Yasmina Khadra explique sa nomination au CCA : « Bouteflika a demandé à me rencontrer après mon article dans El-Pais »

Dans cette interview au Quotidien d’Oran, Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, donne d’autres révélations à propos de sa nomination au poste de Directeur du Centre culturel algérien à Paris.

Le Quotidien d’Oran : Votre nomination a pris tout le monde de court. Depuis le départ de votre prédécesseur pour l’Institut du monde arabe, bien des noms ont circulé pour la direction du CCA. Et, au final, c’est Yasmina Khadra qui s’y installe…

Yasmina Khadra : Ma désignation a suscité des réactions partagées. La plupart des intellectuels algériens, me semble-t-il, ont applaudi. Ils ont compris que le fait que je dise «oui» à la direction du CCA ne signifie pas quelque compromission. Selon une vieille idée reçue algérienne, la nomination à un poste rime avec privilèges. Je ne suis pas dans cet état d’esprit. En acceptant ce poste, je renonce à nombre de privilèges parmi lesquels mon autonomie, mon indépendance, ma liberté absolue.

Q.O. : Vous renoncez à tout cela, à votre liberté intellectuelle…

Y. K. :…Non ! Non ! Non ! Je ne renonce pas à ma probité intellectuelle. Je ne m’en suis jamais séparé. C’est elle qui m’a permis de transcender, de supplanter les basses manoeuvres, d’aller en toute confiance vers ce qui m’importe. Ma probité n’est pas négociable. C’est grâce à elle que j’impose le respect, lève le gibier et renvoie à chacun son image. Je parlais de ma liberté ordinaire, mon autonomie, mon indépendance. J’étais libre, disposais du temps comme bon me semblait, n’avais de compte à rendre à personne. Lorsque le devoir m’appelait quelque part, c’est pour parler de mes livres, élargir mon audience, consolider mon écho.

Je suis en plein essor planétaire, aujourd’hui, et cela exige une disponibilité permanente. Mes livres sortent sur les 5 continents, et l’ensemble de mes éditeurs souhaitent ma présence pour faire leur promotion. Eh bien, mon poste de directeur va réduire considérablement cette disponibilité.

Q.O.: C’est-à-dire…

Y. K.:… j’étais dans ma bulle, je vivais pleinement ma passion d’écrivain. Quand je prends un avion ou un train, c’est pour aller à la rencontre de mes lecteurs, débattre de mon oeuvre. Certains, je dis bien certains, croient déceler dans l’acception de ce poste un manquement à ma probité intellectuelle. Ceux-là, manifestement, n’ont pas compris l’homme que je suis. Je n’ai que faire de leur amitié, je n’ai que faire de leur soutien. C’est désolant de constater qu’il existe encore des gens qui, malgré leur statut d’intellectuel et le désarroi dans lequel se diluent nos certitudes, n’arrivent pas à s’éveiller aux êtres et aux choses, qu’ils persistent à ramener les faits d’armes à du folklore et la prouesse à une acrobatie suspecte. J’ai toujours été intègre, tellement intègre que cela dépasse l’entendement. Je comprends leur méfiance, mais je redoute qu’elle se mue en paranoïa. L’Algérie n’est pas un dépotoir, et sa vocation n’est pas de produire exclusivement des ordures et des détritivores. Il existe des gens bien, consciencieux et responsables. On n’a pas le droit de les chahuter seulement parce qu’on a perdu la foi en notre pays. Ce sont les épreuves qui forgent les convictions.

Et je m’inscris dans ce combat qui se mène à contre-courant et qui consiste à renouer avec l’espoir et la nécessité, pour nous, de prouver que l’honnêteté n’est pas une tare. Que me reproche-t-on au juste ? De chercher à contribuer à quelque chose de bien ? De renoncer à mon confort personnel pour être aux côtés de ceux qui sont dans le besoin d’une écoute, d’un soutien, d’un réconfort ?

Caisse à résonance

Q.O.: Une semaine avant votre installation officielle par l’ambassadeur d’Algérie à Paris, vous ne figureriez pas sur la liste des candidats «potentiels», les prétendants dont les noms étaient chuchotés dans les bruits de couloirs…

Y. K. : J’ignorais qu’il y avait tellement de candidats en compétition. Je l’ai appris en lisant la presse. En juillet 2007, je me trouvais à Oran au moment de la tournée du président de la République dans la région. Il a demandé à me rencontrer. Un mois après la publication de ma tribune dans les colonnes du quotidien espagnol El Pais. Il m’a accueilli avec humilité. Il m’a montré à quel point il avait du respect pour moi, pour mes convictions. Quoi que l’on dise, quoi que l’on pense, je suis un homme sincère. Je sais dire ce que je pense, je sais dire «non», je sais dire merci. Le Président m’a donné une véritable leçon de démocratie. Dans la tradition de la souveraineté nationale, quand un écrivain dépasse les bornes, on le faisait taire d’une manière ou d’une autre.

J’ai été surpris par l’intérêt que m’a accordé le Président, par la confiance qu’il place en moi. J’ai trouvé cet instant d’une rare solennité et d’une quiétude incroyable. Et j’ai touché du bout des doigts un vieux rêve, celui de voir le Pouvoir se rapprocher de son élite. Je l’ai toujours crié sur les toits : le Pouvoir se doit de s’appuyer sur son intelligentsia pour voir clair dans ses programmes. Comment voulez-vous que je me dérobe maintenant qu’on m’offre l’occasion de concrétiser ce rapport tant attendu ?

Q.O.: C’est donc à Oran que votre nomination a été ficelée…

Y. K.: On n’en a pas discuté explicitement. Le Président m’a parlé d’une mission à Paris. J’ai pensé qu’il s’agissait de quelque chose de temporaire. Je lui ai fait part de ma disponibilité. En voyage à Alger à l’occasion du Salon du livre, j’ai été invité à la réception du 1er Novembre. C’est là que M. Bouteflika m’a proposé publiquement, et avec beaucoup de conviction, de prendre la direction du CCA. Cela m’a surpris, je ne m’attendais pas à ça. Mon humilité, mon éducation ne me permettent pas de dire «non» à une sollicitation du président de la République. A plus forte raison que la charge proposée porte sur la culture.

Q.O.: A ce moment, avez-vous redouté essuyer des reproches ou des critiques ?

Y. K. : A aucun moment. Je ne redoute pas les qu’en-dira-t-on. Quand on est sûr de ce qu’on est, quand on est l’incarnation de sa propre intégrité, on n’a pas peur de prendre des risques, on se fie à ce que l’on espère juste. J’ai accepté la charge avec beaucoup d’espoir. J’espère, à travers cette nomination, ouvrir l’esprit de nos responsables en direction de l’élite. Aucun Etat ne peut avancer s’il marginalise son intelligentsia et se passe de son éclairage. Si ma nomination est de nature à bousculer les choses, à amener le pouvoir à revoir son rapport à la culture, aux intellectuels, aux artistes, aux universitaires, aux savants, tant mieux. Il m’appartient désormais de prouver, à la tête du CCA, que cette ouverture est bénéfique au pays et au peuple algérien. Et je compte réussir dans ma nouvelle tâche.

Q.O.: Inutile de vous rappeler que le CCA n’a pas bonne presse aux yeux des milieux culturels et intellectuels algériens. Quelle était votre perception de l’institution avant votre nomination ?

Y. K.: Une caisse à résonance. Un organisme qui était là pour la forme, juste pour faire acte de présence et continuer à faire croire que l’Algérie était un pays de culture. La preuve ? Pendant cinq ans, j’étais persona non grata dans ce centre. Autant le monde entier m’invitait pour débattre de mes livres, autant le CCA s’opposait vaillamment à ma venue. Je n’étais pas le seul d’ailleurs. La liste des exclus est longue, et elle recense la crème de nos Arts et Lettres. Dire que le centre ne se conjuguait pas avec la culture n’est pas un excès de langue mais une triste réalité. L’offre culturelle se résumait à quelques soubresauts folkloriques. L’intérêt pour une culture digne de ce nom brillait par son absence. Un de mes prédécesseurs, M. Bounedjar, avait une belle ambition pour le centre. Malheureusement, sa mission a été brutalement interrompue.

Limogeage par fax,

La plus crasse des mufleries

Q.O.: Ceux qui l’ont connu disent qu’il en est mort…

Y.K. : C’était un homme d’une très grande culture, un érudit qui voulait sortir le CCA des ornières et des sentiers vicieux. Tout à sa tâche, il aurait, sans doute, réussi à faire du CCA un lieu culturel digne de ce nom. Malheureusement, on connaît son histoire. Limogé par un fax, au mépris de la plus élémentaire des corrections, il s’est senti humilié, mortellement blessé en son amour-propre. Comment ose-t-on limoger des gens par fax ? N’est-ce pas là la plus crasse des mufleries ? Je crois, hélas ! que l’excellence dans l’exercice de la cruauté s’opère chez nous en Algérie. Elle s’opère contre des gens qui, à l’image du regretté Bounedjar, sont braves, sains, nobles. C’est ce que j’ai écrit dans «Morituri» : «la bravoure est algérienne, la lâcheté est algérienne». C’est tout l’enjeu du match qui se joue aujourd’hui dans le pays.

Q.O. : Comment qualifiez-vous le CCA ? Une institution officielle ?

Y. K.: A l’évidence oui. De par son statut dans le pays d’accueil, elle est même une institution diplomatique. Son action relève de la politique de l’Etat.

Q.O.: Y voyez-vous une facette contraignante ?

Y. K. : Je pense que si le président de la République a jugé opportun de m’en confier la direction, ce n’est pas pour me museler. Il sait très bien que ça serait la pire des choses qui puisse m’arriver. Je sais, pour avoir eu un échange avec lui, qu’il est attaché à un CCA ambitieux, crédible et soucieux d’apporter une valeur ajoutée. Je suis décidé à m’appuyer sur son soutien pour ouvrir le centre à toutes les vocations algériennes, aux débats féconds, pas à l’invective. Je le dis sans ambages : les gens qui viennent insulter des personnes en les nommant, régler leurs comptes avec des institutions, développer des théories séditieuses et raviver la discorde, je ne les accueillerai pas. Par contre, ceux qui ne partagent pas les orientations de nos gouvernants, qui ne sont pas d’accord avec la politique, qui sont contre le Système béquillard qui est le nôtre et qui apportent un éclairage et une sincérité dans la contradiction, ceux-là seront les bienvenus. Notre pays a soif de s’instruire. D’apprendre à écouter et à reconnaître ses torts. Celui qui ne partage pas vos idées n’est pas forcément votre ennemi. Parfois, il a peur pour vous et tente de vous sauver.

Q.O.: Qu’entendez-vous par «insulte» et «invective» ? D’aucuns en font un usage à géométrie variable, un alibi pour des exclusions tous azimuts. Faut-il, au motif d’»insulte» et d’»invective», réduire au silence toute voix intellectuelle ou critique ?

Y. K. : Je ne risque pas de me tromper de sens. Le débat critique est le bienvenu. Ne comptez pas sur moi pour le chasser du CCA. Je suis le premier à dénoncer ce qui est dénonciable et à vitrioler ce qui est critiquable. En revanche, l’invective n’a pas sa place au CCA. L’invective, c’est traîner des gens dans la boue, sortir du débat pour entrer dans une sorte d’arène où le fait d’avoir un micro autorise à dire ce qu’on veut. Ou le fait d’avoir une colonne permet d’écrire n’importe quoi. Et Dieu sait ce que j’ai enduré de cette façon. A Oran, dans des journaux édités à Oran, c’est-à-dire dans ma ville d’adoption, la ville qui devrait être derrière moi et se réjouir de ma réussite, on m’a reproché des choses incroyablement scandaleuses, allant jusqu’à faire croire que le lot de terrain que j’avais acheté bien avant la naissance de Yasmina Khadra avait une odeur de soufre. Si c’est ça le «débat critique», je ne suis pas preneur.

En finir avec le «persona non grata»

Q.O.: Au fait, vos livres figurent-ils au catalogue de la bibliothèque du Centre ?

Y. K.: Oui. Mes livres et ceux de nombre d’auteurs jamais invités à des conférences y figurent. La bibliothèque est exhaustive. Elle me donne l’impression d’une facette positive du CCA.

Q.O. : Au travers de vos ambitions pour le Centre, vous semblez placer la barre très haut. N’est-ce pas un risque ?

Y. K. : Il faut se garder de tout excès de précipitation. Le CCA est cliniquement malade, souffrant de par sa frugalité, sa frilosité, son apathie. Sans ambitions précises, il n’a aucune vocation, aucune certitude quant à son évolution. Je ne peux pas le bousculer tout de suite au risque de le traumatiser irrémédiablement. J’y vais tout doucement. Je souhaite que de grandes signatures algériennes de la culture, des arts, de l’écriture y fassent leur entrée. Il est anormal que des noms comme Lounis Aït Menguelat, Idir et Mohamed Fellag ne s’y produisent pas. Il est anormal que les noms d’écrivains et de romanciers percutants ne meublent pas la feuille des programmes du CCA. Il est anormal que des artistes et romanciers se produisant en Algérie n’y trouvent pas un relais pour étendre leur talent en Europe. Toute entreprise culturelle qui se passerait de ces noms serait lacunaire, amputée. Je veux que le CCA soit un véritable centre culturel. Que les gens viennent non seulement pour se divertir, mais pour prendre la mesure du talent culturel et artistique algérien. Hormis les adeptes de l’invective grossière et tapageuse, aucune personne ne sera exclue chez moi. Quitte à ce que je quitte moi-même le Centre.

Q.O. : Avez-vous une idée de ce qui vous attend ? Avez-vous couché sur papier les idées qui vous tiennent à coeur ?

Y. K.: Je sais l’ambition qui est la mienne. Je vais adresser au chef de l’Etat un canevas d’idées. Son soutien pour les traduire à l’épreuve du CCA est capital. Je souhaiterai que le Centre soit parrainé directement par lui. Beaucoup n’ont pas apprécié que je sois là. Des gens qui avaient l’habitude de faire de ce Centre une sorte d’escale reposante pour ne pas dire autre chose. Des responsables souhaitaient y placer leurs pions. De toute évidence, ils n’apprécient pas que je tombe dans leur soupe comme un cheveu. Ils ne vont pas m’aider. Peut-être même vont-ils me mettre les bâtons dans les roues…

Q.O. : Et qu’en est-il des grandes lignes de votre plan d’action ? De quelques chantiers phares ?

Y. K. : Une me tient particulièrement à coeur : faire sortir le CCA du 15ème arrondissement de Paris, aller au-delà de son champ habituel. Aller vers les Algériens – et ils sont nombreux – qui n’ont pas l’habitude de venir ici. Faire en sorte que les Algériens habitant la banlieue parisienne y viennent pour retrouver une part de leur algérianité. J’ambitionne de lancer des troupes de théâtre pour enfants et amateurs. J’espère avoir les moyens pour lancer ces projets et les entretenir. Je souhaite aussi mener à bon port l’idée de «Maison Algérie» dans de grandes villes de France. Ça sera une sortie d’entité décentralisée du CCA. L’infrastructure existant, la faisabilité du projet ne devrait pas poser de problème. Le Consul général de Marseille, M. Abdelhamid Saïdi, vient de m’annoncer qu’il mettait à la disposition du Centre un site très fonctionnel. Il sera mis à profit pour assurer une offre culturelle et artistique à la communauté algérienne de la cité phocéenne. Ce site, ajouté à d’autres dans les régions à forte concentration algérienne, donnera au CCA les moyens de s’inscrire dans cette ouverture vers l’ensemble des Algériens de France.

Q.O.: Des artistes et hommes de culture programmés au CCA le seront dans d’autres villes ?

Y. K. : C’est la moindre des choses. Il y va du sérieux du CCA et de sa crédibilité aux yeux du vaste public qui est censé être le sien. Je trouve impensable qu’un artiste algérien vienne se produire à Paris et repartir le lendemain. Il doit pouvoir profiter de son voyage pour aller vers d’autres Algériens.

Q.O. : Mais faut-il qu’il y ait des ressources financières pour cela…

Y. K. : Je vais me démener pour que le CCA soit doté d’une enveloppe budgétaire en hausse. Mais je me dois aussi d’imaginer d’autres formules au premier rang desquelles le sponsoring et le parrainage. La prise en charge de la culture n’est pas du seul ressort du Trésor public. Des mécènes passionnés par les arts et la culture ont pignon sur rue. Il faut aller à leur rencontre, leur parler de projets attractifs de nature à les emballer. L’argent de la culture se rétrécissant, les institutions culturelles ont tendance à lorgner du côté des mécènes et des sponsors potentiels. J’y consacrerai toute mon énergie et mon carnet d’adresses. Les artistes programmés au CCA doivent ouvrir droit à un cachet. C’est la moindre des choses. Rien n’est plus insultant pour un artiste ou un intellectuel que de le faire venir pour une journée, le temps de se produire au Centre et de monter à bord du premier vol en partance pour l’Algérie. Que vaut son déplacement s’il n’a pas le temps de présenter son travail et aller à la rencontre des milieux culturels et artistiques ? Pour cela, il faut beaucoup d’argent. Il faut convaincre le Trésor public de réviser à la hausse sa contribution en lui présentant un programme digne de ce nom. Il faut charmer mécènes et sponsors.

Sortir de l’affectif

Q.O.: Dans votre propos, tout se passe comme si vous héritiez d’un état des lieux des plus négatifs…

Y. K. : Ce serait m’accorder la part du lion. Me faire passer pour le sauveur. Non, j’ai trouvé un Centre qui tourne tranquillement, sans grand enthousiasme, sans réelle ambition. Je salue toutefois les 3 ou 4 personnes qui se tapaient tout le boulot, et je tiens à leur rendre hommage ici. Mais cela ne suffisait pas. L’exercice de l’exclusion aidant, les activités culturelles privilégiaient l’affectif à l’efficacité. On invitait ses amis; on refusait les inconnus et les «indésirables». Or, il s’agit d’un Centre algérien, un espace d’expression de l’ensemble des talents algériens, un lieu de rencontre où les amateurs seraient supposés fusionner avec les professionnels et les stars, histoire de s’en ragaillardir, de s’en instruire. Ce Centre manque de moyens, de ressource humaine et de compétence pour être plus percutant. A partir de la position qui est désormais la mienne, il m’appartient de réunir des moyens diversifiés, de le doter en ressource humaine suffisante et qualifiée, de revoir ce qui ne va pas, d’améliorer les choses positives comme la bibliothèque…

Q.O.: L’historien Mohamed Harbi crédite la bibliothèque de bons points. Il s’appuie, ce faisant, sur sa consultation personnelle du fonds et sur les témoignages de nombre de ses étudiants…

Y. K.: Je cherche à renforcer cet espace en moyens humaines et logistiques. Mon ambition est d’en faire une véritable banque de données sur l’Algérie. Fonds livresque sur l’Algérie, monographies, dossiers, presse algérienne : la vocation du Centre nous impose de mettre le cap sur cette ambition et faire de la bibliothèque un lieu de prédilection pour toute personne en quête d’informations sur l’Algérie. Mohamed Harbi, dont vous citez le témoignage, est chez lui à la bibliothèque. Comme au Centre. Nous avons besoin de son charisme, de son érudition, de ses conseils et de son soutien.

Q.O. : Il fait partie des «oubliés» des lieux. Hormis durant le passage du regretté Bounedjar – il l’avait invité à présenter «L’Algérie et son destin» (Arcantère) -, son nom n’a jamais meublé le programme du CCA…

Y. K. : J’ai beaucoup de considération pour cet homme. Je ne partage pas toutes ses idées, ni toutes ses prises de positions politiques, mais il reste, à mes yeux, l’une des valeurs sûres indispensable au désenclavement de notre esprit. Il est chez lui, au Centre. Il vient quand il veut, et je profite de l’occasion que vous m’offrez pour l’inviter officiellement. Cet homme est trop important pour continuer d’être sous-exploité, suspecté, marginalisé. Plus que jamais, sa voix est incontournable aujourd’hui. Les profils de sa trempe ne sont pas légion.

Mes livres m’apportent

La moitie du budget du CCA

Q.O.: Statuts obligent, l’institution dont vous présidez les destinées est soumise à une double tutelle : le ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Culture. Un inconvénient susceptible de vous dérouter.

Y. K. : Franchement, je ne sais pas. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en prendre la mesure. Je sais que j’ai besoin d’un secrétaire général, il n’est pas là. Je sais qu’un comptable est nécessaire pour la gestion quotidienne, il se fait toujours attendre. Les deux postes sont prévus par le décret portant création du CCA. Je souhaiterais que mes rapports avec les différents départements ministériels ne soient pas contraignants. Sans remettre en cause le schéma organisationnel en vigueur, mon souhait est grand de voir le Centre sous le parrainage du président de la République. Il y va de la mise en oeuvre rapide des décisions administratives et budgétaires. Un petit détail qui ne trompe pas : cela fait six semaines que je suis là et je n’ai pas encore reçu le moindre appel des ministères de tutelle. Est-ce parce qu’on est en fin d’année et à l’heure des bilans ? N’empêche ! L’urgence n’a jamais appris au dormeur à oublier sa paillasse.

Q.O. : Avez-vous le sentiment – déjà – que vous vous installez dans une mission difficile, hypothétique ?

Y. K.: Difficile ? Par rapport à quoi ? J’ai connu pire, vous savez. Le boulot ne me fait pas peur. Je sais que je vais apporter un plus au Centre. Beaucoup sont prêts à m’aider. Je suis là pour aider aussi. Les gens qui me connaissent savent que c’est un sacrifice d’être à ce poste. J’ai accepté parce que j’ai toujours servi mon pays. Des crétins ont crié au « koursi ». Mon trône d’écrivain est plus fastueux. D’autres crétins ont parlé de salaires alléchants. 10.000 euros, paraît-il. D’abord, le salaire est beaucoup moins que ça. Et mes livres m’apportent exactement la moitié du budget total du Centre. Donc, un peu de retenue.

A ces crétins impénitents, et au risque de passer encore une fois pour un mégalo alors que je n’avance que des informations, je leur rappelle que je suis traduit dans 32 pays et en 30 langues, je suis best-seller dans une dizaine de pays, Etats-Unis compris, et que je suis très à l’aise de ce côté rien qu’en restant chez moi. C’est à partir de cette nomination que je vais commencer à perdre de l’argent, la liberté de mes déplacements et ma disponibilité pour des travaux auxiliaires tels les scénarios…

Q.O.: Dans les jours qui avaient suivi votre nomination, vous sembliez révolté – je vous cite – par «certaines réactions excessives» à votre endroit…

Y. K. : Révolté non, écoeuré oui. Certains sont tellement obsédés par le poste qu’ils imaginent tout le monde dans le même état d’esprit qu’eux. J’ai appris que parmi les mécontents, qui avaient réagi avec virulence dès l’annonce de ma nomination, 3 postulaient à ce centre. Vous imaginez la mascarade !

Q.O. : Quels sont les projets que vous avez laissé tomber avec la charge du CCA ?

Y. K. : A peine installé, j’ai renoncé au contrat signé et payé d’un scénario pour une grande société de production cinématographique et un grand réalisateur français. Un nom très prisé dans les festivals mondiaux, dont les films sont vus par des millions de personnes. Le scénario étant déjà écrit, il me restait à revoir le texte en fonction des attentes du réalisateur. Cela m’aurait pris quelques semaines de travail supplémentaire. Direction du CCA oblige, j’y ai renoncé. J’ai annulé également une multitude de tournées en Italie, en Belgique, en Espagne, en Suède, en Amérique latine, en Indonésie. Voilà ce que je perds au change aujourd’hui. Pour demain, je croise les doigts, mais pas les bras.

Interview réalisée à Paris par : S. Raouf Quotidien-Oran

(*) Cette interview a été relue et amendée par Y. Khadra

36 commentaires

  1. Un commandant à la tête de Caserne Culturelle Algérienne (CCA). Le recrutement des soldats de Boutef sera-t-il impartial’ Je n’aime pas trop son passé militaire, ça ne colle pas avec la vraie culture humaine et innocente, cela donne l’impression qu’on veut militariser la culture. Je n?aime pas l’image de cet homme qui écrit avec une kalachnikov à la main. Moi je ne suis pas d’accord. Ce système de H’na fi H’na me révulse.

  2. j’aimerais tant croire à cette hônnéteté intellectuelle mais voilà je suis suspicieuse de toute personne qui cohabite avec les malveillants qui prennent des responsabilités et les bafouent. comment mettra t il en application ses bonnes intentions, on parle dans le nouveau langage de feuille de route?supprimez l’invective certes, mais comment traduire ce terme sur le terrain?est ce qu’apporter la contradiction est de l’invective?M.Harbi est cité comme un marginalisé mais comment composé avec lui alors qu’il a exprimé des positions libres d’intellectuel intègre(pléonasme)?va t on considéré comme invective ses prises de position sur le plan politique?j’aimerai tant croire que l’Algérie redore son blason par une représentativité ni servile ni voyou(le terme n’est pas fort).mon Dieu que le chemin est long et très escarpé, les montagnes d’Algérie sont plus faciles à remonter que la tâche à laquelle va s’atteler M.Mousselhoum

  3. J’ai lu avec un grand interet et une grande attention cette interview d’un grand ecrivain qu’au demeurant je lis et admire .Cependant un passage m’a fait sourire pour ne pas dire plus c’est celui de son entrevue avec Bouteflika qui semble t-il lui a "donné une leçon de démocratie"!!!
    On aurait tellement aimé que monsieur Bouteflika nous donne tous les jours des leçons de démocratie …L’Algérie en a tellement besoin .Mais je doute que le troisième mandat en soit une.
    Et aussi en passant limoger par fax c’est tellement la manifestation de cette culture démocratique de notre pauvre Etat.Ce n’est pas une "muflerie"mais c’est intrinseque au pouvoir algerien.Mais enfin soyons optimiste et souhaitons bonne chance à khadra!!!

  4. Barkaou mé négationisme dial chkoupi ! je ne suis pas un bouteflikiste, mais il faut arrêter avec les ondes négatives. Il faut donner une chance a Khadra. Je pense que lorsqu?on aime son pays on doit tout faire pour que les choses changent et si on veux des changements ils ne peuvent se faire que par l’intérieur. Jusqu’à présent le CCA était dirigé par des bras cassé, des béni oui oui, des tocards, ou des gens qui ne veulent pas faire de vagues. Il faut un chkoupi de tsunami au CCA Khadra me semble sincère et je suis persuadé qu?il va donner un grand coup de pied dans la ruche. Vas y commissaire Loob, Fonce !

  5. « les gens qui viennent insulter des personnes en les nommant, régler leurs comptes avec des institutions, développer des théories séditieuses et raviver la discorde, je ne les accueillerai pas. » Hellas M. Benchicou vous ne serez jamais convier a un de leurs diner à la Con.

  6. un manque d´humilité de la part de Mohammed Ali, cela fait partie de l´art, provenant d´un intellectuel, c´est manquer de relativisation. C´est à se demander, si Mr. Khadra est à la bonne place avec un égo pareil. Bonne réussite quand-même.

  7. La nomination de l’écrivain Yasmina Khadra à la tete du centre culturel algérien à Paris a fait couler beaucoup d?encore. Il fallait s y attendre. L?écrivain à succès avait fini, depuis qu?il s?est investi dans une carrière littéraire foncièrement antiintégriste, par s?attirer la sympathie d?une frange importante du lectorat algérien, sans parler des milliers de lecteurs qu?il a réussi à charmer par ses romans universalistes. Il semble que, pour le commun des lecteurs, ne pas aimer les livres de Khadra couvrirait son bonhomme de ridicule. Notre écrivain y verrait sans doute quelques germes de jalousie devant le plus beau succès algérien.
    On ne peut, en effet, hasarder un commentaire dépréciatif sur un livre de Khadra sans risques, comme l’affirme avec justesse El Menfi. A plus forte mesure si, comme monsieur Hocine Mezghriche, on n?a jamais lu la moindre ?uvre du Prix des libraires 2006. Et pourtant, en ce qui nous concerne, nous persistons à voir dans la trilogie de Khadra une ?uvre de facture banale, tant sur le plan intellectuel que sur le plan, plus important pour un roman, strictement littéraire. De cette fameuse trilogie, seul L?attentat a été présélectionné pour le Goncourt .Yasmina Khadra s?offusquait qu?un écrivain de sa trempe ne soit pas récompensé dignement. On le sait déjà, notre écrivain guigne le Goncourt depuis belle lurette. C?est, somme toute, assez légitime pour un écrivain francophone que de vouloir obtenir une fois dans sa vie un Goncourt, consécration suprême que Céline lui même n?a pas eue. Rappelez-vous le personnage de l’écrivain Mohamed Seen dans les Sirènes de Bagdad. Rappelez-vous son échange avec son ami intellectuel le Dr Jallal ; tout y est, en effet, de l’amère déception que ressent l’ex commandant devant le mépris qu?affichent les Grands Prix à ses ?uvres, que lui même va parfois à qualifier, comme pour L?attentat, du plus beau roman jamais écrit.
    Aujourd?hui, et sans doute un peu tard, l’égotisme de notre best seller a été enfin mi à nu. Voilà un auteur qui lorsque on lui demande ce qu?il pense de la censure qui a frappé le dernier opus de Boualem Sansal, dérive la réponse pour la focaliser sur sa personne, ressassant pour la millième fois que trente six années de carrière militaire n?ont pas réussi à le briser. Mohemed Seen, c?est Yasmina Khadra." Le monde des intellectuels est partout le même, aussi interlope et fourbe que n?importe quel coupe-gorge. C?est une pègre à part entière, sans scrupules et sans code de l’honneur. Elle n?épargne ni les siens ni les autres?si ça peut te consoler, je suis plus contesté et haï par les miens que nulle part ailleurs". Cette tirade de l’écrivain personnage, extraite des Sirènes de Bagdad, traduit on ne peut mieux le sentiment de Yasmina Khadra. L?ingratitude des siens( parce qu?on ose porter un regard critique sur ses romans) qui côtoie le racisme intellectuel de l’occident( parce qu?on le prive injustement et sans cesse du Goncourt)
    Heureusement, notre écrivain reste une valeur sur dans le marché du livre. Traduit et vendu partout, cette reconnaissance le dédommagerait de cet abominable racisme intellectuel qui veut le briser. Car Yasmina voit partout des volontés de le briser. Et sans doute doit-il avoir des raisons solides de le croire.
    Cela dit, cette digression nous a éloigné du thème principal sur lequel daignent s?attarder des intervenants attentifs à avoir leur grain de sel dans le présent débat. Comment expliquer cette nomination à la tête du CCa ? Ou plutôt comment expliquer qu?un individu qui fustigeait avec une virulence martiale un système puisse accepter de le représenter quelques temps après ?
    Pas pour des causes matérielles assurément. Khadra est suffisamment noble pour tomber dans une telle bassesse. Alors, comment le justifier, ce revirement que d?aucuns ont qualifié de traîtrise ? Et puis, revirement, traîtrise, koursisme, n?est pas là des mots au vitriol pour un écrivain qui n?a plus rien à prouver ?
    Et Bouteflika dans toute cette histoire ? N?est-il pas la vraie raison, sinon l’unique raison qui a ramené notre grand écrivain à de meilleurs sentiments ? La haine peut être un écran qui voilerait toute approche lucide et objective. C?est pour cette raison, à notre sens, qu?on dit qu?elle est aveugle. On oublie souvent le charisme du président Bouteflika, sa rhétorique étonnement persuasive. On ne veut pas entendre les voix qui tout en envoyant le pouvoir à tous les diables excluent Bouteflika de leur ressentiment. Cela semble lèche-cul, mais ils sont beaucoup d?Algérien à aimer sincèrement Bouteflika. Yasmina Khadra aussi.

  8. Démocratie, dites-vous?Je demande à voir!Pas une seule fois, Mr Khadra n’a rendu hommage à Benchicou pour son combat d’avant garde, et n’a dénoncé la censure dont il est victime de la part de ce donneur de leçons de démocratie qu’est Bouteflika!Une supercherie, ou une imposture de plus? Au fait, Mr Khadra, verra-t-on un jour les deux ouvrages de Benchicou trôner à la bibliothèque du CCA? C’était juste une question…

  9. Tout cela sent le nombrilisme et l’égocentrisme à mille lieux à la ronde. Les exemples de retournement de veste foisonnent dans la maison "Algérie".

  10. posons-nous une toute petite question:cet homme (boutef) qui "veut redorer le blason à la culture, pourquoi ne l’a-t-il pas fait depuis presque déja 10 ans à l’intérieur du pays? et cet homme de culture qui a été limogé par fax, ça a été fait sous le regne de qui? en tous cas s’il y a quelque chose de juste de vrai dans la tentative de dédouanement de "mouleshoul", c’est lorsque il dit que la bravoure est algerienne, et la lacheté est algerienne, donc à défaut d’être brave, c’est le revirement vers la lacheté.

  11. Yasmina Khadra :"le Président m’a donné une véritable leçon de démocratie" (sic). Celà me rappelle ce que j’ai déjà lu quelque part :"Evo Moralés chante la main sur le coeur qu’il faut "donner le pouvoir au peuple", qu’une "dictature ne peut jamais être bonne" et, à la question "Qui éliriez-vous comme Président du monde", l’interessé répond "Fidel Castro".(re-sic). Ce que je retiens aussi de cette interview, celui qui ne sera pas invité à la "Grande Chapelle", suivez mon regard…

  12. je n’ai jamais lu yasmina khadra mais j’ai lu diverses déclarations du sieur. ce que j’ai retenu c’est le monsieur se prend réellement pour le nombril du monde, tout imbu de sa personne à l’image du kazoum qui veut devenir émir! quant à son statut d’intellectuel, permettez moi d’en douter. quelle idée originale a produit le sieur Khadra pour s’aroger le titre d’intellectuel’? n’est pas intello qui veut et ne peut pas être un intello celui qui sert le pouvoir pourri qui nous gouverne, quoique on peut toujours être un "intello organique" mais alors qu’on ait l’honnêteté de le clamer

  13. Bonjour mon commandant. Je crois sincèrement que, devant le chef suprême des armées, votre côté de soldat exécutant a refait surface – vous avez accepté une mission noble certes mais qui du mm cp annihile votre rang d’écrivain libre -. Je ne me permettrai pas de porter un jugement sur votre oeuvre littéraire (ça plait bcp aux occidentaux et ça se vend bien ) ni sur votre passé militaire (je ne le connais pas) mais je tiens à vous dire qu’en matière de démocratie, vous avez choisi un piètre professeur – "le président m’a donné une véritable leçon de démocratie" – Cela fait 9 ans qu’on le pratique, ce professeur, et on ne peut retenir la démocratie comme étant un de ces pts forts. Ce professeur ès démocratie s’apprête, au mépris de tous, à bafouer la constitution pour s’accrocher au pouvoir. J’aimerai bien vous entendre sur ce sujet (vous êtes bien un intellectuel qui ne saurait se dérober devant un tel préjudice à la loi fondamentale de son pays ? ). J’aimerai tant vous entendre sur l’octroi des postes aux natifs d’une seule région, voire d’une seule wilaya ?? J’aimerai tant lire un commentaire de votre part sur la déclaration du président " je me méfie des compétences nationales" !!
    Vous trouvez répugnant le limogeage par fax ? Permettez moi de vous rappeler que le 10/08/2000, Le président a limogé vingt trois (23) recteurs d’universités (en majorité de l’Est Algérien) sans même les informer ; ils ont appris leur limogeage par les journaux !! Un d’entre eux l’a appris par le vendeur de cigarettes (tabla tâa doukhen) du coin où il habitait.
    Ces 23 intellectuels eurent la plus grde humiliation mais continuent de servir fidèlement l’université algérienne.
    Je vous demande peut être trop, ne m’en veuillez pas, faites juste en sorte que le CCA ne soit pas une officine pour vendre aux émigrés et aux français un troisième mandat que la constitution interdit.

  14. "Le Président m’a donné une véritable leçon de démocratie." Boutef qui musele les médias, donne donne des leçons de démocratie!! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha!Peut être les donnent-ils aux Cons?! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Je vous jure que ce ptit ne fera rien du tout, ca saute aux yeux! Il ne sera qu’un enième lèche botte de Fakhamatouhou…

  15. Que dire? Un « best-seller traduit en 32 langue » (quelle arrogance! L’humilité et la modesté sont ignorées de notre intello)dit avoir reçu une leçon de démocratie et de qui, messieurs? Du Sire Bouteflika en chair et en os! Je dois sûrement rêver. Et puis quel language d’un intello! Non, monsieur Khadra, vous n’êtes encore qu’un militaire dont nous savons tous quel language ils utilisent quand ils sont en colère. Vous ne représentez pas l’humilité, l’intégrité, et tant d’autres valeurs que certains intellectuels algériens marginalisés détiennent.

  16. boutef, quoi qu’en disent ses détracteurs est un diplomate retors.Qu’on en juge:
    Pour contrecarrer la méfiance légendaire des Kabyles pour tout ce qui tient du pouvoir, lors de sa première visite à Tizi-Ouzou a eu recours à deux grands noms de la région: Lounis Ait Menguellelet que la télévision d’état(une fois n’est pas coutume)a longuement filmé en train d’applaudir( montage);ce qui lui a valu et lui vaut encore de nombreux désagréments avec meme certains de ses adulateurs.Ensuite, Mohand Cherif Hannachi que d’aucun, meme au jour d’aujourd’hui considèrent comme un suppot du pouvoir.Pas plus loin qu’hier, dans un village des plus reculés de Kabylie, je lisais" u.s.m.a for over, j.s.k du pouvoir" Sans commentaires.Bref, Bouteflika(le bien nommé), à l’image du pouvoir qu’il incarne salit et corrompt tout ce qu’il approche.Je ne vois vraiment pas pourquoi il en serait autrement cette fois ci?

  17. Avec ce que je viens de lire de Yasmina Khadra, cela ne fait que confirmer ma conviction que l’Algérie est partie pour très longtemps voir pour l’éternité.

  18. Mr Khadra, il fallait dénoncer le faite que la bibliothèque du CCA est devenue ces dernières années une référence bibliographique des livres des cercles nostalgiques de l’Algérie française comme " Les Algérianistes" que la responsable de la bibliothèque achetait leurs publications systématiquement en échange de on sait quoi, les livres des générauc français ayant fait la batailles d’Alger comme le général Massu s’y trouve, d’après les mauvaises langues cette responsable touchait des commissions des libraires complices.
    Vous n’avez pas évoquer les scandaleux salaires des employés du CCA qui datent de l’époque de l’Amicales des Algériens en Europe ni de la présence de la bru de votre prédécesseur Taleb Bendiab Mokhtar au CCA sans rien faire en échange d’un salaire de cadre malgré son niveaux primaire. Enfin, vous avez oublier d’évoquer le nombre de procès et condamnations provoqués par votre prédécesseur Bendiab dont à été victime le CCA à cause de maguilles et escroqueries, des sommes colossales on été perdus par les contribuables que nous sommes mais personne ne lui demandera des comptes, on ne touche pas aux protégés de Said Bouteflika.

  19. De mémoire d’homme, je n’ai vu, ni lu autant de suffisance, de mégalomanie et d’abjection à soulever le c?ur d’un putois. Yasmina Khadra n’a pas encore atteint l’envergure de Sartre, de Marquez ou de Chateaubriand mais il nous en fait déjà voir de toutes les couleurs!
    Pour ceux et celles qui s?en rappellent, il y avait dans le monde littéraire français un écrivain beaucoup talentueux mais tout aussi mégalomane. Il s’appelait Jean-Edern Halier (mort en 1999). C’est lui qui a révélé l’existence de Mazarine la fille adultérine du président. Je trouvais sa mégalomanie altière, artistique et presque aristocratique contrairement à celle de Yasmina Khadra qui est plus rustre et un brin paysanne. Il y avait également une autre différence entre les deux hommes de lettres. Jean Edern Halier a été un farouche adversaire de François Mitterrand bien qu’il l’ait soutenu contre Giscard en 81. Et il l’est resté jusqu?au bout, allant même jusqu?à refusé un poste de ministre de la culture dans le premier gouvernement Mauroy. Mitterrand voulut alors acheter et corrompre l’insaisissable trublion. Notre écrivain fantassin s?est contenté d’une nomination somme toute modeste et n?eut pas assez de souffle pour résister au chant des sirènes.
    Sans doute sa formation militaire prenant le dessus sur sa supposée ??intellectualité??, il jeta dans sur la place publique un pavé dans la mare en laissant croire que parmi ses détracteurs trois d’?entre eux étaient en lice pour le poste de directeur du CCA. Sa félonie est poussée à l’extrême car il ne cite aucun nom pour donner du crédit à sa parole. Pour ma part, je ne penserai pas par exemple que Mme Leila Aslaoui se serait laissée tenter par pareil cadeau empoisonné. Elle qui à l’instar de Jean Edern Halier a déjà refusé des honneurs autrement plus grands.
    Comble de l’ineptie, Yasmina Khadra veut faire du président le parrain du CCA alors qu?il sait pertinemment que notre cher président se contente d’être le parrain tout court de toute l’Algérie.

    PS: Continuez à nous faire rire (ou pleurer c’est selon) monsieur Yasmina Khadra et nous aurons beaucoup de matière pour alimenter nos feuilles blanches.

    Larbi Chelabi

  20. bien le bonjour Mr khadra, j’ai lu presque toutes vos oeuvres et je dois dire que j’ai éprouvé une immense fierté lorsque vous êtes venu à Montréal il y’a un an ou deux ans au salon du livre. J’ai une admiration pour vous et surtout pour le fait qu’un militaire de carrière puisse écrire avec autant de sensibilité. Seulement je dois vous dire que votre nomination sent mauvais et il n’est pas de votre intérêt de flirter ou de vous salir avec les gens de ce système ou du pouvoir, peut être avez vous accepter par naiveté cette mission ou possiblement que ce beau parleur de BOUTEF vous a embobiné avec un beau discours nationaliste et patriotique. Car voyez vous BOUTEF est un beau parleur et il sait charmer son assistance, j, espere que vous saurez vous préserver des mauvais coup et que vous rendant compte de la supercherie, vous démissionnnerez au bout de 1 an ou deux, c est ce que je vous souhaite car par ce geste ‘votre nomination’ bOUTEF a déjà tuer l’ecrivain libre et independant que vous êtes, vous commenciez à déranger Mr Khadra vous étiez invité sur tous les plateaux télé …et pour les défenseurs du système arabo islamique c, était de la mauvaise PUB. Permettez de vous dire que les 75 % de la population que forment les jeunes, ne vous connaissent pas et n’ont jamais entendu parler de vous. Vous savez pourquoi, vous écrivez en Français et BOUTEF et consors sont des gens haineux et racistes envers la langue Fran^caise comment pouvez vous rejoindre un sytème qui a tout fait pour banir la langue fran`caise de l’Algérie et meme de prendre des decrets racistes envers tous ceux qui l’utilisent, la marginalisation des élites francophone a bien existé en algérie n’est ce pas Mr Khadra, alos sivous voulez faire avancer la culture algérienne commencez par admettre que la langue française fait partie de notre culture et battez vous pour que cette langue ne soit plus combattu par ce qui est à present vos pairs au sein du gouvernement.

  21. Bismillah, Ya mou comondou, j’aimerai un jour vous voir à la place de cet universitaire, tiré et étranglé par le col de sa chemise par ton maître es démocratie diabolique. Amen !

  22. Mr Y.Khdra a utilisé 89 fois le pronom personnel:Je.
    Un psy peut-il nous éclairer?

  23. Je ne savais pas qu’il vous faut, monsieur Khadra, une sollicitation, aussi présidentielle soit-elle, pour vous découvrir plus juste, plus averti, plus nationaliste et/ou plus écrivain que les autres.L’instituteur de cette école qui tombe en ruine, le maçon qui est chargé de la retaper, l’éboueur qui se doit chaque matin de la rendre propre que des enfants la salissent le…, aiment aussi leurs pays et chacun à sa manière fait ce qu’il sait, ce qu’il peut pour sauvegarder ce qui peut l’être pour l’après Bouteflika.

  24. Sachez que yasmina khadra a eu affaire a un diplomate, et pas des moindres, celui qui a su charmer tant d’algériens a sa venue en Algérie et parmi lesquels il a fait des victimes: benflis, ait menguelet, Said saadi, … et maintenant yasmina khadra.

    Et je peux vous assurer que vous à leur place, n’auriez pas fait mieux.
    Boutef est une personne qui a fait pacte avec le diable, il suffit que tu aies un grain de bonté en toi, il saura l’exploiter.

    Je comprends très bien yasmina khadra dans son choix d’être à la tête du CCA, et j’approuve.
    Le sens de l’honneur est chez lui une qualité sure, et j’approuve aussi qu’il parle de ses exploits pour rappeler à ses détracteurs sa stature internationale. Ca n?est pas dit avec arrogance ou sans modestie, comme le suggèrent quelques uns d?entre vous, c?est plutôt dit en toute lucidité et sobriété.
    D?ailleurs je ne vois pas pourquoi on demanderait a un artiste d?être un sans faute, un diplomate, un politicien, un opposant virulent? je suis toujours ému devant l’humanité de l’artiste qu?est yasmina khadra, j?admire sa simplicité et son franc parler, surtout de ses émotions, et j?aime chez lui ses forces et ses faiblesses d?être humain, et je suis sur que c?est ce qui a fait de lui un écrivain universel.

    Je l’encourage a persévérer dans la voie qu?il a choisit, de servir son pays en donnant de son temps et de son énergie pour la culture, sans trop compter sur l’appui du président, qui n?est nullement convaincu par les valeurs et les principes qu?il ne cesse de répéter a tort et a travers, il ne les cites que pour amadouer ceux qui y croient.

    Et j?espère aussi que son admiration pour Bouteflika cessera bientôt, car c?est comme être charmé par un anaconda. Je suis sur que ça le fera périr, car le fait de trop s?approcher de la personne de Boutef peut être mortelle pour l’écrivain qu?il est.

  25. Laissez moi m’émerveiller devant l’ascension céleste de Yasmina Khadra et succomber à la foudroyante fulgurance dans le firmament des Lettres! Quel essor planétaire, quelle irrésistible mise sur orbite spatiale! Quelle cécité pour nous voiler son génie! Son talent est célébré, son nom encensé en 30 langues et dans 32 pays, et ce n’est qu’un début. Quelle frénésie, Mr Yasmina!N’avez-vous pas déclaré sur la chaîne française LCI, au lendemain du décès du prix Nobel égyptien, Naguib Mahfouz, que vous espériez ne pas décevoir d’en être un digne héritier. Quelle mégalomanie pharaonique! Quelle subtilité à se défaire de la gravitation terrestre!Cheb Mami et Khaled ont écumé les scènes mondiales et engrangé des succès et on peut ne pas aimer leur rai, tout comme on peut ne pas aimer votre littérature Mr Khadra. Et personnellement je n’aime pas votre littérature. Il est bien connu que certains ont prospéré à l’ombre de la tragédie algérienne, hélas en cours et par temps de déliquescence et de disette culturelle, il est facile de vous trouver. Je vous crois, sans peine, Mr Khadra, que ce ne sont pas les sous qu motivent votre action. Vous êtes gagné par la grâce divine, l’affairement cosmique, le chuchotement des anges vous réjouit le coeur à ivresse, vous tutoyez les astres et finissez par endosser le burnous de la bénédiction du pire cauchemar que l’Algérie s’obstine à rêver: Bouteflika! le deux en un, la barbarie des "Huns" et la persévérante bêtise des "Hautres".
    Il ne manque que l’onction suprême pour vous installer de votre vivant dans le panthéon des immortels. Des intellectuels algériens à probité intacte ont été, qui surpris, qui offusqués de vous voir nourrir l’ogre qui dévore le petit peuple et annihile les grands idéaux. Vous leur jetez l’opprobre, jugez indignes de comprendre votre élévation et refusez de vous approvisionner de leurs lumières. Vous êtes dans votre éblouissement et dans l’exaltation quasi mystique de votre ego.
    Mais ne s’élève haut dans le ciel que celui dont l’humilité élève. Vous concernant, le déficit est flagrant. Heureusement, des écrivains contemporains sont là pour souligner et le contraste. Avec les fondateurs, il n y a aucune commune mesure.

  26. Ca m?a fait beaucoup rire d?apprendre que bouteflika a donné une leçon de démocratie à Yasmina khadra. Quelle drôle de démocratie quant on sait que ce Monsieur a dû changer son nom pour échapper à la censure et que Bouteflika a comme seul rêve de se maintenir sur son fauteuil présidentiel à vie, tout en piétinant la constitution algérienne bien sur ?
    Quelle arrogance Monsieur Khadra ? A vous entendre parler, on dirait que vous avez un QI supérieur aux frères Bogdanov et à Garry Kasparov réunis. Un militaire honnête est comme un voleur qui crie au voleur. Si vous déposez votre plume et si vous réintégrez votre caserne, vous allez rendre un grand service à la culture car il y a beaucoup d?hommes de culture plus intègres et plus compétents que vous.
    Je ne vous ai jamais lu et je ne vous lirai jamais. C?est promis !

  27. Bonjour à toutes et à tous,

    Monsieur Yasmina Khadra était jusqu?à sa nomination un homme intègre. Cependant, sans porter aucun jugement sur cette nomination, je peux dire qu?elle est tout de même étonnante voire même impossible à imaginer il y a quelques semaines de cela. Mais, en bon Algérien, rien n?est plus « IMPOSSIBLE». Beaucoup de « GRANDS OPPOSANTS » ont fini par s?aligner. En lisant cet article, je n?ai pas pu m?empêcher de faire le lien entre la nomination de Monsieur Khadra, celle de Madame Khalida et de bien d?autres. Tout comme Mme Khalida, dans son «discours», Monsieur Khadra a dit qu?il a accepté ce poste pour changer les choses. On a par la suite vu le changement de Madame Khalida. Elle a rompu avec le peuple. J?ai regardé l’émission de Radio Canada «Tout le monde en parle» de G. A. Lepage. J?ai été émerveillé par l’invité du jour qu?était Monsieur Khadra. Il parlait à titre d?opposant intellectuel. Honnêtement, en lisant son interview dans Le Matin, j?ai découvert un autre personnage. À titre de grand écrivain, MONSIEUR KHADRA N?A PAS EU UNE LEÇON DE DÉMOCRATIE À LA FACULTÉ DE LA SORBONNE, MAIS À DANS LE PALAIS D?EL MOURADIA. Pour une leçon, s?en est une. Monsieur G. A. Lepage devrait penser vous inviter une deuxième fois pour nous expliquer votre changement de fusil d?épaule.

    Tous les intellectuels savent qu?ils sont très souvent priés de se taire. Avec l’arrivée de Monsieur Khadra, tous auront leurs droits de paroles. Accordons lui le droit de vouloir changer les choses à partir de l’intérieur. Ce que le Feu Président Boudiaf n?a pas réussit sera peut être réussit par Monsieur Khadra. Qui sait ? Peut-être que Yasmina est un messie. Vous savez, j?ai rêvé qu?à la prochaine élection présidentielle, Monsieur Yasmina va appeler à voter pour le candidat de l’opposition. Il ne va pas soutenir le candidat du pouvoir. Dans tous les meetings qui seront organisés au CCA, Monsieur Khadra va appeler les algériens résidant à l’étranger à voter pour le candidat de l’opposition.

    Je suis un simple citoyen algérien et je pense que pour le moment, on ne peut pas changer le système à partir de l’intérieur. Cependant, si vous avez utilisé les différentes tribunes pour vous faire connaître dans un but carriériste, je peux dire sans risque de me tromper que vous avez réussi. Maintenant vous êtes non seulement un cadre du pouvoir, mais vous êtes même en plus ministrable et qui sait « Peut-être, vous allez prendre la place de Madame Khalida à la culture ».

    Ahmed

  28. "Bouteflika l’a tuer"
    Avec cette interview, Khadra n’a pas encore mesuré les dramatiques conséquences de son "abdication khobziste" à Bouteflika et au régime. Le CCA de Paris est un tombeau de la culture algérienne que ce pouvoir d’incultes sait si bien construire. En acceptant de s’y installer, Yasmina Khadra s’est enterré. Il n’y survivra pas.
    Nous tous opposants au régime avions besoin de Khadra, un des rares intellectuels écoutés qui arrive à se créer des espaces d’expression internationale, comme cette lumineuse chronique dans El Pais.
    Bouteflika l’a bien compris. Pour éviter le renouvellement de l’épisode Benchicou qui a terni son 2ème mandat, il a pris les devants pour faire taire Khadra avant d’entamer son 3ème.
    Le contenu de cette interview démontre que Khadra est peut-être talentueux du verbiage, mais n’a pas d’intelligence stratégique. Il se complait dans une position égoiste du présent.
    L’imposteur Bouteflika sait au fond de lui-même que les algériens qui le connaissent gardent de lui l’image de la "bonniche" de Boumediene, comme cette autre image d’un certain "parapluie".
    Il n’a jamais fait d’études, il hait les intellectuels et il le montre. En nommant Khadra au CCA, il lui donne le baiser fielleux de la mort.
    Tout le blabla intello-culturel de cette interview n’a aucun sens. C’est un peu de pipi en plus dans l’immensité de notre désert. Des algériens ont faim, n’ont pas de toit ni de dignité et savent que ce sera encore pire.
    Khadra, tu as encore une semaine avant la fin de l’année pour te réveiller de ce cauchemar et démissionner. Quittes les lâches et revient parmi les braves.
    Après ce sera trop tard. On ne comptera plus sur toi dans notre lutte "morale" contre ce régime.

  29. Personnellement, je ne doute pas un seul instant de la sincèrité de Khadra. Si, toutefois, il persiste a croire honnêtement qu’il a été engagé pour ses compétances, parce que le pouvoir a décidé de changer de politique en réhabilitant et en misant sur les compétances nationales, et bien, nous attendons avec ferveur et enthousiasme que le Président de la République continue dans la même logique en remplaçant dans les meilleurs délais cetains de ses ministres (consulter leurs cv sur le net, leurs bilans négatifs respectifs étant connus de tous!), cetains des ses hauts fonctionnaires et PDG (coooptés, non diplômés, bilans catastrophiques, …), cetains de ses recteurs et doyens d’université (pseudo-professeurs, le plus souvent non bacheliers, parcours scientifique plus que douteux: voir tout simplemen leur production!), certains directeurs de l’exécutif wilayal (cooptés pour services renduse, incompétance avérée… et j’en passe.

  30. Qui lira Khadra ? Bouteflika, passé maître dans l’art de neutraliser, sait que le meilleur moyen de discréditer un adversaire ou pseudo tel est de le faire entrer dans le système .Cette parade, souvenez -vous de BOUKROUH, KHALIDA, etc., -est une ruse infaillible qui marche à tous les coups.Il suffit de mettre le prix !

    A telle enseigne qu’il a même fait des émules : voyez Sarkozy comment il a débauché les militants les plus en vue du PS .

    Cela dit, j’en viens à ma question du début : PERSONNE ne lira plus les écrits de KHADRA. Ils sentiront dorénavant le souffre du pouvoir .

    L’union des écrivains absents, comme aimait à les qualifiaient le grand KATEB YACINE, nous donnait déjà en son temps l ‘urticaire .

  31. bonsoir, la nomination de l écrivain à la tête du cca est un choix judicieux de la part de notre Pt Boutef, l intellec.en question est issu d une famille intègre, patriote, je connais personnellement sa famille, son père el hadj, son frère Amine, son oncle etc..je suis un voisin, c est une fierté pour choupot et la ville d Oran, c est un homme de grande valeur, un prodigue dés son enfance, on discutait de lui avec son père bien longtemps, son premier livre "houria" m a été remis par le père dès son édition, le bonjour à El hadj Moulssehoul et Amine, cordialement.

  32. bonsoir, additionnellement à mon commentaire précedent, je me permet d ajouter quelques lignes, pour enfin donner mon impression sur notre prodige écrivain, que beaucoup de mauvaises langues ne cessent de le critiquer, en temps que voisin et connaissance de son père, je sais que Mohmmed Moulssehoul alias yasmina khadra est issu d une famille honorable, du sud algerien, dont le pére est un homme de parole, avec principe et conviction, trés généreux, attentif et à l écoute de chacun, dans sa vie privée ou les différentes réunions de travail tenues ensemble, donc le fils ne peut être que l image de son père, pour moi, il est la fierté doran en particulier et celle de l algérie en général, c est l homme qu il faut à la place qu il faut, de la volonté et du courage pour réussir où les autres ont échoué, je ne peux que vous dire( laissez les …….et caravane passe)cordialement, un voisin de choupot.

  33. je me souviens de son débat avec le psyhanalyste Karim Sarroub qui lui a reproché directement et durement son manque de soutien à Benchicou. Le psy nous a permis au moins d’entendre la mégalomanie incroyable de Khadra, avant de lui lancer : "non mais vous vous entendez parler", puis de lui hurler dessus.

    Yasmina Khadra, le roi de la langue de bois, du baratin, et du retournement de veste.

    http://www.dailymotion.com/video/x9063t_yasmina-khadra-humilie-par-le-psych_news?from=rss

  34. Je pense que vous aviez été bridé par cette nomination et que vos ailes ont été coupées. Vous étiez l'écrivain ambassadeur de la culture algérienne à travers plusieurs pays et plusieurs continents de notre monde. Je pense que vous aviez dérangé un sommeil profond et qu'il falait vous faire asseoir ! salutations.

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