L’organisation dénommée Comité national de suivi du programme du président de la République ne bénéficiera plus des privilèges dont elle a usé et abusé ces dernières années.
L’organisation dénommée Comité national de suivi du programme du président de la République ne bénéficiera plus des privilèges dont elle a usé et abusé ces dernières années.
Le ministère de l’Intérieur vient, enfin, de mettre fin à son important et juteux fonds de commerce. S’étant imposé comme une autorité autoproclamée du suivi de l’état d’avancement du programme du chef de l’Etat, ce comité n’aura, désormais, aucun droit de demander des comptes à l’administration locale et aux institutions de l’Etat. Le tapis rouge ne sera plus déroulé au passage des membres de ce comité.
L’instruction adressée, le 25 octobre 2011, aux walis par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur est on ne peut plus claire : « Nous avons été informés que des membres de ce qui est appelé ‘‘le Comité national de suivi du programme du président de la République’’ se rendent souvent aux APC, aux daïras et aux directions générales pour demander des informations, des déclarations et des documents concernant la réalisation de certains projets. Dans ce cadre, je vous informe que cette organisation n’a aucune existence légale et ne jouit d’aucune qualité lui permettant de demander ce genre d’informations qui sont du ressort exclusif des pouvoirs publics », précise l’instruction n°2925, dont El Watan a pu obtenir une copie. Poursuivant, le responsable du ministère demande explicitement aux walis et aux responsables locaux de ne plus traiter avec les représentants du comité en question. « Je vous demande de ne plus traiter avec aucune partie représentant cette organisation », ajoute le ministère dans son document.
L’énigme Saïd Bouteflika
Comment ce comité a-t-il été créé ? Par qui et à quelle fin ? De quel droit une entité non reconnue légalement s’arroge les pouvoirs d’une autorité publique ? Pourquoi le ministère de l’Intérieur, qui refuse d’autoriser des activités des organisations reconnues légalement, a toléré, durant plusieurs mois, voire des années, l’existence de ce genre de comité qui, de surcroît, bénéficie même d’une large couverture de la part de la télévision nationale ? Le département de Daho Ould Kablia devrait éclairer l’opinion sur ce sujet.
Depuis 2004, plusieurs comités de soutien au programme du président de la République sont nés. Sans demander d’agrément, leurs membres activent sans aucune difficulté. Parfois, ils sont même parrainés ou soutenus par des ministres. Samedi dernier, la « Coordination des comités de soutien au programme du président de la République » a réussi à organiser, avec la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, une conférence à Alger.
Selon nos informations, ces mêmes comités préparent l’organisation, dans les prochains jours, du congrès constitutif du parti du frère cadet du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika, en l’occurrence le Rassemblement pour la concorde nationale (RCN). Un parti dont l’objectif est de porter Saïd Bouteflika (*) au pouvoir pour succéder à son frère aîné, dont l’état de santé ne lui permet pas de briguer un nouveau mandat. La réaction du ministère de l’Intérieur, aujourd’hui, vise-t-elle à faire capoter cette éventualité ? La note de ce ministère semble accréditer la thèse que cette instruction a été donnée pour couper tous les relais de soutien à une quelconque candidature de Saïd Bouteflika. L’on serait aussi tenté de nous poser la question si le Président est politiquement en perte de vitesse.
Madjid Makedhi
(*) Voir notre chronique en ci-contre : L’agenda caché de Bouteflika




Les walis eux-mêmes (que je ne plains pas) ne sont pas élus. Au nom de quoi pourront-ils faire face à des pressions venues de forces parallèles ?
Comme en Angleterre où il existe un gouvernement fantôme représentant l'opposition, qui à tout moment, est prêt à remplacer le gouvernement en place, en cas de démission. En Algérie, une association pour accompagner le programme du président, plaçant ainsi sur orbite présidentielle le frangin Saïd Bouteflika, pour sauvegarder les intérêts du clan, ignorant ce qui se passe dans le monde arabe où les peuples ne veulent plus de monarchies déguisées en Républiques. Le peuple algérien ne veut pas de "sauveur", il veut une république démocratique au sens propre du mot et non une "secte" qu'il l'empoisonne. Si Saïd veut en tant que citoyen faire de la politique et fonder son propre parti, son frère, l' actuel Président doit d'abord démissionner, et non lui servir de tremplin pour accéder au pouvoir.
La famille-fraterie de Bouteflika est devenue une famille prédatrice avec ses larbins de l'Algérie et de ses richesses. grâce au "bâton" et à la gégène du DRS de Médiene Lamine Mohamed, dit Toufik et de Zerhouni, celui qui aime bien les banquiers mexicains et le galonné général Hamel, aujourd'hui, utilisés et qui ont été utilisés pour que cette famille, ses larbins et ses parrains du DRS,comme au temps béni des colonies des colons français, qui au moins eux travaillaient et étaient besogneux, au contraire de cette famille de profiteurs déliquescente et rentière par la corruption qu'elle répand, se partagent une partie de la rente pétroliére et gazière.
Said bouteflika végétait avec un salaire de misère ,comme tous les autres assistants comme lui, ou enseignants à Bab Ezzouar, se plaignant souvent à ses collégues de l'impossibilité de joindre les deux bouts …L'Algérie libérée de ses démons sanguinaires et destructeurs qui la tiennent en tenaille entre le clan de cette famille et le bâton DRS et policier, doit juste demain,demander à Said Bouteflika comment en une décennie, avec juste un salaire de conseiller de con frère, il est devenu l'une des fortunes les plus colossales au monde..
Ses relais de la corruption à l'étranger consuls et vice-consuls que son frere demande au "pas intelligent" Medelci de nommer en savent beaucoup sur cette fortune volée au peuple algérien.
Et pourquoi ne veut-on pas de Said Président ? C'est dommage il aurait bien voulu continuer l'oeuvre dévastatrice de son frère.
C'est exact, les walis eux mêmes protégés et nommés par le présidents sont les meilleurs serviteurs car il y va de leurs intérêts personnels. Ils sont plus fidèles que ce comité alors pourquoi tant de bruit. Le jour où les walis seront originaires et élus de la wilaya qu'ils gouverneront alors là nous serons débarrassés d'un système pervers de copinage et ce genre de comité n'aura pas lieu d'être. Malheureusement ce n'est pas pour demain que l'Algérie verra des jours meilleurs et des walis honnêtes.
C’est certain que la guerre des clans prend de l'ampleur et peu à peu sort de l'invisible, ce Saîd Bouteflika à part le lien qui lui attache à Abdekka à savoir la fraternité c'est qui réellement ? Un voyou peut-être, mais il a su pendant 2 mandats à dilapider tout se qu'il bouge sur le sol algérien.