Jusqu'où ira l'Armée ? Par Aziz Farès

« L’indépendance n’est pas un état de choses, c’est un devoir » Vaclav Havel

La question apparemment essentielle de la démocratie et de la liberté d’expression cache en réalité un désarroi cruel dans lequel est plongé le Monde Arabe et nous ramène invariablement à ces interrogations : quid de l’Armée ?Mais surtout quid de la Société civile ?quid du quidam ?

Plusieurs lectures s’offrent à nous, toutes aussi valables les unes que les autres et sont conditionnées par les paramètres suivants :

Que signifie la démocratie ?

Comment définit-on la Liberté ?

Peut-on mettre en place une mentalité démocratique sans passer sous les fourches caudines de l’Armée ?

Veut-on La Démocratie ? avec/contre qui ?

Pourquoi la démocratie ?

Comment se comporter en respectant l’Autre ?

Jusqu’où, jusqu’à quand peut on être démocrate ?

A première vue la question de la démocratie est insoluble ainsi que l’exprime en filigrane le discours pathétique des nombreuses forces en présence ( on pourrait dire sans trop se tromper, qu’il s’agit davantage de maillons faibles !) qui murmurent à qui veut l’entendre qu’il ne saurait y avoir de démocratie ni de liberté d’expression dans des pays qui ont dû ( à leur corps défendant(?) accepter le joug de dictatures inflexibles, muettes et atteintes de cécité.

Dans ces conditions, que veut on ?

Ceci nous ramène à la question centrale : jusqu’où ira l’Armée ?

Peut on comprendre que l’Armée peut laisser « pourrir » la situation( au profit de qui ?). ou bien aurait elle dû intervenir plus tôt et surtout de manière plus énergique ? Mais souhaite-t-elle intervenir davantage dans la vie publique ?

Pour compliquer le débat, emportée par une logique implacable, la classe politique s’enferme et s’enferre dans un ghetto.

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7 commentaires

  1. http://azedallo.unblog.fr/2011/04/13/la-jachere-citoyenne/

    Imaginez qu’une et une seule victime tombe ou est seulement blessée dans un pays où l’homme est une entité pleine et entière, une valeur essentielle et où le pouvoir n'est qu'une valeur ajoutée

    Ce que nous observons dans les pays arabes, par ces temps de révolutions citoyennes étayant l’effet d’entrainement de la théorie des dominos où les chutes succèdent aux effondrements, et ce à quoi nous sommes conviés nous glace d’effroi. Les régimes arabes tirent à l’emporte-pièce sur leurs concitoyens. Que ce soit en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Yémen, en Syrie, à Bahreïn, en Algérie ou ailleurs ; le jeu en vaut la chandelle : Le pouvoir s’adressant au peuple est symbolisé par la porte de l’enfer dans la divine comédie de Dante Alighieri qui, semblant parler dit : «Et moi, je dure éternellement. Vous qui entrez, abandonnez toute espérance. »

    Les révolutions s’invitent à la jachère citoyenne, ni bien, elles ne s’importent ni mal, elles ne s’exportent

    Le malaise social couve depuis des années, rendant les inégalités plus criardes entre la majorité du peuple, dénuée et affaiblie par les crises de non gouvernance et la précarité, et la minorité des auxiliaires et des acolytes du régime, qui accaparent richesses et privilèges et privatisent le pays. Ces conditions sociales ont été lestées d’autres facteurs, non moins pénibles, qui ont servi ou serviront de facteurs aggravants, particulièrement les atteintes flagrantes aux droits de l’homme et aux libertés publiques et privées, une diversité politique affaiblie, un paysage d’information propre à un régime despotique et enfin les effets de la crise économique. Le facteur le plus caractéristique est, néanmoins, la dèche politique créé par ces confréries d’autocraties autoproclamées par les seconds couteaux de l’après Nassérisme…

    Qui gouverne par le glaive, périra par le glaive.

  2. Mais comment arrivez-vous a parler de liberte' ou de democratie, et d'arme'e?

    Le regime controle meme la mairie de petits villages et villes, ou l'on peut meme pas donner un nom a son enfant, et vous parlez de democratie? Les lieutenants locaux d'un handicape' physique, moral et autre, en plus de son illegitimite', ont DROIT DE VETO !

    Quand cela changera, que les licenses d'activite' economique, la securite' et la vie en general est sous le control local, il y aura lieu d'ESPERER pouvoir parler de democratie… Car a ce moment-la, on peut controler les urines, et peut-etre faire emerger des representants plus proches de leurs electeurs. Une autre dynamique pourrait alors emerger dans l'APN.

    Cette dynamique pourrait aboutir quelque part, si l'intimidation de la part des services terroristes de la population, ne se mettent pas a leur specialite' d'assassinat politique !

  3. l armée doit aller dans ses casernes, les affires de securité interieure doivent etre gérées par les services de polices ou d'autres formés a cet effet. le role de l'armée c'est la defense du territoire. l'armée algerienne à été trainée dans la melasse par ceux qui lui ont attribué un role dans les evenments d'octobre puis dans la lutte anti terroriste. un etat respectable aurait formé des services specialisés pour les diferentes situations que peut vivre un pays. l'enlissement de l'armée dans le maintient de l'ordre intérieur est un acte calculé et prejudiciable a l'armée. ceux qui ont poussé l'armée a jouer un role qui n'est pas le sien, ont diaboliquement calculé leur coup. l'armée ne peut pas intervenir pour remettre les pendules de l'algerie a l'heure puisque on lui sortira le dossier de la lutte anti terroriste dans la cas ou elle tente quoique ce soit de bon pour l'algerie. l'armée algérienne avec de nouveaux oficiers jeunes et instruits aurait pu joué un role premier dans la construction d'un nouvel etat algérien fort et moderne. c'est pas pour rien que des officiers superieurs font des carrieres de 50 ans dans l'armée algérienne.ils sont les gardiens d'une certaine idée sur l'algerie.

  4. Vous dites que l’armée doit être au dessus des luttes partisanes comme elle l’a déjà prouvé par le passé ! Non mais ça va pas la tête ???? De quelle armée vous parlez ? De la glorieuse ALN ou celle qui a assassiné le FLN et ses génies ????

  5. L'Armée a su montrer la voie de l'Indépendance .Relisez bien mon  commentaire Monsieur  Belkacemi et ensuite traitez moi de fou!  .

  6. Bon, à un moment il faut savoir ce qu'on veut ! L'armée, on veut pas qu'elle se mele de la politique. Les islamistes, on en veut pas. Le petit peuple ? Non, puisqu'il n'a pas atteint le niveau maturité et de responsabilté pour s'occuper du pouvoir
    Donc logiquement on est qualifié pour obtenir une carte chez le ffs …mais non, la encore on est contre, parce que ait -ahmed le marabout n'est pas assez à notre gout. etc. On professe le nihilisme .
    Le mal n'est t il pas en nous ?

  7. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs! La démocratie est une culture; elle est laïque, et son socle est la Constitution. Donc le jour ou on aura une Constitution digne de celles du monde démocratique on pourra aspirer à vivre en démocratie. Quand à l'armée, le clan d'Oujda lui a imposée d’être la faiseuse de tous les malheurs des Algériens le jour ou l'on a destitué le GPRA, par la force,ayant donc piétiné la clé, le socle de la démocratie figurant dans la charte de la Soummam, la primauté de l'homme politique sur le militaire.
    L e jour ou l'on verra nos "généraux" ronds quitter la scène politique et être remplacés par nos jeunes officiers imprégnés de culture universelle et s'inspirer des constitutions des pays de traditions démocratiques pour élaborer la nôtre.

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