L’Union pour la Méditerranée revient par le développement durable

Après un silence de plusieurs mois, une oremière réunion ministérielle de l’Union pour la méditerranée sur le développement urbain durable aura lieu à Strasbourg, 9 et 10 novembre.

La France a-t-elle l’intention de relancer l’Union pour la Méditerranée, moribonde depuis plus d’une année ? Cela semble bien le cas avec cette première réunion à l’échelle ministérielle qui aura lieu en France. On sait combien ce projet tenait au président français qui en avait fait un point fort de son quinquennat.

C’est la ville de Strasbourg qui accueillera les 9 et 10 novembre 2011 la première réunion ministérielle de l’Union pour la Méditerranée, avec la coprésidence égyptienne, la présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne. Cette réunion sera consacrée au développement urbain durable. Une réunion préparatoire avec les hauts fonctionnaires de l’Union pour la Méditerranée chargés de l’urbain a eu lieu à Rabat les 12 et 13 septembre 2011.

Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, M. Philippe Richert, ministre chargé des collectivités territoriales, pour la France et, pour l’Egypte, M. Mohamed Fathi El Baradei, ministre du logement et du développement urbain, M. Mohamed Ahmed Attia, ministre du développement local, coprésideront cette réunion ministérielle. Une vingtaine de ministres ont annoncé leur participation. La Libye nouvelle a été invitée. C’est une première car Mouammar Kadhafi avait dénoncé la création de l’UPM.

Le développement urbain durable est une priorité pour la coopération régionale euro-méditerranéenne. Cette priorité sera mise en œuvre par les grandes politiques de l’UpM (transports durables, environnement, Plan solaire méditerranéen, Centre Méditerranéen de Recherche scientifique et Technologique, agriculture et développement rural, gestion du littoral).

Le développement urbain durable revêt une importance cruciale pour tous les peuples méditerranéens. Les bouleversements liés aux révolutions arabes placent les acteurs urbains (collectivités territoriales, institutions financières et promoteurs) au cœur de la réflexion pour construire la ville durable en Méditerranée. Deux habitants sur trois du pourtour méditerranéen sont des citadins. Avec près de 100 millions d’habitants supplémentaires entre 2000 et 2025, les villes du Sud de la Méditerranée connaîtront des changements majeurs dans tous les domaines, auxquels il est nécessaire de se préparer.