Syrie : 553 détenus libérés mais la répression est encore féroce

Les autorités syriennes viennent de libérer 553 personnes arrêtées lors de la répression de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad, a déclaré l’agence officielle Sana, samedi 5 novembre.

L’agence a fait état, en outre, de « la libération récemment de 119 autres détenus », sans fournir de détails notamment si leur arrestation est liée à la contestation.

Le plan arabe accepté par Damas pour une sortie de crise en Syrie prévoit la libération des personnes arrêtées lors de la répression et qui sont au nombre de plusieurs milliers selon les ONG syriennes. Vendredi, les autorités ont promis une amnistie aux détenteurs d’armes, qui se rendraient à la police avec leurs armes entre le 5 et le 12 novembre. « Ces personnes seront immédiatement libérées et elles bénéficieront d’une amnistie (…) si elles n’ont pas commis d’assassinats », ont-elles précisé.

La Ligue arabe inquiète

Malgré tout, la ligue arabe s’est dite inquiète de la poursuite des violences dans le pays. Dans un communiqué, samedi, le secrétaire général de la Ligue, Nabil Al-Arabi, a exprimé ses « graves préoccupations à propos de la poursuite des violences » et a « lancé un appel au gouvernement syrien pour qu’il prenne des mesures immédiates de protection des civils » et « mette fin à l’effusion de sang ».

« L’échec de la solution arabe conduirait à des résultats catastrophiques pour la situation en Syrie et dans le reste de la région », a-t-il ajouté en indiquant que l’organisation panarabe avait à cœur la sécurité de la Syrie et voulait éviter toute « intervention étrangère ».

Damas a accepté mercredi l’initiative arabe, mais les violences, qui ont déjà fait plus de 3 000 morts selon l’ONU, se poursuivaient samedi. Le numéro 2 de la Ligue arabe, Ahmed Ben Hilli, a de son côté déclaré que le président Assad disposait de deux semaines pour ouvrir le dialogue avec l’opposition, à compter de la date à laquelle Damas a donné son accord. « Mais la violence aurait dû s’arrêter le jour même où ils ont accepté le plan », a-t-il ajouté.

Le plan arabe prévoit un arrêt total des violences, la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la répression, le retrait de l’armée des villes et la libre circulation des observateurs et médias internationaux, avant l’ouverture d’un dialogue entre le régime et l’opposition.