Les forces de sécurité syriennes ont lancé, mercredi 7 septembre, une vaste opération à Homs (centre), où au moins un civil a été tué, selon des militants. Par ailleurs, la visite du SG de la Ligue arabe a été reportée par la Syrie.
Les comités de coordination locaux, qui chapeautent le mouvement de contestation contre le régime syrien, ont affirmé que plusieurs chars ont pénétré à Homs et que les communications téléphoniques et les services d’Internet ont été coupés dans plusieurs quartiers. Au moins un civil a été tué par les tirs des forces de sécurité.
La Syrie reporte « sine die » la visite du SG de la Ligue arabe
Le régime syrien veut poursuivre sa répression sans témoins. Prévue mercredi, la visite à Damas du secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a été reportée sine die à la demande de la Syrie, ont indiqué, mardi 6 septembre des sources diplomatiques. « La visite a été reportée à une date non précisée à la demande de la Syrie et un nouveau rendez-vous doit être fixé prochainement« , ont précisé ces sources. Cette décision prouve au moins deux choses : le régime autoritaire syrien ne veut pas s’amender et ensuite il est manifestement indifférent à toutes les critiques portées par les pays arabes ou occidentaux.
Treize points à débattre
Le secrétaire général de la Ligue arabe était attendu mercredi 7 septembre dans la capitale syrienne pour présenter une proposition de treize points formulée par les pays arabes, au nombre desquels figurent des demandes telles que l’arrêt de la répression et l’organisation d’un scrutin présidentiel en 2014. Mardi, M. Arabi a affirmé qu’il était chargé « par la Ligue arabe de transmettre un message clair au régime syrien concernant ce qui se passe en Syrie, la nécessité d’arrêter les violences et la mise en œuvre immédiate de réformes« . Dans cette proposition en treize points, Al-Assad est également appelé à libérer les prisonniers politiques et à dédommager ceux qui ont été lésés au cours du mouvement de contestation qui dure depuis six mois. La proposition, approuvée lors d’une réunion en août au Caire des ministres des affaires étrangères arabes, appelle à la « tenue d’élections présidentielles pluralistes ouvertes à tous les candidats éligibles en 2014« , soit à la fin du mandat de Bachar Al-Assad, qui a accédé au pouvoir à la mort de son père, Hafez, en 2000.
Le texte demande également un « arrêt immédiat » de la répression des manifestations hostiles au pouvoir tenu par la minorité alaouite pour « éviter un conflit confessionnel en Syrie ou un motif pour une intervention étrangère« . Il appelle aussi à « une déclaration de principes claire de la part de Bachar Al-Assad qui préciserait les engagements de réformes qu’il avait pris dans des discours précédents« . Il doit en outre « engager des contacts sérieux avec les représentants de l’opposition syrienne » et exprimer son « engagement à une transition vers un gouvernement pluraliste« , insiste le document.
En l’état actuel des événements, il est peu franchement probable que le régime syrien mette en place ces propositions. Prisonnier de sa logique répressive et soumis à une pression internationale de plus en plus accrue, il risque plutôt de continuer à ruer dans les brancards.




