Le président yéménite pourrait se conformer à un plan prévoyant son départ en échange son immunité. Des affrontements ont fait 15 morts ce mardi.
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a assuré à l’ambassadeur américain à Sanaa qu’il comptait se conformer à un plan qui prévoit son retrait du pouvoir, a indiqué la porte-parole du département d’Etat mardi 25 octobre. Victoria Nuland a salué ces propos, tout en soulignant que Ali Abdallah Saleh devait tenir parole. Ce dernier a déjà promis à plusieurs reprises de quitter le pouvoir mais s’est ravisé à chaque fois.
« Nous attendons de lui qu’il tienne cet engagement »
Ali Abdallah Saleh, qui est contesté par la rue depuis janvier, a tenu ces propos lors d’un entretien avec l’ambassadeur américain Gerald Feierstein après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’Onu d’une résolution « l’encourageant » à signer un plan des monarchies arabes membres du Conseil de coopération du Golfe. Ce plan prévoit la démission de Ali Abdallah Saleh en échange d’une immunité pour lui-même et ses proches. « C’est une avancée qu’il ait convoqué l’ambassadeur et réaffirmé son engagement auprès de lui – de nous tous, de la communauté internationale – à signer » le plan, a déclaré Victoria Nuland. « Nous attendons de lui qu’il tienne cet engagement », a-t-elle dit.
Sur place, au Yémen, les forces du président et ses adversaires étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu annoncé mardi, mais cette trêve a très vite volé en éclats dans la journée. Les violences ont fait quinze morts dans la capitale et à Taëz, dans le Sud-Ouest, selon un nouveau bilan. Selon Victoria Nuland, le président avait aussi voulu discuter du cessez-le-feu avec l’ambassadeur américain.
Tout en reconnaissant que la trêve n’avait pas duré, la porte-parole a qualifié de « pas dans la bonne direction » le fait que Ali Abdallah Saleh « soutienne l’idée que la violence doit cesser afin que nous puissions définir les conditions des discussions sur l’avenir diplomatique du Yémen ».
Avec AFP




