Vers la faillite ?

Abdesselam Ali-Rachedi : Temmar a sûrement raison. C’est pourquoi, il est urgent que lui-même et les décideurs qui l’ont adoubé démissionnent pour éviter à l’Algérie d’être de nouveau en faillite. L’opinion a été bernée par l’envolée des prix du baril, mais on n’a pas tenu compte de la dévaluation du dollar. Les 90 dollars par baril de 2007 sont à peu près équivalents au prix du début des années quatre-vingt. De plus, si la population a doublé en 25 ans, fort heureusement, le volume d’hyrdrocarbures exporté a lui aussi doublé, si bien qu’en termes de PIB par habitant, l’Algérie se situe à 3000 dollars, un chiffre équivalent à celui du début des années quatre-vingt. L’Algérie n’est donc pas plus riche aujourd’hui qu’elle ne l’était au début des années quatre-vingt. Or qu’avait fait le pouvoir de l’époque avec la manne pétrolière ? Le PAP (programme anti-pénuries), des dépenses de prestige (Riad El Feth et autres) et des investissements dans les infrastructures. On connait la suite … Qu’a fait le régime actuel avec la manne pétrolière : importations massives de biens de consommation (4,5 milliards de dollars de produits alimentaires, sur les 22 milliards d’importations annuels!), dépenses de prestige( projet de grande mosquée et autres) et programme d’investissement dans les infrastructures? La même politique que celle sous Chadli, avec inévitablement, à la clé, les mêmes conséquences, c’est-à-dire une faillite très probable. Dès que le marché pétrolier va se retourner (peut-être dès 2008), la situation deviendra intenable. L’idée même du plan de soutien à la relance économique est une idée chimérique. Outre le fait que certaines écoles d’économistes ne croient pas du tout aux politiques de relance y compris dans des économies bien établies, l’idée n’est même pas envisageable en Algérie. Car il faut bien comprendre que l’Algérie n’a quasiment pas d’économie au sens propre du terme (économie de production) mais seulement un système de redistribution de la rente pétrolière. Les politiques de relance ne se conçoivent que dans une économie véritable, entrée en récession (croissance négative) pour donner un coup de pouce à la croissance. Ce n’est pas le cas de l’Algérie. Pour donner un exemple trivial, si un sportif de haut niveau connaît un moment de faiblesse, on peut éventuellement lui administrer des dopants pour qu’il retrouve la forme et améliore ses performances, mais on ne fera jamais du citoyen lambda qui n’a jamais pratiqué de sport un athlète olympique. C’est pourquoi le PSRE est voué à l’échec. Il aurait fallu plutôt faire les réformes indispensables pour jeter les bases d’une véritable économie productive en luttant contre toutes les situations de rente. En particuler, il aurait fallu cesser de financer à perte les entreprises publiques déstructurées et les clientèles du pouvoir et réorienter le crédit bancaire vers les opérateurs privés honnêtes, notamment les cadres issus du secteur public, et les jeunes diplomés porteurs de projets, de manière à développer le réseau des PME-PMI. Mais, il ne faut pas rêver, tant que le pouvoir algérien est ce qu’il est …

10 commentaires

  1. Aprés les scandales financiers qui ont secoué le pays et le pouvoir durant le mandat de Bouteflika, c’est son bilan qui est dévoilé au fil des jours à l’opinion. Aprés les dramatiques résultats de la réconciliation, les 40.000 bidonvilles qui ceinturent la capitale, les harragas… aujourd’hui c’est un ministre proche du cercle présidentiel qui enfonce le clou en annonçant que les caisses de l’Etat sont vides. Bouteflika, son entourage et ceux qui l’ont fait Président sont justiciables, ils devront rendre des comptes…Le rêve d’un troisième mandat est une utopie.

  2. La dizaine de généraux et leur marionnette Bouteflika ne pensent et n’activent que leurs propres intérêts PERSONNELS et ceux de leur progéniture.
    Comment voulez-vous qu’un homme :
    – qui a participé à la prise de pouvoir par les armes en 62
    – qui a été condamné pour vol par la cour des comptes
    – qu’on n’a jamais entendu pendant les années de sang
    – qui a cautionné l’assassinat de jeunes dans les gendarmeries
    puisse aujourd’hui gouverner le pays ?

  3. mais ou sont les hommes de l’Algerie pour faire degager c broula incompetant qui nous menent au desespoire et le peuple qu’il arrete de les croire qu’il reagisse impeu c aussi notre pays vraiment des incompetant ils n’ont rien fait sauf quelques tremis et hop ya plus d’argent

  4. M. Rachedi, un peu de rigueur scientifique svp, vous êtes universitaire et vous ne pouvez ignorer qu’un écrit sans sources reconnues est à considérer comme étant des affirmations n’engageant que leur auteur et que certains n’hésiteront pas de qualifier de pure spéculation. Quand vous dites "M. Temmar a sans doute raison.." vous faites une hypothèse et tout ce qui suit en est fonction. J’aurai aimé savoir sur quoi vous basez vous pour faire une telle hypothèse. Sur les dires d’un ministre algérien ? On a entendu des vertes et pas mûres depuis qu’ils ont confisqué notre indépendance!! Vous affirmez que la flambée des prix du pétrole a été "compensée" par la dévalorisation du dollar et que l’on se retrouve au mm niveau que celui des années 80 ??? Quelles sont vos sources ? A mon avis, vos calculs sont inexacts et n’importe quel étudiant de 3ème année vous démontrera que la baisse du dollar est minime par rapport à ce que les ventes d’hydrocarbures ont rapporté aux pays producteurs. D’ailleurs j’ai lu dernièrement dans les quotidiens nationaux que nos réserves de change s’élevait à 140 milliards de dollars dont 80 étaient dans des banques américaines et c’est le ministre des finances qui le disait. Alors, lequel des ministres doit on croire ? De plus, vous dites que le régime a dépensé toute la manne pétrolière dans des projets d’infrastructures et des importations d’aliments. Mais où sont ces projets et ces importations qui auraient autant coûtés? M. le Ministre Ali-Rachedi, je vous apporte la contradiction pour d’une part enrichir le débat et d’autre part, pour que la critique de ce régime pourri soit d’une rigueur à toute épreuve. Par ailleurs, vous demandez seulement qu’ils démissionnent avant la faillite. Tout algérien, convaincu comme vous semblez l’être que la manne pétrolière a disparu, demanderait des explications et des comptes si ce n’est plus !! Pour ma part, je ne pense pas que tout cet argent engrangé par l’Algérie ait été dépensé ou même engagé dans des dépenses quelconques. Je crois plutôt qu’il s’agit là d’une surenchère du clan présidentiel dont le but reste et demeure le 3ème mandat.

  5. Selon la presse nationale qui rapporte (bien ou mal’) que devant des étudiants (comme à l’époque au début de années 90) un autre Abdelhamid, celui là Temmar de son nom, dont le savoir et la compétence en tant que professeur de sciences économiques ne peuvent être mis en doute (je fus « son étudiant » en 1971 en troisième année à la faculté de Droit et des sciences économiques d’Alger), aurait déclaré que « Les caisses de l’État sont vides! ».

    Dans une société démocratique, une telle affirmation qui a effarouché, jusque là, seulement nos journalistes qui se sont mis à faire les plus folles suppositions et se sont questionné tout en s’étonnant que les milliards de notre Algérie se sont volatilisés, volés, détournés….aurait reçu un traitement médiatique bien différent.
    Les journalistes et autres analystes et économistes se seraient immédiatement penchés sur la question et auraient livré dans l’édition, la plus matinale de leur canard, les résultats de leurs investigations, justifiant, le cas échéant, la déclaration de l’homme politique par des données vérifiables car provenant de leur banque de données personnelles appuyées par des experts qui suivent de près les dépenses du gouvernement et qui foisonnent dans les sociétés démocratiques, ou l’infirmant en proposant aux lecteurs leur vision et approche démontrant la dilapidation des deniers publics et l’ argumentant à l’aide de données sérieuses, provenant de sources crédibles pouvant être contestées car conçues et obtenues par des scientifiques..

    Notre pays ne disposant ni d’outils, ni d’instruments de mesures et d’analyse crédibles, il est loisible au premier venu de dire une chose et son contraire sans que quiconque ne lui reproche la contradiction à l’aide de données vérifiables et incontestables. Également, notre appareil statistique est tellement déficient qu’il devient pratiquement impossible aux chercheurs et aux étudiants de s’appuyer sur cet indispensable instrument pour conforter leurs analyses et asseoir leurs hypothèses.

    Dans le cas d’espèce qui nous interpelle aujourd’hui, la déclaration de M. Temmar, un calcul élémentaire des engagements de dépenses prévues à moyen terme sur le fantomatique Projet de relance de l’Économie, lui-même s’appuyant sur un programme du Président, que seuls des initiés connaîtraient en en rappelant, à satiété, son existence et son importance, révèlerait immédiatement que les réserves de change, dont le niveau s’est déprécié de plus 40% (en 2007 seulement!)par rapport à l’Euro, dont notre pays tire son orgueil actuel, seraient bien insuffisantes pour mener à terme tous les programmes de réalisation d’infrastructures.

    M. Temmar, en faisant cette déclaration vient de servir sur un plateau d’argent, aux journalistes, aux économistes et aux hommes politiques l’occasion d’ouvrir un débat sur cette question que ne soulèvent pas ceux qui doivent le faire : nos députés.

    Il est pour le moins loufoque de centrer et focaliser le débat sur une déclaration et passer sous silence la nécessité de se saisir de ce dossier et de le confier à des praticiens de l’économie qui peuvent par leur approche scientifique et sincère éclairer les citoyens et les gouvernants qui ne brillent pas tous par la maîtrise de la donne économique.

    Il y a bien en Algérie, des professeurs d’économie, une commission économique au Parlement et au Sénat, ainsi qu’une association d’économistes et des journalistes spécialisés en économie. Ils seraient bien qualifiés pour, une fois, faire preuve de patriotisme et livrer une appréciation éclairée de la situation économique de notre pays sans faire dans la surenchère.

    Y a-t-il encore un peu d’espoir pour voir une telle initiative se réalise?
    Le président de la République, qui ne peut pas tout faire seul, n’est il pas le premier concerné pour connaître la véritable situation de l’économie du pays qu’il administre? Y a-t-il encore assez d’espoir pour voir se réaliser une telle initiative ? En cette fin d’année, peu reluisante pour un grand nombre de nos compatriotes, osons espérer qu’un tel vœu devienne réalité.

  6. Mr Ali Rachedi, l’argent du peuple se retrouve dans le Hamiz et dans le Doubai d’El Eulma dans des sacs poubelles hachak!.Le débarquement à Alger dés les années 80 d’une espèce de prédateurs en voie de profilération a fagocité la plupart des secteurs en chassant tous les cadres formés par l’algérie des années 60/70 et les a remplacé par des ignares du t’bznis à l’oriental.Une économie de production démantelée et remplacée par le container rempli de cornet de glaces et de cures dents.Voilà où va l’argent du pays!!

  7. de structure intellectuel simple, comme la majorité des Algériens, j´ai le droit de savoir ce que font les gestionnaires de ce pays nommé l´Algérie, de ma part des revenus de petrole/gaz. L´intelligence n´est elle pas d´expliquer les choses les plus complexes à Mr "tout le monde". Mon grand père avait un carnet, où il y avait 2 colonnes, l´une intitulée "Dépenses", la 2ème "Recettes". De la sorte il avait un bilan mensuel/annuel que chacun comprenait.

  8. Mr Tammar, j’ai une suggestion à vous faire pour mettre les quelques milliers de $ qui nous restent en sécurité: Confiez-les au protégé de Said Bouteflika, l’escroc Taleb-Bendiab Mokhtar l’ex directeur du Centre Culturel Algérien de Paris et actuel directeur général de l’Institut du Monde Arabe grâce à l’intervention personnel de ton frère de président auprès de Chirac en personne, vous lui avez accorder avant son départ du CCA un "rappel" de salaire de plus de 300000 euros dont la moitié à été récupérée par le fisc français en début 2007, car Bendiab n’avait pas declaré cette somme. Voila une bonne idée M.le ministre.

  9. C’était prévisible Mr Ali Rachedi, j’ai toujours soutenu que le système courrait vers sa perte et qu’il était son propre fossoyeur. Un systéme qui octroie des richesses à des faux-privés sortis du néant alors que cela devait etre l’inverse, ça ne s’est jamais vu dans aucun modèle économique sauf chez nous. Le libéralisme économique à l’Algérienne a été une véritable arnaque dans le sens du laab hmida, recham hmida qui a débouché sur une privatisation mercantile et sauvage ou tous les coups sont permis. C’est peut etre dans un moment de lucidité que notre Ministre-illusionniste Hamid Temmar aurait laché cette vérité qui n’est pas un canular, à mon avis. Cela me fait encore penser à cette déduction d’Ahmed Benbitour qui veut que l’Algérie exporte des richesses et importe de la pauvreté.

  10. Je vous interdit de dire ça Monsieur ! !!! interdit !!!
    je sui jeune de 32 ans !!! je n’avais que 25 ans quand boutef s’est présenté !!! en tant que jeune et ne connaissant pas cet être humain venu aprés 10 ans de tuerie ici s’enquérir de l’état de santé de son pays ! nous les jeunes on ne l’a jamais cru ! jamais ! et on se disai ou était t il caché celui là quand le pays tout entier s’enflammait ? ou etait ce super men quand les vrais hommes sur lesquels on a compter ! le seul homme qu’on a cautionner un vrai c’était notre regretté BOUDIAF ! celui là c’est vous qui l’avais choisi et vous avez voter pour lui tout en nous imposant que c’était un homme de confiance ! aujourd’hui taisez vous en moins aulieu de faire porter le chappeaux à de fantomatiques personnes qui n’ont exister que dand vos fables inconnus ! taisez vous ! vous nos parents !ils vous ont illetrés et ils savent ce quils font…

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