Washington presse Damas qui poursuit sa répression

Le régime syrien balade tout le monde. Il promet la sécurité, mais il poursuit de tuer les manifestants.

Les Etats-Unis ont prévenu jeudi la Syrie qu’elle renforcerait encore davantage son isolement international si elle ne mettait pas en œuvre le plan arabe de sortie de crise. « Nous n’avons pas vu de signes que le régime [du président syrien Bachar] Al-Assad avait l’intention de respecter les engagements qu’il a pris« , a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland.

Les forces de sécurité ont tué vingt civils par balles et arrêté des dizaines de personnes jeudi, malgré la décision du régime du président Bachar Al-Assad d’accepter un plan arabe censé mettre fin à la répression sanglante du mouvement de révolte. Mercredi, le pouvoir syrien a accepté « sans réserves » le plan de sortie de crise de la Ligue arabe qui prévoit un arrêt total des violences, la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la répression, le départ de l’armée des villes et la libre circulation des observateurs et médias internationaux, avant l’ouverture d’un dialogue entre le régime et l’opposition. « Nous jugerons [le régime] » sur la base de ces critères et « nous n’avons encore rien vu », a remarqué Mme Nuland.

« Nous ne disposons d’aucun élément à ce stade indiquant que [les forces du régime] se retirent », a-t-elle insisté, alors que sur le terrain la répression, qui a fait plus de 3 000 morts depuis la mi-mars selon l’ONU, se poursuivait. La porte-parole de la diplomatie américaine a rejeté des suggestions selon lesquelles les négociations entamées par la Ligue arabe permettaient à Damas de gagner du temps. « C’est même le contraire qui est vrai », a estimé Mme Nuland. Si M. Assad « ne tient pas les promesses qu’il a faites à la Ligue arabe, la Ligue arabe (…) en tirera les conséquences ».

Avec AFP