Après la suspension de la Syrie, la Ligue arabe a fait savoir dimanche qu’elle « étudie la mise en place d’un mécanisme pour protéger les civils en Syrie », comme elle l’avait fait auparavant pour la Libye.
Après la suspension de la Syrie, la Ligue arabe a fait savoir dimanche qu’elle « étudie la mise en place d’un mécanisme pour protéger les civils en Syrie », comme elle l’avait fait auparavant pour la Libye.
En attendant une résolution du Conseil de sécurité, la Ligue arabe vient de prendre une décision majeure qui si elle ne fait pas plier le régime syrien, débloquera néanmoins le débat au sein du Conseil de sécurité en vue d’une plus grande fermeté envers le régime, voire une intervention militaire. Ce changement de position de la Ligue arabe ne sera pas sans effet sur les arguments avancés par la Russie et la Chine pour bloquer toute initiative au sein du Conseil de sécurité. Cette position rappelle le précédent libyen. La Ligue arabe avait en effet décidé le 22 février desuspendre la participation de la Libye à ses réunions, peu après le début de la vague des révoltes du « Printemps arabe ». Le 12 mars, la Ligue avait réclamé au Conseil de sécurité de l’ONU de protéger la population civile libyenne. Cinq jours après cette demande, le Conseil de sécurité avait adopté une résolution instaurant une zone d’exclusion aérienne et autorisant l’usage de la force pour protéger les civils, ce qui a permis 48 h plus tard l’intervention militaire internationale dont l’OTAN a pris les commandes fin mars.
D’anciens proches du régime appellent au départ de Bachar
Il y a d’abord Riffat Al Assad. L’oncle de Bachar Al-Assad rompt le silence. Dans une interview au quotidien français Le Figaro et au quotidien libanais Al-Safir, Rifaat Al-Assad appelle pour la première fois le président syrien à « rendre le pouvoir au peuple », et demande à la communauté internationale de trouver « un refuge » à la famille Assad.
Au lendemain de la décision de la Ligue arabe de suspendre Damas des instances de l’organisation, Bachar « doit arrêter le bain de sang et rendre enfin le pouvoir au peuple syrien », a affirmé ce dimanche l’ancien vice-président syrien en marge d’une conférence organisée par ses proches dans un hôtel parisien. « C’est inacceptable que Bachar puisse penser se maintenir au pouvoir en continuant les tueries », a lancé son oncle, qui avait dû s’exiler en 1998 sur ordres du président de l’époque Hafez Al-Assad. Depuis huit mois qu’une révolte populaire réprimée par le régime secoue le pouvoir syrien, « Bachar s’est prononcé plusieurs fois pour des réformes. Mais on n’a rien vu venir. Il n’a rien fait de sérieux », accuse Rifaat, 71 ans, qui assure n’avoir « aucune ambition » politique.
Un refuge pour Bachar et sa famille
Le frère de l’ancien président syrien, Hafez, redoute une guerre civile. « C’est ce qui nous fait peur. Nous n’aurons alors plus d’autre choix que de demander l’aide étrangère pour éteindre le feu ». Pour éviter ce scénario-catastrophe, « la communauté internationale doit trouver un refuge à Bachar Al-Assad et à sa famille. C’est une question humaine », déclare Rifaat, mettant implicitement en garde contre le danger qu’un pouvoir syrien aux abois puisse exercer sa capacité de nuisance hors de ses frontières. « La Syrie, ce n’est ni la Libye, ni la Tunisie », avertit l’ancien patron des « Brigades de défense », qui fut accusé d’avoir participé aux massacres perpétrés par le pouvoir contre les islamistes à Hama en 1982 (15 000 morts).
A l’instar d’autres forces de l’opposition, Rifaat Al-Assad souhaite qu’après la décision de la Ligue arabe de suspendre la Syrie, le dossier soit transféré au Conseil de sécurité de l’ONU. En revanche, il ne croit pas qu’après ce « coup dur » porté au régime syrien, celui-ci se délite : « Ce n’est pas assez pour encourager les défections dans l’entourage de Bachar ou dans l’armée », assure son oncle, installé entre Londres et Marbella depuis de nombreuses années. Pourtant, l’armée justement a connu de nombreuses défections, dont la plupart constitue l’Armée syrienne libre.
Abdelhalim Khaddam : « Des dirigeants de l’armée savent que le régime est fini »
Dans un entretien au quotidien Le Monde, Abdelhalim Khaddam (79 ans), ancien vice-président syrien, réfugié en France depuis 2005, a affirmé que « l’armée est déployée depuis neuf mois dans tout le pays, les officiers sont épuisés. Je reçois des informations sur les inquiétudes des dirigeants de l’armée. Ils savent que le régime est fini et se demandent où toute cette répression féroce va conduire. Ils se demandent de plus en plus pourquoi lier leur destin à la famille Assad. Bachar Al Assad est inquiet, il ne passe pas deux nuits de suite dans le même endroit ». Cet ancien apparatchik qui a travaillé au coeur du régime syrien pendant trois décennies confie être en contact avec l’Armée syrienne libre
« Bachar Al-Assad décide de tout«
Selon l’ancien vice-président syrien, par ailleurs fondateur du Comité de soutien à la révolution syrienne, « c’est Bachar Al Assad qui décide de tout. Il est aidé de son frère Maher, son cousin Rami Makhlouf et d’une poignée d’officiers des services de renseignements, tous issus de la communauté alaouite. Tous les autres sont des exécutants, des auxiliaires ou des propagandistes. Ils sont gouvernés par la peur. Le Baas ne sert plus à rien. Et comme tous les régimes totalitaires, le régime syrien est moins solide qu’on ne le pense ». Abdelahalim Keddam avertit l’Occident : « Si l’occident abandonne la Syrie à Bachar Al Assad et ses alliés iraniens, il portera la responsabilité de la domination iranienne sur toute la région, de l’Irak au Liban, aux territoires palestiniens et même au Golfe. » Aussi, contrairement à nombre d’opposants, Kheddam appelle à « une intervention étrangère ». C’est « le seul moyen de mettre fin au bain de sang et de venir à bout du régime rapidement ».
Sur le terrain, le tout-repressif se pousuit. Le régime ne désarme pas devant la contestation de plus en plus grandissante. Contrairement à toute les promesses d’ouverture faites par Bachar Al Assad, les victimes de la répression se multiplient. Il n’y a plus un jour sans ses morts.
Synthèse Yacine K.




Il ne faut plus parler de diplomatie algérienne, elle n’existe plus, malgré son avis favorable à la suspension de la Syrie. On vient d’enterrer définitivement notre diplomatie lors du dernier sommet des MAE des pays arabes, concernant la Syrie. L’incompétence de Monsieur Medelci, était déjà avérée, quand il était ministre des Finances. Il était incapable de gérer le dossier de la banque Khalifa, et de ceux des «Banquestaires » qui se sont installés en toute impunité en Algérie, avec la bénédiction du régime illégitime. En matière de diplomatie, Monsieur Medelci est totalement ignorant, au vu des graves erreurs qu’il a fait, à l’échelle internationale, tant décriées, dans les blogs de nos diplomates chevronnés, sur le web, qui ont été mis à l’écart. Plus grave encore, Monsieur Medelci a accepté le cruel affront d’être ignoré publiquement, par le MAE du Qatar qui l’a interrompu avec une brutalité profondément irrespectueuse, lors de son intervention. Quelle honte !!! En agissant ainsi, le MAE du Qatar, n’a fait qu’exécuter un ordre direct des sionistes. Le cas de la Libye en dit long. Il n’y a pas d’autres explications. Notre dignité et notre crédibilité sont ainsi atteintes gravement.
Monsieur Medelci et ceux qui l’ont placés, doivent immédiatement partir, ça suffit.