Affaire Mecili : quand un officier des services algériens se confiait aux Français

L’affaire Mecili rebondit donc en décembre 2007. Mais les juges français avaient déjà accumulé les « aveux » d’anciens officiers des services algériens à propos de ce sombre épisode. Nous reproduisons les aveux de l’un d’eux : ancien chef de cabinet du patron de la toute-puissante Sécurité militaire algérienne, le capitaine Hichem Aboud fut l’un des premiers qui, pour reprendre Algeria Watch, ont dévoilé quelques-uns des secrets les mieux gardés de leur pays.

1. Ali Mecili assassiné sur ordre de la présidence de la République

Le 7 avril 1987, l’avocat Ali Mecili, proche de l’opposant Aït Ahmed, est assassiné à Paris dans le hall de son immeuble du boulevard Saint-Michel. Deux mois plus tard, la police judiciaire arrête Abdelmalek Amellou, un proxénète parisien d’origine algérienne, qui détient un ordre de mission qui porte la signature du « capitaine Hassani ». Ce nom est celui d’un officier de la Sécurité militaire algérienne. Déféré devant la justice, Amellou est expulsé en procédure d’urgence vers l’Algérie, sur ordre du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua.

Le Nouvel Observateur. – Que savez-vous de l’affaire Ali Mecili?

Hichem Aboud. – A l’époque j’étais chargé du dossier du Moyen-Orient au cabinet du général Lakhal Ayat, le directeur central de la Sécurité militaire (la DCSM). Je sais que les ordres sont venus de la présidence de la République. Le général Ayat a eu une réunion à la présidence avec Larbi Belkheir, qui était à l’époque directeur de cabinet du président Chadli [et qui est aujourd’hui directeur de cabinet du président Bouteflika, NDLR]. Des instructions lui ont alors été données pour monter une opération contre Mecili.

N. O. – Pourquoi Mecili, qui était un avocat inconnu de la majorité de la population et même de la classe politique algérienne?

H. Aboud. – A l’époque, il avait rapproché Aït Ahmed et Ben Bella, deux figures de la révolution algérienne. Aït Ahmed venait de reprendre le Front des Forces socialistes, le FFS, et Ben Bella avait monté le MDA qui était devenu le mouvement d’opposition numéro un. Ces deux hommes gênaient, il fallait les neutraliser. Mais si l’on avait touché à l’un d’eux, le scandale aurait été immense. Donc ils s’en sont pris à celui qui les avait rapprochés. C’était un avertissement pour les deux: « Comme on a pu tuer Mecili, vous aussi – vous n’êtes pas loin – on peut vous atteindre. » C’est le capitaine Rachid Hassani qui a pris en charge cette mission. Il venait d’arriver de la gendarmerie.

N. O. – Comment l’avez-vous appris ?

H. Aboud. – C’est le capitaine Hassani qui m’en a parlé. C’était mon ami. Il est de mon patelin, pratiquement de la même tribu que moi, dans les Aurès. Hassani a pris en main l’affaire Mecili parce qu’aucun officier ne l’avait acceptée.

N. O. – C’est ce qu’il vous a dit ?

H. Aboud. – Oui. Ceux qui devaient traiter l’affaire, ceux qui avaient le dossier de l’opposition et ceux qui étaient dans l’opérationnel avaient refusé.

N. O. – Pourquoi ?

H. Aboud. – Parce que les gens refusent de faire des sales coups. N’oubliez pas que dans l’armée algérienne – même si on bloque ces gens, si on ne les laisse pas apparaître – il y a une élite universitaire recrutée dans les années 70 pour apporter du sang neuf. Ces officiers ont des convictions, des scrupules. La culture qu’on nous a donnée, c’est le patriotisme. Nous sommes là pour servir le pays, pas pour commettre des assassinats ou servir des hommes et des clans. On n’entre pas à la Sécurité militaire, dans la police ou dans la gendarmerie pour commettre des assassinats. Et là, c’était clair, il s’agissait de commettre un assassinat.

N. O. – C’est pour cette raison qu’on a fait appel à un proxénète ?

H. Aboud. – Oui, ils ne trouvent personne d’autre. Dans les services, il y a des tireurs d’élite, des professionnels. Personne ne s’est aventuré à prendre cette affaire. Hassani, qui a piloté l’opération, arrivait de la gendarmerie. Il n’avait suivi aucune formation d’officier de renseignement. En prenant le dossier, il avait ses raisons. D’après ce qu’il m’a raconté, Mecili, à l’époque où il était l’un des hauts responsables de la Sécurité militaire, avait fait du mal à sa famille, en particulier à son oncle, Moussa Hassani, un ancien ministre des PTT du temps de Ben Bella. A Paris, Hassani a embauché Abdelmalek Amellou, le proxénète qui a assassiné Mecili. Celui-ci a obtenu un appartement à Alger et une prime de 800 000 francs. Quand Amellou a été arrêté après l’assassinat, le gouvernement français [Jacques Chirac était alors Premier ministre et Charles Pasqua ministre de l’Intérieur, NDLR] a donné un sacré coup de main aux Algériens en l’aidant à fuir la justice française…

N. O. – Pourquoi avoir provoqué ces émeutes d’octobre 88 ?

H. Aboud – Le but de la manipulation était de provoquer une révolte, des remous, pour amener le président à prendre des décisions et à changer de cap en matière économique. Pas pour des raisons idéologiques – le libéralisme n’appartient pas à la culture de ces clans -, mais pour préserver les fortunes qu’ils s’étaient constituées durant ces années de socialisme. Depuis un certain temps, il était devenu difficile pour eux d’étaler cette richesse. En organisant ce changement de cap, ils voulaient – et ils ont pu – légaliser ces fortunes mal acquises.

N. O. – Vous avez accusé le général Betchine d’avoir, à l’époque, supervisé les séances de torture des manifestants arrêtés…

H. Aboud. – C’est lui qui dirigeait les séances de torture. Le général Nezzar lui-même reconnaît que la torture était pratiquée dans la caserne Sidi Fredj qui était sous le commandement de Betchine (1). Il a reconnu, aussi, que le beau-fils de Chadli, Kaddour Lahouel qui était wali [préfet] de Tipaza, y avait assisté. Aujourd’hui personne ne veut évoquer ce douloureux épisode. Car ils seront nombreux à devoir répondre de la mort de 500 jeunes manifestants. Et notamment le général Khaled Nezzar, qui sur la place du 1er-Mai ordonnait aux soldats de ne pas hésiter à tirer au canon…

N. O. – Comment, en tant qu’officier, avez-vous vécu ces événements ?

H. Aboud. – Chargé du Moyen-Orient, je n’étais pas en prise directe avec ce dossier. Dans la soirée du 5 octobre je m’étais rendu à Tunis où je devais rencontrer Abou Iyad, à l’époque numéro deux de l’OLP (2). Je suis revenu à Alger trois jours plus tard. J’avais remarqué que la DGPS (nom officiel de la Sécurité militaire de septembre 1987 à octobre 1988) était coupée de la présidence. Mais le général Ayat, en tant que patron des services, se devait de suivre les événements. Il avait mis en place une cellule d’analyse que j’ai intégrée le 9 octobre. On travaillait sur la base des informations qui nous parvenaient des bureaux de sécurité des grandes villes. En analysant ces informations nous avions conclu que les pénuries étaient organisées et que la manifestation qui devait se dérouler de manière pacifique avait tourné à l’émeute. D’où intervention de l’armée et le bain de sang. C’était dans les plans des conspirateurs. Au peuple qui criait famine, on a donné le multipartisme et une démocratie de façade à défaut de pain, de logements et de travail. Et on l’a entraîné dans le bourbier islamiste et dans une guerre qui dure depuis dix ans.

N. O. – Le FIS a remporté les élections municipales de juin 1990 ?

H. Aboud. – Lors de cette consultation, j’étais chargé de centraliser les informations pour la Sécurité militaire. Des rapports étaient envoyés toutes les heures aux décideurs (président de la République, chef du gouvernement, etc.) Il était fait état de nombreuses irrégularités. Les élections auraient dû être annulées dans à peu près 60% des bureaux de vote. Le soir, lors de la proclamation des résultats, Mohamed Betchine, qui était à l’époque patron des services, s’attendait à ce que le ministre de l’Intérieur Mohamed Mohamedi prononce l’annulation du scrutin. En fait il s’est contenté de proclamer les résultats. Ils ont été à deux doigts d’en venir aux mains. Betchine ne comprenait pas le jeu des clans, parce que, jusque-là, il n’était qu’un pion. C’est ainsi que le FIS a gagné, pris les mairies. Et qu’il n’y a pas eu de réaction de l’armée, ni de l’état-major, ni de qui que ce soit.

N. O. – Pourquoi le président Boudiaf a-t-il été assassiné ?

H. Aboud. – Parce qu’il échappait au contrôle de ceux qui l’avaient installé au pouvoir, parce qu’il devenait ingérable. Boudiaf avait fait arrêter, sans se poser de questions, Hadj Bettou, le gros bonnet du trabendo (contrebande) dans le sud du pays. Il ne connaissait évidemment pas les relations de Hadj Bettou et les prolongements de cette affaire. Au cours de l’enquête, la gendarmerie avait découvert dans des entrepôts 1,75 milliard de francs en armes et marchandises de contrebande. Cette découverte faisait peser sur Boudiaf un danger mortel : il avait touché, sans le savoir, à un homme du système, à l’un de ceux qui l’avaient ramené au pouvoir. Qu’arrive-t-il, d’ailleurs, à Hadj Bettou après son arrestation ? Ce n’est pas à la justice civile, comme on pourrait le penser, qu’est remis ce gros bonnet de la contrebande, mais à la justice militaire. Ce qui veut tout dire. D’ailleurs où est-il actuellement, ce Hadj Bettou ? Je peux vous dire qu’il est libre depuis longtemps et qu’il vit tranquillement en Algérie où il poursuit ses  » activités « .

N. O. – Lorsque le président Boudiaf a été assassiné vous aviez quitté les services et l’armée. Comment pouvez-vous affirmer ce que vous dites ?

H. Aboud. – J’ai toujours été informé – c’est encore le cas aujourd’hui – de ce qui se passe dans les hautes sphères du pouvoir par de nombreux cadres de l’Etat et de l’armée qui me font confiance.

N. O. – Le président Boudiaf a été assassiné lors d’une réunion publique à Annaba par un homme qui a jeté deux grenades avant d’ouvrir le feu. Pourquoi, selon vous, les commanditaires de son assassinat ont-ils choisi une telle méthode ?

H. Aboud. – Pour faire passer leur message. C’était un coup psychologique. Un coup mafieux, qui signifiait  » avis au suivant « . Aujourd’hui, tous les présidents ont peur.

N. O. – Comment peut-on être sûr qu’il y a eu complot ?

H. Aboud. – Quand le chef de l’Etat se déplace dans le pays, il est toujours accompagné par le ministre de l’Intérieur. Surtout lorsqu’il doit rencontrer dix-huit walis, ce qui était le cas de Boudiaf lors de ce voyage. L’absence du ministre de l’Intérieur, Larbi Belkheir, est donc un premier point troublant. Deuxième point troublant : lorsque le chef de l’Etat se déplace à l’intérieur du pays, le patron des services de sécurité est lui aussi du voyage pour superviser la protection, le dispositif de sécurité. Or ce jour-là, ni Tewfik, ni son adjoint Smaïn ne se sont déplacés. L’essentiel est là. Ni le ministre de l’Intérieur, ni le patron de la Sécurité, ni l’adjoint de ce dernier n’étaient à Annaba. C’était la première fois que cela arrivait. Ensuite, il y a le dispositif de sécurité. Quand le chef de l’Etat est sur le terrain, tous les bâtiments voisins sont investis par le GIS, le Groupe d’Intervention spécialisée. La mission du GIS s’arrête là : encercler le périmètre où va se rendre le président. Ensuite, la Sécurité militaire contrôle le bâtiment dans lequel il doit entrer. Lors de l’assassinat de Boudiaf, ni les « hommes-matelas » qui, au moindre mouvement, doivent plonger sur le président, ni les tireurs d’élite de la protection n’étaient en place. Et alors que le GIS n’a jamais fait partie de la protection rapprochée du président, on a fait en sorte, pour la première fois, qu’il y participe. Ce qui a permis à l’assassin, Boumaarafi, sous-lieutenant au sein de cette unité, d’être dans la salle. Boumaarafi sera d’ailleurs arrêté par la police mais vite récupéré par l’armée. Il a été jugé et condamné à mort. Mais à l’heure actuelle, il est toujours en vie, en prison.

N. O. – Selon vous, qui dirige réellement l’Algérie ?

H. Aboud. – Pour avoir connu certains hommes de ce pouvoir et d’autres qui leur sont proches, je peux dire que ce pouvoir est composé de onze généraux majors. Certains sont en activité, d’autres officiellement à la retraite. Neuf d’entre eux étaient des sous-officiers ou officiers de l’armée française durant la guerre d’Algérie qui ont rejoint les rangs de l’Armée de Libération entre 1958 et 1961. Seuls les généraux Smaïn et Tewfik – les actuels patrons des  » services  » – n’ont pas servi sous le drapeau français. Deux seulement ont fait des études universitaires : les généraux Mohamed Touati, président du conseil de sécurité nationale à la présidence, et Aït Abdessalem, directeur des fabrications militaires. Ce sont les  » têtes pensantes « , les éminences grises de la mafia. Les connaisseurs du système politique algérien les qualifient de  » conseillers diaboliques de l’ombre « . Les autres membres du  » club des onze  » sont :

– Khaled Nezzar, officiellement à la retraite, mais qui vient en France avec un passeport diplomatique et un ordre de mission. Il est, aujourd’hui, le porte-parole du  » club « . C’est le grand parrain.

– Larbi Belkheir, directeur de cabinet du président Bouteflika dont il est le sponsor. Il était le directeur de cabinet du président Chadli.

– Abbas Gh’ziel, officiellement à la retraite mais qui est conseiller militaire de Bouteflika.

– Abdelmalek Guenaïzia, officiellement à la retraite. Il vient de rentrer d’un séjour de sept ans en Suisse où il était ambassadeur. C’est le  » chef comptable  » des comptes helvétiques.

– Le général Mohamed Lamari, chef d’état-major.

– Fodil Chérif, chef de la 1re région militaire.

– Sahab Abdelmadjid, chef de la 4e région militaire. C’est lui qui surveille le  » tuyau « , comme disent les Algériens. C’est-à-dire le pétrole.

– Le général Mohamed Mediene dit Tewfik, chef de la Direction du Renseignement et de la Sécurité, la DRS, [ex-Sécurité militaire, la police politique du régime].

– Le général Smaïn Lamari, directeur du contre-espionnage, numéro deux de la DRS.

N. O. – Mais qui est le général Aït Abdessalem, qui n’apparaît nulle part ?

H. Aboud. – A cause de son passé dans l’armée française lors de la guerre de libération, il s’est toujours fait discret. Il est le seul à avoir été réellement officier avant de rejoindre l’ALN, à quelques mois du cessez-le-feu du 19 mars 1962. Il a toujours été dans l’ombre du général Khaled Nezzar. C’est à ses côtés qu’il a fait la campagne d’Egypte lors de la guerre du Kippour en 1973. Il était son conseiller opérationnel à la fin des années 80 au commandement des forces terrestres.

N. O. – A eux seuls, ces onze généraux contrôlent l’Algérie ?

H. Aboud. – Autour de ces onze décideurs il y a le groupe des sous-traitants : les autres chefs des régions militaires et une pléthore de généraux à la tête des directions sensibles de l’armée. Il ne faut pas oublier non plus Tounsi Ali, le patron de la police. Le général Betchine  » joue en solo  » car il n’a pas su dépasser le stade de la guerre des clans et s’imprégner de la nouvelle donne, à savoir adopter une politique consensuelle entre les clans.

N. O. – Quel est, dans ces conditions, le rôle du président Bouteflika ?

H. Aboud. – Savez-vous dans quelles conditions Bouteflika a été choisi ? Quelques mois avant l’élection, il y a eu une réunion au domicile du général Larbi Belkheir, entre Bouteflika et les  » décideurs « , avec à leur tête les généraux Khaled Nezzar, Tewfik et Mohammed Lamari. Ils lui ont tracé une ligne rouge dont Bouteflika parle souvent dans ses discours. En substance, ils lui ont dit de ne pas toucher à l’armée et de déléguer ses pouvoirs de chef suprême des forces armées et de ministre de la Défense au chef d’état-major de l’armée. Ils ont justifié cela par le fait que le pays est en état de guerre.

N. O. – Les généraux étaient tous d’accord sur le choix de Bouteflika ?

H. Aboud. – Non, des divergences sérieuses sont même apparues. Certains voulaient avoir un homme aussi manipulable que les précédents, facile à dominer. D’autres voulaient quelqu’un de plus crédible, quitte à ce qu’il soit moins manipulable, mais en verrouillant autour de lui. C’est d’ailleurs le scénario qui a été retenu. Et en deux ans, le président Bouteflika, qui a des capacités extraordinaires, n’a rien pu faire. Il est phagocyté.

N. O. – A l’époque du président Chadli les militaires semblaient divisés en différents clans. Est-ce toujours le cas ?

H. Aboud. – Aujourd’hui, ces clans ont évolué et constituent une véritable mafia. Il y a un consensus entre eux, ils ne se font plus la guerre. Ces hommes sont à des postes-clés, on ne peut plus les déloger. Ils choisissent les ministres, les walis, les directeurs des entreprises publiques les plus importantes. En somme, tous les postes sensibles sont entre les mains d’hommes qui leur doivent obéissance.

N. O – Mais d’autres généraux sont parfois inquiétés, notamment pour des affaires de corruption…

H. Aboud. – Tous ceux qui ne font pas partie du  » club des onze  » peuvent être sacrifiés. Par exemple, le général Ghenim, qui était secrétaire général du ministère de la Défense, a été radié il y a quelques mois mais il se retrouve aujourd’hui chez lui et il va s’occuper de ses affaires. C’était le  » général du médicament « . Il les importait et les vendait principalement aux hôpitaux militaires. Il y a eu un scandale autour de ses semi-remorques qui venaient de Tunisie et il a été prié de se retirer. Il y a le général de la bière et du vin, celui des armes, celui du sucre, celui du foncier, celui du rond à béton… Des trafiquants, il y en a partout. Des sergents, des adjudants, des gendarmes, mais aussi des civils. Le  » trabendo  » est devenu l’activité numéro un en Algérie.

Propos recueillis par Farid Aïchoune et Jean-Baptiste Naudet

Cet article paru dans le Nouvel Observateur numéro 1910 daté 14 juin 2001.

15 commentaires

  1. Une petite demande monsieur BENCHICOU, est t’il possible de traduire l’interview en arabe, en anglais et en allemand et le diffuser sur internet et un journal arabophone du fait que beaucoup d’algériens ne lisent pas la presse francophone.

    Oh là, moi je dit que DE GAULLE a bien piégé KRIM et les autres lors des accords d’EVIAN.
    La fameuse phrase "je vous y compris" au fait il a bien placé son armée auxilliaire aprés le départ des FRENCHIS en 62.

    et aujourd’hui on a que nos yeux pour pleurer TAR LAHMAM à cause de 11 généraux.

    Le chiffre 11 revient comme par magie.

    Maintenant comment faire ? pour sortir de la crise ou plutot faire avancer un deuxiemme 5 Juillet 62.

    Heureux les martyrs qui n’ont rien vu.

    Dahmane de BRUXELLES

  2. je pleure pour mon pays et tous les martyres enfin il n’ya plus d’espoire

  3. brr cet article me fait froid dans le dos, même les républiques bananieres sont mieux gérés!et moins corrompus.
    quitte à me prendre pour un lâche, il est grand temps pour moi de prendre le large en harraga ou au canada.

  4. À chaque fois que je lis un article sur cette mafia de généraux et comment elle tient le pays en otage, je ne crois plus que le pays va se remettre sur les pieds un jour. Il faut un coup radical, dur dans la fourmilière, très dure même. On a tenté le 14 juin 2001 mais la mafia était plus forte car plus "nationale" que le mouvement citoyen. Comment en finir avec ce système ? J’ai une idée. Suivez moi. Si on suit les enseignements de Sun Tzu dans sont livre "L’Art de la guerre", Il faut chercher la faiblesse dans la force de l’ennemi. La force de cette mafia est qu’elle est nationale et aidée par le système centralisé de la gestion des affaires de la nation. Ces deux forces constituent aussi ces faiblesses. Comment? De la centralisation, il est difficile de satisfaire les besoins des citoyens car leurs besoins sont différents alors le système centralisé est uniquement bon pour la répressions « d’ailleurs tous les pays sous-développés sont ont cette particularité ». Il y a aussi l’immensité du territoire qui est le deuxième point faible.
    Et si on utilise le principe de « diviser pour régner en notre faveur ».
    D’après SUN TZU toujours, lorsqu’on est 10 fois plus nombreux que l’ennemi, il faut l’encercler. Si on est 5 fois plus, il faut l’attaquer, « cette thèse a démontré sa limite le 14 juin 2001 ». Si on est deux fois plus il faut le diviser. Je trouve que cette dernière est une la meilleure orientation stratégique.
    Pour moi, la solution est dans la revendication de gouvernements régionaux autonomes. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai adhéré aux thèses du MAK, en attendant mieux. J’espère si le jour viendra on aura pas une mafia « ouzemmour ».

  5. oui et alors on nous ressort la mafia des généraux, je suis fatigué de tout ce cirque, mais enfin que veulent ils? mettre les algériens à la porte, ….ils ont déjà commencé ceux qui n’y arrive pas jusqu, `la porte sautent par les fenêtre pour se jeter à la mer, voilà ce qu, on est un pays de boat people, comment 11 individus peuvent ils tout décider pour toute une nation! je ne comprends pas même les roumains ont pu se débarasser de cauesescu et NOUS pendant ce temps le peuple est berné et dopé à la religion qu’on lui sert. POURQUOI, vive la kabylie indépendante c, est le seul espoir je crois labas au moins des jeunes ssont prêts à se sacrifier pour la démocratie ce n’est pas le cas dans le reste du pays ou tout le monde est précoccupé par la religion. l, irak et la palestine..ou de la longueur des jupes des femmes .. alors qu’il y’a le feu dans la maison JE NE COMPRENDS PAS EXPLIQUEZ MOI SVP, ou sont les etudiants, les artistes, les professeurs, les syndicats, les immigrants! Pourquoi personne ne bouge.

  6. SVP SVP, à tous ceux qui polluent nos écrans de télévision, nous disons Basta! Du vent messieurs! On n’en veut plus de votre expérience. On sait où elle mène. On veut aller ailleurs. Exactement à l’opposé. Entendez-vous ce cri du peuple? Partez et on ne viendra pas vous chercher pour vos malversations. Promis, juré!

  7. Excellente initiative et attitude intelligente et patriote que la publication de cet article, qui, après la non moins excellente prestation récente de Mr Benchicou sur berbère TV semble indiquer que Le Matin a décidé de transcender pour sa part les mésententes et les querelles de chapelles.
    Merci pour tous ceux qui n’en attendaient pas moins de vous.

  8. mais qu’est ce que c’est ces officiers de la securite militaire qui vont pleurer chez les europeens ou à al jazeera? on n’a jamais vu un mec du mossad raconter des trucs sur le service, ni un gars du kgb ni de la cia sauf peut etre après avoir pris sa retraite et avoir eu l’aval de ses chefs pour raconter un petit chouia ( qui n’est d’ailleurs jamais innocent ce petit chouia). celui qui se confie ainsi au nouvel obs est un milliardaire à constantine. Comment un officier de l’armée peut il devenir milliardaire??????
    on en a soupé de ces tigha, samraoui, souaidia etc, tous des deserteurs qui vendent n’importe quoi aux ennemis du bled qui leur font dire ce qu’ils veulent ( oui parce que un type comme souaidia n’a rien vu, n’a rien entendu, il a seulement deserte car pendant son sejour dans la region de lakhdaria il tremblait de peur 25 heures par jour, et cependant il se permet de pondre un livre ou il raconte tout et n’importe quoi, on sait qu’il n’a rien ecrit du tout mais on lui a ecrit son livre, quand il est passé sur le plateau tele de fafa il ne savait meme pas parler, alors de la a ecrire)

  9. Cette histoire de "generaux" de l’ombres, soit disant, qui gouvernent l’angerie depuis longtemps est le meilleur moyen pour obscurcir une lecture saine de la situation politique du pays. C’est l’explication miracle, pour ne pas accuser ce peuple agerien qui vote 99% pour le fis ou pour bouteflika.

    Seul le peuple Kabyle se souleve periodiquement, et jamais il n’a ete suivi par le peuple algerien, qui continue a s’occuper de ses freres arabes palestinien et irakiens.

    La veritable catastrophe de l’algerie c’est son arabisation-islamisation (et tous les pays gouvernes au nom de allah, mohamed et la langue arabe sont dans la mouise; pas besoin d’une demonstration mathematique pour ca, suffit juste d’observer). Aucun pays arabo-musulman n’est developpe et ne sera jamais developpe car l’islam-l’arabite sont des elements retrogrades opposes a la civilisation et a l’evolution. On gouverne un pays par des elements (arabite-islamite) qui s’opposent dans le fond comme dans la forme au PROGRES.

    NON, la veritable catastrophe, ce ne sont pas ces  »generaux » qui ne font qu’appliquer une politique d’arabisation-islamisation et constructions de mosquees finalement, demandee par une mejeure partie du peuple.

    Cette theorie des genereux de l’ombre est un echappatoire a toute solutions et toute alternative saine.
    le peuple algerien a souffert du terrorisme musulman: ce sont leur anciens elus qui sont devenus leur bouchers, souvenez-vous de abassi mandari et autres boukhamkham!

    le peuple algerien souffre aujourd’hu?? il a elu benteflika, le president arabe corrompu qui vivait dans les pays de golf et qui veut arabiser/islamiser plus que ces predecesseurs!

    l’algerie est devenue une aberration; une partie veut un sursaut Historique et se font tuer meme (en 2001, des centaines de jeunes Kabyles ont ete assassines par les gendarmes), et une autre partie, plus attachee a la palestine/irak, qui se plaint sans cesse de ses elus, mais qui continue tout de meme de voter pour eux!

  10. Je suis 100% d, accord avec vous, iflissen je n.arrive toujours pas à comprendre comment est ce que un peuple n.arrive pas à se libérer de ses oppresseurs, tout les peuples qui se respectent ont réussi (Europe de l’est par exemple) et nous WALLOU pourtant la kabylie bouge de temps `autre mais ce mouvement n est jamais suivi pourtant il est démocratique et progressiste. A mon avis il n y a qu une seule explication ils ont abruti le peuple qui se gave d, arabité et d islamité au point d’oublier qui ils sont. Quand à nos démocrates et intellectuels qui sont censés montrer le chemin ils ont trahi car ils ont laissé faire les politique d, arabisation et d islamisation. Bientôt ce ne sera plus l’Algérie dans à peine 5 ans ce sera kaboul. Car les jeunes générations n’ont plus rien d algérien, remarquons nos rues pleine de kamis, de hidjab et de niqab. Bravo messieurs de l’ombre vous avez résussi mission accomplie, le chemin est libre pour continuer à vous remplir les poches le peuple est sous anesthésie et n, est pas prêt de se reveiller, quand aux démocrates il n’ont qu’à rentrer dans le rang ou prendre le chemin de l’exil, pour ce qui est de la Kabylie ils continueront à assassiner les jeunes manifestants sans que personne ne bouge. à part le matin `l’époque combien de personnes ont écrit pour dénoncer les tirs sur les jeunes manifestants en 2001? ce quime choque c est la non solidarités des jeunes des autres régions pourtant les revendications étaient loin d être régionaliste! ils demandaient du travail et une allocation chomage et ils manifestaient pacifiquement et l’Etat algérien leur a délibérément tiré dessus sans que personne ne s’en offusque….

  11. Je suis entièrement d’accord avec vous SISSI et IFLISSEN, pour votre analyse un peu plus approfondie.

    Depuis longtemps qu’on gave le peule algérien qui n’a rien d’arabe ni d’intégriste musulman.

    Il y avait que des musulmans laïques et démocrates même sans plus. Mes grand parents font la prière se soucier de la tenue vestimentaire. Sauf avant on n’avait pas grand chose aussi à changer.

    Il n y avait pas de mélange entre politique et religion. Les algériens cohabitent en bons musulmans, chrétiens, juifs, communistes et même athées.

    Pour revenir au sujet de la KABYLIE et les autres régions du pays.

    Le pourquoi des autres régions qui ne suivent pas la Kabylie dans le combat démocratique qu’elle mène depuis la crise berbériste de 1949.

    Tout simplement ils ont appliqué sur le peuple algérien le proverbe qui dit,

    "DIVISER POUR REGNER"

    Avec un certain BOUMEDIENE et sa suite logique et pourtant il est CHAOUI.

    Et un autre facteur majeur "L’IGNORANCE" voila, sinon c’est la politique colonialiste d’arabisation et d’islamisation à outrance, n’oublions pas que cette politique a eu l’effet inverse de ces objectifs initiaux.

    Maintenant que les choses sont claires, la KABYLIE malade de ces divisions politiques, agonise dans la souffrance et l’attente de lendemains meilleurs, que je pense sont très improbable.

    Ils nous restent 40 ans pour voir les réserves du pétrole et gaz se tarir et là une autre époque va commencer.

    Le siècle de la faim et la disparition absurde de la race algérienne.

    Cordialement

    Dahmane de Bruxelles

  12. Les déclarations des anciens, des ex officiers supérieurs des services chargés de la suprême sécurité du pays contribent malheureusement à donner un aspect encore plus négatif de la situation. Ces comportements (indignes car faits d’une manière sujette à caution) sont révélateurs de l’état de déliquescence dans lequel baigne le pouvoir : aucun SERVICE étranger n’a fait ce que font les nôtres qui n’ont plus eu leur place (comparons avec l’ex KGB et la dernière affaire londonienne du polonuim : silence radio total malgré une certaine opposition à POUTCHINE). Il n’y a qu’en Algérie oû les retournements de veste donnent lieu à moults déclarations dans les médias étrangers sans que leurs auteurs soient poursuivis pour haute trahison. Ces repentis (à leur manière) sont mal placés pour affirmer des vérités (ou contre-vérités) que le peuple connait dans les détails. Pour l’affaire MECILI, et en temps voulu, le Canard Enchainé avait tout dévoilé : le comportement du tandem PASQUA-PANDREAU, la responsabilité du proxénète, la présence du Capitaine HASSANI, signalant même la présence d’un personnage "boîteux" cité nommément et occupant un poste de haut fonctionnaire qui lui servait de couverture(il n’y a qu’à relire les N° du Canard Enchainé de l’époque).Concernant l’ordre de mission signé par l’officier HASSANI, celà m’apparait comme étant surréaliste : un proxo chargé d’un assassinat n’a pas besoin d’un ordre écrit, d’autant plus qu’il avait été payé casch par Weld Bled de Hichem ABOUD qui nous dit être originaire des Aurès, alors que d’aprés mes connaissances, il est de la région Constantinoise (Oum El Bawaki exactement). Come dans toute histoire DZ : ya à boire et à manger.

  13. IL N Y AURAS PAS DE DEMOCRATIE TANT QUE L ARABIE SEOUDITE ET LES ETATS UNIS NE DOMINERONS PAS LES RESSOURCES DU MONDE ARABE ET MUSULMANS L ECONOMIE POUR LES ETATS UNIS ET LA SOCIETE CIVILE AUX FANATIQUE DU WAHAABISMES BEN LADEN EST UN AGENTS DU WAHABISMES ET DE LA CIA NOUS AVONS UN ENNEMI EN COMMUN DU PAKISTAN A L AFRIQUE UNE ZONE TRES CONVOITES PAR LES MULTINATIONALES TEXANES ET SEOUDIENNES ;;je pensE qu’il faut revenire sur l’histoire depuis Rome et Jugurtha la trahison est deja au sein de notre region nos voisins ont toujours voulus une petite Algerie il faut revenire au plan Joxe et pierrfitte en 1961 ils voulaient nous donner l’indépendance que pour la bande cotiere et garder pour eux les ressources du Sahara .et que Le Générale de degaulle disait dans 30ans ont cassera l’Algerie. l’opportunite de diviser l’Algerie en plusieurs entites a ete murement réflechie meme pour le Rally Paris -Dakare ils ont voulut utiliser les touaregues et le probleme du mali et du tchade pour créer des petits Royaumes plus facile a gerer exemple L’Irak et le Koweit qui était une province et tout les petits etats du Golfe .L’ARABIE SEOUDITE ne veux pas de Démocratie dans le Monde Arabo-Musulman et les Americains aussi exemple le Pakistan qui actuellement dans une phase ou l’Arabie seoudite protege les terroriste issue du WHAABISME Ben-Laden est bien seoudien l’attentat manquer sur Benazire Butto est identique a l’assassinat du Président BOUDIAF ….pas de démocratie sans lavale des SEOUDIENS qui protége les investissement de la Bombe Atomique Pakistanaise financer par l’Arabie seoudite .les Americains et les pays des grandes Multinationales de l’Energie et du Néo Liberalisme ..

  14. exactement monsieur Wahab Bendir, cette histoire d’un ORDRE DE MISSION signé par un capitaine des services algeriens dans la poche d’un proxenete parisien présumé assassin de Mécilio est VRAIMENT SURREALISTE. car quand une agence veut éliminer quelqu’un, généralement elle fait appel à un tueur à gages, çà c’est vrai. mais de quelle façon ce tueur est recrute? d’accord l’officier superviseur se crée 2, 3 ou plusieurs FUSIBLES pour que quelque soit le service d’investigation qui sera chargé de faire l’enqu^te sur le crime ne puisse remonter jusqu’à lui et par la m^me occasion remonter à son agence. ensuite les fusibles mis en place, un truand de 5° catégorie contacte un tueur à gage et fait un contrat sur la tete de la future cible. ce truand doit raconter une histoire vraisemblable à un gars du milieu du pourquoi de ce contrat ( comme çà si le tueur est appréhendé par la police il racontera une histoire sur une obscure affaire de drogue ou de femme ou de dette ou de n’importe quoi qui emmenera la police sur tout autre piste sauf sur la vraie. mais surtout, surtout, on prévoit un 2° tiueur à gage qui doit descendre le 1° dès que celui ci rempli son contrat.
    alors venir me raconter que le tueur de Mecilli a été retrouvé avec un ordre de mission des services algériens …. ahkiouha el bibit

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