L’historien Benjamin Stora nous a envoyé le courriel suivant l’article écrit par l’historien du Mouvement national Jacques Simon.
Bonjour, Je viens de découvrir, avec stupéfaction, un article publié par Mr J. Simon, publié par votre journal, et gravement diffamatoire. En effet il est écrit: « Précisons que B. Stora n’a jamais soutenu le combat des Berbères pour leur identité et il n’a jamais participé à des actions contre la répression permanente contre la Kabylie, normal puisqu’il a toujours soutenu les régimes en place et que pour lui l’identité du peuple algérien, ce n’est pas l’amazighité mais l’arabo-islamisme« .
J’ai toute ma vie, intellectuelle et militante, soutenu le combat livré pour le respect des droits culturels et politiques berbères, et tout mon livre est un plaidoyer pour la démocratie en Algérie. Je vous demande donc de publier ce rectificatif, et me réserve le droit de poursuivre en justice M. Simon pour diffamation. Je vous prie de croire à mes meilleures salutations.
Benjamin Stora




M. Benjamin Stora a raison de poursuivre en justice ce Jaques Simon, opportuniste notoire qui roule pour un clan du pouvoir algérien. Dans ses précédentes interventions il a prétendu, sans aucune honte, que la déclaration du 1er novembre 54 a été écrite en Égypte alors qu'elle a été préparée et dactylographiée dans la maison de feu Ali Zamoum, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ce personnage tente de brouiller les cartes, de l'histoire du nationalisme algérien. Quant à s'en prendre à l'historien Benjamin Stora, il ne lui arrive même pas a la cheville, car on ne peut pas faire
une comparaison entre des livres et des torchons.
Je respecte bien Benjamin Stora mais des fois ses déclarations me onnent à réfléchir. Lorsqu'il parle sur le nationalisme algérien il donne énormément d'importance à Messali Hadj comme fondateur de l'Etoile nord-Africaine, mais il n'a jamais parlé de Imache étant donné que c'est le véritable fondateur de l'Etoile nord-africaine en 1926. J'aurais aimé de l'honnêté chez les intellectuels concernant la véritable histoire algérienne.
Ma remarque ne concerne pas que la vision de M. Stora, mais tous ceux qui mettent en avant la nation algérienne sans prendre la peine d'extirper ce qu'elle renferme d'héritage colonialiste dans ce qu'il a de plus incidieux. Cela concerne, en effet beaucoup de monde des côtés de la Méditerranée. Défendre l'Etat nation algérien, concept inexistant chez nous, revient, qu'on le veuille ou non, à défendre l'héritage colonial dans ce qu'il a de plus négatif, de plus prégnant sur nos identités respectives, nos héritages civilisationnels.
On ne peut défendre l'Algérie et les Algériens sans mettre au premier plan, ses peuples et ses identités. C'est cela l'Algérie qui ne serait ni orientale, ni occidentale, mais méditerranéenne et africaine, simplement défendre la nation algérienne dans sa conception actuelle, centraliste, revient à défendre ce que le colonialisme nous a imposé, successivement, les uns après les autres, tout au long du XIX e siècle et au début du XX e. Il y a lieu donc de faire attention aux concepts, à leur genèse, et à la façon dont ils naissent ou arrivent chez nous : par adoption ou par la force du glaive ou du fusil.
La vision de M Simon est plus conforme, au moins, à l'époque actuelle, puisqu'elle inclut la mise à nu du néolcolinailisme que constituent les Etats nations, rejetons du colonialisme.
Mr Stora,
Vous devez accepter la critique de M. Simon et nul besoin d'aller aux tribunaux. Il n'a fait que dire une vérité, oui, je vous ai écouté et lu, vous n'avez jamais cité Imache Amar, quand vous parlez d'Abane on dirait que vous parlez d'un "petit résistant"; quand vous parlez de la bataille d'Alger vous nous parler de Yacef Saadi comme cerveau alors que tout le monde sait qu'il n'était qu'un exécutant qui s'est livré a la police coloniale.
Dans la bataille d'Alger, le génie de Abane qui a compris vite qu'il fallait centrer les efforts sur Alger, c'est lui qui a rédigé les tracts, organiser les grèves…
La dernière fois que je vous ai vu a la télé, c'était avec Elkabach !!
Donc moi, je suis d'accord avec M. Simon.
"L'Histoire de notre belle Afrique du Nord est toujours écrite par les autres", dixit Sansal. Et oui puisque nos moudjahidines anciens et nouveaux et leur héritiers ne veulent pas des vérités. N'est-ce pas monsieur Abadou, Bencherif ? Qui a trahit Mellouk sur les listes des vrais faux moudjahidines, une licence d'importation ou une licence café maure ou bar à bière. Troquer son nif contre le combat de nos ainés voilà le résultat des deux pseudos FLN créés par les nationalistes et le SDECE français dont le but évidemment de neutraliser le premier depuis 1945.
Moi, personnellement, je demande à ce qu'un débat d'idées entre tous les historiens avec preuve, archives, archives personnelles des généraux, et surtout la France doit faire un effort vers les peuples de l'Afrique du nord, Obama pointe ses navires en direction de la Libye et prochainement l'Algérie. il ne restera pour la France que le goudron. La France a interet à revisiter son histoire et surtout les acteurs du SDECE doivent lever le voile sur la guerre menée en Algérie en utilisant des Algériens contre d'autres Algériens, un crime ou génocide, je pense ce qu'a fait la France (je ne suis pas contre le peuple français que je respecte énormément mais contre certains géneraux et colonels qui soutiennet la pègre de l'autre côté de la Méditerranée) est pire qu'un génocide.
Maintenant parler de la dimension amazighe que la France veut redynamiser via les révolutionnaires judeo-berbères de Nefoussa ou les Kabyles du Mak à qui je souhaite bon courage, pour se protéger contre le bronzé dixit l'italien, la France vient de comprendre qu'elle a vraiment tort sur sa politique arabe depuis la fin de la colonisation militaire.
Pour ce qui Jacques Simon et Benjamin Stora, les deux faces de la même piéce, pile ou face, franchement nous, on a plus rien à cirer, on a eu notre dose de mensonge et de pourriture politique. Même la vérité, on n'en veut plus tellement elle est amère, autant mourir analphabéte de son histoire.
A ce que je sache, l'histoire n'est pas une science exacte ! Que des historiens s'emportent, au point de vouloir ester en justice leurs collègues qui affichent une vision différente de l'histoire, laquelle après tout ne représente qu'un point de vue, avec toute la subjectivité qui se doit d'y être collée, est décevant pour les observateurs neutres que nous sommes !
Keep cool Monsieur Stora ! Même si Monsieur Simon prend des positions qui vont à contre-courant du discours officiel algérien et français, ce qui semble un tant soi peu vous irriter, je ne vois pas en quoi ses assertions comportent un niveau diffamatoire suffisant pour en arriver à
translater de petites querelles d'angles de vue divergents, somme toutes nécessaires pour faire avancer le schmillblick algérien et français, sur le terrain de la justice.
Donnez l'exemple de tolérance et de distance, nom d'une pipe ! Si vous, historiens, summums de l'éducation, donnez le spectacle d'empoignades pour si peu; il ne faudrait plus s'étonner que des hommes massacrent d'autres hommes, au nom de croyances stupides !
Ben yamin Stora est un Amazigh qui a renié son amazighité au profit de sa "judaïté". De plus en plus d'Amazighs de confession juive, comme l'étaient beaucoup de Nord-Africains, avant l'invasion arabe, revendiquent leur amazighité et en particulier Timsit Patrick et Zemmour qui ne ratent aucune occasion de dire leur kabylité.
Benjamin Stora, comme l'effronté Gaston Ghrenassia, Enrico, Amazighs de confession juive, font dans l'imposture en lorgnant vers une origine andalouse, qu'ils ne sont pas, honteux de se dire Amazighs!!!
Ben yamin Stora a montré, lors de sa participation à l'écriture du scénario du film "Les justes de la Mosquée de Paris", son manque de rigueur historique et son incroyable amnésie vis à vis de l'histoire parisienne du peuple amazigh, en particulier kabyle, en ne voyant dans ces justes que des arabo-musulmans; alors que que plus de 95% de ces justes étaient des Kabyles !
La promotion du film ne parlait malheureusement que des "ces arabes", qui étaient pourtant Kabyles, de Paris qui ont aidé à sauver les juifs et notamment le chanteur Sélim Halali. Mon grand-père, kabylo-parisien pourtant nous relatait ce fait historique de la bravoure amazighe et mettait en relief la kabylité des ces justes parisiens.
Ben yamin Stora que vous le vouliez ou non, Imazighenes sont chez eux, la colonisation arabe, romaine ou la nocive ottomane,la française et son apartheid n'y changeront rien…….
Ne voyez vous donc pas que la colonisation arabomusulmane, cher Stora, est en train de tirer ses dernieres salves avec "ses islamistes confrontés à la gestion du pouvoir en Afrique du Nord, Tamazgha, à l'orée de ce 3e millénaire et que les Imazighènes partout, en Tunisie, qui l'aurait cru ? En Libye, au Maroc, en Kabylie…lèvent le drapeau autochtone amazigh comme pour signifier que la colonisation arabo-musulmane n'a pas reussi à faire disparaître ce peuple amazigh autochtone ,son identité en méditerranée occidentale et qu'un jour de ce millénaire béni les Imazighènes et les kabyles en particulier retrouveront leur liberté et :
-donneront à leurs enfants des prénoms kabyles,
-enseigneront dans leurs écoles ,universités et autres lieux du savoir,en langue kabyle,
-feront la prière dans les mosquées, les églises, synagogues, temples boudhistes…..en kabyle
-Auront leurs pieces d'identité écrites en kabyle
Nous voyez vous ,donc,pas tout çà ,Mr benyamin stora ?
Je crois que M. Stora devait mieux maitriser sa colère : on ne peut intenter un procès pour délit d'idée ou éission d'opinion.
Je ne sais pas si M. Stora, dans ses différentes interventions écrites ou télévisées, a eu la possibilité de mesurer ses propos qui, sans verser dans la compromission avec le régime algérien et sans se départir de sa "confortable" situation d'universitaire -chercheur, n'a pas été la clareté ni la précision même……comme un arbitre craignant pour sa santé, il s'arrange toujours pour envoyer le bourreau et la victime, le voleur et le volé, le régime et le peuple algériens ……tranquillement …..scientifiquement …..dos à dos !
Ce soin de M. Stora pour ne pas compromettre le "scientifique " qu'il est et, il faut l'avouer aussi, pour garder un "crédit" auprès des régimes pour avoir "ses" "entrées " pour pouvoir continuer à jouer son rôle d'observateur "neutre" et non pas celui de la "conscience concernée" .
Libre à M. Stora d'intenter ce qu'il veut , mais je ne crois pas que les actions judiciaires remedieront aux effets de certains de ses choix et calculs qui , avec l'erosion du temps et des evenements , se sont averés ni justes , ni concernés .
Je crois que au crépuscule du régime algérien, M. Stora devrait garder la "même" attitude "éditoriale et non pas soudainement crier une quelconque "compromission" humanitaire …quitte à la faire authentifier par les tribunaux .
Quitte même à comparaitre devant un juge, je partage le même avis que M. Simon : le discours super "neutre" et hautement débarrassé de tout "militantisme" ne peut, du jour au lendemain, se transformer en prise de position claire et déterminée.
Un Amazigh, sauf s'il est un renégat, reste toujours fidèle à la mémoire de ses ancêtres : pour le moment, nos ancêtres ont adopté la langue arabe dans leur grande majorité, la nation amazighe n’étant pas confinée dans les seules régions amazighophones, mais s'étendant sur toute l'Afrique du Nord. Dans les régions amazighophones, nos ancêtres ont adopté les prénoms et les caractères d’écriture arabes. Comment qualifier ceux qui veulent remettre en cause les choix faits par nos ancêtres. A-t-on vu des Français ou des Espagnols remettre en cause l’héritage romain adopté par leurs ancêtres ? En réalité, ceux qui veulent remettre en cause les choix de leurs ancêtres amazighs, veulent en fait mendier la culture romaine que leurs propres ancêtres ont rejetée il y a de cela plusieurs siècles. Complexe de sous-dév en réalité. Que de fois n’a-t-on pas entendu de ces sous-dév culturels rejeter l’appartenance arabe parce qu’ils reprochaient aux « arabes » leur soi-disant résignation devant la dictature et la monarchie, résignation en fait partagée à égalité entre les Amazighs d’Afrique du Nord et les autres « arabes ». Aujourd’hui, tous les deux se sont levés comme un seul homme pour dire basta, ça suffit. C’est un problème de temps, les occidentaux, eux aussi, n’ont pas toujours vécu dans la démocratie. Quand on respecte le choix de ses ancêtres, on ne varie jamais de position, quels que soient les obstacles. Enfin, chacun est libre dans ses choix, sauf qu’il ne doit pas les imposer à la majorité, même dans sa propre région.