ONU : le Conseil des droits de l'homme condamne fermement Damas

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a condamné hier le régime de Damas pour les atrocités commises en Syrie, où 4 000 personnes dont plus de 300 enfants sont morts aux mains des forces de sécurité depuis le mois de mars.

« La répression brutale » des autorités syriennes, « si on n’y met pas un terme maintenant« , peut plonger le pays dans « une guerre civile à part entière« , a averti Navi Pillay, haut commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, à l’ouverture d’une session extraordinaire du Conseil consacrée à la situation en Syrie.

Dans une résolution adoptée par l’écrasante majorité de ses 47 membres – 37 voix pour, six absentions et quatre voix contre, à savoir Cuba, la Russie, l’Équateur et la Chine -, le Conseil a endossé les recommandations de la commission internationale d’enquête mandatée par les Nations unies.

Elle a en conséquence décidé de transmettre son rapport au secrétaire général de l’ONU et à tous les organes pertinents de l’organisation pour prendre les mesures adéquates.

Mais l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch considère que les actions du Conseil sont « bien en deçà de ce qui est nécessaire« , regrettant notamment que le Conseil « ne soit pas allé jusqu’à chercher le soutien du Conseil de sécurité pour que les experts de la commission » puissent entrer en Syrie, selon son responsable à Genève, Philippe Dam.

Navi Pillay a plaidé pour sa part auprès de la communauté internationale pour la protection de la population syrienne.