Cheb Mami espère que son public lui pardonnera

Condamné en 2009 à cinq ans de prison pour tentative d’avortement forcé sur son ancienne compagne, cheb Mami avait bénéficié en mars dernier de liberté conditionnelle. Samedi, il a fait son retour sur la scène française.

Le chanteur de raï cheb Mami a fait son come-back musicale au Zénith avec deux pointures de la chanson raï : chabba Zahouania et cheb Bilal. Quelques heures avant le concert cheb Mami a déclaré samedi espérer que « le public va (lui) pardonner ».

« J’ai fait une faute, je la regrette. C’est une faute. J’espère maintenant que c’est une faute pardonnable », a dit à l’AFP le chanteur algérien, 45 ans, condamné en 2009 par la justice française à 5 ans de prison pour des violences infligées en 2005 à son ex-compagne.

Cheb Mami, en liberté conditionnelle depuis le 23 mars 2011, est remonté sur scène à Marseille en avril dans le cadre d’un festival. Il a depuis participé à une tournée en Algérie. Son retour n’a pas sans ratés. Il a ainsi annulé deux concerts, l’un à Tizi Ouzou et l’autre à Annaba. il a par ailleurs été déprogrammé au festival du Monde arabe de Montréal (Canada) en août dernier suite aux critiques d’associations féministes qui ont dénoncé sa participation au Festival.

Samedi au Zénith, c’était son premier concert en France comme tête d’affiche depuis sa sortie de prison. Selon son entourage, environ 3.000 billets avaient été vendus à la date de vendredi pour ce « concert de retrouvailles ».

« J’ai beaucoup de chance d’avoir un public fidèle », a déclaré le « prince du raï ». « Même pendant cette épreuve (sa détention), j’ai reçu pas mal de courrier, et je suis sorti avec deux cartons de courriers. Je suis vraiment reconnaissant envers ces gens qui m’ont écrit », a-t-il affirmé.

« J’espère qu’il va me pardonner », a-t-il insisté, soulignant son envie de « continuer la musique »: « Sur scène, c’est le seul endroit ou je me sens bien », a ajouté le chanteur, qui prépare un album pour « mi-2012 » et une « grosse tournée en Algérie ».

Cheb Mami avait été condamné en juillet 2009 à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour une tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne, une photographe de presse de 43 ans. Elle a raconté avoir été amenée de force en août 2005 dans une villa à Alger après avoir annoncé sa grossesse au chanteur, qui y était opposé. Elle a dit y avoir été droguée et séquestrée, affirmant que deux femmes et un homme ont tenté de lui faire un curetage. Elle a finalement donné naissance à une fille.

Le chanteur, qui s’était présenté à la justice après deux ans de fuite en Algérie, avait demandé pardon à son ex-compagne lors du procès.

Avec AFP

Rédaction
Rédaction
Articles: 24716

3 commentaires

  1. Dégage Il y a mieux maintenant. Je te conseille de revenir à ton vrai poste qu'est celui d'informer le peuple algérien de l'état de santé de Bouteflika. Pour la santé du peuple …c'est pas grave….aha aha aha je l'avale de grâce (Val de Grâce )

  2. Bien dit, il devrait changer de métier et postuler auprès de son ami le poste de porte-parole, il remplit tous les critères, maso, macho, profiteur (caution payée par l'Etat et son ami) et l'énorme avantage d'être originaire d'un douar de la région Ouest, même s'il est inculte et analphabète.

  3. Ce type devrait être interdit de retour en Algérie et chassé de toute tribu humaine. Il est sans foi ni honneur. A-t-il pensé à la castration? Dans notre cercle d'amis au Canada, nous avons décidé de le déclarer persona non grata et nous avons banni sa musique.l Qu'il aille au diable !

Les commentaires sont fermés.