Recep Tayyip Erdogan a mis en garde lundi contre une « guerre civile et de religions » en Syrie.
« La situation qui se développe là-bas conduit à une guerre civile, une guerre raciale, de religions et de communautés. Cela doit cesser« , a averti M. Erdogan lors d’une conférence de presse télévisée. « La Turquie doit jouer un rôle. Une guerre civile qui surviendrait nous mettrait en difficulté… et ferait peser sur nous une menace« , a-t-il dit. Voilà qui est précis. Ce pays voisin était en retrait ces dernières semaines, laissant à la Ligue arabe l’initiative. Cette déclaration signe le retour de la Turquie sur le dossier syrien.
La Turquie, qui partage une frontière de 910 km avec la Syrie, son ancienne alliée, a condamné à de nombreuses reprises la répression des manifestations contre le régime syrien, qui a fait plus de 5.000 morts, selon les Nations Unies. M. Erdogan a demandé plusieurs fois l’an dernier le départ du président Bachar Al-Assad.
« La Syrie a un gouvernement qui assassine ses propres citoyens. Personne ne peut approuver (…) les régimes autoritaires« , a-t-il ajouté. La Turquie s’est jointe à la Ligue arabe et aux puissances occidentales pour imposer des sanctions économiques contre Damas. Elle a suspendu les accords de crédits financiers avec la Syrie et a gelé les avoirs du gouvernement syrien.
Lors de sa conférence de presse, M. Erdogan a déclaré que son pays avait commencé à appliquer ces sanctions et que ces dernières seraient renforcées selon l’évolution de la situation.
Avec AFP



