Le dossier de la privatisation du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) sera étudié à Paris au cours de la rencontre qu’aura le ministre des Finances, Karim Djoudi, avec son homologue française Christine Lagarde dans le courant du premier trimestre de 2008. C’est ce que nous avons appris de source diplomatique algérienne.
Trois banques, toutes françaises, sur les six préqualifiées au départ restent en course pour la reprise de CPA : BNP Paribas, Natixis-Banque Populaire et Société Générale. Trois se sont retirées : l’espagnole Santander , l’américaine Citibank et la française Crédit Agricole. Mais le gouvernement algérien vient de décider de « redonner à toutes les banques les mêmes chances» .
«Avec seulement trois banques en course, «cette situation altérait le jeu de la concurrence et pouvait altérer aussi le prix de cession du CPA», avait déclaré la ministre déléguée chargée de la Réforme financière, Mme Fatiha Mentouri, peu après la décision de gel de cette première opération de privatisation d’une banque publique dans l’histoire de l’Algérie.
«On reprendra le processus de privatisation du CPA quand toutes les banques auront les mêmes chances» a-t-elle précisé.
Les observateurs font le lien entre ces déclarations et les présidentielles de 2009. En effet, les trois banques encore en lice ont le désavantage d’être … toutes françaises ! Ce qui, à la fois, prive de solliciter l’appui américain pour un troisième mandat (puisque éliminé) et même français (puisqu’assuré de la victoire).
En « relançant le jeu », Abdelaziz Bouteflika remet en compétition Français et Américains. Le CPA irait à celui qui apporterait une franche caution pour un troisième mandat.
C’est, dit-on, ce que va dire Karim Djoudi, à son homologue française Christine Lagarde
Lahouari K. (Le Matin)




Raconter des salades aux algeriens ce n est pas dur pour notre ghaita band en revanche faire passer la pilule aux marches financiers internationaux c est autre chose, cette operation est bancale depuis le debut, le CPA n a rien a gagner mais bien plus à perdre….On ne peut pas privatiser un etablissement bancaire ou financier en l absence meme d’un marche financier et bancaire, parler de privatisation est tout simplement honteux, le CPA fait partie integrante d’un deal et comme je l ai toujours dit ceux qui en savent le moins ce sont nous les citoyennes et citoyen algeriens de ce pays qui vire vers la monarchie islamiste…………….
Adieu la Republique….
J’ai déjà eu à le dire sur ce sîte, je le redis aujourd’hui : le dossier CPA n’a pas fini de livrer ses secrets.
Il est donc toujours utile de rappeler un certain nombre d’éléments d’appréciation et/ou de soulever de nouveaux questionnements? pour contribuer à la lisibilité d’un projet dont tout prouve qu’il est soumis à de fortes manipulations politico mafieuses, internes et externes.
1/ Les autorités algériennes n’ont toujours pas décliné la logique financière de la privatisation envisagée. On a parlé, de façon informelle et dans le désordre, de 1, 2 milliards d’euros, 550 millions d’euros et même de 5 milliards d’euros au titre du prix de cession.
2/ Les autorités algériennes évoquent la dimension stratégique du projet ainsi que les retombées escomptées, en termes de performance managériale, d’innovation en produits financiers et d’ouverture à l’international. Mais, personne n’est en mesure, au ministère des finances comme au CPA, de définir, précisément et arguments à l’appui, cette triple dimension.
3/ Il ne s’agit pas de rester dans la rhétorique surtout dans le domaine pointu des stratégies à l’international; encore faut-il être capable d’avancer des explications recevables et donc fondées sur le plan technique.
4/ Quels produits nouveaux seront-ils développés à travers la privatisation, à part évidemment ceux qui sont déjà en vigueur (leasing, crédit à la consommation, crédits extérieurs, project financing, capital risque, certains segments de l’ingénierie financière…) ?
5/ Comment l’ouverture à l’international du CPA est-elle conçue dans le sillage de la privatisation ?
6/ Quel modèle de performance est-il susceptible de générer des effets d’entraînement sur la sphère bancaire algérienne via la privatisation du CPA ?
7/ Le gouvernement est-il en mesure de répondre de façon méthodique, scientifiquement étayée et audible à ces questions, et surtout à les soumettre au débat public ?
8/ Le gouvernement est-il en mesure de nous présenter un bilan exhaustif des retombées, sur notre économie, de l’activité des 17 banques étrangères activant en Algérie, pour certaines depuis plus de 10 ans ? la réponse à cette question devant permettre de cerner le rôle exact des banques en question et d’en faire une extrapolation analytique par rapport au dossier CPA.
9/ Les autorités ont-elles évalué correctement tous les risques d’une main mise étrangère sur une enveloppe cash annuelle(financement des importations domiciliées au CPA) en constante hausse (4 milliards de dollars en 2007, 6 milliards de dollars prévision 2008) ?
10/ Le gouvernement n’est-il pas capable de moderniser le CPA sans en modifier le régime juridique ?
En tout état de cause, l’instrumentalisation du dossier CPA à des fins politiciennes, ne sert pas du tout les intérêts de l’Algérie. Notre pays risque de payer trés cher cette évolution anti économique et anti nationale d’un dossier dont, par ailleurs, le traitement technique a été et reste des plus médiocres.
La vigilance citoyenne est donc de mise !
Rym Imsat
question à un "doro": dans une économie basée sur la distribution de la rente qu’apportera la privatisation du CPA??? à mon avis elle permettra au capital international de drainer une part plus grande de rente à son profit. car la banque étrangère qui deviendra propiètaire du CPA ne pourra que s’insérer dans la logique du système rentier. quant à attendre de meilleures performances du système grâce à la privatisation il faut être niais pour croire que la banque étrangère enclenchera un processus qui permettra de dépasser le système rentier! au contraire l’impérialisme (ou par euphémisme le capital international) a intérêt à ce que le système rentier perdure, que les mercenaires qui nous gouvernent soient toujours au postes de commandes et que le "kazoum" qui chapeaute le tout devienne émir
si le pouvoir algérien consulte les français pour une question qui concerne l’économie algérienne c’est que les français ont leur mot à dire. par contre nul besoin d’envisager un débat national avec les compétences algériennes car le pouvoir algérien n’a d’algérien que le nom!! il est de fait composer de mercenaires ( temmar khellil, etc.) dont les intérêts se trouvent à l’étranger.