Les étranges messages d’Ouyahia

Au nom de qui a parlé le Premier ministre ?

En juin 2008, pour ceux qui s’en souviennent, Ahmed Ouyahia s’était fendu d’un serment de loyauté à l’endroit du président de le République, serment dont on ne sut alors s’il tenait de la grandeur d’âme, de la flagornerie ou de la dérisoire tactique politicienne : « Mon soutien à Bouteflika est absolu et je ne serai pas candidat aux présidentielles s’il s’y présente ».

Il avait même ajouté, pour la bonne bouche : « Je ne suis pas un Clint Eastwood, je fais mon job ! »

Mercredi soir, à l’émission « invité de l’heure de l’A3 », ce fut un Ahmed Ouyahia manifestement moins dévoué qui s’est adressé aux Algériens, moins dévoué, un peu plus Clint Eastwood et carrément candidat. Au diable la fidélité ! Le temps urge et le système est menacé. Ouyahia s’autorise donc, un brin cynique, à paraphraser l’ancien président français Giscard d’Estaing : « Il y a un destin entre moi et la présidence ».

A cette façon d’enterrer le devoir de loyauté envers un Président autrefois immuable, on comprend que ce dernier a cessé d’être un garant de la « stabilité » du système et que sa reconduction n’est pas souhaitable.

La succession est donc ouverte,

Ouyahia, « serviteur de l’Etat et fier de l’être », s’affiche comme le seul apparatchik qui puisse sauver le système de l’intérieur, si on l’écoutait. Oui, si on l’écoutait car, lâche-t-il perfidement, « J’essaie d’attirer l’attention sur les mesures prises, mais il y a un chef à la maison »

C’est très clair : le risque qui plane sur le système ne viendrait donc pas de ce qu’il soit injuste, obsolète et autocratique, mais plutôt d’une sorte d’incompétence du « chef » qui n’a pas su conduire une politique économique moderne et qui a fait preuve de mollesse envers les « forces du marché de l’informel », laissé se développer la corruption, et le « manque de transparence dans la communication » ainsi que, notons-le bien, « dans le logement »..

Lui, Ouyahia, se pose alors comme une sorte de Hamrouche « officiel », le seul outillé pour faire barrage à toutes ces voix de l’opposition, d’Ait Ahmed à Louisa Hanoune qui exigent le départ du régime et qui tentent d’imposer la Constituante. Son diagnostic est sans ambages : « L’Algérie ne vit pas une crise politique mais plutôt des crises sociales qui ne nécessitent pas qu’on change de système » Il a le verbe haut : « La Constituante ne ressuscitera pas les victimes de la tragédie nationale ni les morts de 1963 » . Il ne manque pas d’air : « Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n’avons pas d’opposants politiques en prison, ni d’exilés politiques.

En cela il ne fait, certes, que clamer la position de l’Alliance présidentielle. Pas question de tout démolir et de perdre le statut de « partis-Etat » qui va si bien au FLN, au MSP et au RND. Il répète ce qu’a clairement déclaré, le 23 mars sur la radio chaine 1, Abdelaziz Belkhadem, patron du FLN et ministre d’Etat, représentant personnel du président de la République : « Le FLN souhaite un changement qui émanerait de l’intérieur des institutions et qui se fera avec les institutions de la république ».

Seulement voilà, lui, Ouyahia, ne veut pas d’un simple « changement dans la continuité », c’est-à-dire d’un statuquo avec, en prime, la possibilité d’un renforcement du contrôle par l’exécutif, afin de verrouiller le jeu. Lui a une thèse sur la nature des menaces qui pèsent sur l’Etat algérien en ces temps troubles de révoltes arabes. Ouyahia suggère que les révoltes de janvier, en Algérie, sont une riposte à sa volonté d’en finir avec la nature rentière de l’économie, son fameux « patriotisme économique ».

Un échec annoncé

Les émeutes de janvier ne seraient pas l’expression d’une demande de justice, d’équité sociale et de démocratie, mais « préfabriquées à 60 % par les barons de l’informel »

Bouteflika semble, ici, clairement visé car, rappelons nous, il fut Le premier à avoir cédé sous l’emprise de l’ébullition sociale de janvier 2011 et à donner consigne au gouvernement de légaliser le trabendo (« alléger » les formalités et procédures destinées au transfert du commerce informel sur la voie publique vers des sites aménagés, même sans registre de commerce »)

Ce Ouyahia qui parlait mercredi rappelle cet autre qui, en octobre 2007, accusait le gouvernement Belkhadem d’avoir « cédé devant les groupes de pression et a offert le pays aux lobbies et aux mafias », toujours les mêmes, le lobby des trabendistes et des seigneurs du marché informel qui ont déjoué l’obligation de recours au chèque pour toute transaction au montant supérieur à 50 000 dinars ; la mafia du sable ; la mafia des importateurs … « À quoi bon augmenter les salaires quand on arrête d’investir et de produire ? Il ne suffit pas d’augmenter les salaires. Faudrait -il encore créer des richesses et ouvrir le champ de l’investissement ! »

Oui, Ouyahia de mercredi rappelle, celui, « indigné » d’octobre 2007 et, plus encore, celui, résolu, qui finira par succéder à Belkhadem en mai 2008 et qui prononça, dans sa première conférence de presse, solennel, la fin de l’ouverture économique «incontrôlée» et de la «démission de l’Etat devant les mafias et les lobbies. » La suite, on la connaît : gel des projets d’investissement conclus entre Bouteflika et les grosses firmes arabes, ouverture d’enquêtes fiscales sur ces dernières, dont Orascom de l’Egyptien Sawiris

Si, tel qu’on l’a compris, Ouyahia formule une alternative de sauvetage du système qu’il piloterait lui-même en tant que prochain « chef », nous sommes bien face à un échec annoncé.

Il ne suffit pas de vouloir réguler la scène sociale, il faut y mettre les conditions de base : la liberté d’expression, une justice autonome, une autorité fondée sur la légitimité populaire…

Ouyahia semble oublier que la crise à laquelle est confrontée l’Algérie est une crise de légitimité, et que la société attend le passage de la légitimité historique à la légitimité constitutionnelle. Il ne pourrait être l’homme de cette transition, lui qui a de la peine à saisir la revendication populaire d’un vrai pouvoir central qui garantirait l’accès une vie moderne et équitable. Or, plutôt que de voir dans les émeutes une réaction aux manquements dans la gestion de l’espace public, Ouyahia se réfugie dans la dénégation et les conçoit comme de vulgaires opérations de chahutage orchestrées par les lobbies du marché informel.

Clint Eastwood n’aurait pas dit mieux.

M.B.

10 commentaires

  1. Décidément, nos amis du matin semblent accorder une importance démesurée au personnage Ouyahia. Il n'y a qu'à faire un tour sur la plupart des sites de journaux Algériens pour s'apercevoir très vite que ce que "raconte" ce Monsieur n'attire pas grand monde. D'ailleurs, il suffit de comptabiliser le nombre de lectures des deux précédents articles du matindz le concernant pour s'en apercevoir. Ces gens là nous fatiguent, ils ne font que nous faire tourner en rond. Leur langue de bois est usée et en faire écho ou chercher à en analyser les contours ne fait qu'abuser de notre patience et freiner la dynamique de changement à laquelle nous aspirons tous. A moins que Ammi moh ai décidé de prêter allégeance, au bout de tant d'années d'intransigeance, à ce pouvoir d'imposteurs ? (Juste pour taquiner, évidemment).

    Au lieu de rajouter des commentaires sur cet article je préfère faire diversion, à la Georges Marchais, tout en restant dans le cinéma, Clint Eastwood oblige:

    Saïd Sadi : Docteur Jekyll ou Mister Hyde ?

    Les mésaventures récentes de notre docteur National font penser au scenario des « douze hommes en colère ». Ce drame judiciaire magistral qui met en scène douze jurés chargés de délibérer sur la culpabilité d'un homme que des témoignages multiples semblent accabler d'un crime, le meurtre de son propre père, qu'il n'a pas commis. Avant même le début des délibérations, le destin de l'accusé paraît réglé d'avance puisque la majorité des jurés est convaincu de sa culpabilité. Son sort semble donc scellé, d'autant que chaque juré est pressé de liquider l'affaire pour rejoindre, qui un Match de foot choc, qui un programme télé à ne pas rater, qui un rendez-vous important. Le coup d’envoi des délibérations est lancé avec deux équipes en disproportion totale, un homme, un seul, fait face à onze autres, décidés à liquider l’affaire et condamner un innocent dans une atmosphère de blagues et de complicité bonne enfant. De fil en aiguille, de vote en vote, le cheminement vers l’issue fatale se renverse. Grâce à une logique d'analyse, à la conviction d'un homme, un seul parmi douze, notre coupable est innocenté au bout de longues heures d'empoignades verbales houleuses et de colère !

    Pourquoi tant de courroux ? Pourquoi tant d'acharnement et de tirs croisés politiques sur Saïd Sadi ?

    -Il fait le jeu du pouvoir disent les uns !
    -C'est un agent du DRS disent les autres !
    -C’est un Kabyle inconnu en dehors de la Kabylie pour certains.
    -Il représente la France surenchérissent d’autres encore.

    Saïd Samedi, comme le surnomment des internautes moqueurs, pour réduire la pertinence de sa démarche et l’intensité de sa popularité, n’en est pas à un coup près ! Et à propos de popularité, comparez donc les interventions d'internautes quand un titre de presse fait référence à Sadi et quand il fait référence à Ouyahia. On aime, ou on n'aime pas, mais ce Monsieur ne laisse jamais indifférent, et n'est ce pas cela le signe fondamental d'une dynamique politique moderne à laquelle l'Algérien lambda souscrit ?

    A ces vagues incessantes d’intox se sont rapidement greffées des positions, pour le moins surprenantes, qui semblent faire partie d’un scénario bien réglé pour enclencher une machine de destruction infernale et broyer un Homme politique d’envergure, dont le pays serait bien mal avisé de se passer :

    -Bien avant la première marche du RCD, Saïd l'accessible stipule, de Tizi-Ouzou, que la carrière politique de Saïd Sadi serait finie après le 22 Janvier.

    -Pendant les marches qui se sont succédé à Alger, les Baltaguias du pouvoir sont lâchés pour l'humilier et rabaisser son aura d’homme politique Propre.

    -Aït Ahmed enfonce le clou et énonce, non sans moquerie, et certainement avec la bénédiction du "frère" Mehri, "frère" de Bouteflika, que la marche de l'histoire n'a rien à voir avec le petit footing du samedi à Alger.

    -Dimanche 20 Mars, Ferhat Mehenni argue sur Berbère TV que par rapport à Sadi, Aït Ahmed était plus accessible ( !?). C'est à croire que toute amitié est vouée à se transformer en inimitié au bout de 30 ans !

    Quelle est la prochaine étape ? Qui se chargera de donner le coup de grâce fatal ?

    Notre Dr National ne serait-il en fin de comptes qu'un Dr Jekyll, avenant et charmant le jour, mais un Mr Hyde redoutable, qui se transforme en monstre effrayant la nuit, justifiant un tel lynchage ?

    Cette cabale contre un Homme inquiète beaucoup les observateurs apolitiques que nous sommes. C’est à souhaiter l’institution d’une règle qui n’autoriserait la critique que de la part d’adversaires dont le QI est supérieur à une certaine norme. Le nombre de ses détracteurs s’en trouverait, sans le moindre doute, réduit comme peau de chagrin. Mais comme la règle est à celui qui hurle le plus, insulte le plus, vocifère le plus, le camp des détracteurs ne fait que se renforcer, à notre grand regret.

    Indiscutablement, l'Algérie a décidé qu'elle pouvait se passer de l'intelligence de ses enfants. Elle continuera à le faire tant que les uns et les autres continueront de refuser le combat des arguments en optant pour celui, bien plus simple mais bien plus stérile, de la délation, des insultes et des hurlements gratuits. A cet égard, Saïd Sadi ne hurle pas, il explique, il analyse il prend des positions, pas toujours les bonnes, certes, mais il s'inscrit dans une dynamique de changement sur le terrain depuis plus de 30 ans, en Algérie et non pas depuis Lausanne, Paris ou Qatar.

    Les doutes des uns se dissiperaient très vite, et les certitudes des autres se renforceraient certainement, si L’ENTV pouvait nous gratifier de débats sereins entre opposants de tous bords qui ne donnent pas l’impression d’affronter un ennemi à abattre mais un adversaire politique à battre sur le terrain de l’argument, si tant est que toute référence aux « kala-Allah, kalla rassoul » soit bannie pour de bon, si l’on veut éviter que le cycle infernal des années 1990 ne se reproduise. Un débat de lancement entre deux Saïd: l'accessible, lui qui aspire au trône, et Sadi, pourquoi pas d'ailleurs ? Ou un autre, entre Ouyahia et Sadi, par exemple ?

    Mais, nous le savons tous, de tels débats ne peuvent avoir lieu car ils mettraient très vite au grand jour toutes les tares et médiocrités que le pouvoir s’acharne à vouloir cacher, avec un tamis de surcroît, depuis 1962, alors que l’ensemble des Algériens en connait les moindres contours.

    Jusqu’à quand cet entêtement à combattre l’expression citoyenne par une répression indigne ?

    Ouvrez donc la cage aux oiseaux bonté divine !

    Arrêtez d’ainsi nous étouffer à coups d’étreintes impudiques et répugnantes !

    L'écrasante majorité des Algériens ne vous aime pas, vous le savez bien ! Alors pourquoi continuer à vous bercer d'illusions et occuper le pouvoir indûment, de surcroit sans conviction aucune pour l'avenir du pays, sinon celui de continuer à le piller sans vergogne tout en tyrannisant un peuple sans défense ?

    Laissez donc marcher ceux qui souhaitent participer à une solution pacifique du problème Algérie, à moins que ce qui se passe en Libye ne fasse remonter en vous les démons du sang ?
    Non, non et non ! Plus une goutte de sang des Algériens ne doit couler !
    Mais comment l'éviter si on ne laisse pas ceux qui proposent des solutions s'exprimer et rassembler autour de projets modernes avant de laisser parler les urnes ? La balle est dans le camp de ceux qui ont confisqué le pouvoir en ignorant la voix du peuple.

    En conclusion, au lieu de nous préparer le coup de millions de signatures pour tel ou tel autre candidat du pouvoir, faites donc parler les urnes bon sang ! Et si un Amar Bouzouar inconnu devait l'emporter sans supercherie alors qu'il l'emporte !

    Signé : Un citoyen apolitique en colère, parmi des millions d'autres, qui ne souhaite qu'une chose: que sa voix puisse compter un jour dans le destin de son pays, à travers un résultat sorti des urnes et non plus des labos du DRS

  2. Ouyahia a fait beaucoup de mal à l'algérie et au peuple algérien : fraudes électorales, cadres incarcérés, ponction des salaires, etc.. etc…Maintenant il aspire à diriger le pays dans la continuité. Qu'il se taise et surtout qu'il parte. Il me donne envie de v….. avec son regard torve.

  3. C'est le dernier sursaut d'honneur de quelqu'un qui aura tout fait pour plaire au Maitre de Céans ; une attitude incompréhensible qui lui permet de rester dans le giron du pouvoir tout en s'aliénant à un totem qu'il aura volontairement choisi de servir par l'iktina3 infini dont il est le seul à trouver le bien fondé. Mr. Ouyahia veut encore une fois nous préparer à une autre cascade, celle d'un anti-héros qui n'a pas encore dit son dernier mot et qui n'attend que le moment propice pour nous prouver ce dont il est capable. Une catastrophe peut en cacher une autre, à travers lui, c'est tout la système politique archaïque et prédateur qui nous gouverne qui se reproduit dans toute sa dimension avec ses effets dévastateurs.

  4. Mon ami Preuve vous a déjà posté l’entretien virtuel ci-après depuis bientôt deux mois. Et pour répondre à votre question posée en titre de votre intervention(Au nom de qui a parlé le Premier ministre ?), je vous renvoies donc ce petit entretien de « famille » entre Hmimed et Toufik.

    Un entretien secret entre Ouyahia et le Général Mediene dit Toufik.

    Toufik: Est -ce que tu as suivi toutes mes consignes?

    Ouyahia: A la lettre mon Général. J’ai personnellement instruit Issad de baisser tous les prix. Quitte même à y laisser des plumes. Ce n’est pas grave. Je lui revaudrai ça. Je trouverai bien moyen de l’aider autrement. Mais, je t’avais pourtant prévenu de faire très attention. Il était prévisible que les gars de la tribut de Tlemcen ne se laisseraient pas faire aussi facilement.

    Toufik: Ne t’inquiète pas! Je gère bien cette affaire. Laisse-les gérer ces émeutes avec leur police. L’armée ne bougera pas sauf dans les maquis. Laisse ce pyromane d’Ould Kablia jeter de l’huile sur le sucre, pardon, le feu en traitant les jeunes de voyous. Il est claire qu’il n’est pas dans le dessein de sa famille que les émeutes cessent. Suis mon regard: ils me déclanchent des émeutes populaires au moment où j’ai déclanché une lutte anti terroriste acharnée en Kabylie. Il est tout à fait claire que mon action est un désaveux de sa réconciliation nationale. Le nain n’a pas apprécié car ils sent que c’est la fin prochaine inévitable de son règne de faux messie. Quant à ce Khalil, lui et sa femme d’ailleurs, ils commençaient vraiment à me les gonfler. Il se comportait comme un émir fils de sultan. Il a tout dilapidé. Si au moins ils pensait à ceux des nôtre! Bien fait pour sa gueule. Et les autres ne perdront rien pour attendre.

    Ouyahia: Oui, mais ne penses-tu pas qu’on aurait mieux fait de les foutre tous à la porte, à commencer par leur parrain? Et puis, ce Zerhouni que tu acceptes d’être mon vice premier ministre! Il n’arrête pas d’épier le moindre de mes mouvements. Je me sens comme ligoté. Je lis dans ses yeux la rage. Il n’attend que l’occasion que lui soit donnée pour se venger de nous, d’avoir mener la chasse à ses frère corrompus de la Sonatrach. Les salopards! Ils ont osé monter des jeunes désoeuvrés contre mes réformes.

    Toufik: Ne me dis pas que tu crains ce sénile sous hémodialyse? Je lui donne juste l’illusion du pouvoir en attendant sa mort prochaine dans la clinique de son frère aux USA. Quant aux émeutes des jeunes désoeuvrés, c’était, en effet, une éventualité à laquelle mes services s’étaient déjà préparés bien avant leur déclanchement. C’est une reposte destinée aussi à mes tentatives de déstabilisation du FLN par tous ses réformistes qui me sont acquis. Et ce n’est là qu’un simple avertissement de toute ma force de frappe prochaine si le nain persiste à vouloir créer ce parti familial de l’ouest pour son frère Said.

    Ouyahia: Tu es magistral mon Général! Je comprends mieux maintenant la récente attitude du chef du FLN qui a osé reprocher à mon ami Issad de monopoliser l’huile et le sucre. En réalité c’était moi qu’il a visé. Ah, le bel enfoiré! C’était donc pour ça! Franchement, tu as eu raison de me demander de ne pas tenir compte du projet DESERTEC proposé par Bouteflika aux Allemands lors de son dernier voyage dans leur pays.

    Toufik: Il faut savoir mon vieil ami que DESERTEC est gigantesque, pharaonique et dont la durée de réalisation totale s’étale jusqu’en 2050 avec plus de 400 milliards de dollars de coût de réalisation. C’est l’éternité de l’après pétrole. Imagine maintenant que c’est l’autre clan qui arrive à le signer avec un partenaire étranger: c’est leur éternité politique assurée au sein du pouvoir! Voilà pourquoi il faut que c’est toi et Younsi qui devez conclure cette affaire avec de préférence une autre puissance autre que l’Allemagne. C’est pour toutes ses raisons et bien d’autres qu’ils tentent piteusement de me brandir ce spectre de Bab El Oued bis.

    Ouyahia: Vous êtes un fin stratège mon Général! Donc, j’ai bien fait de proposer le rachat de Djezzy à Issad. Il veut même être un partenaire actif au projet DESERTEC. De cette façon, nous aurons et les communications et l’énergie entre nos mains, Autrement dit, notre main mise définitive sur la véritable source du pouvoir. Excellent mon Général! Mais, qu’est-ce qui a pris à Saadi de me devancer en proposant la France comme meilleur partenaire à ce projet énergétique d’avenir de notre pays? J’aimerais bien le savoir!

    Toufik: Qu’est-ce que tu attends pour le lui demander? Bien. Résumons maintenant la genèse de nos actions. On a réussi à enlever Djezzy à ses amis arabes du Golf. Pour se venger, les Égyptiens l’on traîné dans la boue en lui rappelant que le peuple algérien n’est pas arabe. Ensuite, nous avons mené une chasse à toutes les sorcières corrompues de Tlemcen sévissant à la Sonatrach. En outre, mes réformateurs ont réussi à déstabiliser les instance de FLN de Belkhadem et dont le nain est président d’honneur. Par ailleurs, nous avons miné toute possibilité de naissance d’un nouveau parti politique du clan d’Oujda. Said Bouteflika n’est rien sans Khalil, zerhouni et Bouteflika. L’un aime trop la belle vie, l’autre est gravement malade et le vieux est devenu une momie vivante. Je t’avez dis qu’ils ne perdent rien pour attendre!

    Ouyahia: C’est spectaculaire mon Général! Vraiment magistral! Et que dois-je faire maintenant?

    Toufik: Tu attends les nouvelles consignes.

  5. L'Algérie serait perdue s'il n'y avait pas de gens honnêtes aux seins des institutions, là je fais allusion au DRS. Mais ce que je lis là ressemble bien à un travail fait à la hâte des mauvaises gens du DRS (le mauvais DRS la vingtaine de généraux) (les barons du commerce trabendo, les vrais mafieux), qui trouve encore une solution dans l'un des leur en la personne d'ouyahya.
    A mon avis c'est trop tard pour eux, le mal est fait, le peuple est en colère depuis toujours, mais ce peuple ne veut plus de sang, il est terrorisé pendant des années par toute sorte de terroristes .
    Ma réponse est celle de tous les Algériens : dégagez tous, yarham oualdikoum… L'Algérie n'a pas que vous, vous ne savez rien faire d'autre que le mal sous toutes ses formes, partez ou restez le sort est jeté, c'est l'histoire qui est en marche et elle va vous rattraper, même le peuple Algérien ne peut rien pour vous, alors du vent. Et vive l'Algérie libre et démocratique.

  6. Ouyahia vient de dire :« L'Algérie ne vit pas une crise politique mais plutôt des crises sociales qui… » Et alors ? C’est quoi une crise sociale ? N’est – elle pas l’aboutissement d’une démarche politique mal menée ? C’est donc une incompétence POLITIQUE ! Les ultras-libéraux sont comme lui : l’homme n’existe pas ; le social n’existe pas ; il n’y a que les ultras-libéraux qui existent et qui s’entre-déchirent au détriment de la société et de son économie. Ces gens là sont près à tout : ils sont même capables de vendre leur propre pays. D’ailleurs, depuis qu’il est au pouvoir qu’est ce qu’il a ramené au pays si ce n’est un amoncellement de crises sociales et de pauvreté nationale. Il trouve l’audace de parler alors qu’il gouverne avec moins de 7 % des voix des électeurs obtenues lors des dernières législatives de 2007. L’Algérie a besoin de gens nouveaux ! Tous ceux qui ont participé dans les gouvernements passés et présent doivent partir car ils sont responsables de près ou de loin de la déchéance économique et sociale. L’Algérie a besoin d’un sang nouveau !

  7. Passons les comparaisons grossières avec Monsieur Eastwood, artiste, homme de coeur et de culture et, et même avec M. Hamrouche qui, reconnaissons le, est d'un tout autre calibre.
    La seule comparaison, grossièrement approximative, que peut soutenir notre Hmimed, c'est sa seigneurie Mazarin, de l'époque coquine s'entend. Sauf que la ou le cardianl tenait par la régente, par la bit…, notre Hha tient l'Algérie par la batte.

  8. a toi mon frer kacem madani! je reponds: je salue ta sincerité ça vient du fond de tes trippes je ne je te dois respect.je crois que ton analyse sur nore docteur national est erronnée.sans alterer aucunement ses intentions je trouve qu'il n'est pas le rassembleur que les algeriens attendent ila fait trop d'erreurs il a fini par perdre son credit "national" le credit d'envergure national combien necessaire si on desire constituer une force.qu'il ait tord ou raison ne change rien si sa demarche n'est pas pragmatique.oui, parfois on se sacrifie et pour cela je lui conseille de se retirer. un citoyen qui ne hait paersonne

  9. @Madih Bonjour mon ami: A te lire on a l'impression que c'est une boule de cristal qui te donne, en 3D avec du son Hi-Fi, les images de toutes les manigances qui se trament sur notre dos dans les bureaux sombres du pouvoir (lol). Les interviews virtuelles de notre ami preuve sont plus vraies que nature, j'en ai lu d'autres ailleurs, Take care mon ami et au plaisir de te relire : Mais où sont donc passés nos amis St Augustin, Atuelpa-Yupanqui, Aristote, Halima G…etc ? On-ils décidé d'hiberner en attendant que la tempête de tout ce brouhaha politique se calme ? C'est vrai que parfois, c'est à se demander à quoi peuvent bien servir nos coups de gueules face à tant de surdité et de mutisme, mais bon, ca défoule un peu les neurones, c'est déjà ça de gagné pour nous. Allez Cheers mon ami !

  10. Bonjour mon ami, je crois que tu as mis le doigt sur une chose essentielle, car nos coups de gueules ne peuvent, en aucun cas, être perçus comme de la haine envers les personnes, mais de la rage envers ce qu'ils représentent: c'est à dire un système obsolète totalement décalé de l'an 2011. Je n'ai strictement aucun sentiment de haine envers Ouyahia, Bouteflika ou Toufik, ni de sentiment d'amour envers Said Sadi ! Ils ont leurs enfants et leurs femmes pour cela, du moins, je l'espère pour eux. Ce qui nous rassemble ici mon ami est la rage de voir notre pays partir ainsi en ruines sous nos yeux, impuissants ! Pour tout vous dire, le jour où j'ai appris la mort du fils de Ali Belhadj, j'étais triste, car après tout, c'est une perte humaine gratuite dont nous pouvions nous passer. Quant au fait de voir en ma vision des choses une analyse erronée, tout est question de référentiel d'analyse justement. Ce qui peut être perçu comme vrai dans un référentiel ne l'est pas nécessairement dans un autre. Il serait grand temps que nous envisagions un repère avec des règles universelles communes. C'est peut être bien là le fond de tous nos problèmes et du brouhaha politique qui en surgit. Amicalement, K.M.

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