Compagnon de route de Messali Hadj, Ali Agouni profite de l’occasion de ce séminaire scientifique auquel participeront, entre autres, Mohamed Harbi et Benjamin Stora pour réitérer son appel aux autorités du pays afin de permettre au PPA de revenir sur la scène politique.
“Je demande que le PPA de Messali Hadj reçoive son agrément afin qu’il puisse participer librement et légalement en Algérie à la vie politique et syndicale en défendant son programme : la fin du système, le libre exercice de toutes les libertés d’expression, la liberté syndicale, la parole au peuple et l’élection d’une assemblée constituante, la désignation d’un gouvernement responsable devant l’assemblée constituante qui remettra l’Algérie dans la voie de la liberté d’expression dans la véritable justice et qui mettra fin à la corruption, la bureaucratie, la dilapidation des biens du peuple et la préparation des élections libres et transparentes au suffrage universel.” C’est l’appel adressé au président de la République par M. Agouni Ali, ancien compagnon de Messali Hadj et lui-même responsable du PPA (Parti du peuple algérien) lors de la tenue les 17 et 18 septembre à Tlemcen du colloque international sur Messali Hadj.
Reconnaissance des batailles de l’ALN/MNA contre le colonialisme
Dans ce même appel, il demande aussi au chef de l’État “de faire reconnaître officiellement les batailles et les luttes menées par les moudjahidine ALN/MNA contre le colonialisme et de reconnaître ces moudjahidine au même titre que ceux de leurs frères du FLN”. À la veille de cet événement scientifique, Ali Agouni, dans un long courrier adressé au quotidien Liberté, a tenu d’abord “à présenter ses sincères salutations et ses encouragements à tous les intervenants qui animeront ce grand débat historique sur le grand homme emblématique Messali Hadj qui a marqué durant plus de la moitié du 19e siècle de son long combat pour la Révolution et pour l’indépendance de l’Algérie”.
Le congrès anti-impérialiste du 29 avril 1927
Il a rappelé qu’“à 29 ans, en 1927 au congrès anti-impérialiste de Bruxelles, en présence du grand leader Nehru, représentant l’Inde, Ho-Chi-min l’Indochine, Mohamed Hatta le Pakistan, Messali Hadj au nom de l’ENA prononça un grand discours retentissant dans les pays colonisés, et pour la première fois, il réclama l’indépendance totale des trois pays d’Afrique du Nord (Algérie,Tunisie, Maroc) et il dénonça vivement et hautement les méfaits et les tortures du colonialisme et surtout en Algérie”.
Dans son courrier, l’ancien compagnon de lutte de Messali Hadj rappelle qu’“en 1962, ce dernier a transformé le MNA en PPA (Parti du peuple algérien), nous allons célébrer prochainement le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie ; mais aussi le cinquantenaire de la refondation du PPA par Messali Hadj en montrant qu’il est d’une actualité brûlante dans une situation où les peuples d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient se soulèvent contre les dictatures et exigent l’instauration d’une véritable démocratie et l’élection d’une assemblée constituante au suffrage universel. C’est le programme du PPA élaboré il y a cinquante ans par l’homme prévoyant qui est Messali Hadj. Il revendique l’indépendance de l’Algérie en 1927, c’est devenu une réalité en 1962”?.
Le 3 juin 1974, Messali Hadj (de son vrai nom Ahmed Messali), considéré comme étant le père du nationalisme en Algérie, fondateur de l’Étoile nord-africaine, de l’Union nationale des musulmans nord-africains puis du Parti du peuple algérien, était inhumé à Tlemcen au cimetière Cheikh-Senouci dans un environnement de suspicion. Le défunt Mourad Hamidou, militant actif du PPA, compagnon de lutte de Messali Hadj, a organisé chez lui les funérailles, faisant fi de tout ce branle-bas de combat policier et s’était placé à la tête du cortège funèbre en chantant l’hymne du PPA. Depuis cette date, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et aujourd’hui évoquer son nom, son parcours, ses hauts faits politiques, ne risque pas de conduire son auteur en prison. Plusieurs séminaires ont été organisés pour perpétuer sa mémoire et une importante institution, en l’occurrence l’aéroport international de Zenata, porte son nom gravé sur le marbre. Une autre rencontre scientifique lui est consacrée cette fois-ci par l’Association des anciens élèves et lycéens de Tlemcen (Écolymet) avec la participation de nombreux chercheurs et historiens parmi lesquels on annonce Mme Djanina Messali Benkalfat (fille du défunt), les professeurs Harbi Mohamed, Carlier Omar, Benjamin Stora, Soufi Fouad, Benmalek Anouar et Mme Siari Tengour.





Ali Ouritadjaw ghef ali.
Oui, je sais touts les algériens vous êtes des nationalistes.
Le règne de Bouteflika a brouillé toutes les cartes, nous ne savons plus qui est qui, le terroriste et le patriote, le moudjahid et le harki, le voleur et le citoyen honnête ; etc. Dans le cas de Messali Hadj, tout le monde s’accordait pour dire que ce monsieur fut un authentique patriote jusqu’à 1954. Après cette date, il était devenu un collaborateur des Français. Il suffit de se rappeler des massacres commis par les messalistes envers les moudjahidines (en particulier par les armées du «général » Bellounis, Kobus et les collabos de la métropole).
N’oubliez surtout pas de parler de Bachagha Boualem (Boualam saÏd benaÏssa), Né en 1906, à Souk Arras.
En 1979: il déclare, profondement déçu, "j'ai combattu pour la france, c'était une erreur de ma part, j'ai fait un mauvais choix". Décède le 6 février 1982.
Du Général BELLOUNIS Staïfi, Mohammed Ben Lounis est né le 11 décembre 1912 à Bordj Menaïel. Ainsi d’autres Messalistes. Le renseignement Français de l’époque a bien jongler avec les Algériens, il faut savoir gagner une guerre et surtout comment l’arrêter au bon moment.
Et surtout il faudrait aborder Messali sur tous ses aspects :
• La crise entre le MNA et le FLN est une autre optique, car il s'agit de mouvements armées interne ( Algérie, Kabylie, Aurès, etc.) et extérieure(France, etc.) et il y a eu manipulation (presse, gens proches, agent, etc), selon certains historiens. (à développer dans l'article).
• La relation de Messali avec les autres partis( communiste, partie de Ferhat Abbas, etc) ( à développer).
• La relation entre Messali et Belouizdad (l'OS( à développer dans l'article).
• La crise berbère et Messali, il y a eu des choses.
• Une section qui répond aux deux questions suivantes ( pourquoi Messali n' a pas participé aux accords d'évian et Pourquoi en 1965, il a la citoyenneté algérienne (acte politique ou symbolique ou fondamental ou autre)
• Un section sur son témoignage et sa vision (presse, entrevue, reportage, écrit personnel, etc).
• L'opposition du groupe de Oujda à Messali.
• La mort de Abbane et la soummam et Messali.
• La crise de 62 et Messali.
• L'ONU et Messali( Messali et Nacer, Messali et le roi Mohamed V, Messali et Bourguiba).
• Messali et les Harkis, Messali et l'OAS, Messali et la France post-indépendance).
• Vision de Messali et les Touargs, versus Mozabites, versus Arabes, versus Afrique noire.
• Vision de Messali sur la nation algérienne et son histoire.
• Messali et le 8 mai 1945. Messali et le 1er mai 1945 ( libérez Messali!) à développer
• Messali chef incontestable de peuple algérien (développer l'AML et le congrés du 4 mars 1945)
• Messali et l'indépendance.
• Messali et la Ouma.
• Messali et les États-Unis, l'Angleterre, la Russie, la Chine, l'Inde, Vietnam, L'Indochine, etc.
• Relation entre Ait Ahmed et Messali.
• Opinion des parties post 1962 sur Messali à nos jours.
• Les étudiants algériens en France et Messali.
• Rédha Malek et Messali.
• Messali et Ben Nabi.
• Messali et l'émir Khaled.
• Messali et l'Islam.
• Son mariage et sa vie en prison.
• Relation de Messali et l'église et les Juifs.
• La question palestiniène.
• Ses origines
• Pourquoi le terme Messali fut censuré avant les années 80?
• Chadli et Messali
• Harbi et Messali( opinion des historiens opposants ou pour le régime post 62)
• Historiens français et Messali
• Messali et les juifs d'Algérie
• Psychologie du personnage, selon les écrits de spécialistes de la question.
• Les attentistes de Messali et sa mort
• Messali et la loi de Jules Ferry. …
Au moment où il est plus nécessaire que jamais, de récupérer le sigle FLN, porteur de gloire et d'espoir entre 1954 et 1962, et de reniements et désespoir après son Kidnapping en 1962, pour le mettre au musée en zappant au passage les scories de l'après indépendance confisquée, voilà un quidam qui se propose encore de squatter l'histoire et de rebondir sur le révisionnisme ambiant pour nous vendre un Parti qui n'a jamais apporté que le malheur et les séditions bien avant la révolution, et durant tout son déroulement et ce au service d'un zaim autoproclamé par le costume et l'esbroufe, en conscience nationale exclusive, et qui a fait des émules dans tous les courants politiques à ce jour.
Si tout le monde est d'accord pour reconnaitre que sa position après le déclenchement de la révolution était une suite de trahisons politiques, suivies d'actes criminels de division, sédition et agressions contre les militants et sympathisants du FLN considéré comme des rebelles aux oracles indéchiffrables du Zaim, méritant la peine de mort, même en s'armant dans les arsenaux français comme Bellounis et Belhadj, et en se préparant dans les commissariats parisiens comme en métropole de l'époque.
Certains innocemment peut-être intoxiqués par le mythe messalistes à ce jour, parlent de son action prérévolutionnaire, unique et exclusive en invoquant que la majeure partie des initiateurs de la révolution étaient des militants du PPA/MTLD, omettant au passage de dire que cette quasi majorité des transfuges du PPA dans le CRUA, est contrebalancée par le fait que la quasi majorité de ce même PPA, n'a pas rejoint le FLN, et est restée fidèle Au Zaim, à part les centralistes qui sans être révolutionnaires dans l'âme, ont fini par préférer suivre le cours de l'histoire que rester dans un parti dont ils contestaient la gestion patriarcale et démiurgique bien avant le déclenchement de la guerre, et qui sombrait de plus en plus dans la trahison pure et simple pour satisfaire à l'ego d'un Zaim d'opérette.
L'Histoire ne peut être faite de faux semblants ou de sentences proclamées comme des oracles divins, mais de fait concrets et cohérents et surtout vérifiables.
Ce qui est reproché au PPA, à son leader unique et incontestable de son point de vue, ainsi qu'à ses irréductibles suivistes, est clair et net et précis, et les faits et dires de tout un chacun sont consignés dans les cahiers de l'histoire selon la chronologie suivante:
– 1926 Création de l’Etoile nord-africaine qui devait fédérer les énergies de tous les mouvements nationalistes radicaux d’Afrique du nord, dans un ensemble cohérent, même si les promoteurs du mouvement sont en majorité Algériens, dont Messali n’était qu’un élément parmi d’autres.
– 1927 début des premières dissensions entre Messali et les fondateurs du mouvement dont l’émir Khaled, qui se terminent à l’avantage de Messali, soutenu par le PCF dont il ne voulait pas désancrer l’Etoile nord-africaine, devenue un appendice d’une internationale ouvrière dont il n’a reçu aucun appui pour la revendication principale des initiateurs de l’ENA, comme mouvement d’indépendance autonome et purement nationaliste.
– Après avoir repris les revendication indépendantistes seules à hauteur de mobiliser en Algérie, sans donner ni le modus opérande ni l’essentiel de l’action immédiate pour ce faire, la nouvelle ENA, est dissoute par les autorités coloniales, allergiques à l’idée même de nation Algérienne, sachant qu’elle serait suivie même si Messali faisait demi-tour, et l’avenir leur a donné raison dans cette crainte.
– Les mêmes Autorités coloniales n’ont pas trouvé dangereux le parti du peuple Algérien, crée par les mêmes éléments et avec les mêmes leader, réduisant de fait ses prétentions et sa sphère d’activité à la seule Algérie, et laissant au Glaoui le soin de pacifier le Maroc et les Tunisiens à affronter le protectorat tous seuls, ayant énoncé le concept de peuple Algérien, le Leader de ce mouvement a continué à exercer plus ses talents politiques contre ses contradicteurs dans le parti et les membres fondateurs, que contre le colonialisme, se suffisant d’un discours incantatoire sur l’indépendance du pays quand l’occasion était donnée de trouver une salle fermée pour ce faire, et laissant les militants locaux affronter la gendarmerie coloniale quand ils essaient de donner un contenu concret à cette revendication et aux moyens utiles pour la faire triompher.
– En 1937, le Zaim incontestable, est entré en conflit avec une partie de ses cadres les plus efficaces, qui s’opposaient à l’idée d’envoyer des militants combattre à côté des républicains espagnols, dans les brigades internationales et sous l’étiquette du PCF, prouvant encore le rôle des communistes français dans la compréhension dont bénéficiait le Zaim pour ses kermesses, mais pas le militant de base pour son engagement.
– Si cette implication du PPA et des Algériens dans le conflit espagnol avait été acceptée et effectuée, nul ne sait le nombre de pertes humaines qu’elles auraient généré dans les rangs d’un mouvement qui n’avait pas encore tiré la moindre cartouche chez lui, en revanche aucun appel n’a été fait aux troupes enrôlées par la France dans ses guerres pour déserter et se battre pour leur peuple, ce qui a quand même couté 120.000 morts Algériens parmi les jeunes aptes au combat et dont les rescapés ont justement fait l’essentiel de l’ossature de l’OS et ensuite du FLN, et toujours en conflit ouvert avec le Zaim.
– En 1945 et après les manifestations Nationalistes initiées par le PPA, et qui se sont terminées da la manière que tout le monde connait, ce parti et dissous et ses cadres emprisonnés ou liquidés tout simplement, sauf les pantouflards déjà rodés aux arcanes de la politique politicienne, les rescapés ont pris le maquis en 1947 ou structuré l’OS sous la houlette du nouveau parti, qui n’a pas bougé le petit doigt pour ses militants emprisonnés après la découverte de cette organisation, même les élus du MTLD n’ont pas démissionné, ni protesté pour leurs camarades emprisonnés, le parti ayant même renié cette organisation.
– Le sigle même MTLD, mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, est un jalon dans le reniement de l’objet initial de l’ENA, qui est passée de l’Afrique du nord à l’Algérie, et du peuple algérien, aux libertés démocratiques dans un cadre national indéfini, le sigle étant vérifié sur le terrain par son implication dans des élections à l’intérieur du système colonial français, et avec scores qu’il savait pertinemment incapables de peser sur les évènements, rejoignant ainsi l’UDMA et les ULEMAS, auxquels il reprochait pourtant la même chose au départ.
– En contrepartie et en 28 ans d’activités politiques erratiques, ce parti n’a rien fait avancer du tout, il a même servi de frein à toutes les actions qui échappaient à l’entendement du Zaim, et contrarieraient les ambitions personnelles des pantouflards du parti, centralistes en tête.
– En guise de programme politique, rien de concret ni sur l’indépendance ni sur l’après indépendance, aucune idéologie précise, ni programme précis, le tout étant dans la tête du Zaim qui sait tout, décide tout et peut tout, soit un Gourou en puissance dont l’accoutrement soit disant symbole de distinction du colonisateur et preuve d’une spécificité Algérienne, est une véritable fumisterie ce costume étant celui d’une bourgeoisie Algérienne bien définie régionalement et culturellement et peu réputée pour ses actions anti coloniales passées, et passe sous silence que les Caïd et Bachaghas portaient des accoutrements indigènes qui ne faisaient d’eux ni des européens assimilés ni encore moins des nationalistes de par leurs agissements et positionnements aux cotés des colons, leur accoutrement de supplétifs locaux étant plus une insulte à leurs habits qu’une fierté nationale.
– Au déclenchement de la révolution, certains militants aguerris et modestes malgré leur grandeur qui dépasse celle de Messali à tout point de vue, ont quand même gardé ce besoin de s’inscrire dans le cadre de leur parti d’origine, et ont tout fait pour le convaincre de bénir leur action à défaut de s’y inscrire, il n’a fait ni l’un ni l’autre, les mettant dans la certitude qu’il n’y avait rien à attendre du Zaim, et ils ont lancé leur action sans lui au début et contre lui quand il s’est mis contre eux avec tout ce qu’il avait comme moyen de persuasion sur le reste des militants qu’il n’a pas hésité à dresser contre leurs frères dans le fameux MNA, et dont il a cautionné par son silence complice les dérives de plus en plus pro coloniales après 1957, ou ils sont devenus de simples supplétifs coloniaux au même titre et dans les mêmes conditions que les goums du Bachagha Boualem ou les GMS recrutés dans les villages indécis ou acquis au colonat.
– Après l’indépendance ce parti et son Zaim ont été tout naturellement exclus de la mémoire collective de la nation Algérienne, et à raison, au même titre que d’autres partis et dirigeants même du FLN ont été exclus des tablettes officielles à tort.
– Tous les courants exclus par le régime de Ben Bella et de Boumediene, n’ont jamais fait profil bas ni cessé de s’opposer à cette spoliation de l’histoire et des espoirs des Algériens qu’ils représentaient tous d’une certaine manière, et la mémoire collective ne les a jamais oublié en tant que personnages et courants politiques nationaux sauf un : Le PPA
– Ce parti, leader, militants et sympathisants réunis, ont été bannis de la mémoire collective non pas sous l’effet d’une propagande officielle qui a fait choux blanc avec les autres, mais sous l’effet d’une certitude dans le subconscient collectif que messaliste était pratiquement synonyme de traitre durant la période de 1954 à 1962, soit traitre tout le temps.
Ceux qui viennent aujourd’hui nous enfumer avec le passé dit glorieux et l’apport futur du messaliste et des messalistes au pays, doivent nous expliquer sous le poids de quel fardeau ils sont restés muets de 1962 à 2002, soit quarante ans, ou on ne les a vu ni écrire ni parler de leur parti ou de leur Zaim ni même reconnaitre individuellement être des messalistes.
Etait-ce le poids de la peur ? Ou celui de la Honte ? Dans les deux cas ils ne sont pas qualifier pour participer à une action politique future, si c’est le poids de la peur, les peureux n’ont aucune place dans l’histoire d’une nation, si c’est la honte, qu’est ce qui les pousse à s’afficher fiers aujourd’hui de l’objet d’une honte de quarante ans ?
On peut cesser personnellement d’avoir honte, la honte ne cesse de nous pourchasser, qu’ils se le tiennent pour dit.
Le Président Bouteflika, a été mal conseillé ou inspiré de baptiser l’aéroport de Tlemcen au nom de Messali Hadj, il n’a pas grandi cette région qui a donné à l’Algérie d’autres exemples plus illustres et plus utiles pour le pays, et e suis à peu près sûr que Benali Boudghène, et les maquisards des Beni Snous et de Fellaoucen ne sont pas très heureux de ce mariage encombrant entre leurs sacrifices et la controverse qui entoure tout l’itinéraire de ce personnage, qui est peut être représentatif d’un échantillonnage de cette ville et d’autres villes d’Algérie, mais certainement pas de ce que cette wilaya recèle de mieux.
Pour moi, réhabiliter le PPA après Messali el Hadj, est du même calibre que réhabiliter le FIS et ses deux mascottes actuelles, les deux entités partagent des forfaitures contre un peuple qui en partie a cru en eux, et les remettre sur rail n’est rien d’autre qu’un reniement que nul n’a le droit de faire de son propre chef sauf à devenir un second Messali et là est un autre débat.
Toujours est-ils que si jamais ce parti est réhabilité, il ne connaitra pas un meilleur sort que sa mouture coloniale, et peut être son sort sera-il pire, vu l’état d’esprit ancré chez sa composante passée et certainement présente, et leur acharnement à ne pas reconnaitre qu’ils avaient tort, conjuguée avec l’absence d’autre programme que le sigle et les incantations, il peut au mieux rejoindre la cohorte des partis microscopiques qui infestent la scène dite politique nationale, et au pire susciter des vocations et des nostalgies chez certains oiseaux qui ne connaissent du messalisme que sa version MNA et SAS ensuite, qui finiront peut-être avec plus d’infamie et de dégoût que la version initiale.
Mr Messali Hadj a été un nationaliste actif, lequel a réclamé avec d'autres nationalistes au congrès de Bruxelles l'indépendance de l'Algérie par des moyens pacifiques. C'est un fait historique, cependant, les colons d'Algérie voulaient tout et sans partage, les 'Algériens étaient réduits à de simples "khamas" dépossédés de leurs terres. Seuls quelques privilégiés, fils de caïds et de bachaghas étaient acceptés. Le pire c'est qu’après la seconde guerre mondiale, des milliers d'Algériens sont morts pour défendre la France et la promesse faite par le général de Gaule de donner plus de droits aux Algériens a été réduite à néant par le lobby colonial, d’où le génocide commis par l'armée française et les ultras a Kherrata, Sétif, Guelma. Les nationalistes, les vrais ont alors décidé de la lutte armée contre le colonialisme français et Messali Hadj, chef du MNA et non plus du PPA a opposé un niet et la lutte du MNA n'a pas été dirigée contre l'armée française mais contre le FLN historique (je ne parle pas du FLN actuel qui squatté la mémoire de tout un peuple) et le fameux général Bellounis était du côté de l'armée Française. Alors de grâce, il y a déja un million de faux moudjahidines qui pompent le trésor public, n'en rajoutez pas. Il n y aura ni PPA ni MNA et même le FLN actuel doit changer de sigle, si réellement le pouvoir veut faire des réformes démocratiques, ou les partis seront à armes égales,
sinon fichez nous la paix, l'Algérie a trop souffert et souffre encore.
Mon sentiment est que Messali a été en vérité à l'origine de certains de nos problèmes actuels. A un moment où le peuple vivait dans la misère, où le nationalisme était à ses balbutiements, faisant de la surenchère, il parlait d''indépendance alors que les autres leaders réclamaient un minimum de liberté et d'égalité avec les Français d'origine. Durant la crise berbériste, il a pourchassé et exclu ceux qui prônaient la diversité de l'Algérie pour nous amarrer à jamais à l'Orient et créa au grand plaisir des colons les discordes originelles. Le pouvoir colonial a su en faire un héros aux yeux des Algériens en feignant de le persécuter et ce supernationaliste avant l'heure a bien fait son choix au moment dicisif.