Al-Assad : "Seul un fou pourrait tuer son propre peuple"

Dans un entretien à une chaîne américaine, le président syrien a nié avoir donné l’ordre d’abattre les manifestants dans son pays.

Décidément Bachar Al Assad est dans la dénégation la plus aveugle. Ou serait-il fou comme il le suggère dans cette entretien ? Mais l’homme est madré, en jouant les naïfs.

Ainsi, le président syrien Bachar Al-Assad a nié avoir donné l’ordre de tuer des manifestants dans son pays, affirmant que seul « un fou » ferait cela. Ces déclarations il les a tenues au cours d’un entretien accordé à la chaîne de télévision américaine ABC News diffusé mercredi. Le président-dictateur syrien a par ailleurs remis en cause le bilan de 4 000 morts dans la répression des manifestations avancé par l’ONU, affirmant que « la majorité » des personnes tuées étaient « des partisans du régime, et non l’inverse« . Il a également minimisé les conséquences des sanctions prises contre son pays, soulignant que ce n’était « pas quelque chose de nouveau« . L’entretien relevait franchement du délire, il nous fait rappeler les déclaration de la famille Kadhafi au printemps dernier. Hallucinant comment les dictateurs se ressemblent tous dans leur fonctionnement.

Sans avoir froid aux yeux, Bachar a déclaré : « On ne tue pas sa population… Aucun gouvernement dans le monde ne tue son propre peuple, à moins d’être mené par un fou« , a déclaré le président syrien au cours de l’entretien. Il a concédé du bout des lèvres que des membres des forces armées avaient pu aller trop loin, il a poursuivi : « Toute réaction violente a été le fait d’un individu, et non pas d’une institution. » « Il y a une différence entre une répression politique délibérée et quelques erreurs commises par certains responsables. Il y a une grande différence« , a-t-il ajouté. « Il n’y a pas eu d’ordre demandant de tuer ou d’être violent« , a-t-il affirmé.

Le nombre de morts minimisé

Interrogé sur le bilan avancé par l’ONU de 4 000 morts dans la répression des manifestations qui secouent le pays depuis neuf mois, Bachar el-Assad a répondu : « Qui a dit que l’ONU était une institution crédible ? » Le président syrien a par ailleurs assuré que « la plupart des personnes tuées » dans les heurts étaient « des partisans du régime, et non l’inverse« , citant le chiffre de 1 100 soldats et policiers morts. Interrogé sur les sanctions prises à l’encontre de la Syrie pour faire pression sur son régime, Bachar Al-Assad en a minimisé la portée : « Nous sommes visés par des sanctions depuis 30, 35 ans. Ce n’est pas quelque chose de nouveau« , a-t-il jugé.

« Nous ne sommes pas isolés. Les gens vont et viennent, il y a des échanges commerciaux, vous avez tout ce que vous voulez« , a-t-il déclaré.

Avec AFP