Le ministre français de l’Intérieur Claude Guéant souhaite que les étrangers voulant s’installer en France aient une «maîtrise de langue française» comparable à celle «d’un élève en fin de scolarité obligatoire», a-t-il dit dans un entretien à l’Express à paraître mercredi.
« Je veux que les connaissances exigées se situent au niveau de celles d’un élève en fin de scolarité obligatoire« , soit un niveau de fin de collège, affirme-t-il dans l’hebdomadaire. La scolarité en France est obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans.
Concernant les naturalisations, il a affirmé : « Je viens de signer une circulaire destinée aux préfets pour les guider dans l’instruction des demandes», annonce-t-il, en soulignant que « les conditions de l’assimilation — c’est le mot utilisé par le Code Civil – doivent être étroitement vérifiées » (… ) « Un étranger qui souhaite s’installer durablement en France doit épouser notre communauté de destin et donc en accepter les principes les plus élémentaires, comme l’égalité hommes-femmes et la laïcité« .
Sécurité et immigration, les priorités du ministre
Par ailleurs, dans une intervention ce mercredi matin sur la radio Europe 1, le ministre français de l’Intérieur a précisé que « la sécurité et l’immigration continuent à être des priorités importantes des Français et, par conséquent, on va continuer à travailler de manière très active en matière de gestion des flux migratoires et de l’amélioration de la sécurité des Français« .
En fait, pour Claude Guéant, l’immigration est une question de calculs, rien d’autres. Il entend supprimer, comme il l’a affirmé à plusieurs reprises, 20 000 autorisations de séjour par an.
En avril dernier il assurait déjà : « Aujourd’hui il y a à peu près 200 000 étrangers supplémentaires (par an) qui sont autorisés à séjourner en France« . Et son objectif : « Réduire ce nombre de 20 000, c’est-à-dire de passer de 200 000 à 180 000, dans un premier temps« . Motif invoqué par le ministre ? « Il faut savoir que 24 % des étrangers non Européens qui se trouvent en France sont des demandeurs d’emploi. C’est presque trois fois plus que le taux de chômage national« .
S.A./AFP



