Réunion des "5+5" : vers un état-major non permanent en cas de crises

Les ministres de la Défense de dix pays d’Europe du sud et d’Afrique du Nord, se sont entendus dimanche à Nouakchott sur la création d’un « état-major non-permanent pour des interventions en cas de crises », a annoncé Gérard Longuet, le ministre français.

« Cette proposition de la France a été adoptée, elle nécessitera davantage d’études et d’évaluations », a déclaré M. Longuet à l’issue de la réunion des « 5+5 » (Espagne, France, Italie, Malte et Portugal pour l’Europe du sud, Algérie, Libye, Tunisie, Maroc et Mauritanie pour l’Afrique du Nord).

« Dans ce cadre, les militaires des pays membres doivent se connaître, se comprendre et rester prêts à se mobiliser immédiatement » en cas de catastrophes ou de crises humanitaires, a-t-il ajouté. Les ministres ont également adopté un « plan d’action » pour 2012 prévoyant « des actions de formation, d’échanges, ainsi que des exercices et des entraînements en commun », a de son côté déclaré son homologue mauritanien, Ahmedou Ould Idey. Le ministre marocain, Abdellatif Loudy, a vivement condamné les dernières prises d’otages dans les camps sahraouis de Tindouf, dans l’ouest de l’Algérie.

La réunion de Nouakchott s’est tenue juste après la revendication par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) de l’enlèvement de cinq otages européens les 24 et 25 novembre à Hombori et Tombouctou, dans le nord du Mali. Un groupe dissident d’Aqmi, le Mouvement unité pour le Jihad en Afrique de l’Ouest, a revendiqué quant à lui l’enlèvement fin octobre à Tindouf de trois coopérants de nationalité espagnole et italienne. Au total, douze Européens, dont six Français, sont retenus en otage dans le Sahel par Aqmi et un groupe dissident.

A l’ouverture de la rencontre, le ministre mauritanien avait appelé les pays concernés à ne pas payer de rançons pour la libération de ces otages, afin de tarir « les sources d’approvisionnent du terrorisme« .

AFP