Seif Al-Islam Kadhafi veut se rendre à la Cour pénale internationale

En fuite depuis plusieurs semaines, Seif Al-Islam Kadhafi et l’ex-chef des renseignements libyens et beau-frère de Kadhafi, Abdallah Senoussi, 62 ans, auraient proposé de se rendre à la Cour pénal internationale (CPI) à La Haye, selon Reuters qui cite mercredi un haut responsable militaire du Conseil national de transition (CNT).

Le fils Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam est prêt à se rendre de lui-même à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, rapportent les médias internationaux citant un représentant du Conseil national de transition (CNT) libyen Abdel Majid Mlegta.

« Comme voie honorable de sortie, ils proposent de se rendre à La Haye », a déclaré le responsable, ajoutant que Seif Al-Islam Kadhafi et l’ex-chef du renseignement libyen Abdallah al Senoussi essaieraient de trouver un accord à travers la médiation d’un pays voisin. Seif Al-Islam, escorté par des ex-combattants pro-Kadhafi, serait déjà entré en contact avec les responsables des Forces armées nigériennes (Fan) de la zone d’Agadez. Un détachement militaire serait envoyé à sa recherche, selon des sources militaires citées par l’agence Xinhua.

Recherchés par la CPI pour crimes contre l’humanité, Seif Al-Islam et son beau-frère Abdallah Senoussi auraient déjà tenté dans la nuit de lundi à mardi de franchir la frontière nigérienne, par l’extrême nord du pays, frontalier de la Libye, selon Xinhua. Le Niger abrite depuis début septembre, des proches de Kadhafi dont son fils, Saadi Kadhafi, « pour des raisons humanitaires ».

Le 27 juin, la Chambre préliminaire de la CPI a décidé d’émettre des mandats d’arrêt contre Mouammar Kadhafi, son fils Seif Al-Islam ainsi qu’Abdallah al Senoussi, soupçonnés d’avoir commis une série de crimes, notamment de crimes contre l’humanité. Mouammar Kadhafi a trouvé la mort le 20 octobre des suites de ses blessures, après avoir été capturé par des combattants du nouveau gouvernement libyen alors qu’il tentait de fuir sa ville natale de Syrte.

L’affrontement contre le régime de Mouammar Kadhafi, qui avait gouverné la Libye pendant 42 ans, a duré près de neuf mois. La confrontation armée opposant les troupes pro-Kadhafi aux forces du Conseil national de transition (CNT), instance politique des insurgés libyens soutenue par l’Otan, a fait des milliers de morts et a porté un grave préjudice à l’économie de ce pays producteur de pétrole.

4 commentaires

  1. Je pense que Saif Al Islam aura beaucoup de choses à révéler, peut-être même présentera-t-il les raisons sur l'acharnement de certains pays de la coalition, ou de l'otan à assassiner ou a faire assassiner Moamar Kadafi. Mais arrivera t-il vivant à la Cour pénale internationale ? Toujours est-il que les conditions de la mort de Kadhafi ne faciliteront pas la réconciliation entre Libyens.

  2. Ayant eu vent de la mort du père et du frère, le fils du dictateur veut sauver sa peau. Il sait que s'il arrive vivant à la Haye il a des chances de survivre même si c'est en prison. La peine de mort est bannie à travers toute l'Europe. Il est intéressant de noter que lui qui critiquait l'Europe souhaite maintenant s'abriter en Europe pour sauver sa vie. Pourquoi critiquait-il alors l'Europe avec des discours "lénifiants" lui qui vivait au coeur du pouvoir et dans les sacs de dollars ? Pourquoi maintenant qu'il est dans un position délicate il tente de rallier l'Europe en acceptant la justice de la Haye? C'est une leçon à tous les dictateurs et ses suppôts …

  3. A la vue des conditions dans lesquelles est mort son père, ce vantard d'enfant gâté a pris conscience du sort qui l'attend s'il tombe entre les mains des insurgés libyens.Il doit chier dans son froc celui qui se prétendait reprendre, le combat perdu d'avance de son père, et défendre l'héritage familial qu'est la Libye.

  4. Qu'il soit vantard ou fils de p…Souhaitons tous qu'il arrive vivant au TPI..

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