C’est historique. Le pétrole a touché ce mercredi le seuil des 100 dollars le baril à New York pour la première fois de son histoire !
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) à 17H20 GMT, le baril de « light sweet crude » pour livraison en février prenait 3,48 dollars à 99,46 dollars. Il avait touché peu auparavant le prix exact de 100,00 dollars.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord – également pour livraison en février – a lui aussi atteint un record historique, dépassant pour la première fois le seuil des 97 dollars et grimpant jusqu’à 97,71 dollars.
Deux facteurs principaux ont donné la fièvre au marché: l’escalade des violences au Nigeria, premier producteur de brut africain, d’une part, et la crainte d’une nouvelle chute des réserves américaines de produits pétroliers, d’autre part. La déclaration de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole que ses membres pourraient ne pas être en mesure de faire face à la demande mondiale d’ici 2024, a aggravé les choses.
Au Nigeria, mardi, des groupes d’hommes armés ont envahi Port Harcourt, centre névralgique de l’industrie pétrolière du pays. Deux postes de police et un hôtel important ont été attaqués. Quatre policiers, trois civils et six des agresseurs ont été tués. Les attaques ont été revendiquées par le groupe Niger Delta Vigilante Movement.
« Même si la violence n’a pas affecté la production de pétrole du pays, elle a ravivé les craintes puisque les attaques des militants ont eu pour effet de réduire la production de brut au Nigeria d’environ 20 pour cent depuis 2006 », a expliqué dans un document d’analyse John Gerdes, de la firme SunTrust Robinson Humphrey.
Par ailleurs, l’OPEP, qui assure 40 pour cent de l’offre mondiale de pétrole, estime que ses pays membres pourraient ne pas être en mesure de faire face à la demande d’ici 2024. L’organisation précise toutefois que cette date butoir pourrait être décalée de plusieurs décennies si ses membres augmentaient leur production plus rapidement.




Voila une excellente nouvelle pour les généraux qui démarrent l’année avec l’assurance que leurs comptes ne cesseront de grossir durant les années qui suivent proportionnellement avec les soucis de ce peuple décidément maudit!
10, 100 ou 1000 dollars c’est kifkif…ce n’est pas une histoire d’argent mais de competence. Bouteflika n’a pas un niveau d’instruction suffisant pour lui permettre d’imaginer un programme serieux de sortie de crise….à mois que ce ne soit pas le but de son "election" justement.
Que le pétrole soit coté à 100 ou 1000 dollars le baril ça ne changera rien pour nous le pauvre peuple par contre ça va profiter au clan de Bouteflika et aux généraux. Leurs comptes en Suisse, Monaco et au Luxembourg vont exploser.
Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le pays car nous ne savons pas encore transformer les opportunités que la conjoncture et dame nature nous offrent sur un plateau d’argent. Si on vous donne un million de dollars ou même mille milliards de dollars mais que vous n’avez aucune idée de ce que vous devez faire avec, alors vous allez faire n’importe quoi et c’est ce qu’on fait depuis des lustres. Depuis que ce maudit pétrole coule sous nos pieds. Le salut viendrait probablement de la fermeture de ces puits jusqu’à ce que nous sachions produire par nous mêmes nos moyens de subsistance, nos outils de production. Le pétrole, ce facteur d’inertie, sera donc neutralisé et préservé pour les générations futures lorsque les fondations de la maison Algérie seront plus sûres. On prendrait exemple sur Tarek Ibn Ziad, ce conquistador berbère qui en 711 entama la conquête de l’espagne. Après avoir traversé le détroit de Gibraltar, il mit le feu à sa flotte et prononca cette sentence historique: »La mer est derrière vous et l’ennemi est devant vous, et vous n’avez, par Dieu, que la sincérité et la patience.". Cette acte fondateur qui a permis une parfaite osmose entre courage et conviction a porté ses fruits. Les troupes ont fini par occuper toute l’Andalousie en quelques années seulement. Ce pourrait être une belle histoire à écrire sur un autre plan. Celui du dévelopement économique. Mais il nous faut notre Tarek Ibn Ziad et ce n’est certainement pas cette racaille qui l’incarnerait.
Bonne année 2008 même si le coeur n’y est pas.
De toute façon qu’est-ce que ça changera pour l’Algérie puisque la manne pétrolière ne profitera pas à la population ? c’est dommage, cet évenement aurait été l’occasion pour le gouvernement de se distinguer un peu pour une fois…
Selon le ministre du petrole, bien sur de lui meme, je cite en copiant-collant:
" l’Algérie dispose encore de plus de quarante ans de réserves de pétrole et non d’une vingtaine d’années de sursis comme il fut « colporté » par certains "
Les colporteurs ont donc tort! L’algerie sera encore riche pour 40 nas.
Nous n’avons pas vu les changements, par rapport à la qualité de la vie et en fonction de ces augmentations. Remarque, cela fait déjà une trotte depuis qu’on concocte les lois des finances à la base de … 19$ le baril ?
Même pour ceux qui travaillent dans le secteur pétroliers (dont je fais partie), les meilleurs moments remontent aux (avant) années 80. C’est dire que la normalisation des salaires de ce personnel est dictée par le général dit du ‘tube’. Les rumeurs en rapport avec les travailleurs de SH ne sont que des commérages. Ceux qui profitent sont ailleurs. Invisibles.