Il y a cinquante ans, Abane Ramdane? Et tout s’écroula !

Le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan, était assassiné Abane Ramdane, le chef idéologique et politique de la résistance algérienne, l’architecte du Congrès de la Soummam et de la Révolution. Ses assassins ? Les 3 B : « Ben Tobbal, Belkacem et Boussouf », ses « frères d’armes ». La cause ? Abane Ramdane était un obstacle au pouvoir militaire, un adversaire de la confiscation du pouvoir par l’état-major. Il a réussi à faire admettre la devise « primauté du politique sur le militaire ».
Il fallait donc l’exécuter. Cinquante ans après le régime algérien ne veut toujours pas reconnaître ce crime politique.
Son corps, disparu, a bien été symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être « inhumé » au carré des martyrs du cimetière d’El Alia, à Alger. Mais sa mort demeure un tabou solidement entretenu.
Un secret qui ne résiste pas au temps…
Avec l’histoire de l’assassinat de Abane Ramdane se déroule, en même temps, l’histoire de la confiscation de l’indépendance…L’histoire d’un peuple spolié de sa victoire et qui, un demi-siècle après, attend toujours qu’on la lui rende.

Le Matin

Abane Ramdane : Le Matin lance le débat-vérité autour de l'homme, son oeuvre, ses idées et son assassinat.

Rédaction
Rédaction
Articles: 24716

8 commentaires

  1. Big bang politique du régime algérien

    Un debut dira t-on et bien oui, je pense que le régime algérien s’est fait rattraper par la justice dans l’affaire ALI MECELLI et il le sera un jour pour celle de ABANE RAMDANE voila bien qui augure d’une trés bonne nouvelle pour le peuple algérien il y’aura certainnement des dénonciations au plus haut rang du régime car dans ces affaires il y’aura des dessous certains, qui va démontrer comment le régime traite ces opposant dignes et ceux qui ont payé de leur vie pour que le peuple algérien soit libre et on va voir aussi comment l’état régime qui protége et qui télécommande ces voyous pour tuer sans état d’âme des brillants intellectuelles et démocrates à leur seul objectif la pérénité de leur pouvoir au détriment du choix de la volonté du peuple.

    Car ABANE, MECILLI, MAHIOU et beaucoup d’autres d’ailleurs ont juste pensé différement de ceux qui ne pense qu’à spolier le pouvoir et les richesses de la population.

    Et bien le peuple algérien aura certainement une autre affaire celle d’un grand homme qui est ABANE car il à pensé politiquement là ou tous le monde ne pensait même pas qui est la primauté du politique sur le militaire car il avait du RESPECT ET LA CONFIANCE A SON PEUPLE.

    Reposez en paix ALI MECELLI et ABANE RAMADANE, MAHIOU et à tous ceux qui sont victime de ces mercenaires, un jour le peuple algérien vous rendra les hommages DIGNES que VOUS MERITEZ.

    Et longue vie à tous nos valeureux homme politique AIT AHMED en particulier et ainsi qu’à d’autre militant politique qui ne cesse de continuer le combat pour que le peuple algérien reprendra son destin.

    Tout compte fait le message est passé et on a bien compris la leçon.

  2. Abane Ramdane, l’audace politique, le courage face aux voutours, l’ouverture vers l’autre…mais aussi comme Boudiaff une grande naiveté

  3. eh oui, le malheur de l’Algerie a bien commence avant 1962.les strateges-vautours planifiaient leur prise de pouvoir alors que la guerre fesaient rage.
    ABANE, le cerveau, le maitre penseur, l’architect, le genie, …etait une grande perte pour la republique a laquelle il aspirait beaucoup.

  4. « Abane Ramdane ou l’architecte de la révolution algérienne. »
    Abane Ramdane est né le 10 juin 1920 dans la commune de Larbâa-Nath-Irathen (Tizi-ouzou) dans une famille modeste. Après des études secondaires, il obtient son baccalauréat en 1941, avec mention bien dans un lycée de Blida. Vu la misère et la pauvreté qui rongeaient la société algérienne, il prend vite conscience de l’importance de la politique. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mobilisé dans un régiment de tirailleurs Algériens à Blida avec le grade de sous-officier. Démobilisé, il entre au Parti du Peuple Algérien (PPA). Après les massacres du 8 mai 1945, il entre en clandestinité pour se consacrer à la cause nationale. En 1948, il est nommé chef de wilaya à Sétif, puis dans l’Oranie. Il devient également, durant cette période membre de l’organisation spéciale (OS) bras armé du parti pour préparer la révolution. Après l’affaire dite de l’OS en 1950, il est arrêté et jugé en 1951, torturé durant plusieurs semaines et condamné à 5 ans de prison.
    Transféré en 1954 à la prison de maison carrée, il est tenu au courant des préparatifs du déclenchement de la révolution. Il est même désigné d’office comme membre de la résistance algérienne contre le régime français. En 1955, il fût libéré et assigné à résidence dans son village natal. Par la suite il entre de nouveau en clandestinité et prend en charge la direction politique d’Alger.
    Il milite pour la libération de l’Algérie et réussi à rassembler toutes les forces politiques au sein du FLN. Le 20 août 1956, il organise, avec d’autres membres du FLN, le congrès de la Soummam, où une plate-forme est née et qui stipule la primauté du politique sur le militaire. Ce qui lui vaut des inimitiés.
    Après l’assassinat de Ben M’hidi en 1957, il est attiré dans un guet-apens organisé par les 3B (Boussouf, Ben tobbal et Belkacem Krim), encouragé par Ben Bella, il est assassiné le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville de Tétouan au Maroc.
    Là où il est, il doit être sans doute heureux, de n’avoir rien vu et rien entendu de ce que nous fait subir le régime algérien depuis 1962.

    Mourad Sahli (Belgique.)

  5. Abbane Ramdane avait vu juste, il avait le malheur ou la grandeur de voir juste bien des années avant les autres. Il y a des contemporains à lui qui sont vivants et qui n’ont encore rien vu et rien compris à notre Histoire et à l’Histoire. Le fait de demander et d’exiger lors le congres de la Summan la primauté du politique sur le militaire et celle de l’intérieur sur l’extérieur était la meilleure et la plus scientifique façon d’éviter la confiscation de la victoire par des marsiens ou des beaux parleurs. C’était la seule manière de maintenir la révolution et la victoire entre les mains de ceux qui s’y sont le plus donnés et sacrifiés et qui en sont les initiateurs. Parce que Abbane et Ben Mhidi savaient que la victoire était proche et que eux n’avaient pas beaucoup de chance de la voir. Ils voulaient que ceux qui récolteront cette victoire soient ceux-là mêmes qui ont en été les plus proche de son mouvement historique réel et permanent. Et c’est la moindre des choses.
    Je pense sérieusement que Kafi ne reproche à Abbane que le choix du lieu du congrès qu’il voulait à coté de chez lui et Benbella est contre ce congrès parce qu’il ne l’a ni initié ni, surtout, présidé.
    Heureusement BEN MHIDI, l’avocat historique du congrès, était là comme.
    Maintenant le peuple algérien a prit l’habitude de voir ses victoires confisquées que ce soit contre le colonialisme ou le terrorisme intégriste, et nous ne sommes pas encore prêts à faire une révolution et la suivre jusqu’à sa pleine réalisation.
    Il faudra penser à la sécurité des Abbane et des Boudiaf pour les révolutions à venir.

  6. ABANE RAMDANE n’avait pas été assassiner parcequ’il était Kabyle mais parcequ’il était ALGERIEN, IL PENSAIT EN ALGERIEN, droits et devoirs pour chacun et personne au-dessus des lois algerienne, ceux qui étaient d’accord avec lui, avec sa vision, c’étaient BEN M’HIDI ET BOUDIAF MAIS PAS KRIM BELKACEM ET OUARANE? BIZARREMENT?! HEIN? ABANE RAMDANE AVAIT UNE VISION BEAUCOUP PLUS VASTE POUR AMENER TOUTES LES TENDANCES AU SEIN DU VERITABLE F L N REVOLUTIONAIRE, IL N’AURAIT PAS ACCEPTER POUR SON PEUPLE ET POUR SON PAYS LE DICTAT DE CERTAIN SUR UNE MAJORITE AU MOYEN D’UNE RELIGIOSITE BIEN INTERESSEE (se montrer les jours de fete à la mosquée avec un burnous ou bien une gandoura ou encore une djellaba) ABANE, A MON SENS, ETAIT TROP INSTRUIT POUR SON EPOQUE, TROP AMBITIEUX POUR SON PAYS ET SON PEUPLE AVEC PLEIN DE VAUTOURS AUTOUR (BEN M’HIDI MORT ET BOUDIAF EN PRISON, SUR QUI COMPTER? LES DECIDEURS D’ALORS NE PENSAIENT QU’A PLACER LEUR PION POUR LE JOUR "J")

  7. Pendant que les kabyles se battaient ou était que faisaient certaines région comme la wilaya V ou les combats n’existait presque jamais, pourquoi la wilaya v complotait contre les kabyles qui pensaient Algérien en toute naiveté alors qu’une campagne anti kabyle se pratiquait sans que ces derniers s’en rendent compte, la meilleur est la trahison contre Amirouche et l’Houès peur de l’union Aurès et djurdjura, ils ont d’abord réussit a les divisé puis à les éliminé un par un!!!!ils savaient que si Abane et krim s’entendaient l’Algérie ne serait pas la leur!!

  8. Quand ABANE a été liberé en 1955, la revolution algerien a commencé a s’éclipser( pas d’armes pas de cordination entre les membre du FLN, la non reconversion des parti politique de l’èpoque comme UDMA de ferhat abbas, les ULEMA…en resumé ABANE a a sa sorti de prison a trouvé la revolution dans une impasse) avant la sorti de Abane les 9 historique avaient regretté le declenchment de l’insurection commme la bien dit ferhat abbas. mais par son geni ABANE a su comment retablir la situation et surtout réer plus de cordination a l’interieur et a l’exterieur du pays et reprocher l’ALN des masses populaires.ABANE était en avance sur son temps, il a imaginé l’algerie independante et democrate pendant méme la révolution.on palant sur les colonels il a dit a ferhat abbas"l’autorité q’ils ont exercée ou qu’ils exercent rend ces colonels arrogants et méprisants. Par leur attitude, ils sont la négation de la liberté et de la democratie que nous voulons instaurer dans une ALGERIE INDEPENDANTE". Hélas "deriere la mort d’un kabyle ya toujour un kabyle"ali mecili.

Les commentaires sont fermés.