Deux habitants de Zaouia ont été tués vendredi dans le cadre d'un affrontement entre milices rivales libyennes près de la capitale Tripoli, a-t-on appris samedi auprès d'un commandant local.
Deux habitants de Zaouia ont été tués vendredi dans le cadre d'un affrontement entre milices rivales libyennes près de la capitale Tripoli, a-t-on appris samedi auprès d'un commandant local.
Les violences ont éclaté à mi-chemin entre Tripoli et Zaouia, une ville côtière située à 50km à l’ouest de la capitale libyenne. Selon Anouar Al-Bichti, un chef de milice de Zaouia, elles sont liées à un affrontement entre des combattants de sa ville et un autre groupe armé, la brigade Warchefana, du nom d’une ville de la région.
D’après lui, des combattants de Zaouia se sont emparés jeudi des armes d’un homme de Warchefana. En représailles, des miliciens de cette ville ont installé vendredi un barrage routier improvisé sur la route entre Tripoli et Zaouia et ont harcelé les automobilistes, forçant certains à sortir de leurs véhicules et tirant à l’aveugle. Deux habitants de Zaouia ont été tués par des tirs, selon Anouar Al-Bichti.
C’est le dernier d’une série d’affrontements entre les anciens combattants révolutionnaires qui ont renversé le régime de Moammar Kadhafi, mort le mois dernier lors de la prise de sa ville natale Syrte. Des heurts qui posent la question du contrôle des armes dans la nouvelle Libye.
Le Premier ministre par intérim, Abdurrahim el-Keib, a reconnu qu’il serait difficile de désarmer les anciens révolutionnaires avant de pouvoir leur offrir des alternatives à l’appartenance aux milices, comme des emplois dans les forces de sécurité qui restent à créer. Mais la colère monte au sein de la population, notamment à Tripoli la capitale, où des centaines de combattants venus de tout le pays continuent d’occuper certains quartiers.
A.P



