Certaines personnalités et médias algériens, parmi eux des avocats et des hommes politiques, supplétifs d’un cabinet noirs, ne répugnent ni devant le travestissement de l’histoire ni devant la calomnie… pour accabler l’un des plus illustres : fondateurs du FLN historique, de ses dirigeants et le premier Président de l’Algérie post coloniale.
Il est reproché à Ben Bella d’être : un imposteur de la révolution, d’origines marocaines, le fils d’un père qui a trahi : « Son peuple », « sa nation » et » son roi ».
Ben Bella n’a jamais nié ses origines : paysannes, berbères et marocaine. Il a également précisé que la le bourg de Maghnia a été fondé par Lalla el Hadja Maghnia, par une honorable Dame marocaine. Sans doute était-elle venue s’installer à Maghnia avec sa tribu.
Cheikh sidi Bel-Abbas, le patron de la ville du même nom, était aussi d’origine marocaine. Lui aussi il a dû venir avec sa tribu. Les humbles habitants de Maghnia et de ses alentours, ceux de Sidi Bel-Abbas et des villes voisines, et bien d’autres : villes, villages et hameaux de l’ouest algérien, ne seraient-ils pas, tout comme Ben Bella, d’origine marocaine ?
Le drapeau algérien a été confectionné, pour la première fois, à Paris, dans un hôtel meublé du 20ème arrondissement, par une « Roumia »une chrétienne, une française, une lorraine, par Emilie Busquant, par Madame Messali el Hadj. Kassamen, notre hymne national a été composé par Mohamed Fawzi, par un musicien égyptien.
Au motif que les habitants de l’ouest algériens sont d’origine marocaine, l’Algérie doit-elle recenser les morts et les vivants pour expulse les vivants avec les os de leurs parents et ancêtres pour seul et unique bagage. Devrions-nous renoncer, voire profaner nos symboles nationaux, au motif qu’ils sont lesœuvres d’une Roumia et d’un égyptien ?
En 1976, le despote Boumediene avait brisé des milliers de couples mixtes, algéro-marocains, légitimement mariés depuis des décennies. La loi algérienne ne reconnaît que la paternité du père. Des femmes algériennes mariées à des marocains et des marocaines mariées à des algériens ont été séparées de leur marié et de leurs enfants, sans pouvoir se rendre visites, se revoir avant longtemps vu que les frontière allegro-marocaines allaient être fermées.
Ben Bella, aime le grand air, les grands espaces, les eaux claires. Il a toujours dit ce qu’il pense et, autant que faire se peut, fait ce qu’il dit. Il a proclamé que l’Algérie ne devait ni ne pouvait vivre isolée à l’instar d’un ilot au milieu d’un océan pollué. C’est la raison pour laquelle le premier Président algérien, dès 1962, avait d’abord mis en avant : son arabité, son africanité et sont tiers-mondisme, avant son algérianité.
Sid Ahmed Ghozali, un haut dignitaire politique du système depuis ses origines, plusieurs fois ministre et ancien premier ministre, sans doute connaît-il les coulisse du pouvoir Algérien, vient de révélé qu’il existe en Algérie, un demi siècle après une « Indépendance de façade » Deux pouvoirs : Un« apparent » et un autre « caché » (El Watan 22.05.2011.) Un pouvoir qui répugne à décliner son identité et qui semble agoraphobe (craint les grands espaces), coupé de son peuple, est-il digne de diriger un pays de 35 millions d’habitants socialement en crise et politiquement au bord de la guerre civile ?
« La révolution c’est moi » (Ahmed Ben Bella). Suite à son évasion de la prison de Blida, il va être dirigé par son parti vers l’Egypte pour représenter, en compagnie de Mohamed Khider et d’Ait Ahmed, le bureau du PPA-MTLD du Maghreb Arabe. Avant son arrivée, les représentants du parti avaient mauvaise presse auprès de l’administration de Djamel Abd el Nasser. Ait Ahmed était vu comme : « Berbéro-matérialiste » et Mohamed Khider comme un réactionnaire « Réactionnaire ». Ben Bella, bien qu’handicapé par son ignorance ou son manque de maitrise de la langue littéraire arabe, Il a réussit à convaincre Djamel Abd el Nasser que pour devenir leader du monde arabe, il doit aider le peuple algérien à se libérer du joug colonial français. Nasser accepte. Sans le soutien des personnalités telles que : Djamel Abd al Nasser, le premier ministre indien, Nahru, le yougoslave Tito, le cubain Castro et d’autre leader du tiers/monde, la révolution algérienne aurait probablement échouée. Se soutien est à mettre à l’actif de Ben Bella.
Ben Bella est bel et bien un révolutionnaire algérien de premier plan. Quand il dit que : « …L’attaque de la grande poste d’Oran et la révolution…c’est moi ». Ce que ses détracteurs réfutent sans arguments, c’est vrai au fond et discutable sur la forme.
L’attaque de la poste d’Oran. Historiquement et incontestablement, en 1948, le responsable de l’OS de la région d’Oran était un certain Ahmed Ben Bella. Pourquoi cette attaque n’a-telle pas eu lieu à : Alger, Constantine, Annaba ou à Tizi-Ouzou, par exemple ? N’en déplaise à ses détracteur et à ses calomniateurs, c’est bien lui qui avait convaincu ses compagnons d’aller prendre l’argent où il se trouve pour financer leur mouvement révolutionnaire. C’est encore lui qui a minutieusement planifié l’attaque de la poste d’Oran et recruté des complices. Ait Ahmed, en tant responsable national, a dû vérifier le plan qui lui a été fourni par Ben Bella, auditionner les complices qui lui ont été présentés par le responsable régional… avant d’opérer. Conformément aux directives de Ben Bella. Comment en serait-il autrement ?
La dernière sortie de Ben Bella atteste qu’à 30 ans comme à 94 ans révolus, il est resté fidèle à sa nature originelle. Il a une sainte horreur des courtisans flagorneurs. Le 1er novembre 1954, il existait plusieurs mouvements politiques en Algérie. L’UDMA de Feraht Abbas, les centralistes, les oulémas, les communistes, avaient refusé de participer au déclenchement de la révolution. Une fois déclenchées sans eux, ils très ma l jugée et critiquée sans ménagement.
Dans les jours qui ont suivi le 1er novembre 1954, Bachir el Ibrahimi, aux noms des oulémas, avait qualifié les novembristes «D’individus à manier avec des pincettes ».
N’étant ni d’origine marocaine, ni de l’ouest algérien, ni benbeslliste, nous trouvons le lynchage dont le premier président algérien fait actuellement l’objet de certains courtisans du pouvoir, notamment par comme étant indigne. En effet, min nues, il est allé fouiller dans les poubelles de temps très révolus dans l’espoir des y trouver quelques indices pouvant accabler son adversaire et peut-être en retour attirer l’attention du cabiner noir pour lui jeter un os à ronger
Les calomnies de Me. Bentoumi :
« L’inspection qui eut lieu, pour établir le bilan avant la réunion du Comité central élargi de Zeddine, fin décembre 1948, a révélé que les résultats obtenus par Boudiaf étaient nettement supérieurs à ceux, plutôt décevants, de Ben Bella »
« Le père de Ben Bella a donc été récompensé parce qu’il a trahi son peuple marocain, sa patrie et son roi ».
« Par ailleurs, j’ai une question à poser à Monsieur Ben Bella même si j’ai, en partie, la réponse. Que sont devenus les bijoux collectés dans le cadre du Fonds de solidarité (Soundoq ettadhamoun), au début de l’indépendance et qui s’estimaient à des quintaux, si ce n’est à des tonnes d’or et d’argent dont les femmes algérienne se sont dépouillées pour se parer de la liberté retrouver et aider l’économie algérienne à prendre son essor ? Une partie de ce fonds a été retrouvée à la Villa Jolie, où des sacs de bijoux étaient entassés dans des pièces jusqu’au plafond. Et c’est Ben Bella qui les y avait déposés. L’inventaire de ce qui a été retrouvé a été établi officiellement après le coup d’Etat du 19 juin 1965, par le président de la Cour suprême de l’époque et par son procureur général respectivement Benbahmed et Maître Mostafaï El Hadi. Des sacs pleins de devises ont été également retrouvés à la Villa Jolie, car Monsieur Ben Bella puisait comme bon lui semblait dans le fonds de devises de la Banque centrale pour distribuer l’argent selon ses humeurs. La question reste posée : où est passé le reste de Soundouq ettadhamoun et qu’en a-t-il fait … »
Interrogations.
1° – Si les activités du responsable de l’OS du constantinois, de Mohamed Boudiaf, étaient bien meilleurs que celles du responsable de l’Oranie, de Ben Bella, pourquoi a-t-on confié la direction nationale de l’OS à Ben Bella et non pas à Boudiaf. Depuis ses origines, la révolution algérienne était-elle fondée sur le principe de la primauté de la médiocrité sur l’excellence ou sur des considérations régionalistes ?
2°-Lors de la guerre des sables (1963), les médias marocaines ont consacrés tous leurs moyens matériels et militaires, allant jusqu’à l’injure, contre :«El djoudan Ben Bella» (l’adjudant), si son père avait trahi : « Et son peuple, et sa patrie, et son roi, pourquoi les services et médias marocains n’ont-ils pas rappelé la haute trahison du père du premier Président algérien ?
3°-Ben Bella a occupé des fonctions, de souveraineté, voire même de «Pouvoir personnel », pendant 17 mois, de septembre 1963 jusqu’au 19 mars 1965, a-t-il cédé ou exprimé seulement une quelconque volonté de céder un seul pouce du territoire algérien au Maroc ou a-t-il négligé l’intérêt national au profit de celui de son pays d’origine ? Lesquels ?
4° Suite au coup d’Etat militaire de 1965, en tant que Président du «Conseil de la Révolution », le tyran Houari Boumediene avait solennellement promis aux algériens et au monde :
« Un livre blanc sur les méfaits de Ben Bella sera écrit et publier et le Président renversé jugé », avait-il martelé. Voulez-vous donner les références de ce livre ? Ben Bella a-t-il été jugé ?
5°- Ben Bella a été arrêté et séquestré pendant 14 ans dont une année sous terre, dans le noir complet, sans possibilité de se raser ou de changer ses vêtements. S’il y avait un atome de méfait à lui reprocher, le vol du sandoq attadhamoun (fond de solidarité), par exemple, le despotes Boumediene et sa cour de félons ne se seraient-ils pas précipité pour tenir leurs promesses, écrire le fameux livre blanc et juger et sévèrement condamner Ben Bella ?
6° Si en plus de la médiocrité et de la malhonnêteté évoquée, en sus Ben Bella était malhonnête et prodigue avec l’or et l’agent des algériens, pourquoi Me. Bentoumi a-t-il accepté le portefeuille de la justice, de travailler sous les ordres d’un « escroc » ???
7°- Le tribunal militaire qui avait jugé le colonel Mohamed Chaabani était présidé par le colonel Chadli Ben Djédid, par un authentique révolutionnaire, l’un des seul officier de l’ALN qui a tenu tête à Boumediene et à sa cohorte de ralliés de la 25ème heure. Chaabani a été : « Jugé » condamné à mort et exécuté par ses pairs alors que Ben Bella se trouvait en visite officielle en Egypte.
Récemment, accusant Ben Bella de la responsabilité de la mort de Chaabani, Chadli a précisé : « Boumediene m’a dit que Ben Bella exige que Chabani soit condamné à mort. Si tu ne me crois pas, demande à l’homme qui a dit à l’homme, qui a dit l’homme que Ben Bella dit que Chaabani doit être soit condamné mort», a-t-il insisté.
8°-Un tel homme était-il digne de présider un tribunal pour juger un illustre colonel de l’ANP, de le condamné à mort de l’exécuter ? Un homme qui se comporte de telle manière est-il digne de devenir le Magistrat suprême de l’Algérie pendant 13 ans ?
10°- N’est-ce pas que c’était Me Bentoumi qui a posé la pierre angulaire de la justice algérienne ? Cette justice n’est-elle pas l’une des plus honteuses du quart et du Tiers/Monde ?
11°- Le cas de justice colonial évoqué par Me Bentoutmi, qui a d’abord jugé et condamné la famille de Ben Bella avant de la rétablir en appel dans ses droits, n’est-il pas de nature à rendre les algériens nostalgique de la justice coloniale ?
12°- En 1990, dès son retour en Algérie, Ben Bella avait porté plainte afin d’enquêter sur le « Sandoq attadhamoun ». Celle-ci avait révélé que l’or et l’agent qui était placé dans les coffres-forts de la banque centrale d’Algérie avait été transféré, en 1986, de la banque centrale d’Algérie vers la caserne Ali el Khodja où il a disparu. Un juriste de la trempe de Me Bentoumi peut-il ignorer l’existence d’une telle enquête judiciaire et son résultat ?
Source : https://face-a-face.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/05/23/ben-bella-hagrouna/





S’expliquer sur Ben Bella sans jamais avoir une pieuse pensée au colonel Chaabani, il y a vraiment de quoi avoir des frissons sur cet homme que je ne peux qualifier de traître puisqu’il est bien dans son rôle d’agent de la DST sorti droit du laboratoire du hammam de Oujda.
Les Français sont connus pour être des falsificateurs de l'histoire et des pro-Marocains convaincus. Quel crédit faut -il accorder à ce texte qui salit la mémoire des vrais révolutionnaires algériens, comme Abane Ramdane et d'autres ? Pour encenser un traitre marocain qui fut longtemps à son service, n'est-ce pas la France qui a propulsé cet imposteur de Ben Bella à la présidence de l'Algérie avant son départ pour parachever son oeuvre de destruction de ce pays ? Ben Bella n'est-il par responsable de débâcle algérienne en arabisant ce pays pour lui ôter son identité millénaire ? Une arabisation qui s'est faite avec des dizaines de milliers d'intégristes égyptiens, qui ont instauré en Algérie l'islamisme qui a conduit le pays vers la descente aux enfers. Ce Ben Bella a détruit l'Algérie, qu'il a maintenu dans le sous-développement chronique qui dure jusqu'à présent. Le journal Le Matin n'aurait jamais dû publier cet article qui vient au secours de Ben Bella, qui s'affiche comme tel avec une fierté démesurée, un falsificateur de l'histoire, un traitre de la révolution algérienne, un supplétif de la France coloniale. La destruction de l'Algérie, la dictature, l'arabisation anarchique, la haine des Kabyles et des Berbères en général ne sont-ils pas l'oeuvre de ce Ben Bella, un lâche de toujours qui continue d'insulter la mémoire de nos martyrs, qui voue ouvertement une haine sans bornes des Kabyles parce qu'ils sont ses objecteurs de conscience, lui le traitre, le vendu, quand on sait que c'est la Kabylie et les Aurès qui ont déclenché la révolution, ces deux régions ont payé le plus lourd tribut de la révolution algérienne, ce ne sont ni les Marocains du clan d'Oujda, ni Ben Bella qui ont fait la révolution. Non la révolution émane des vrais enfants d'Algérie, tout le peuple algérien et ses enfants martyrs, qui malheureusement ne peuvent plus se prononcer pour dénoncer l'infamie et la traitrise de Ben Bella un parasite au service de la France, n'était-il pas un tirailleur marocain de la France coloniale? Il est de notoriété publique que la version française du colonialisme est truffée de contre vérités, des actes barbares transformés en actes "civilisateurs" il ne faut pas tenir compte de la version historique française qui est un tissu de mensonges, une France qui refuse de faire son mea culpa pour ses crimes contre l'humanité envers le peuple algérien, parce qu'elle a peur de reconnaitre ses crime. Que penser de l'auteur de cet article qui est lui même Français, nous savons que le Maroc du moins sa haute sphère politique a trahi la révolution algérienne, et s'est toujours acoquinée avec la France. L'auteur de cet article ne peut être qu'un revanchard de l'indépendance de l'Algérie menée par les vrais enfants de l'Algérie et rien qu'eux que cela soit bien clair, il tente de redorer le blason de Ben Bella que seuls ceux qui l'ont cotoyé savent qui il est.
Qui est ce Robert Merle qui encense un (Ben Bella) des plus grands traitres, falsificateurs et imposteurs de l'histoire révolutionnaire algérienne. L'auteur est né en Algérie, un article écrit par un ancien pied-noir de l'Algérie "française"
Robert Merle est un écrivain français, né à Tebessa (Algérie française) le 28 août 1908 et décédé en son domaine de La Malmaison à Grosrouvre, Yvelines, le 27 mars 2004. Il est le fils de Félix Merle, né en Algérie française, envoyé aux Dardanelles en 1915, puis rapatrié à Marseille en raison d'une fièvre typhoïde.
Je suis un Americain d'origine algérienne et bien que je puisse postuler a n'importe quel poste gouvernemental, je ne peux jamais devenir président, car né en Algérie. Il n'y a que dans la République bananiere qu'est l'Algérie que deux Marocains peuvent devenir (Ben Bella et Boutef).
La fameuse phrase "El Djazair takfina outakfikoum" lancé par Ben Bella à Nasser explique la raison du soutien de ce dernier à Ben Bella.
Le coup d'Etat de 1965 est totalement imputable a Bouteflika qui a convaincu Boumediene de passer à l'action. Si Ben Bella avait un gramme d'honneur, il ne s'associerait pas a l'actuel président, à moins que celui-ci lui fasse bien allégeance.
La voie qu'a suivie l'Algérie en 1962 a été choisie par ce personnage, et on peut voir les résultats catastrophiques de son choix. Surtout en décidant de visiter Castro après avoir rencontré Kennedy.
A ce que je sache, c'est ce sinistre personnage qui a déclenché toute cette polémique en s'attaquant meme aux morts dans l'interview de jeune afrique. Ait-Ahmed n'a même pas répondu, du moins par pour l'instant. Pourquoi il n'a rien dit quand Boudiaf était vivant. Alors cessez de présenter cet homme en victime. Pour finir, je dirais à ceux qui défendent ce personnage, bonne chance car l'ecriture de l'histoire est en marche et que la vérité éclatera un jour. J'espère de tout coeur que ce jour, la page noire écrite par ce sinistre personnage disparaitra a jamais.
Vivement les archives françaises !!!
Ce Merle ou plutôt, ce "corbeau" que vient-il faire dans un débat algéro-algérien, qui ne le concerne en rien. Sa parole contre celle du bâtonnier Amar Bentoumi ne vaut absolument rien. Cependant on peut déduire que son intérêt en la personne de A. Ben Bella confirme bien qu' il a été le préféré de la France, on peut citer une anecdote facilement vérifiable lorsque le quotidien colonial , "L'Echo d'Alger " tirait a sa une en 1963 "Le grand zaim" Ce qui est certain c'est qu'en haut lieu, il existe une volonté de falsifier l'histoire.
Ben Bella le traitre ne peut plus mentir, les messages accablants contre lui s'accumulent contre lui et dévoilent la vraie nature de ce sénile qui a détruit l'Algérie. Les seuls qui peuvent le conforter dans ses mensonges odieux et lâches se sont bien sur les Français pour lesquels il a travaillé, les Français lui doivent bien cela, le défendre pour bons et loyaux services à la France. Cet avis favorable n'est qu'une une preuve supplémentaire de la sympathie que lui voue les Français, ce qui donne raison à tous les détracteurs de ce homme au soir de sa vie, qui ont le devoir de remettre les pendules à l'heure. Ben Bella a réussi vu l'état catastrophique dans lequel se trouve l'Algérie d'aujourd'hui, mission accompli par celui qui devrait s'éclipser au lieu de parler à tord et à travers.
Pour une fois j'oserai remercier le défunt Président Boumédiène d'avoir destitué le plus grand lâche et traitre que l'Algérie n'ait jamais accouché et n'accouchera plus d'ailleurs, qui n'est rien d'autre que par sa petitesse de l'esprit le premier Président de l'Algérie indépendante, en l'occurence le diabolique aphone et illétré Ben Bella. Ce jour là une première justice fut rendue, mais malheureusement celle-ci n'a pas été suivie d'autres justices qui auraient pu marquer le véritable tournant de notre chère patrie vers des lendemains beaucoup plus enchanteurs et radieux, mais j'avoue que le geste de Boumédiène sauva l'Algérie de bien plus lourdes déboires ayant pu nous enfoncer dans les méandres pharaoniques des plus primitives. Juste ça. Mais il se trouve que les portes n'étaient pas tout à fait closes ce jour là, puisque Boutef a permis au loup de réintégrer la bergerie par la plus grande porte. Ne dit-on pas que l'histoire est un éternel recommencement.
Cette fois-ci je dirai "Merde et mille fois Merde à cette Histoire" qui ne cesse de nous cracher encore une fois sur la figure.
Indignement votre.
Malheureusement, Ben Bella n'est pas le premier énergumène à qui la démocratie a donné le droit de s'exprimer uniquement, mais elle lui a permis surtout de régner un temps soit peu sur notre destin sans nous avoir prévenu des effets secondaires dont nous nous rendons victimes 50 ans plus tard et nous continuons de subir les conséquences les plus ravageuses du venin cairote qui nous été inoculé à coups de promesses du ventre et du bas ventre.
Outrageusement vôtre.
Cet article a paru dans Le Nouvel Observateur n° 32 du 24 juin 1965
Par Jean Daniel
Coup d'Etat de Boumediene de 1965, tous des pourris, J'ai juste une question a vous poser,
Pourquoi Ben Bella en tant qu'ancien tirailleur des tabors marocains n'a pas tiré une balle pendant la révolution algérienne? Je vous laisse méditer ma question. Qu'il soit un Berbère marocain ou arabe tunisien ou Kabyle algérien ça ne change rien a la donne.
"Zbiri, tu sais que j’ai toujours eu confiance en toi… – Ecoute, ne perdons pas de temps, habille-toi. Tu es arrêté par le conseil de la Révolution."
Il est 2 h 25 du matin, dans la nuit du 18 au 19 juin lorsque Ahmed Ben Bella, que l’on vient de réveiller en sursaut, entend cette réponse de celui qu’il a lui-même nommé chef d’état-major de l’armée. Le président algérien ne comprend pas. A côté de Tahar Zbiri, se tient le commandant Draïa, qu’il vient de nommer directeur de la Sûreté et qui fut commandant des compagnies nationales de sécurité, c’est-à-dire de la garde prétorienne de Ben Bella. Il y a aussi Saïd Abid, qui commande la première région militaire du Grand-Alger et avec lequel il a eu quelques jours avant un très amical entretien.
Ben Bella les regarde tous les trois comme pour tenter un rappel au loyalisme. En vain. D’ailleurs il n’est pas en forme. Il ne réalise pas vraiment ce qui se passe. Il s’est couché tard, et lorsqu’un cri de la fidèle servante l’a brusquement réveillé, il a cru qu’on venait lui annoncer une nouvelle importante. Il s’est endormi fort de trois convictions. A la veille de la conférence afro-asiatique, lui, Ben Bella, peut tout se permettre et il va le montrer dès samedi matin. Ensuite il a divisé ses principaux ennemis, les hommes du ministre de la Défense nationale, Haouari Boumedienne, et il vient de conclure un accord qui lui procure le soutien kabyle. Enfin un certain nombre de points vitaux de la capitale sont depuis six mois gardés par les compagnies nationales de sécurité dont on lui a assuré tous les jours qu’elles ne comprennent que des hommes prêts à mourir pour lui. C’est pourquoi maintenant il s’attarde sur Draïa, le créateur de ces compagnies.
Tahar Zbiri répète sèchement : dépêche-toi, la comédie est terminée. On entend des tirs, qui donnent aux propos du chef d’état-major un poids décisif. C’est plus qu’une fusillade. A Hydra, une colline située à vol d’oiseau à un kilomètre à peine de la villa Joly, l’installation de la police judiciaire est attaquée au bazooka. Pour faire leur rapport, les membres de l’ambassade des Etats-Unis décèleront le lendemain 221 traces de projectiles. Une compagnie de la garde nationale refusait de se rendre. Il y a eu huit morts.
Ben Bella s’habille et descend du sixième étage, encadré par le colonel et les deux commandants. Il se souvient que Tahar Zbiri est sentimental, il tente un dernier appel. Il profère un juron arabe, où figure le mot "diable" et qui signifie qu’une malédiction pèse sur la révolution algérienne. Devant le regard dur de Tahar Zbiri, il reprend une attitude digne. Il déclare : d’accord, je suis prêt. Avant de monter dans la voiture qui le mènera dans une caserne de Maison-Carrée, à 20 km d’Alger, il regarde les sentinelles. Ce ne sont plus ses hommes. Ce sont des paras, en uniformes bariolés, les fameux "commandos de la mort", le régiment d’élite du colonel Boumedienne.
Tout a duré cinq minutes au plus. Alger a une fois de plus son visage de complot et de putsch. La nuit y est somptueuse. Les étoiles au-dessus des cyprès, des pins et des acacias brillent comme au cœur du désert. La clarté bleue de la baie, l’une des plus admirables du monde, annonce un petit matin précoce et impétueux. C’est une description que l’on retrouve, à un terme près, dans tous les récits des complots qui jalonnent l’histoire de cette capitale singulière.
Dans la voiture Ben Bella ne dit plus un mot. C’est la fin de ce sourire un peu grimaçant, un peu poupin, aussi, dont les femmes algériennes sont amoureuses et qui les fait tressaillir chaque fois qu’elles le voient à la télévision. C’est la fin du rictus énergique et du geste vengeur que les gosses, tous les gavroches et les sciuscias d’Alger idolâtrent lorsque Ben Bella vient sur un stade. Précisément ce fut une semaine où la passion sportive des Algériens s’est accordée à celle extraordinaire du chef de l’Etat.
Le rêve de Ben Bella
Depuis sa prison française, Ben Bella rêvait de voir jouer Pelé, le fameux héros du football brésilien. Non seulement son rêve s’est réalisé, mais c’est comme président de la République que Ben Bella a pu inviter, chez lui, sur ses stades, l’équipe brésilienne. Pelé est là. Sans doute à Oran jeudi soir il a un peu déçu. Il a marqué ses trois buts avec un rien de dédain. Sans doute aussi Pelé a-t-il blessé la susceptibilité sportive des Algériens en répondant à un journaliste de "Révolution africaine" qui lui demandait ce qu’il craignait le plus dans l’équipe algérienne : "Le terrain"… Mais le dimanche suivant, le match de revanche devait avoir lieu et des dizaines de milliers d’adolescents s’apprêtaient à communier dans la plus déchaînée des joies avec Ben Bella.
C’est la fin aussi de ce véritable triomphe romain que se préparait à lui-même Ben Bella pour la conférence afro-asiatique. Il se souvenait de l’ivresse qu’il avait connue pendant les succès, il y a deux ans, de la conférence d’Addis-Abeba. Il avait eu l’impression d’éclipser tous les grands. Nasser, N’Krumah, Nehru, il les avait tous eus : comme au football. La veille, le vendredi après-midi 18 juin, il se faisait longuement photographier au Club des Pins, parmi les installations qu’il avait lui-même fait construire pour la conférence du tiers-monde et dont il surveillait personnellement l’avancement tous les jours.
Les photographes de "Paris-Match" ne revenaient pas de la juvénilité de sa complaisance. Ce n’est pourtant pas le dernier contact qu’il eut avec des journalistes. Il reçut ensuite les collaborateurs de "Newsweek". Au cours de cet entretien, il devait se séparer de la modération nassérienne à propos d’Israël. "Je veux la disparition de cet Etat, par la négociation si l’on veut, mais la disparition". A 3 heures du matin la célèbre, l’exceptionnelle, la fulgurante "baraka" de Ben Bella s’enfouissait dans le néant. A 49 ans (il lui arrivait de cacher son âge et de dire qu’il n’en avait que 47) il perdait un destin et conservait à peine une existence.
Tandis que la voiture se dirige vers Maison-Carrée, le colonel Tahar Zbiri se rend, lui, au ministère de la Défense nationale. Quelques passants se rappelleront le lendemain avoir vu à toutes les heures de la nuit de la lumière à travers les vitres des bureaux du ministère. C’est une veillée d’armes. Lorsque Tahar Zbiri déclare à Houari Boumedienne que la mission est accomplie, ce dernier est entouré de ses fidèles : les seuls qu’il ait mis au courant de l’opération. Il y a d’abord et avant tout, Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères, ancien officier que Ben Bella prévoyait de remplacer, précisément, le samedi matin. Il y a Ahmed Medeghri, ancien ministre de l’Intérieur, ancien officier. Il y a Chérif Belkacem, ministre de l’Education nationale, ancien officier.
Enfin il y a l’état-major de Boumedienne, cinq officiers pour qui le colonel, c’est le "patron". Ils mènent la même vie que le ministre : une vie d’ascète. Ils sont comme lui patriotes au sens à la fois le plus étroit et le plus intense du mot. Ils ont même entre eux une étrange ressemblance physique : maigres, secs et noueux, du genre qui vieillit vite et qui reste longtemps vieux. Houari Boumedienne est le type parfait de ce genre d’Algérien peu connu à l’étranger, et répandu dans les hauts-plateaux. Ses pommettes saillantes lui donnent un mystère asiatique qu’il accentue par un silence opiniâtre, des gestes rares. Un témoin raconte : lorsqu’il apprend que la mission est accomplie, il fume sa première cigarette. Depuis un an il s’était arrêté de fumer. Evidemment, il ne boit pas d’alcool. On ne lui connaît qu’une compagne discrète et intermittente. Il laisse dire qu’il comprend mal le français et qu’il s’exprime difficilement. Cela sert sa timidité relative. En fait plusieurs officiers français ont eu avec lui des conversations longues, précises et approfondies. Il a peur de la foule, n’aime pas le contact avec le public, n’arrive pas à regarder en face l’objectif de la télévision. Il paraît à la fois possédé et ennuyé. Cette nuit il est calme. Il attend d’autres rapports dans une gravité à peine souriante.
L’homme des Egyptiens
Les rapports arrivent. Dans tous les coins de la ville, dans toutes les régions du pays, le plan a été appliqué avec une minutie et une efficacité totales. Le plan comportait des arrestations : elles sont faites. Le premier arrêté a été M. Nakkache, ministre de la Santé, ancien officier de Boumedienne, rallié à Ben Bella. Pour l’armée : un traître. Pour les médecins : un homme incompétent. Pour un certain nombre d’autres : un homme au redoutable courage physique. Il vient de le prouver. Il a résisté, il a reçu trois balles dans la poitrine. On pense qu’il s’en sortira tout de même, mais en prison.
Le second c’est Hadj Ben Allah, le plus fidèle des benbellistes. Après un moment de résistance il s’est laissé arrêter. Le troisième, Hamadache, directeur de la Police judiciaire, il a fait, disent ses ennemis (au nombre desquels tous les avocats), torturer de nombreux prisonniers politiques de quelque bord que ce soit d’ailleurs ; s’il est arrêté, ce n’est pas comme tortionnaire, c’est comme corrupteur.
Il y a enfin Abdelahram Chérif, ministre des Affaires arabes et ancien chef de cabinet de Ben Bella. Lui, c’est un cas particulier. Il est accusé d’être "l’homme des Egyptiens". De tout procurer aux services secrets de la R.A.U. au point que l’ambassadeur d’Algérie au Caire s’aperçoit que le gouvernement égyptien est bien mieux informé que lui sur ce qui se passe en Algérie. Or dans aucun pays arabe, la R.A.U. n’est aussi impopulaire que sur l’ensemble du territoire algérien. Cela veut-il dire qu’aux yeux de Houari Boumedienne, Ben Bella est lui aussi inféodé à l’Egypte ? C’est plus complexe. Pour le ministre de la Défense nationale, Ben Bella joue un jeu personnel avec les Egyptiens comme avec les Russes et comme avec les Chinois. La patrie algérienne est absente dans la stratégie du chef de l’Etat.
Abdelahram Chérif, d’origine tunisienne, qui connut Ben Bella en Libye, est aussi celui qui – selon Boumedienne – poussa à la guerre contre le Maroc pour servir les intérêts égyptiens. Lorsque les Marocains le trouvèrent, il y a 18 mois, dans un hélicoptère égyptien, accompagnant des militaires de la R.A.U. en uniforme, ils le torturèrent. Ben Bella obtint sa libération avec l’aide des. Egyptiens. Il est aujourd’hui en prison.
A 3 heures du matin Boumedienne déclare : maintenant il faut prévenir les autres. De qui s’agit-il ? il faut remonter trois jours avant pour le comprendre. Les trois jours de réunion des cinquante membres du Comité central du F.L.N. Les 14, 15 et 16 juin.
Depuis plus de trois mois deux hommes, Abdelaziz Bouteflika et Ahmed Medeghri tentaient de persuader "le patron" que l’heure était venue de destituer Ben Bella. Boumedienne n’en était nullement convaincu. A chaque preuve que ses deux fidèles lui apportaient de la duplicité ou des égarements supposés du président de la République, Boumedienne répondait qu’on ne pouvait courir les risques de faire subir à nouveau au peuple algérien une guerre civile comme celle de juillet 62. Ceux qui sont bien informés savent que cette guerre civile n’a pas fait moins de 3 000 morts. La guerre avec le Maroc sur les frontières en a fait presque autant.
Boumedienne était conscient de deux choses : que son armée constituait dans la nation une société exemplaire, mille fois plus pure, plus idéaliste, et plus efficace que les autres ; mais en même temps qu’elle n’était pas populaire alors que Ben Bella savait entretenir son mythe et soigner sa légende. Il n’était pas jusqu’au désordre, inséparable de sa nature, dont Ben Bella n’arrivait à tirer parti. Un jour, déjeunant au côté de l’épouse d’un ambassadeur occidental, Ben Bella déclarait : "On reproche à Fidel Castro son désordre, mais moi, chère Madame, j’aime ce désordre et je m’y sens à l’aise." Il voulait dire, bien sûr, qu’il préférait le romantisme de la révolte à l’organisation de la révolution, et qu’il craignait le moment où l’élan révolutionnaire est maté par des structures sans âmes. Pour l’austère ministre de la Défense nationale, il fallait attendre. Attendre que le personnage se démasque.
"Combien veux-tu ?"
En fait, et comme en 1962, il fallut attendre que Boumedienne lui-même fût menacé. C’est de la décision du gouvernement provisoire de la République algérienne, présidé par Ben Khedda de destituer Boumedienne que naquit la coalition avec Ben Bella qui aboutit à une guerre civile dont l’Algérie paie aujourd’hui la note. C’est de la décision prise la semaine dernière par Ben Bella de remplacer Boumedienne, que le complot du 19 juin est né. Mais auparavant la progression avait été continue et déterminante. Pour ses propres amis, pour son habituelle "clientèle politique" Ben Bella était devenu une sorte de Caligula. Et cela en même temps que sa popularité à l’intérieur comme à l’extérieur atteignait son apogée.
C’est la raison du divorce que l’on a pu observer après l’arrestation de Ben Bella entre l’inertie ou le ralliement des cadres et les manifestations hostiles de la jeunesse et des femmes En réalité, non seulement Boumedienne ne sous-estimait pas la popularité intérieure et le prestige extérieur de Ben Bella, mais c’est au contraire dans cette popularité et ce prestige qu’il voyait le mal absolu : l’illusion tragique, le gigantesque rideau de fumée qui voilait le chômage, la désorganisation, la corruption, bref la faillite nationale. Lui, Boumedienne, avec la simplicité déconcertante de ceux qui se croient élus, se considérait comme le "gardien de la patrie". Le jour où ce "gardien" était menacé, d’abord dans ses amis, ensuite dans sa personne, alors la patrie était en danger. C’est une attitude qui fait soit les Pancho. Villa, soit les de Gaulle, soit aussi les Hitler. Rien n’est joué.
En tous cas, pendant toutes ces semaines, comment réagit la "clientèle" de Ben Bella ? L’un déclare aujourd’hui que le président de la RépublIque algérienne avait toujours dans son coffre-fort de quoi corrompre le moindre opposant. Un autre assure que chaque fois qu’un ami était reçu à la présidence on ne pouvait savoir s’il sortirait libre ou les menottes aux mains. Peu à peu, Ben Bella prétendait concentrer entre ses mains tous les portefeuilles ministériels importants dans un pays à qui 130 ans de démocratie française, même fausse, ont donné le goût de la liberté, de la fronde et de la responsabilité. Dans les ambassades, on l’appelait "Sidi Ahmed le Bien-aimé" : dans aucune autre capitale arabe cette expression ne pourrait apparaître injurieuse. Au respect de la Constitution, Ben Bella opposait la "démocratie de la rue", la plébiscite des meetings populaires, à la Castro : mais c’est précisément ce qui déplut à Boumedienne lors de son voyage à Cuba. "C’est un homme de Boumedienne, le seul ambassadeur juif de la République algérienne, qui représente l’Algérie à La Havane."
On raconte l’histoire du fameux commandant Azzeddine. Ben Bella traverse le désert pour rencontrer le président du Niger, Hamahi Diori. A son retour il S’arrête à Tamanrasset où Azzeddine est en résidence forcée. Il lui dit : "Je te libère, soyons amis. De combien d’argent as-tu besoin pour vivre ?" Azzeddine répond qu’il ne peut pas être ami, qu’il n’a pas besoin d’argent, et qu’il veut être libéré à la condition que deux de ses amis injustement accusés soient libérés. Lui, Azzeddine, considère avoir été justement accusé. Ben Bella accepte, prend Azzeddine dans son avion. Une semaine plus tard, il n’a pas encore libéré ses amis, mais il offre leur libération en échange du soutien politique d’Azzeddine.
Il propose encore de l’argent, comme à tout le monde. Il a fini par croire que tout est à vendre, que tout peut être acheté, le pouvoir l’a rendu cynique. Il veut plaire à tout prix. Et il méprise tout le monde. C’est ce que disent, aujourd’hui seulement, il est vrai, la majorité des cadres. Ben Bella avait des complices. Il n’avait pas de partisans, sauf dans cette masse dont il a passionnément recherché et obtenu le soutien.
"Faisons comme les Cubains"
Jusqu’aux jours des réunions historiques du comité central. Le 16 juin les cinquante membres se réunissent au complet. Le F.L.N. a trois instances : le bureau politique au sommet, ensuite le comité central, enfin le congrès. A la dernière réunion des dix-sept membres du bureau politique, Ben Bella avait exaspéré la plupart en adoptant les mêmes méthodes qu’au conseil des ministres. Il a l’habitude, après un exposé, de demander : "Qui n’est pas d’accord ?" Si quelqu’un lève la main, au lieu de lui donner la parole, il dit : "Dans ces conditions le projet est adopté à l’unanimité moins une voix."
Cette fois, certains membres du Comité central sont décidés à ne pas se laisser faire. Ben Bella commence par attaquer d’une façon violente son protégé de toujours, son disciple de la veille, Ali Mahsas, le ministre de la Réforme agraire. "Rien ne marche dans ton ministère, le peuple se plaint, les comités de gestion sont un échec, cela ne peut plus durer." Ali Mahsas s’irrite. Il rappelle que le mois précédent il a offert sa démission mais à la condition qu’elle soit accompagnée d’une autocritique par le gouvernement tout entier. "Puisqu’on se réfère à Cuba, faisons comme les Cubains. Dénonçons nos propres méthodes."
Ben Bella est furieux. Pour prouver que ce n’est pas le gouvernement qui est en cause mais seulement la gestion d’Ali Mahsas, il donne la parole à Zahouane, un jeune Algérien, honnête et sérieux qui, avec Mohamed Harbi, alimente l’inspiration socialiste des discours de Ben Bella. Sereinement, Zahouane fait une critique savante de la gestion sans d’ailleurs faire aucunement le procès de Mahsas. Ce dernier a d’ailleurs de l’estime pour Zahouane. Mais Mahsas pense que Ben Bella n’accepte totalement ni sa conception, ni celle de Zahouane, et déclare en avoir eu maintes preuves. Il dit à Ben Bella : "Tu as déjà la présidence, l’Intérieur, l’Information, une partie des Affaires étrangères ; si tu veux un autre ministère, je te donne volontiers le mien." Boumaza, un autre ancien fidèle de Ben Bella – qui a l’impression, lui aussi, d’être sur le point d’être remplacé –, vient au secours de Mahsas. Ben Bella est hors de lui. Pendant ce temps, Boumedienne et ses partisans n’ont rien dit. Pour la première fois ils viennent d’assister à l’éclatement du groupe Ben Bella. Ils en tireront les conséquences.
L’explication, ils la connaissent. Ben Bella à besoin de places vides pour faire entrer dans son gouvernement des hommes à lui, qui ne seront pas des ministres mais des secrétaires d’Etat. Il veut prendre pour lui le ministère des Affaires étrangères car Bouteflika est devenu un ennemi à éliminer, et le ministère de la Défense nationale, car il s’est juré depuis toujours de ne pas tolérer un si dangereux rival. Pour cela il a besoin de nouveaux soutiens. C’est en Kabylie qu’il va les chercher. Il a signé un accord avec des représentants du front des forces socialistes. Dans son discours d’Oran il déclare : "Maintenant que les choses sont redevenues normales, nous n’hésiterons pas à prendre des mesures de générosité. A notre révolution, nous avons voulu donner dès le début un style marqué du sceau de l’humanisme."
Boumedienne ne dit rien, mais il n’accepte pas cet accord. Au mieux, il aurait accepté d’y être associé. Sur ordre de Ben Bella, il a fait en Kabylie un quadrillage qui équivaut à une occupation. Il a augmenté l’impopularité de son armée. Voici que Ben Bella, en se mettant d’accord avec les Kabyles, le désigne à leur vindicte. Il reste que cet "humanisme", s’il coïncide avec sa stratégie personnelle, n’est cependant pas dénué de sens dans la bouche de Ben Bella. Le pouvoir l’a peut-être rendu sceptique, mégalomane, et dans un certain sens candide. Il ne l’a pas rendu cruel. Aucune exécution durant son règne, à l’exception du colonel Chabani. Pour le moment, seule la stratégie compte.
Le tout pour le tout
C’est une course de vitesse. Le fait décisif, maintenant que les deux adversaires savent à quoi s’en tenir l’un sur l’autre et ont décidé de se détruire, c’est la conférence afro-asiatique. Il y a aussi, sans doute, le Festival de la jeunesse et le voyage à Paris pour rencontrer de Gaulle, mais la conférence du tiers-monde domine tout. Houari Boumedienne sait que Ben Bella estime qu’il peut tout se permettre à huit jours de la conférence. Il sait que Ben Bella spécule sur les événements internationaux. Si Boumedienne se laisse éliminer, il lui sera difficile de tenter quelque chose contre un Ben Bella qui aurait présidé une assemblée qui comprend Chou En-lai et Nasser, un Ben Bella plébiscité par la jeunesse de tous les pays, et valorisé par un entretien avec de Gaulle. C’est donc avant la conférence qu’il faut jouer le tout pour le tout.
Bouteflika joue alors un rôle déterminant. Il est ministre des Affaires étrangères. Il est mieux placé que quiconque pour savoir les incalculables conséquences d’un putsch à un moment pareil. Toute la politique échafaudée par Ben Bella – au nom de l’Algérie, tout de même – va s’effondrer. C’en est fait de la "nation-pilote", de la "capitale des révolutions africaines", peut-être même du prestige de la résistance algérienne. Illusion, le benbellisme ? Admettons. Au nom de cette illusion, les réfugiés politiques viennent chercher asile dans les ambassades algériennes. Précisément, trois jours avant le putsch, l’ancien gouverneur brésilien Miguel Araïs proclame en arrivant à Alger : "Ce n’est pas un hasard si j’ai choisi cette terre de liberté !…"
A quoi les intellectuels qui se rallient à Bouteflika répondent : cette illusion de toute façon ne peut durer. On va bien vite s’apercevoir que nous qui promettons des soldats à l’Angola, au Congo, et en Palestine, nous ne trouvons pas de volontaires. On va s’apercevoir qu’il y a un chômeur sur deux habitants en Algérie et que le rêve d’un travailleur du bled c’est d’aller en France. On va s’apercevoir que les dépenses de prestige sont sans aucun rapport avec les possibilités de reconstruire le pays. Ce sont les pensées de Boumedienne que Bouteflika exprime. Rien n’est pire que l’installation durable du benbellisme. Si on laisse passer l’occasion, nous sommes fichus, donc l’Algérie est fichue. C’est le moment ou jamais. Il y a cependant un obstacle : le pays a horreur de la dictature militaire. Mais en dehors de nous, l’armée, le groupe de Boumedienne, personne n’osera tenter quoi que ce soit. Il y a donc un gigantesque pari : il faut que nous prenions le pouvoir sans le dire à ceux que nous espérons rallier et il faut que les ralliements soient immédiats après la réussite du putsch.
C’est pourquoi à 3 heures moins le quart, en cette nuit du 19 juin, Houari Boumediene déclare : "Il faut prévenir les autres". Alors aussitôt on prévient Boumaza et Ali Mahsas, le commandant Azzeddine et Mohand El Hadj, le vieux Kabyle rebelle, Ferhat Abbas, le bourgeois, et Boudiaf, le progressiste, Boussouf et Khider, les ennemis jadis irréductibles. On prévient aussi tous ces jeunes ambassadeurs désorientés par le fait qu’avant la conférence du tiers-monde, Ben Bella dans sa passion de séduire a promis les mêmes choses aux Russes et aux Chinois, aux Indonésiens et aux Malaisiens, aux Maliens et aux Sénégalais. Les ralliements vont arriver, un à un, dans la journée du samedi. Ils sont plus ou moins conditionnels. Plus ou moins méfiants. Personne n’ose regretter Ben Bella. Personne, non plus, ne s’enthousiasme pour Boumediene. Le petit peuple des adolescents, des femmes et des paysans attendra deux jours pour se manifester.
César, pour le moment au moins, est abandonné de tous. En même temps chacun se méfie de Brutus.
P.S. J’ai essayé d’établir par une enquête sur place comment des clans qui viennent, en Algérie, de régler leurs comptes voient et ont vu eux-mêmes, de l’intérieur, leur action. Cela dit je voudrais faire état de quelques conclusions personnelles :
1. – Les causes intérieures du complot sont suffisantes pour qu’on néglige le rôle d’une puissance étrangère. Cela dit les réserves à l’égard du communisme du groupe de Boumediene incitent les Etats-Unis à exploiter la situation, d’une façon déjà grossière et compromettante.
2. – La personnalité de Ben Bella apparaît plus complexe que le portrait que font de lui ses détracteurs et ses partisans. En tous cas certains procès paraissent bien tardifs.
3. – Un incident qui m’est personnellement arrivé fait craindre l’installation d’une police politique employant les méthodes habituelles de "l’interrogatoire poussé". J’ai été pris pour un autre journaliste, conduit les yeux bandés en voiture dans une villa "aménagée", et le spectacle de cette villa m’a conduit à me féliciter de ce que mes hôtes se soient aimablement rendu compte de leur erreur "avant" plutôt qu’"après". Grâce à l’admirable Germaine Tillion, la constitution algérienne est la seule au monde qui condamne expressément la torture : ni sous Ben Bella ni, je le crains, après Ben Bella, cette clause de la constitution n’est appliquée.
4. – Le danger de la dictature militaire ne peut être surmonté que dans la mesure où les ralliements seront moins inconditionnels, et où certaines exigences seront mieux formulées maintenant et non plus tard.
5. – Enfin, je ne pense pas que les rapports avec la France, non plus que les accords pétroliers puissent être affectés par le putsch. Quant aux rapports avec l’opposition française ils dépendront de la façon dont nous saurons apprécier les échecs du socialisme algérien. L’Algérie n’est pas une terre d’expérience pour les doctrinaires parisiens, ni un tremplin pour la stratégie des partis étrangers. Elle est composée d’hommes qui ont souffert mille morts et qui désirent rapidement une vie décente
.N’oublions pas que les Chinois eux-mêmes ont, à plusieurs reprises, donné des conseils de modération aux Algériens à propos du collectivisme.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20050624.OBS1285/alger-histoire-d-rsquo-un-complot.html
J.D.
Je ne crois personne, car les seuls révolutionnaires credibles, sont tous morts au champs d'honneur, le reste connait l'horreur du cauchemard que vit l'Algérie depuis un demi-siècle en silence. Tandis que les procès de morale nous aident, nous qui sommes nés a la fin ou après l'indépendance nous aident à retirer notre allégeance à de dirigeants qui ne la méritent pas, ceux et celles qui ont empêché le débat sur la Constitution et confisqué le pouvoir, se doivent d'être jugés pour trahison. Ait Ahmed échappe à ce groupe, mais franchement, il est bien là ou il est après avoir pris part au voyage en Egypte, et Ben Bella, Bouteflika et co. le cachot est leur seul merite – Tout comme ce Belkhadem, qui a servi de relais entre Iraniens et terros, et qui se retrouve à El-Mouradia.
Je pense que ce pantin de l'Egypte père de la police politique doit être traduit devant le TPI pour ses abominables assassinats lors de la crise du FFS en 1963 pour crimes contre l'humanité.
Je crois que c'est le début. 50 ans après on parle, les Algériens ont soif d'histoire, de leur Histoire contemporaine et ancienne. Qui s'est amusé pendant tout ce temps là à nous vendre une histoire falsifiée quand elle nous est pas totalement étrangère? ce qui a dégoûté les enfants de l'Algérie aujourd'hui, j'ai espoir de connaitre l'histoire de mon pays avec les archives… ça fera plus .
Seulement je crains (pour le contemporain ) qu'on ait en Algérie plus de traîtres que de héros. Vous en convenez ces derniers ils sont considérablement réduits, mais les Algériens ne s’intéressent pas à l'histoire des affairistes au pouvoir ou à coté de celui-ci qui ont incroyablement des vies longues. Ce que je souhaite c'est qu'ils aient la vie encore plus longue pour s’éteindre seuls en prison.
Est-ce une malédiction? Le pays des amazighs est pris en otage par une secte venue on ne sait d'où dont la biographie est totalement inconnue ; des hommes qui n'ont rien à voir avec l'algérianité. Ces mercenaires imposés et installés par De Gaulle, car sachant bien à partir des années 1958-59, que le pays allait être indépendant, De Gaulle en homme averti et fin politicien avait déjà préparé Ben Bella, en le décorant comme adjudant de l'armée francaise en Italie à la fin de la deuxieme guerre mondiale en tant que tirailleur marocain, sans oublier la propagande de la presse française lors du détournement de l'avion de la délégation du FLN, dans lequel il y avait Ait Ahmed, Boudiaf, Lacheraf et Khider, madame la France avait alors gonflé le nain Ben Bella, car toute la prese francaise avait écrit à l'époque et à l'unanimité "l'avion de Ben Bella", De Gaulle en grand manipulateur savait ce qu'il faisait, car pour les intérêts futurs de la France ; il vaut mieux avoir un sot à la tête de l'Algérie indépendante que d'avoir de vrais nationalites tels Ait Ahmed, Boudiaf ou Khider.De Gaulle avait réussi son coup. En plus de Ben Bela, il continua son sale boulot en incorporant les fameux DAF, à la solde de la France, la promotion Lacoste, avec l'aide du clan d'Oujda, dont les hommes n'ont jamais tiré une cartouche contre l'armée francaise, mais qui, par contre, ont complotté contre les authentiques révolutionnaires en les éliminant un par un à commencer par Abane, Amirouche, Lhaoues, Bouguerra, Lotfi et après 1962 ont continué le travail avec l'assassinat de Chaâbani par Ben Bella, Khemisti et Krim par Boumediene, Medeghri ; Chabou, Ben Kaci par Larbi Bechar. Après 1988, et la chute du prix du pétrole; jusqu'à 1990, pour faire diversion, car ne pouvant pas faire face aux demandes de la population ils ont crée le terrorisme pour éliminer l'intelligencia et instaurer un état de guerre qui a décimé des milliers d'innocents et de disparus. Jusqu'à présent c'est toujours la même sect qui est au commande du pays, il est temps que les authentiques irgazens du pays des Amazighs s'unissent pour nettoyer le pays de la pègre qui est en train de l'anéantir.
Ce type j'ai cru qu'il est décidé ! Tellement qu'on parle plus de lui !! La réincarnation des âme enterrée.
A Dahmane Zouvaligh et Dahmane amazigh:
Dahmane Zouvaligh, tu dis: ''Le pays des amazighs est pris en otage par une secte ''venue je ne sais d'où et dont la biographie est totament inconnue''. La secte est venue du Maroc et de Tunisie en 1962. Ce qu'il faut préciser :
1)- C'est que la secte n'est que la partie visible de l'iceberg. Plus qu'une secte, en 1962 elle est une armée de 36 000 hommes, chiffre avancé par Youcef Benkhedda, président du GPRA entre 1961 et 1962. Aujourd'hui, elle est une communauté, une aristocratie.
2)- Le fait suivant pouvant être confirmé par Dahmane Amzigh, l'encyclopédie lumineuse. Entre fin 1957 et 1962, les fontières tuniso-algériennes et algéro-marocaines étaient fermées à toute circulation. Donc la question fondamentale est: quelle est la composition de cette armée qui va rentrer en Algérie (Armée des frontières)? Elle ne peut être que marocaine. Le nombre d'Algériens au Maroc et en Tunisie et aussi en Libye était infime. L'Armée algérienne pour atteindre le nombre de de 36 000 devait recruter auprès des tribus locales. Les Aissaouas, tunisiens, à l'Est et les Béni-Snassen, l'ouest, dans le Rif. C'est eux qui allaient former l'armée des frontières, être utilisés par Boumedienne pour prendre le pouvoir et après sa mort, les Tunsiens (Chadli) et les Marocains (Bouteflika,Ould Kablia,Zerhouni…) s'empareront du pouvoir. Pour cacher leur origine, beaucoup comme vous dites cachent leur identité ou bien se disent nés au Maroc de parents algériens.Une affirmation complètement fausse.
Salutations
PS: pour plus d'informations consulte le blog de Saad Lounes, grand expert du clan d'Oujda.Tape son nom et tu accèderas à `son blog.
Vous êtes trop idéologue dans votre démenti c'est honteux, l'histoire appartient aux grands de l'Algérie pas au mercennariat.
Bonjours, l’Algérie ceux qui la gouvernent sont tous des faussaires, des Algeriens sont mort et c'est les étrangers qui profite de ce pays, comment le Maroc et la Tunisie avaient une longueur d'avance sur nous alors que nous avions le potentiel pour être les premiers? Ces mercenaires activent simplement pour détruire ce pays car jaloux de du courage de nos révolutionnaires, courage qui leur a toujours manqué dans leur pays d'origine.
Ce pays va a la dérive ? comment faire pour qu'ils partent ? scindez le pays , le sudd au sud la Berbérie aux Berbères et stop arrêtons les dégâts.