En 1949, une crise éclate au sein du PPA. Cette crise a été nommée « crise berbériste ». En fait c’était un courant de pensée, né par opposition à l’arabisme que prônaient, à l’époque, Messali et consort. Les arabes venaient de subir une défaite, à plate couture, devant la petite armée israélienne fraîchement constituée. Dans son livre « les origines du 1er novembre », Benkhedda explique que les « berbéristes » ont fustigé cette humiliante défaite en disant qu’ils n’étaient pas des arabes et qu’ils ne se sentaient nullement concernés. Donc à l’époque déjà, il y avait une « scission » qui ne disait pas son nom. Il y avait ceux qui prônaient l’arabisme et ceux qui voulaient s’en prémunir, c’est-à-dire les « berbéristes ». Surviennent l’éclatement de l’O.S. et la dispersion des cadres du P.P.A. Aït Ahmed, que Ben Khedda accuse d’être du clan (berbériste), pour ne pas dire le cerveau, est envoyé (plutôt éloigné) au Caire, soit disant pour ne pas se faire arrêter. Avec le recul, on peut se demander s’il ne s’agissait pas d’un scénario pour que le courant de pensée berbériste n’ait aucun lendemain. C’est ainsi que la « scission » qui couvait avait été étouffée De mon point de vue, l’arabisme venait de prendre le dessus. Enfin bref.
Plus loin, Ben Khedda raconte dans son livre qu’Aït Ahmed, accusé de trahison, l’avait sollicité pour témoigner en sa faveur devant la cour de sûreté de l’Etat. Ben Khedda, dit être parti volontiers apporter son témoignage qu’Aït Ahmed n’était pas un traître. Mais Ben Khedda n’a pas pu taire ses motivations profondes quant à ce témoignage. Ecoutons ce qu’il dit (à quelque chose près) dans le même livre : « « Si j’ai témoigné pour Aït Ahmed, c’est uniquement pour éviter qu’il devienne un martyr berbère » ». Sans commentaire.
En 1958, Abane a été assassiné. La dépêche de Kabylie, au début de sa création, a bien voulu lui consacrer une grande partie. D’après des témoignes des personnes encore en vie (à l’époque du moins), l’Egypte et l’Arabie Séoudite étaient complices de son assassinat. C’était de bonne guerre. Il fallait éliminer tous ceux qui pouvaient remettre en cause l’arabité de l’Algérie. Ayant lu ses écrits après le Congrès de la Soummam, je suis arrivé à la conclusion que l’Algérie a cessé de produire des êtres de son genre. Abane représentait donc une grande menace pour « l’arabisme » qui est, en fait, toute une philosophie. En le tuant, le cours de l’histoire a été modifié. En le tuant, ils n’ont pas tué une personne mais ils ont tué la modernité, ils ont tué la démocratie, bref, ils ont tué toute une « philosophie » de la vie.
Passons sur les circonstances troublantes de la mort d’Amirouche qui, selon un ancien de l’A.L.N. aurait pu être secouru.
Pendant que les têtes pensantes se faisaient éliminer et pendant que d’autres réfléchissaient aux moyens d’abréger les souffrances du peuple, certains se préparaient déjà à prendre le pouvoir. Nous sommes seulement en 1958 ! Ben Bella, qui n’a jamais rien fait ni rien dit de bon, a fustigé à partir de sa cellule, le congrès de la Soummam. Bien plus tard, il n’a pas hésité à tenter d’assassiner une deuxième fois Abane (car la 1ère fois il était en prison). Un autre personnage qu’il n’est pas utile de nommer, a toute honte bue, ses toutes dernières années, fait de même. Ce dernier est issu de la tribu des Kutama, responsable de la venue en Berbérie des fatimides et par extension de l’invasion des banou Hillal (voir l’histoire des Berbères d’Ibn Khaldoun). Soit dit en passant.
Nous constatons que, Abane, bien que mort, est un homme à abattre.
Poursuivons :
En 1962, l’indépendance venue, nous savons qui a pris le pouvoir. Des gens qui n’ont pas su ce qu’est la révolution. Toute l’élite révolutionnaire a été éliminée. L’arabisme, devenu l’arabo-islamique, accommodé à la sauce socialiste, voire communiste, s’est mis sur le trône. Les vrais héros (ou ce qu’il en reste): Ferhat Abbès, Boudiaf, Khider, Aït Ahmed, Krim, étaient soit éliminés, soit assignés à résidence, soit exilés.
Il va sans dire que pour rester sur le trône, il faut instrumentaliser la religion. Il faut décrier l’occident, il faut utiliser à fond l’affaire palestinienne, il faut exhiber sans cesse le spectre du colonialisme et de l’impérialisme. Il faut instaurer une pensée unique et éliminer tous les opposants. Il faut bourrer les crânes en les amenant à croire que le changement est impossible ! Il faut arabiser l’administration, l’école, les esprits, pour créer un décalage entre les anciens et les nouveaux (ce qui est chose faite). Il faut supprimer le week-end universel. Et puis, il faut dire que l’arabisation ne veut pas dire « enseigner l’arabe comme langue de communication ». L’arabisation, c’est toute une civilisation.
Mais pour être viable, la « superstructure » a besoin de richesses !. La distribution de la rente étant une condition « sine qua non » de sa viabilité.
Enfin, c’est dans ces conditions que le mouvement des illuminés a fait son apparition.
En arrêtant là, je ne pense pas vous voir laissés sur votre faim, car les résultats sont là. Nous les vivons tous les jours. Nous les subissons et nous continuerons de les subir tant que nous n’aurons pas pris conscience que l’avenir de nos petits enfants en dépend.
A. Brahami




grand azul a Mr Ben chikou et a toutes son equipe qui n’on jamais césséS de se battre avec leurs plumes.Malheureusement c’est la pure verité; cet article m’a touché beaucoup, alors j pensé de le reprendre sur mon blog, juste il me faut votre autorisation …. merci et bon courage
Reponse : D’accord et meilleurs voeux !
Aux fanatiques extremistes arabo-islamistes!
Viendra le jour ou l’Afrique du nord redevienne patrimoine des ses enfants. Vous irez decrier cela sur les tombes de vos "illumines ideologues", vous ne trouveriez nulle part. Ayez un peu de jugeote! L’apres petrole vous attend aux virage. Ou sont donc le bolschevisme russe, le regime Nazi, et toutes autres doctrines extremistes. D’ailleurs, vous faites reference aux pharons, les toughates de l’antiquite et des temps des premieres propheties, hen? Vous etes les toughates des temps modernes. vous semez la mort, l’enfer, et tous les cataclismes de l’horreur au point de priver des enfants innocents de leur bonheur naturel le plus sacre par le BON DIEU, non votre dieu.
Vous n’avez q’un seul choix: Soyez humains, humains tres humains! … si vous voulez vraiment que l’humanite vous traite de la sorte. A defaut, le traitment d’un chien enrage est connu de tous, et votre ideologie si dangereuse a l’espece humaine en suiverait de son pas.
Le combat de Abane Ramdane se faisait sur deux fronts, à la fois contre l’occupant colonisateur et oppresseur et aussi contre ceux parmi ses compagnons de lutte qui ont voulus confisquer et detourner l’issue de la révolution. Comme aujourdhui, il y avait un rapport de forces impitoyable et décisif pour l’avenir du pays, c’était en quelque sorte, l’intelligence des visionnaires contre les tentations du pouvoir militaire, le pouvoir de l’argent et le pouvoir obscurantiste. C’était un combat certes inégal mais qui valait la peine et le sacrifice de ces moments. Il avait saisi avant tout le monde l’importance de l’enjeu de cette guerre, il était hors de question de détourner le courant des évènements pour asseoir une quelconque hégémonie d’ordre mlilitaire, mafieuse ou religieuse pour asservir son peuple .Il était contre les intrigues et les solutions faciles ou étriquées. Déjà dans le feu de l’action de l’époque, il voulait fonder pour les générations futures une vraie république Algérienne de droit, de justice et de liberté. Il s’attelait à réaliser ce grand défi et ce pari fou de Ben Mhidi et de Ali La Pointe qui disait : Il faut miser gros pour rapporter gros. Malheureusement cela n’a pas été le cas, il a fini par être assassiné par ses propres compagnons de lutte mais les grandes questions qu’ils avaient soulevées de son époque sont toujours celles que nous vivons aujourdhui.
LE COMBAT DE ABANE ET LE COMBAT DE TOUT ALGERIEN FIER DE SON HISTOIRE DE CES ANCETRES ET SON IDENTITE /BERBERE/ .
LE COMBAT DE ABANE ET DE BEN MEHIDI EST UN COMBAT DE GENERATIONS D’UNE ALGERIE ALGERIENNE CONTRE LES ENVAHISSEURES DE TOUTE RACES QUI N’ARRETE PAS DE FALCIFIER SON HISTOIRE ET SA CIVILISATION DANS LE BUT DE LUI FABRIQUER ET NOUVELLE IDENTITE //BAATHISME/
je dirai juste quelque mots ali abane l’annèe derniere j’ai etè au bureau des anciens moudjahidines a tizi j’ai vu une chose horrible sur le mur d’un bureau une photo de abane decouper de journal coller au mur et je me suis demandè ou je suis est ce que dans le bureau des moudjahines ou des harkis skotchè une photo d"un hero de la revolution decoupè de journalj’ai tout de suite compris que c’est le bureau des harkis fait un tour dans ce bureau vous aurez tout compris la france est encore a tizi abane n’a pas prevue ça messieurs les kabylesc"est toujours les kabyles qui tuent les kabyles les arabes sont pour riendans les kabyles ya a boire et a manger messieurs mais chaqu’un connais son histoire ne mettez tous sur le dos des arabes d"abord en algerie ya pas d’arabes toureg c’est des berbers chaouya c’est des berberes beni mzab c’est berbere kabyles )c’est des arabes =je fins par direona vecu la guerre et nous connaissons nos ennemis
Abane a été tué uniquement pour forger le destin d’Algérie d’aujourd’hui. STOP.
L'erreur d'Abane, c'était d'avoir intégré dans un même parti les partisans de l’islamisme, en l’occurrence les oulémas qui d'ailleurs n'ont rejoint le FLN, que très tard, et après mille et tergiversations, vers 1955-56 ; eux qui étaient au début pour l’assimilation, c'est à dire l’Algérie française, les centristes à l'image de Mehri ; les messalistes, imprégnés de panarabisme, version Chakib Arslan, avec la bénédiction de Hadj Messali. Les partisans de l'arabo-islamisme, durant la guerre étaient préoccupes uniquement par la méfiance vis à vis des dirigeants kabyles, ces derniers, malgré leur nombre important parmi les politiques et militaires , se sont vus éliminés un à un pendant la guerre pour quelques uns parmi eux, à l'image d'Abane, Amirouche, Bouguerra, Didouche ; les autres après l'indépendance Krim, Ait Ahmed exilé, et depuis 1962, commença une politique systématique; produite d'une façon pernicieuse pour diminuer, dévaloriser et même dénaturer le rôle et la place de la Kabylie dans le mouvement national à seul fin d’effacer on identité, sa particularité et sa spécificité, et qui perdure jusqu'à présent , surtout depuis l'arrivée des Malgaches au pouvoir, rien n'a été épargné à la Kabylie, à ses héros même mort assassinés par ceux la même qui sont au commande, du racket en passant par les kidnappings, le terrorisme transféré volontairement en terre kabyle, banditisme et délocalisation du maigre tissu industriel s'y trouvant et tous les fléaux jusqu'ici inconnus en Kabylie!
Quand on parle d'Algérie aujourd'hui, on ne peut s'empêcher de penser que nous vivons dans un pays islamiste, où toute réflexion autre que celles qui nous sont imposées par ce diktat obscurantiste est banni. On a réussi à talibaniser notre pays qui était destiné, dans l'esprit de Abbane, à un autre avenir que celui de la rapine, de la corruption, du déni de justice qui prévalent aujourd'hui ne Algérie. Car, comment expliquer que lorsque tous les pays du monde font tout pour préserver leurs espaces verts, nos décideurs arrachent des arbres centenaires pour y construire des parkings à étages, sans que la population algéroise (hormis les habitants du Bois des pins) ne se sente impliquée? Comment peut-on encore regarder la télévision algérienne et ses idioties quotidiennes alors que les pères de familles ont du mal à remplir convenablement leurs couffins ? Et en parlant de la télévision, ce que je déplore le plus, c'est de lire dans un journal, un producteur (Yacine Boauziz , pour ne pas le citer, écrire : " …. Sur la grille de Ramadhan, je préfère ne pas donner mon avis, car je me limite à suivre Djemaï Family que je trouve excellent" Alors là monsieur Bouaziz, vous m'épatez!!!! Le feuilleton que l'ensemble des Algériens vomissent est excellent pour vous? Avez vous peur que le court métrage que vous préparez ne soit refusé si vous critiquiez le programme de l'unique? Quel courage!!! Alors, parlez de l'assassinat de Abbane Allah yerrahmou, c'est dire comment ces mafieux avaient préparé l'Algérie de leurs rêves. Ils se partage ses richesses et préparent, une fois gavés, eux et leurs descendances, le terrain aux islamistes et à leur tête l'espion de l'Iran, Belkhadem à leur succéder on nous imposant une mosquée pharaonique à coup de milliards de dollars, une télévision où même les chanteurs châabi se mettent aux qacidates diniyya au lieu des mélopées de jadis, où dans chahque quartier on n'a pas moins de 5 à 6 mosquées pour quelques habitants, alors qu'il n'existe même pas un dispensaire en tre une mosquée et une autre. Mais qui s'en soucie? Creusons chers compatriotes, nous n'avons pas encore atteint le fond, et vive l'entv et tous les Djemai Family qui nous empoisonnent la vie et dénature le goût de notre chorba.