties de ce même peuple amazigh intensément et profondément pollués et gangréné à la sauce arabo-tchektchouka s’interessait plutôt au pekho et à la hamamologie. Et c'est cette deuxième partie de ce peuple qui nous dit aujourd'hui que l'Algérie s'est faite à Oujda et que son salut viendra de Tlemcen.

    Il est bien temps de tourner (Plutôt d'arracher) la page de la Sarl Ben berla – Boumboum – associés et descendants, de déclarer cette Sarl en faillite et de passer à autres choses de plus sérieux.
    Cordialement
    Rabah Benali

  28. @ Rabah Benali :
    UN : « Il est temps à présent d’informer les générations montantes que c’est les parties du peuple amazigh échappées à l’envahisseur destructeur hillalien qui ont fait le boulot. (Aurès – Kabylie – Nord constantinois – contrées du sud). Pendant ce temps, les autres parties de ce même peuple amazigh intensément et profondément pollués et gangréné à la sauce arabo-tchektchouka s’interessait plutôt au pekho et à la hamamologie. » En réponse : ci-après un commentaire en réponse à un ignorant posté dans un autre forum http://kabylie.unblog.fr/2009/11/07/algerie-rcd-histoire-graves-propos-de-noureddine-ait-hamouda-a-lencontre-de-lemir-abdelkader -7-nov-2009/ : « Vous savez que le « civilisateur » français a utilisé plusieurs moyens dans son œuvre de massacres de populations désarmées. A votre avis, entre le bombardement aveugle perpétré à plusieurs mètres du sol de votre village de Kabylie, et l’enfumade dans une grotte, froidement organisée et exécutée avec le cri et les râles des suppliciés, quel est le plus atroce ? Avez-vous entendu parler de l’enfumade du Dahra intervenue en 1845 ? Cette enfumade qui a causé un millier de victimes et qui a eu lieu à 20 klms de mon village, à une époque où il n’y avait ni Egypte, ni armes à attendre de sa part, ni la réconfortante « Voix des Arabes », ni le soutien des autres pays arabes, ni la chaude alliance du camp communiste (URSS, Chine, etc…), ni ONU, ni presse internationale, etc…Les troupes françaises avaient carte blanche et tuaient sans compter, sans rendre compte à personne. L’enfumade du Dahra n’était pas un cas isolé, loin s’en faut. Cette politique de la terre brûlée et du massacre des civils découlait de la stratégie des envahisseurs pour décourager les combattants algériens et les pousser à déposer les armes, stratégie bien illustrée par la déclaration suivante du Commandant en chef des troupes françaises, le Maréchal Bugeaud : « Peut-on courir partout à la fois ? Peut-on parer tous les coups d’aiguillon ? Evidemment non ! Mais, on peut poursuivre et atteindre les populations qui lui fournissent des cavaliers et des ressources…Et l’Emir ne trouvera partout que misère et désolation. » Malgré cette politique de massacres systématiques, l’Emir a tenu la dragée haute à la France durant 15 longues années (1832/1847), la moitié de la population de la région ouest a péri, chiffre supérieur à l’ensemble des pertes subies par toutes les régions lors de la guerre de libération nationale 54/62. » Pendant que les amazighos-hillaliens de l’Ouest se battaient tragiquement seuls pendant 17 longues années, que faisaient nos frères (Aurès – Kabylie – Nord constantinois – contrées du sud) ?

    DEUX : « Les plats à la sauce pseudo-révolutionnaire de combattants de l’ombre planqués dans des hammams – boxants d’Oujda et d’ailleurs.» où toutes les régions étaient dignement représentées, cher ami.

    Trois: « Comme il est aussi malhonnête d’essayer de persuader ces générations de l'idée que des centaines d’écrits d’origines multiples retraçant des vérités historiques sur le passé récent de leur pays ne sont que «sornettes d’analystes» égarés. » Oui, je maintiens que l’histoire de la presse française qui a fabriqué Ben Bella est une sornette, quel que soit mon désaccord sur le parcours de Ben Bella après l’indépendance, explication au point cinq.

    Quatre : « La nomination (symbolique) du caporal de Monté Cassino au poste de deuxième vice-président du GPRA » Erreur, elle n’était pas symbolique : elle signifiait que si Ben Bella était libre, c’est lui qui aurait eu la présidence du GPRA, c’est cela ce que cela veut dire. Cela veut dire aussi que le vrai Coordonnateur du 1er Novembre, c’était Ben Bella et non Boudiaf, sinon, pourquoi, les instances de la Révolution lui ont-ils donné la prééminence.

    Cinq: « Une action politique et psychologique intense. A l’action psychologique appartient aussi la diversion et la désinformation. » Mais alors, comment expliquer qu'Abane Ramdane et Messali Hadj, soient eux aussi tombés dans le panneau : le premier, dans la préparation du Congrès de la Soummam, demandait à la Délégation extérieure d’envoyer deux délégués en disant « Envoyez de préférence Ben Bella et Aït Ahmed, ou Ben Bella et Khider (source : « Le courrier Alger-Le Caire page 169) et le deuxième Messali dans ses négociations avec le FLN instruisait ses collaborateurs comme suit « Cette réponse ne peut être remise qu’à Ben Bella, car le parti ne peut, en aucun cas, discuter avec le FLN par personne interposée. »(Source : « Les archives de la Révolution algérienne » de Mohamed Harbi, page 125). Messali et Abbane menés en bateau par les services français, quel roman ? Avec une pareille supposition, on peut dire n'importe quoi.

  29. Nous y voilà !!
    Les esprits formatés à l’arabo-islamo-bahthisme, nous font passer en douceur d’un débat relatif à des événements récents ayant influencé et accéléré le drame Algérien ces trois (03) dernières décénies, à une polémique creuse sans valeur sur des faits secondaires supposés ou réels datants du siècle dernier.

    On passe du débat 1962-2012, – causes ayant mené le pays au fond de l’abime et de l’horreur absolues, à un débat stérile 1830-1954, relatif aux révoltes multiples à répétition des premières années de la colonisation. Pour faire monter de façon crédible la sauce de la tchekchouka on nous ajoute un peu de contemporain genre RCD – Fils à Amirouche – «Zaim» au tarbouche sans oublier l’épice passe partout; Fafa.

    Du Boudiaf-Ghozali-Ben Bella (évènements des 30-40 dernières années) on nous réchauffe un plat vieux de 160 ans. Emir Abdelka héros sauveur de la nation, références absolues au Ben berlisme, Boumboumisme, Abdelazizme des années 60-2012.
    Pour ces esprits étroits, profondément pollués à cette sauce périmée fabriquée par la Sarl Tribu d’Oujda corporation, associés et ayant droits, l’équation simpliste traditionnelle caractérisant l’amazighité du peuple Algérien se décline en Amazigh = Kabyle = Athée = Chrétien = Alcool = Moeurs légères = Fafa = Traites à la nation.
    Lorsqu’on essaye d’approuver des historiens de tous bords qui révèlent que la célébrité (pardon la renommée) de Ben Bella était un accident de l’histoire et en grande partie l’œuvre des services intox de l’armée coloniale de l’époque, ces esprits crient au loup et nous expliquent que l’Emir Abdelka est la référence première et unique de la résistance algérienne à la colonisation.

    Lorsqu’on essaye de rappeler l’amazighité initale totale, entière et complète de l’ensemble du peuple algérien avant l’arabisation partielle et/ou superficielle de quelques régions de ses territoires, ces mêmes esprits hurlent de nouveau au loup et évoquent le séparatisme, le relativisme et le négacionisme, des populations qui ont plus ou moins réussi à résister totalement à la «culture» hillalienne et conserver jalouseument celle de leurs ancêtres.

    Pour ce faire, ces illuminés insistent sur le caractère religieux et hautement sacré des pétarades émiriennes qui ont duré env. 17 années pour aboutir à une capitulation. Capitulation qui a permis au «guerrier intrépide» de sauver sa peau et finir paisiblement ses jours à Damas.
    Par contre, ces mêmes illuminés évitent de préciser que les 4 à 5000 guerriers que comptait
    l’armée de l’emir en fin de parcours étaient issus de tribus diverses amazigho–arabo–islamisées souvent par la ruse et l’épée. Ils ne disent pas aussi que nombreux étaient les kouloughlis qui formaient son élite. Que l’organistion jusqu’à sa tenue vestimentaire en passant par la monnaie de paiement qui servait à la rémunérer étaient inspirées des armées de l’occupant antécédent à savoir le turc.

    Est-ce que ceux qui vont certainement voir une forme de blasphème dans ces présent propos peuvent nous dire si les gésticulations guerrières de l’emir ont pu éviter au peuple Algérien les affres, malheurs et souffrances de la nuit coloniale? La réponse est non. ! Donc de grace cessez la supércherie.

    Comme à ceux aussi qui nous bassinent les oreilles avec les bienfaits du Benberlisme – Bouboumisme et Abdelazizisme. Est-ce qu’ils auront eux aussi le culot de nous expliquer qu’en Algérie de 2012, Soit 50 longues années après Ben Bella et 160 très longues années après l’emir Abdeka la situation dans ce pays de millions de chouhada , de millions de moudjahidine de plus en plus jeunes, de millions de famille révolutionnaires de plus en plus nombreuse, de généraux de plus en plus gros et jouflux et de tangos résiduels toujours insaisissables depuis des décennies répondrait au suivant:

    a/ La sécurité alimentaire du pays est assurée ? Non – 80 % de ses besoins viennent d’ailleurs.

    b/ Le peuple est bien soigné ? Non – Les hopitaux publiques sont des mouroires. Les cliniques privées des coupes gorges accessibles uniquement à une mince pillicule de la société. Les bonzes aparatchiks et associés se font soigner chez Fafa. les pénuries de médicaments sont gérées par des hommes de l’ombre.

    c/ Le peuple vit en sécurité ? Non – Le terrosrisme « risiduel» est toujours risiduel depuis plus de 30 ans. Des terroristes sont tués quotidiennement. Il n’y jamais de tangos prisonniers. Ils sont «invisibles, insaisissables, inodores et incolores» mais ils existent toujours en cas ou le peuple cherche à s’émanciper de sa stricte situation de tube digestif.

    d/ Le peuple est éduqué ? Non – 20 % d’analphabetes au vrai sens du mot (Selon des organismes spécialisés internationaux) et 90 % au sens figuré de l’expression.

    e/ Le peuple est cultivé ? Oui – Il va à la mosquée à toute heure. Il lit et relit sans cesse un seul et unique livre dans lequel se trouve toute la science universelle. Il y a des gens qui le lisent et le relisent depuis leur maturité. Ces gens multiplient o3mrate et hadjate. Ils haissent ce qui est beau et sublime. Ils n’ont de pensés qu’au paradis qui semble n’attendre qu’eux. Ils ne fréquentent pas les cinochs ou les theatres.(Y Latiff !!). Les artistes de tout bord et de tout art s’épanouissent à merveille. Les librairies croulent sous le poids de livres de oulamas qui n’ont jamais trouvé ou inventé quoi que ce soit. L’architecture est sublime et artistique à la fois. Les constructions resemblent à des œuvres d’art dignes des plus belles favelas brésiliennes bombradées à la bombe à billes. Les rues des villes sont nickel etc…Donc du coté «culure» tout marche bien.

    f/ Le peuple parle t’il arabe ou une quelconque autre langue vivante ? Non – La langue parlée dans la rue est un mélange cacophonique indescriptible auquel s’ajoute quelques spécifités d’accents régionaux. La majorité des officiels se masturbent la cervelle à chaque fois qu’ils sont devant une caméra obligés de répondre à la norme arabique en vigueur. Une partie minimale d’entre eux, y compris les présentateurs télé, font semblant de maitriser la langue Hillalienne en ressassant en boucle des formules usées jusqu’à la corde. Langues vivantes étrangères – pas besoins – On survit et prie entre nous chacun dans son dialecte!!

    .g/ Le peuple vit de son labeur ? Non – 98 % des recettes qui lui permettent de survivre proviennent des exportations d’hydrocarbures.

    h/ Le pays est indépendant ? Non – Les hydrocarbures qui lui permettent de survivre sont produits par des multinationales sans lesquelles les pompes s’arrêteraient. L’industrie industrialisante Boumboumienne n’est que tas de ferraille convoités à l’export notamment par des frères arabes «El habaibs» venus de Syrie, de Jordanie, d’Egypte, du Liban et de Palestine etc.. C'est-à-dire par tout ce qui peut être désigné par notre parlé poupulaire «El a3raya» (Les nus) du machrek. Et la liste est très longue.

    Donc in fine ces Amazighs partielement arabisés et islamisés et ceux non arabisés et non islamisés du pays Algérie ne sont vraiment pas encore sortis de l’auberge – (non pardon du hamam). La chevalresque de l’emir Abdeka et le génie du Benberlime, Boumboumisme and Co n’ont apparement pas pu faire grand-chose.
    Rabah Benali

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